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48°30′N 2°30′E / 48.5, 2.5
L’Île-de-France est de nos jours l’une des vingt-six régions françaises, et était sous l'Ancien Régime une province française qui fut supprimée en 1789. La locution est à nouveau utilisée avec un usage officiel depuis 1975. Aujourd'hui l'Île-de-France regroupe huit départements : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, Paris, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise et les Yvelines, et est parfois confondue à tort avec l’agglomération de Paris qui ne s’étend que sur 20 % de la surface régionale bien qu’elle en absorbe 90 % de la population.
Au 1 janvier 2008, la population de l’Île-de-France était estimée par l’Insee à 11 694 000 habitants.
La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le X siècle par les rois Capétiens.
Son nom peut apparaître assez mystérieux, l'« île » de France étant située en pleine terre. Il semble que ce nom désigne la langue de terre délimitée par l’Oise, la Marne et la Seine. Une autre explication voit en « Île de France » une altération de « Liddle Franke », c'est-à-dire « Petite France » en langue franque. Cette région est en effet la terre d'enracinement des peuples Francs, d'origine germanique, après leur pénétration en Gaule, lors des grandes invasions. D'autres expressions franques sont passées à la postérité: la devise royale « Montjoie Saint Denis » provient du francique Mund Gawi (qui signifie « protection du pays par la grâce de Saint Denis »).
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, cette province s'étendait vers le nord et le nord-est, englobant les pays du Soissonnais et du Laonnois, actuellement situés dans l'Aisne, ainsi que le Beauvaisis et le Valois, actuellement situés dans l'Oise (Picardie), mais était moins étendue vers l'est, excluant la Brie champenoise, autour de Meaux, rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites était sensiblement les mêmes qu'aujourd'hui englobant le Gâtinais, tandis que vers l'ouest, la limite avec la Normandie est restée inchangée le long de la ligne de l'Epte. Elle correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du nom "île de France", et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale.
Au XVII siècle, un nombre important d'habitants vinrent coloniser la Nouvelle-France (Québec), en particulier les fameuses « filles du Roy ».
L'Île-de-France sous l'Ancien RégimeElle fut découpée, à la suite de la Révolution, en cinq départements : Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise et Aisne. La région fut reconstituée après 1945 à partir des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces. En 1965, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne, très urbanisée et dont la population est la plus dense avec Paris (jusqu'à 20 000 habitants au kilomètre carré). Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines, de l'Essonne et de Seine-et-Marne constituent la grande couronne, moins dense et plus rurale. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait presque autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER) et création des villes nouvelles (Évry, Marne-la-Vallée, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines et Melun-Sénart).
Le district de la région parisienne est devenu la région Île-de-France en 1976.
Ce blason n'est pas utilisé officiellement puisque l'actuelle région Île-de-France n'a pas de blason officiel. Ce blason est en fait celui de l'ancien domaine des rois de France. Il est parfois remplacé par le blason dit de France ancien (d'azur semé de fleurs de lys) comme le montre un timbre poste de vingt francs émis le 1 mai 1943. Les fleurs de lys des blasons dits de France et de France ancien figurent dans nombre de blasons des villes d'Île-de-France (Paris, Saint-Denis, Montreuil, Cachan, Puteaux, Juziers, etc.), ainsi que sur le blason de certaines villes du reste de la France qui avaient manifesté leur envie de rester dans le domaine royal de France.
Cette région française d'une superficie de 12 012 km², abrite la capitale de la France : Paris (75). En 2008, elle comptait 11 694 000 habitants, soit 18,8 % de la population de France métropolitaine.
Le territoire de la région est très urbanisé malgré la fragmentation éco-paysagère d'une grande partie du territoire (par les routes) et des grandes vallées de la Seine, de la Marne, et de l'Oise (par l'urbanisation). Elle possède de grands massifs forestiers (285 000 ha dont 87 000 ha de forêt publique) et de nombreux grands parcs urbains qui ceinturent presque la région au sud et au nord (massif des trois forêts). La région a cependant moins perdu de biodiversité que certaines zones d'agriculture intensive de surface équivalente plus au nord. Cette ceinture forme un réservoir de biodiversité, principalement constitué du Vexin, des forêts de Rambouillet et d'Yvelines, connectés par des vallées de l'Essonne et certaines boucles de la Seine, repérés comme éléments du Réseau écologique national.
Selon son Profil environnemental régional, l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et fragile, à conforter de corridors biologiques a permis un minimum de dispersions animales et végétales entre les grands noyaux de nature (massifs forestiers, zones humides) par la Carte des corridors biologiques d'intérêt régional. La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du territoire étant construit. On y trouve 228 espèces d'oiseaux sur les 375 observables en France, 18 000 espèces d'insectes sur 35 200 les plus facilement observables et 60 espèces de mammifères sur 121, ou encore 1 500 espèces de plantes sur 6 000.
Répartition des emplois dans les trois secteurs :
Au 4 trimestre 2006, l'Île-de-France possédait un taux de chômage de 8,1 % avec une population active de 5 505 000 habitants.
Le processus de déconcentration de l'emploi en Île-de-France
Comme dans la plupart des villes françaises, l’emploi en Île-de-France s’est déconcentré de Paris vers la petite et la grande couronne entre 1978 et 1997. Mais cet étalement n’est pas uniforme. L’activité économique périphérique tend à s’agglomérer dans un petit nombre de pôles, ce qui engendre une structure urbaine francilienne « monocentrique multipolaire » .
En 2008 il y a 25 500 km de canalisation de gaz en Île-de-France soit 15% du réseau national concentré sur 2% du territoire.
Les habitants de la région Île-de-France portent le nom de Franciliens.
L'île-de-France a une densité de 974 hab/km².
La région dispose de nombreux hippodromes, notamment les hippodromes parisiens (Auteuil, Longchamp, Vincennes, etc.). Mais il existe également deux hippodromes situés en Île-de-France et qui dépendent de la Fédération des courses d'Île-de-France et de Haute-Normandie : l'hippodrome de Rambouillet et l'hippodrome de Fontainebleau. Elles possède en outre des équipements sportifs reconnus internationalement pour l'organisation de grandes compétitions : trois grands stades de football et de rugby (pouvant servir aussi pour des compétitions d'athlétisme ou d'autres manifestations, notamment culturelles) : le parc des Princes et le stade Charléty à Paris et le stade de France en Seine-Saint-Denis), un stade de tennis : le stade Roland-Garros où sont organisés chaque printemps les Internationaux de France de tennis, le palais omnisport de Paris-Bercy où sont organisées régulièrement d'importantes manifestations sportives comme le trophée Lalique de patinage artistique ou le tournois de tennis de Paris Bercy comptant pour les masters de la discipline. D'autres équipements sportifs sont moins courus mais néanmoins nécessaires : le stade Pierre-de-Coubertin pour d'autres sports collectifs, le palais des sports de Levallois-Perret pour le basket ou la boxe, de même pour la halle Carpentier au Sud de Paris...
