Le 3e arrondissement de Paris est le résultat de l'extension de la ville aux XIIIe et XIVe siècles, enceinte de Charles V (1371 - 1380). Les plus vieux immeubles datent aujourd'hui du XVIIIe siècle. Cet arrondissement est un quartier plutôt résidentiel, dont une grande partie se situe dans Le Marais.
Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), il porte également le nom d'« arrondissement du Temple », mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.
Les principaux édifices sont aujourd'hui les Archives Nationales, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), le Musée Picasso, le Carreau du Temple. On trouve également au 51 rue de Montmorency la Maison de Nicolas Flamel, construite en 1407, qui est la maison la plus ancienne de Paris (son premier propriétaire, juré de l'Université, prétendait posséder la pierre philosophale). Enfin, le 3e arrondissement est à la lisière du célèbre Centre Beaubourg ou Centre Pompidou (dont le nom complet est Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou), ce qui explique le développement dans cet arrondissement de nombreuses galeries d'art intéressantes.
L'arrondissement compte aussi plusieurs squares comme le square du Temple, le Jardin de l'Hôtel Salé (voir Musée Picasso) ou le jardin Saint-Gilles Grand Veneur
On y trouve de beaux immeubles et de nombreux hôtels particuliers, tels l'Hôtel de Montmorency, l'Hôtel de Marle ou encore l'Hôtel d'Albret. À partir du XVIIe siècle, les 3e et 4e arrondissements sont habités par la noblesse (comme Madame de Sévigné, d'où le nom de l'actuelle rue de Sévigné qui passe dans les deux arrondissements). Certaines rues comme la rue de Bretagne, la rue de Montmorency, la rue Charlot ou la rue de Braque sont particulièrement recherchées.
Le 3e abrite la plus ancienne communauté chinoise de Paris (entre la rue au Maire, la rue du Temple, et la rue des Gravilliers), essentiellement constituée d'émigrés de la région de Wenzhou qui, arrivés en France pendant la Première Guerre mondiale (voir Corps de travailleurs chinois), ont commencé de s'y installer durant l'entre-deux-guerres.
En 2006, la population était de 34 721 habitants pour 117 hectares, soit une densité moyenne de 29 676 hab/km2. L'arrondissement représente 1,6% de la population parisienne.
Note: La population maximum du 3e arrondissement fut en réalité atteinte avant 1861.Cependant, l'arrondissement ayant été créé en 1860, l'on ne dispose pas de données fiables avant cette date. On distingue une baisse constante du nombre d'habitants dans cet arrondissement, cependant la tendance est légèrement à la hausse ces dernières années.
chiffres du recensement de 1999
Le maire du 3e arrondissement est Pierre Aidenbaum (PS) depuis 1995, année où la liste de gauche qu'il mène bat celle du maire sortant Jacques Dominati, à la tête de l'arrondissement depuis 1983.
Aux élections municipales de 2001, au premier tour, sur 16 735 inscrits dans le 3e arrondissement, 10 770 électeurs ont voté, dont 10 537 votes exprimés (35,64 % d'abstention).
Les résultats de ce premier tour donnent par ordre décroissant les listes menées par Pierre Aidenbaum (4 016 voix, 38,11 %), PS et gauche, par Yves Contassot, Les Verts (2 412 voix, 22,89 %) - ces deux listes fusionnent pour le second tour -, Jack-Yves Bohbot, droite, tibéristes, 1 705 voix, 16,18 %, Mario Stasi, droite, UDF, 1 594 voix, 15,13 %, et les listes Boulinier, Lutte ouvrière (251 voix, 2,38 %), Lebraud, Front national (243 voix, 2,31 %), Jeanne (Parti des travailleurs (184 voix, 1,75 %), Collement, MNR (132 voix, 1,25 %).
Au second tour, l'arrondissement enregistre 10 950 (34,55 % d'abstention), dont 10 587 votes exprimés. La liste de gauche menée par Pierre Aidenbaum remporte l'élection avec 6 913 voix (65,30 %) contre la liste de droite menée par Jack-Yves Bohbot qui obtient 3 674 voix (34,70 %).
Aux élections municipales de 2008, il y a 12 098 votants sur 21 370 inscrits (43,39 % d'abstention), soit 56,61 % de participation, dont 56,03 % de suffrages exprimés.
L'élection ne nécessite qu'un seul tour: le 9 mars 2008, la liste de gauche menée par Pierre Aidenbaum remporte l'élection avec 55,83 % des voix (6 685 voix), gagnant la totalité des trois mandats de conseillers de Paris de l'arrondissement et 12 des 13 mandats de conseillers d'arrondissement.
Les listes suivantes obtiennent : 20,53 % (2 458 voix), liste UMP menée par Martine Weill-Raynal (un mandat de conseiller d'arrondissement) ; 10,33 % (1 237 voix), liste des Verts menée par Laurence Hugues ; 9,28 % (1 111 voix), liste MoDem menée par Raphaëlle Bidault-Waddington ; 2,15 % (258 voix), liste Front national menée par Annie Viguier ; 1,11 % (133 voix), liste Lutte ouvrière menée par Jean-Pierre Luciano ; 0,77 % (92 voix), liste Parti des travailleurs menée par Hélène Rubinstein-Carrera.
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