Élancourt est une commune française située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
La commune détient le point culminant de l'Île-de-France avec 230 m d'altitude, la colline de la Revanche, aujourd'hui colline d'Élancourt, totalement artificielle puisque édifiée à partir des déblais de la ville nouvelle.
Le village ancien est situé au début d'une dépression qui continue en vallée entre les hauts de Sainte-Apolline à Plaisir au nord et les hauts d'Élancourt puis Maurepas au sud, à proximité du hameau de Jouars à Jouars-Pontchartrain.
La majeure partie de la population se trouve aujourd'hui sur le plateau d'Élancourt-Maurepas, entre cette vallée et la route nationale 10 qui traverse la commune dans sa partie sud.
Les hameaux traditionnels, comme ils existent encore à Jouars-Pontchartrain, n'ont pas subsisté à Élancourt, à l'exception du seul hameau ancien (XVIe siècle) resté à l'écart de la commune : le hameau de Launay sur la route départementale 23 qui mène du vieux village à Jouars. Les trois autres (la Grande et la Petite Villedieu et les Coudrays) sont aujourd'hui intégrés à des quartiers.
Niché dans la vallée du ru d'Élancourt, avec ses maisons en pierres meulières et l'église Saint-Médard, le village (communément appelé Élancourt Village) est le témoin de l'histoire ancienne de la commune. Le village est quasi exclusivement résidentiel. Constructions anciennes et plus contemporaines s'harmonisent dans un paysage de verdure.
Le village est composé des maisons anciennes regroupées le long de la route de Trappes (RD 23).
Plus récemment, dans les années 1980, des lotissements sont venus étendre le village. Un lotissement de vingt maisons est en cours d'aménagement.
Le village comporte aussi quelques équipements publics :
Le village comporte, en plus de l'église Saint-Médard, un patrimoine historique et naturel important :
Situé sur la partie sud d'Élancourt, proche de Maurepas et de la gare de La Verrière le plateau (également appelé plateau d'Élancourt-Maurepas) s'est couvert d'une urbanisation dense.
Cette urbanisation qui a débuté dans les années 1970, dans le cadre de la Ville nouvelle, se caractérise par la présence majoritaire de résidences et de groupes d'immeubles. Elle s'est effectuée quartier par quartier.
La Commanderie de la Villedieu est le premier lotissement à sortir de terre en 1969-1970. Ce quartier est aménagé par un promoteur privé, Levitt France. Le quartier de l'Agiot, qui jouxte Maurepas, est ensuite réalisé par Jacques Riboud (architecte Roland Prédiéri). Jacques Riboud était également propriétaire ou titulaire d'options sur la majeure partie des terrains du plateau, mais à la demande de Paul Delouvrier il les a cédé à la Mission d'aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines, futur Établissement public d'aménagement de Saint-Quentin-en-Yvelines (EPASQY).
Les premières opérations de la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines sont ainsi lancées : la Villedieu (architectes Jean Dubuisson et Claude Parent), les Nouveaux Horizons, La Grenouillère, le Pré-Yvelines.
Le développement économique n'est pas oublié, avec la création du quartier des IV Arbres, qui accueillait de nombreux artisans.
Plusieurs quartiers sont réalisés à cheval sur les deux communes d'Élancourt et de Maurepas, comme La Villeparc ou le Quartier des 7 Mares, qui devait constituer le principal centre-ville de l'ouest de la ville nouvelle et qui comporte cinémas, maison pour tous, bibliothèque, commerces, centre administratif et hôtel de ville (architectes J. Kalisz, R. Salem et F. Douçot), salle d'exposition, et logements.
Ce centre-ville qui se caractérise une architecture audacieuse, est aménagé par le couple Martine et Philippe Deslandes qui réalise également le quartier du Pré-Yvelines (« Pistons, cylindres »), mais également la grande halle de Saint-Quentin et le quartier de la Grande-Île à Voisins-le-Bretonneux.
D'autres quartiers résidentiels sortent de terre à la fin des années 1970 et dans la première partie des années 1980 : le Gandouget, les Petits Prés, les Réaux.
Depuis le début des années 2000, de nouveaux programmes immobiliers (représentant environ 700 logements) ont été aménagés rue de la Haie-à-Sorel.
Aujourd'hui l'urbanisation est quasiment achevée sur le plateau. Un projet de ZAC dans le secteur des Réaux est en cours d'élaboration (400 logements prévus). Il constituera alors le dernier quartier du Plateau.
Ce quartier est situé au nord de la commune.
Ancien territoire de la commune de Plaisir, le quartier de la Clef de Saint-Pierre a été rattaché à Élancourt en 1983, lorsque Plaisir a choisi de sortir de la ville nouvelle. Tout d'abord à vocation principalement industrielle, ce quartier a été totalement repensé et urbanisé sous forme d'îlots dans les années 1990. Tout d'abord uniquement zone d'activités en bordure de la route nationale 12 et contiguë à la zone d'activités de Pissaloup partagée avec Trappes, ce lieu-dit s'est rapidement métamorphosé en quartier pour accueillir de nombreux résidents et leur offrir de nombreux services de proximité, malgré une importante diminution de l'emploi sur ce quartier.
Le quartier commence à s'urbaniser à partir de 1990, avec la réalisation du siège de Thomson-CSF, à proximité de la RN 12. Cet immeuble de bureau de 80 000 m2, est depuis 2006 occupé par EADS Defense and Security. Cet immeuble lance alors la vocation économique du nord du quartier. De nombreuses grandes entreprises s'y implantent (CRMA, Fenwick, Bayer, Matra, Kawasaki, etc.).
À partir de 1992, les premiers logements sont réalisés. Ils sont situés au sud du quartier, à proximité de la RD 912. Le plan d'aménagement, réalisé par l'EPASQY prévoit plus de 2000 logements, un collège, un stade (le complexe sportif Europe), deux écoles primaires, une mairie annexe, un commissariat de police mais également de nombreux commerces sur la place de Paris.
Le quartier propose une architecture assez caractéristique des années 1990 (toits terrasses, immeubles-villas, maisons de ville et lotissements pavillonnaires). Le Beffroi, qui comporte des logements étudiants, constitue l'immeuble le plus haut du quartier (15 étages). À l'origine, cet immeuble devait représenter le principal « repère » de la Clef de Saint-Pierre.
C'est à proximité que se trouve la colline d'Élancourt, anciennement colline de la Revanche, insérée entre la zone d'activités des Bruyères à Trappes et la route départementale 912 . Elle est aujourd'hui fréquentée par des aficionados de parapente, de planeur radiocommandé (principalement du vol de pente), de cerf-volant et de VTT. Tous les ans, s'y déroule une épreuve du Challenge athlétique des Yvelines, la course de colline d'Élancourt dite la Revanche, longue de 10 km (environ 350 participants, 10e édition en 2006). Chaque année également, a lieu une épreuve du Challenge de VTT des Yvelines, la Revancharde, qui réunit plus de 200 participants (7e édition en 2005). L'endroit avait été retenu comme site olympique pour accueillir les épreuves de VTT des Jeux olympiques d'été de Paris 2012.
Les communes sont : Plaisir au nord, Trappes à l'est, Le Mesnil-Saint-Denis à l'extrême sud-est, La Verrière au sud, Maurepas au sud-ouest et Jouars-Pontchartrain à l'ouest-nord-ouest.
La ville est traversée par de nombreuses voies routières : la RN 12 et la RD 912 au nord de la ville, la RN 10 au sud. Le village est traversé par la RD 43 (route de Montfort) la RD 23 (route de Trappes)et la RD 58 (route du Mesnil).
La commune est également traversée par la R12, qui rejoint la RN 12. Cette voie réalisée au début des années 1970, est restée inachevée depuis, à la hauteur du plateau. Elle devait à l'originie rejoindre le prolongement de l'autoroute A12 au niveau du hameau du Rodon, sur la commune du Mesnil-Saint-Denis. Mais ce prolongement, dont le tracé est controversé et qui devait permettre de désengoger la RN 10, n'a toujours pas été réalisé. La R12 constitue toutefois une voie qui permet de relier le quartier de la Clef de Saint-Pierre au reste de la ville.
Les gares les plus proches sont la Gare de La Verrière et la Gare de Trappes.
La commune est desservie par les lignes 401, 402, 411A, 411B, 412, 416, 417A, 417B, 463 et 475 de la société de transport Sqybus ainsi que par les lignes 5, 6, 10 et 15 de la société de transport Hourtoule et de la ligne 11 de la société de transport Veolia Transport Houdan et par la ligne 78 qui est exploitée par les sociétés de transports Veolia Transport Houdan et Hourtoule.
Le Noctilien N121 assure une ligne de nuit.
Dans le cadre de l'OIN, il est envisagé de créer d'ici 2013 un transport en commun en site propre pour connecter la gare de La Verrière à celle de Trappes, en passant par Maurepas et Élancourt.
Description symbolique :Vert comme la campagne du village; au chevron d'or représentant les routes qui la sillonnent; au milieu un écusson blanc et noir, couleurs du haussant ou étendard des Templiers avec la croix rouge de l'Ordre; au dessus, bleu avec 3 bessants blancs, monnaie byzantine des Croisades, symbole de Saint-Germain des Prés; avec 2 fleurs de lis, symboles de la royauté et de l'Abbaye de Saint-Denis.
Dans le "Polyptichus" d'Irminon, abbé qui établit un registre des biens de l'Abbaye de Saint-Germain des Prés au IXe siècle , nous rencontrons la première mention du nom de la commune sous la forme latino-germanique d' « Aglini Curtis » , signifiant la ferme enclose ou l'exploitation d'Aglin ou d'Agil (antrhroponyme) . Le nom évoluera ensuite en Herencurtem (1144), Elencuria (1250), Ellencourt (1472), jusque la forme actuelle Élancourt en 1757.
Au début du XXe siècle, Élancourt compte 598 habitants répartis sur 734 hectares. Une population constituée en majorité d'agriculteurs.
Tout change le jour où, pour rééquilibrer la région parisienne, le concept de ville nouvelle apparaît. En 1971, avec les communes voisines, Élancourt entre dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines.
En 1983, le secteur agricole de la Clef de Saint-Pierre, d'environ 230 hectares, situé sur Plaisir et destiné à être urbanisé dans le cadre de la Ville Nouvelle, est rattaché à Élancourt, au moment où Plaisir choisit de sortir de la ville nouvelle.
En 2006, le comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) acte la mise en place d'une opération d'intérêt national qui vise à mettre en place un projet d'aménagement adossé à un projet scientifique pour le développement dans les prochaines décennies d'un grand territoire sur la zone Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)L'activité économique de la ville est répartie principalement sur deux zones industrielles, trois zones d'activités et un quartier .
La zone industrielle de le Clef de Saint-Pierre concentre plus de 5 400 emplois répartis en 30 sièges sociaux et sites de production. L'aéronautique et la haute technologie sont les secteurs dominants. On peut citer des entreprises importantes telles que EADS, Matra, Fenwick ou Polaroid .
La zone industrielle de Trappes-Élancourt, centrée davantage sur les services regroupe 17 entreprises et environ 580 emplois dans sa partie siuée à Élancourt.
La zone d'activité des Côtes, au pied de le colline d'Élancourt, est constituée de 20 sociétés employant 245 personnes.
La zone d'activité de la Petite Villedieu comporte 16 PME pour 235 emplois.
La zone d'activités des IV Arbres avec 23 artisans, PME-PMI et commerçants regroupe 219 emplois.
Le quartier des 7 Mares (immeubles : « Le Triton », « Saint-Quentin 2000 », « Le Capitole ») concentre 47 entreprises et 366 emplois.
Les principaux équipements de la ville sont situés au centre des 7 Mares, notamment le Prisme, centre culturel de la Communauté d'agglomération qui accueille de nombreux spectacles et le « Festival du polar ».
Outre les activités sportives de la colline d'Élancourt, la commune dispose de nombreuses associations sportives. Une compétition de GR est prévue le 16 mai. Ce sera le passage pour la zone.
Les villes jumelées à Élancourt sont :
Stéfan Markovic, ancien garde du corps de l'acteur Alain Delon est retrouvé mort à Élancourt, le 1er octobre 1968, dans une décharge. L'enquête montra qu'il avait été assassiné d'une balle dans la tête. C'est le début de l'affaire Markovic qui est devenue une affaire d'État et malgré des années d'enquête n'a jamais pu être élucidée.
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