Écouen est une ville du Val-d'Oise en Île-de-France d'environ 7300 habitants, située à environ 19 kilomètres au nord de Paris et à 15 kilomètres de l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La ville compte un très riche patrimoine qui en fait un lieu touristique majeur, avec notamment le Château d'Ecouen qui abrite le Musée national de la Renaissance.
Ses habitants sont appelés les Écouennais(es).
La ville est implantée dans le département du Val d'Oise. Écouen se situe sur le flanc septentrional d'une butte-témoin couronnée par la forêt d'Écouen et dominant la plaine de France, à 19 kilomètres au nord de Paris, tout près de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Le nom provient de l'anthroponyme gaulois Scotus et du gaulois magos, marché.
La colline d'Écouen est une butte témoin dominant la plaine de France. Placée entre le synclinal de Saint-Denis et l'anticlinal du Pays de Bray, elle prolonge au sud-est la vallée de Montmorency dont elle est séparée par la vallée du Petit Rosne.
Écouen est le berceau de la célèbre famille des Bouchard de Montmorency, qui devait y posséder un donjon dès les premiers siècles de notre ère.
En 632 : « Le bon roi Dagobert a fait présent de la terre et seigneurie d'Écouen à la basilique de Saint-Denis. Ce village offert se nomme alors : Iticiniscoam. Il réunissait l'actuel Écouen et Ézanville. Iticin se traduit en latin par ville, ce qui a donné Ézanville. Iticiniscoam s'est contracté en Iscoam ce qui a donné Écouen. ».
L'église Saint-Acceul date du XVIe siècle ; elle fut agrandie en 1737. Ses vitraux, très connus, ont été préservés de toutes les guerres.
Les barons de Montmorency le possédèrent ensuite, et Anne le connétable métamorphosa le manoir en résidence monumentale, qui fut visité en 1527 par François 1er, puis en 1547, par Henri II, qui, en 1559, y ordonna le cruel édit d'Écouen condamnant à mort les luthériens. Écouen appartint duchesse d'Angoulême au XVIIe siècle puis à la famille de Condé qui y conserva intact le château magnifique bâti par Anne. Les Condé firent néanmoins détruire une aile du Château.
La Révolution y fit peu de dégâts Napoléon Ier créa la première maison d'éducation pour les filles de légionnaires (de la Légion d'honneur), qui y demeura jusqu'en 1962, et l'établit dans ancien château. Il visita Écouen en 1809.
Une ordonnance royale de 1814 supprima la maison d'Écouen, la réunit à celle de Saint Denis, et le château fut rendu au prince de Condé
En 1852, Napoléon III forma au château d'Écouen, une maison d'éducation pour les filles d'officiers décorés, jusqu'au grade de capitaine.
De son histoire, la Commune a hérité d'un Château digne de ceux du Val de Loire, d'une église du XVIe siècle aux vitraux remarquables, d'une grange dîmière, sans compter une école de peinture du XIXe siècle, qui constituent un patrimoine d'une très grande richesse. Durant les années 2000, l'essentiel du patrimoine d'Écouen a été restauré sous l'impulsion du Maire, Bernard Angels, pour faire de la ville un haut lieu touristique.
Plus largement, la ville s'est largement transformée pendant la mandature de Bernard Angels (Maire d'Ecouen depuis 1977). Écouen est progressivement passé d'un village agricole à une véritable ville. De nombreux bâtiments à l'abandon ont été rénovés et des quartiers entiers ont été créés dans la ville.
La ville possède un château du XVIe siècle, où a été installé le Musée national de la Renaissance.
Ce château fut édifié sur ordre d'Anne de Montmorency de 1538 à 1555 sur les plans de l'architecte Jean Bullant. Il constitue l'un des symboles de l'architecture de la Renaissance. Anne de Montmorency aurait décidé de sa construction au retour des guerres d'Italie aux côtés de François Ier, et se serait inspiré des Palais italiens.
À la mort du Connétable Henri II de Montmorency (petit-fils d'Anne de Montmorency), exécuté en 1632 pour conspiration, le Château fut confisqué et remis à sa sœur, Charlotte d'Angoulême. Il passa ensuite à la famille de Condé qui le conserva jusqu'à la Révolution. L'abbé Grégoire intervint pour que l'édifice ne soit pas dépecé et, en 1805, Napoléon y créa la première maison d'éducation pour les filles de membres de l'Ordre de la Légion d'honneur. Il fut restitué aux Condé sous la Restauration, puis remis à l'Ordre de la Légion d'honneur sous la Monarchie de Juillet. En 1850, le "prince président" y réinstalla la maison d'éducation fondée en 1805, qui y resta jusqu'en 1962. André Malraux décida en 1969 d'y installer le Musée national de la Renaissance, qui fut inauguré en 1977. Aujourd'hui il appartient donc à l'Etat, mais une partie du domaine (la forêt d'Ecouen qui entoure le Château) est encore la propriété de la Légion d'honneur.
Le château d'Écouen présente la particularité de n'avoir subi pratiquement aucune modification architecturale d'ensemble au fil des siècles, en sorte qu'il constitue un témoignage exemplaire du style Renaissance.
Selon le Bilan économique et social du Comité d'expansion économique du Val d'Oise, grâce au Château, Écouen est devenu l'un des premiers, sites touristiques du département en nombre de visiteurs annuels.
Le centre-ville ancien d'Ecouen est situé juste en contrebas du Château.
L'église Saint-Acceul est la seule église en France à porter le nom de ce saint, généralement assimilé à saint Andéol. L'édifice, de fondation très ancienne, a été rebâti à partir de 1536. Le chœur et le bas-côté, achevés en 1545, portent partout la marque du Connétable Anne de Montmorency, qui finança les travaux ; ceux-ci furent sans doute réalisés sur les plans de l'architecte Jean Bullant, qui exprima d'ailleurs dans son testament le souhait d'être inhumé dans cette église, "au pied du crucifix". Jean Bullant est également le principal architecte du Château d'Ecouen qui surplombe l'église.
Le véritable trésor de l'église est constitué par ses vitraux du XVIe siècle. Réalisés vers 1545 pour l'essentiel, ils retracent la Passion du Christ et des scènes de la vie de la Vierge. Autre particularité : ces vitraux nous sont parvenus intactes : ils ont été préservés de toutes les guerres. La nef a été édifiée en 1709, et la façade en 1852.
Le clocher contient trois cloches, dont la plus grosse, qui pèse plus de 1 400 kg, a été fondue en 1554 et sonne donc depuis plus de quatre cents ans.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Écouen était le siège d'une juridiction d’instance supprimée par la réforme de la carte judiciaire française de 2008. La commune fait partie de la juridiction de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,. Elle est désormais rattachée au tribunal d'instance de Gonesse.
Depuis décembre 2009, la ville d'Écouen fait partie de la Communauté de communes Roissy-Porte-de-France (CCRPF) qui compte des villes comme Fosses, Le Thillay, Survilliers, Louvres et bien évidemment Roissy-en-France.
Une des écoles de la ville porte le nom de Raoul Riet.
Bernard Angels, Maire d'Ecouen depuis 1977, est donc dans son sixième mandat. Il fut également Député puis Vice-président du Sénat. Il est à l'heure actuelle toujours Sénateur du Val d'Oise. Il est par ailleurs Vice-président de la Communauté de communes Roissy-Porte-de-France.
Écouen est desservie par la gare d'Écouen - Ézanville, sur le réseau Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Persan-Beaumont/Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure en heures creuses et à la même fréquence en heures de pointe, les trains étant en revanche directs de Paris à Sarcelles - Saint-Brice. La desserte se réduit à un train omnibus à la 1/2 heure en soirée (après 20h30). Il faut de 16 à 22 mn de trajet à partir de la gare du Nord.
Elle est également desservie par la ligne de bus RATP 269, reliant la gare de Garges - Sarcelles à l'hôtel de ville d'Attainville.
En 2009 et 2010, la ville d'Écouen a organisé une grande manifestation printanière : le Festival du Connétable, autour du personnage d'Anne de Montmorency (Connétable du Roi) qui fit édifier à la Renaissance le Château qui surplombe la Commune. La deuxième édition a eu lieu les 22, 23 et 24 mai 2010 et a rassemblé plus de 4 500 visiteurs, ce qui en fait l'un des principaux temps forts de la saison culturelle du Val-d'Oise.
La thématique du Festival est la Renaissance, et plusieurs arts sont présents : musique, danse, théâtre, calligraphie, peinture...
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