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L'Allier est un département français (situé dans la région d'Auvergne) dont la préfecture est Moulins. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 03.
Le nom du département provient de celui d'une des rivières qui le parcourent, l'Allier.
L'Allier est appelé, en occitan, Alèir et en latin Elaver.
L'histoire du département de l'Allier correspond à celle du duché de Bourbon (Bourbonnais) dont il partage la presque totalité du territoire.
Ce département a été l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la majeure partie de l'ancienne province du Bourbonnais.
En 1940, le gouvernement du maréchal Pétain s'installa dans la ville de Vichy, qui obtint alors le statut de sous-préfecture. Après les accords de Genève (1954) mettant fin à la guerre d'Indochine, la ville de Noyant abritera un Centre d'accueil des Français d'Indochine (CAFI) (voir Immigration en France).
Le département de l'Allier est formé de la presque totalité de l'ancien Bourbonnais. Il fait partie de la Région Auvergne et est limitrophe des départements du Cher, de la Nièvre, de Saône-et-Loire, de la Loire, du Puy-de-Dôme et de la Creuse.
Ce département comprend trois villes de taille moyenne : Montluçon (l’industrielle), Moulins, (le chef-lieu), Vichy (la ville jardin).
Il comprend aussi trois villes thermales : Bourbon-l'Archambault, Néris-les-Bains, Vichy. Néris-les-Bains est la seule ville du département à compter plus de 10% de résidences secondaires : 504 pour 1800 résidences en 1999.
Le bocage bourbonnais couvre la plus grande partie ouest (englobant la Forêt de Tronçais) et centrale du département, suivi de la Sologne bourbonnaise pour la partie est nord-est, la Montagne bourbonnaise (proche de Vichy) qui est le toit du bourbonnais avec le Montoncel (qui culmine à 1 287 mètres), enfin le sud de la province, la Limagne bourbonnaise qui s’étend de Varennes à Gannat en est le grenier.
Cours d'eau: à l'ouest le Cher, en son centre l'Allier et son affluent la Sioule, à l'est la Loire et son affluent la Besbre.
Pays frontière au milieu des terres, l’Allier constitue réellement une zone franche entre nord et midi. Largement ouvert aux influences atlantiques le département bénéficie d’un climat doux et humide, dominé par les vents d’ouest, ce qui contribue un peu plus à le démarquer de ses cousins auvergnats. L’humeur du temps s’identifie à la diversité des territoires Bourbonnais, comme les régions plates, et de faible altitude de la Sologne Bourbonnaise et des grandes plaines fluviales ; les pays de collines, à l’altitude moyenne de 300 à 600 mètres, de la partie centrale du département ; ou la semi-montagne des cantons du sud, avoisinant la Combraille et le Forez, entre 700 et 1.200 mètres. On relève deux maxima de précipitations en juin et octobre, et un minimum en janvier-février, avec des moyennes de 694 millimètres à Montluçon (altitude 207 mètres) ; 763 mm à Moulins (245 m.) ; 778 mm à Vichy (251 m.) ; 791 mm à Lapalisse (285 m.) ; et près de 1.200 mm à l’Assise (1.050 m.). Comme on l’a remarqué les vents atlantiques sont dominants, qu’ils soient d’ouest, nord-ouest, ou sud-ouest. L’influence du relief, notamment dans les vals de Cher et d’Allier, donne également des flux sud-nord. On notera enfin que l’insolation moyenne, relevée à la station météo de Vichy-Charmeil, sur la période 1971/2000, est de 1.880 heures par an.
Au 1 janvier 1997, la population de l'Allier était estimée à 357 100 habitants ce qui représente une densité moyenne de 50 hab./km². De nombreuses régions ont une densité inférieure à 20 hab./km².
L'Allier est confronté depuis le début des années 1980 à de nombreux handicaps démographiques. Le taux des personnes âgées est important et le taux de fécondité faible de telle sorte que le solde naturel est déficitaire. Parallèlement le solde migratoire est devenu très négatif.
Au 1 janvier 2009, la population légale est de 343 309 habitants. Le taux de fécondité est légèrement inférieur à celui de la moyenne nationale en 2007, il suffirait pourtant au renouvellement de la population d'Allier mais la pénurie d'emplois incite à l'exode rural des jeunes vers les bassins d'emplois plus propices, confirmant un solde migratoire négatif.
L'Allier compte trois villes importantes, Montluçon, Vichy et Moulins par ordre de taille. Le reste du département comprend quelques petites villes et bourgs dispersés, principalement le long des rivières. Les villages peu nombreux sont éloignés les uns des autres, et c'est dans l'ensemble un département faiblement peuplé. Jusque vers la fin du XIX siècle pourtant, la population augmenta grâce au développement de ses villes (industries à Montluçon et à Moulins, thermalisme à Vichy) qui compensa l'exode rural. Le département dépassa alors les 420 000 habitants. Après les pertes de la Première Guerre mondiale, la population se stabilisa, puis réaugmenta un peu dans les années 1960. Depuis, en raison de la poursuite de l'exode rural et surtout du déclin des industries anciennes, la population a diminué et vieilli régulièrement, passant de 386 533 habitants en 1968 à 343 309 en 2006.
Aux élections sénatoriales de 2008, la gauche a pris un des deux sièges de sénateurs de l'Allier jusque-là détenu par la droite. C'est Mireille Schurch, maire PCF de Lignerolles, qui a été élue.
Les élections législatives de 2007 ont envoyé à l'Assemblée trois socialistes (Bernard Lesterlin à Montluçon, Jean Mallot à Saint-Pourçain et Guy Chambefort à Moulins) et un PRG à Vichy (Gérard Charasse).
Depuis les élections cantonales de mars 2008, l'Allier a été repris par une majorité de gauche. L'URB (Union Républicaine pour le Bourbonnais, droite) avait dirigé le département entre 2001 et 2008, les dernières années d'une seule voix d'avance. Désormais, la coalition de gauche est aux manettes, avec également un avantage d'une seule voix (9 PC, 7 PS, 2 PRG, 18 sièges au total), face à 17 conseillers généraux de l'URB. L'Allier est ainsi présidé par un communiste, Jean-Paul Dufregne, à l'instar notamment du Val-de-Marne en Île-de-France. Le Conseil général de l'Allier avait déjà été dirigé - après la décentralisation - par un communiste, Jean-Claude Mairal (1998-2001) dont la perte du mandat s'était inscrite dans une dynamique nationale de victoire de la droite.
Les trois grandes villes de l'Allier sont gérées par des maires de droite, réélus lors des élections municipales de 2008 au premier tour pour Daniel Dugléry à Monluçon, et au second tour pour Pierre-André Périssol à Moulins et Claude Malhuret à Vichy.
Sous les effets de l'industrialisation, des conséquences politiques de la Première Guerre Mondiale, de l'organisation syndicale et politique jusque dans le monde rural, les deux grands partis politiques de gauche, le PCF et la SFIO, aujourd'hui devenue le PS ont rapidement eu une grande influence dans ce département.
La petite ville de Commentry a d'ailleurs la particularité d'avoir été la première ville du monde à élire, dans les années 1880, un maire socialiste : Christophe Thivrier
L'Allier est encore aujourd'hui une des terres du communisme rural, dans une cohabitation parfois difficile avec le parti socialiste.
Les industries les plus représentées sont les industries agro-alimentaires, les industries du bois et de l'ameublement, la chimie, la fonderie et le travail des métaux, le caoutchouc, la construction mécanique et le matériel électrique, l'automobile, l'armement, le textile, le bâtiment sans oublier le thermalisme.
D'après les études de l'INSEE, l'agriculture représenterait de l'ordre de 7 à 8 du produit intérieur brut départemental.
En 1999 le département comptait 8,3 % de résidences secondaires. Ce tableau indique les principales communes de l’Allier dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.
Le département a attiré de nombreux étrangers, anglais, belges, suisses et néerlandais. Ceux-ci ont acquis de nombreuses résidences secondaires en les rénovant, apportant ainsi à l’Allier une diversité culturelle sans égal.
On retrouve ainsi de nombreuses communes devenues « européennes », comme Pouzy-Mésangy qui accueille aujourd’hui des résidents anglais et suisses.
Le département de l'Allier est traversé par la frontière entre langue d'oc et langue d'oïl. Longtemps la population de l'Allier n'a pas parlé le français standard, mais une des langues locales suivantes :
Interférences :
46°25′N 03°10′E / 46.417, 3.167
| Andelot Besbre Bouble | Château d'Effiat Château de Barante Château de Billy | Château de La Palice Château de Randan Château de Saint-Aubin-sur-Loire | Château de Thoury Château de Villemont |
