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L'Alsace (s Elsàss ou s'Elsàß en alsacien) est une région culturelle, linguistique, historique, et administrative de l’est de la France métropolitaine. C'est une région de l'Europe rhénane, située en plein cœur de la mégalopole européenne (aussi appelée banane bleue) et très densément peuplée, avec 223 habitants/km², contre 112,2 habitants/km² en moyenne pour la France métropolitaine et 116 habitants/km² pour l'Union européenne. Dans un concept concurrent, l'Alsace se trouve géographiquement au centre du Pentagone Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg. C'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine derrière l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. Parallèlement, c'est aussi la plus petite région de France par sa superficie.
L’Alsace est la première région exportatrice française en rapportant la valeur des exportations au nombre d'habitants, la deuxième quant au revenu disponible brut des ménages , enfin, c'est une des régions de France où le taux de chômage est le plus bas. Ce tableau idyllique ne doit pas masquer des difficultés économiques, comme l'atteste la faible croissance du produit intérieur brut au cours de la décennie actuelle, difficultés qui ne font de l'Alsace plus que la septième région française en termes de PIB par habitant, alors qu'elle se classait jusqu'en 2005 au troisième rang et au deuxième rang jusqu'en 1997.
En venant des autres régions de France, l'entrée en Alsace marque le début de la (de)Mitteleuropa, vaste espace culturel des anciens empires allemand et austro-hongrois. La Mitteleuropa correspond à peu près à la notion française de l'Europe centrale. La région doit ses origines culturelle et linguistique au peuple germanique des Alamans, dont les termes « allemand » et « alémanique » sont issus. Au début de l'ère chrétienne, les Alamans était un regroupement de tribus germaniques confédérées, d'où leur nom: all- signifie tous et mann- signifie hommes. Le dialecte alsacien et la langue allemande standard (Hochdeutsch) appartiennent au même sous-groupe linguistique germanique, dit haut-allemand, ou allemand supérieur. C'est la deuxième langue autochtone de France après le français si on considère l'occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes et la troisième si on prend en compte l'hypothèse contraire.
L'histoire houleuse de la région est une clef essentielle de connaissance et de compréhension de la spécificité alsacienne. Elle est en effet à l'origine de nombreux particularismes locaux. Ainsi, au niveau législatif, de nombreux domaines sont régis par le droit local alsacien-mosellan qui prime sur le droit général français.
La région historique intègre l'actuel Territoire de Belfort et le territoire de Landau. Elle est subdivisée en Haute-Alsace et Basse-Alsace, dont les traductions littérales allemandes Oberelsass et Unterelsass sont toujours utilisées par les germanophones.
Aujourd'hui, l’Alsace est divisée en deux départements, le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Le Conseil régional siège à Strasbourg, qui est aussi la plus grande (aire urbaine de 710 000 habitants) des trois grandes villes de la région devant Mulhouse (aire urbaine de 270 000 habitants), et Colmar (aire urbaine de 115 000 habitants). Strasbourg est la préfecture du Bas-Rhin et Colmar celle du Haut-Rhin.
La ville de Strasbourg est également le siège de plusieurs institutions européennes, dont le Parlement européen et le Conseil de l'Europe. Tout deux symbolisent le choix d'un avenir résolument européen dans lequel se fond l'identité culturelle de l'Alsace.
La signification étymologique du mot Alsace vient de l'alsacien (alémanique) : Elsass anciennement écrit Elsaß.
Littéralement, Elsass signifie donc « le lieu où se trouve l'Ill » soit le 'Pays de l'Ill'.
L'Alsace couvre une surface de 8 280 km (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine, la Corse ayant une surface de 8 680 km. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est.
Elle est limitée au nord par la rivière Lauter, où commence le Palatinat allemand, et à l'est par le Rhin, à l'est duquel s'étend le Bade-Wurtemberg, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la Franche-Comté et à l'ouest par la Lorraine.
Son espace est découpé en plusieurs ensembles de relief :
L'Alsace est la partie occidentale de la plaine du Rhin située sur sa rive gauche. C'est un fossé d'effondrement, appelé aussi rift ou graben, d'âge oligocène, associé à ses épaulements latéraux : les Vosges et la Forêt-Noire. Le massif du Jura, formé par glissement (induit par la surrection alpine) de la couverture mésozoïque sur les formations triasiques ("couches savon") recoupe la région de Belfort.
La structure tectonique du sous-sol (fossé d'effondrement) explique une certaine activité sismique.
Des gisements de pétrole ont été exploités au nord (à Pechelbronn, près de Niederbronn-les-Bains, l'un des premiers gisements au monde à être exploité, en 1740), ainsi que des gisements de potasse datant de l'oligocène près de Mulhouse. Des mines d'argent ont également été exploitées jusqu'au début de XX siècle près de Sainte-Marie-aux-Mines.
Enfin, le fort géotherme, conséquence de la remontée mantellique qui eut lieu à l'aplomb du rift, permet une exploitation géothermique expérimentale à Soultz-sous-Forêts.
La zone la plus active sur le plan sismique en Alsace est le Sundgau dans le sud du Haut-Rhin, tant par le nombre que par l’intensité des séismes qui l’ont touché. Ce territoire a été frappé par plusieurs séismes d’intensité supérieure à VI. Le plus dévastateur fut celui de Bâle du 18 octobre 1356 (intensité épicentrale VIII-IX),d'une ampleur inédite en Europe de l’ouest. Bien que moins soutenue, l’activité sismique du fossé Rhénan est significative et apparaît plus forte que celle des régions voisines. Une dizaine de séismes d’intensité supérieure à VI sont à dénombrer, dont le plus récent date du 15 juillet 1980. Le massif Vosgien ne montre qu’une activité sismique diffuse et peu intense.
Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ».
Le climat est continental dans la plaine centrale. Les vents d'ouest subissent un forçage sur le versant occidental des Vosges, frappé de pluies. L'air se retrouve donc déchargé d'humidité quand il a franchi la barrière vosgienne.
Conséquence : l'hiver y est froid, l'été chaud et il y a peu de précipitations.
Donnée pour Meyenheim (Centre-Alsace).
Le climat connait davantage d'influence océanique et est beaucoup plus humide dans le Sundgau, dans l'Alsace-Bossue ou l'Outre-Forêt.
La zone de Colmar située à l'est de la ville bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec car l'effet de foehn y joue à plein : Colmar est la deuxième ville la moins pluvieuse de France après Perpignan, avec 550 mm de précipitations par an. La région de Colmar connait en moyenne entre 95 et 100 jours de pluie par an.
L'effet de fœhn a une influence importante sur une vaste zone qui s'étend depuis la banlieue Nord de Mulhouse, à partir de Wittenheim-Kingersheim au sud (la région mulhousienne est donc climatiquement divisée en deux), jusque dans une bande étroite au nord, située entre Strasbourg et Molsheim. Dans cette zone, la pluviométrie varie entre 95 et 110 jour par an.
À l'ouest, sur une partie du massif vosgien, la pluviométrie atteint par contre jusqu'à 170 jours par an. La différence est donc de 75 jours de pluie par an dans les zones les plus influencées à seulement 20 kilomètres de distance.
Ce climat relativement ensoleillé est idéal pour le vignoble d'Alsace. L'importance de la nappe phréatique alsacienne combinée à la proximité du Rhin et de rivières importante évite toutefois à la région les conséquences d'éventuelles sécheresses.
Le climat, la nature du sol, le relief façonnent les paysages. Or ces facteurs varient sensiblement d'une zone à l'autre. Il en découle une grande variété des milieux naturels en Alsace qui fait de la région une véritable mosaïque de « pays » distincts.
Le Sundgau est un pays aux reliefs assez doux, mais nettement marqués, au sud de la région mulhousienne. Il s'étend jusqu'à la frontière suisse. La ville d'Altkirch est traditionnellement considérée comme sa « capitale ».
Sundgau signifie comté du sud en alémanique.
Le sud du Sundgau appartient au massif du Jura. Les premières montagnes de ce Jura alsacien vont de la Suisse à la Franche-Comté.
Ochsenfeld signifie le champ des bœufs en allemand. Le terme désigne la plaine qui s'étend de Thann à Mulhouse, jusqu'à la Hardt à l'est, au sud jusqu'au Sundgau et au nord jusqu'à Ensisheim. Relativement peu usité dans le langage courant, actuellement, il désigne à peu près la région naturelle de Mulhouse.
La bataille de l'Ochsenfeld désigne la bataille qui opposa les Romains et les Germains dans le combat le plus acharné de l'époque près de Mulhouse.
Selon la légende, cette bataille donna lieu à la fondation de Mulhouse.
La Hardt est une forêt de plaine caractérisée par une certaine sécheresse (600 mm de pluie par an dans la partie nord). Elle s'étend de Kembs jusqu'à Colmar, entre l'Ill et le Rhin, sur l'ancien cône de déjection glaciaire du Rhin.
C'est la seconde forêt d'Alsace avec ses 13 000 hectares, derrière la forêt de Haguenau. Propriété de l'État, elle est recensée comme zone de protection spéciale Natura 2000. Elle constitue la plus grande charmaie naturelle d'Europe et abrite également des pelouses steppiques très rares en Europe occidentale.
Article détaillé Vosges Centrales en préparation (?). La dénomination, floue en ce qui concerne l'Alsace, pourrait désigner la partie du massif située au sud-ouest du Bas-Rhin, frontalière de la Lorraine. En Lorraine, en revanche, le territoire appelé "Pays des Vosges centrales" regroupe officiellement plusieurs communes, dont Épinal (syndicat mixte de pays, concernant environ 10 % de la région).
La dénomination Haute-Bruche est attachée à la vallée de la Bruche, en amont de Wisches, et aux vallée afférentes. Schirmeck et La Broque constituent l'agglomération principale. Leurs habitants se disent volontiers "Alsaciens et Vosgiens", non des "Vosges centrales".
Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges s'articule autour des Hautes-Vosges et regroupe 208 communes d'une population totale de 256 000 habitants. Il a pour but la protection de ce patrimoine naturel.
Le bassin montagneux de la Thur, fréquemment surnommé Val de Saint-Amarin, s'enfonce profondément dans la partie la plus élevée du massif vosgien. Au centre de cette enclave, Saint-Amarin se situe à 410 m d'altitude. Au débouché de la vallée dans la plaine, Thann se situe à 340 m d'altitude. Le ban communal de ce chef-lieu de canton, sous-préfecture depuis la fin de la Première Guerre mondiale, déborde sur la plaine d'Alsace. Mise à part la viticulture (vignoble escarpé du grand cru Rangen, le plus méridional d'Alsace), l'agriculture ne joue aucun rôle depuis longtemps. L'industrie s'est développée à partir des années 1780, avec l'implantation, en premier lieu, de manufactures d'impression sur étoffe. Le textile a irrémédiablement décliné après la crise des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale. Le patrimoine forestier est important.
Le surnom de Florival a été donné à la vallée vosgienne de la Lauch, en amont de Guebwiller, et aux vallons afférents. C'est l'univers du romancier Jean Egen, le "Hans du Florival". Courte (une quinzaine de kilomètres), enclavée, peu peuplée en dehors de Guebwiller (où se trouve un Musée du Florival), cette vallée ne constitue pas vraiment un "pays", mais a une identité marquée, notamment sur le plan touristique. Le Bechenthal, vallon affluent de la Lauch, au nord-ouest de Guebwiller, est l'écrin de l'abbaye de Murbach, Saint-Léger.
On dénomme communément "Vallée de Munster" la haute et moyenne vallée de la Fecht, bassin-versant nettement circonscrit par les crêtes montagneuses. Cette vallée, qui fut très industrialisée au temps du textile, a une vocation agricole, forestière et touristique. Elle garde une identité marquée. Munster, à 380 m d'altitude, au confluent de la Petite-Fecht et de la Fecht, est une ville d'origine ancienne, commerçante, siège du Parc régional des Ballons des Vosges.
Le Grand Ried s'étend du nord d'Ensisheim jusqu'à la périphérie de Strasbourg. Il a été modelé par les divagations du Rhin dans sa zone d'épandage avant sa canalisation.
Le Kochersberg est une région aux terres très fertiles (lœss), localisées entre les vallées de la Zorn, au nord, et de la Bruche au sud, le champ de failles de Saverne à l’ouest, et à l’est, le rebord de la terrasse rhénane.
Elle se compose des cantons de Sarre-Union et de Drulingen, ainsi que de La Petite-Pierre et les villages environnants. C'est une zone rurale avec de nombreux vergers, des forêts ombragées et des rivières poissonneuses.
Cette région montagneuse est, dans sa majeure partie, occupée par le parc naturel régional des Vosges du Nord qui est né le 30 décembre 1975 et regroupe actuellement 113 communes. Il associe plusieurs milieux forestiers, tels que la hêtraie, la chênaie, l'aulnaie ou encore la pinède sur tourbe. Ces derniers abritent une foule d'animaux et de végétaux tel que le pic noir, l'aspérule odorante, le mélampyre des prés ou encore le populage des marais.
À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'indépendance ou d'autonomie de forme centralisatrice. L'Alsace a longtemps été caractérisée par le confédéralisme. La région doit sa culture et son dialecte aux Alamans (à ne pas confondre avec les Allemands), qui s'établirent dans la région en 378, l'alsacien d'aujourd'hui est un dialecte alémanique.
La région fut sous l'autorité du Saint-Empire romain germanique de 962, date de sa création, jusqu'en 1648, puis elle perdit son autonomie en passant sous contrôle de la France après son annexion progressive au XVII siècle.
C'est en Alsace que sont nés les ancêtres de la puissante dynastie des Habsbourg qui régnèrent en maîtres, plusieurs siècles durant, sur toute l'Europe centrale.
La plaine d'Alsace, subissant l'effet de foehn et étant naturellement irriguée, a toujours été une terre fertile et propice à l'agriculture céréalière, les collines sous-vosgiennes, le piémont, était le domaine réservé de la vigne tandis que les vallées vosgiennes et l'Ochsenfeld (champs des bœufs) abritaient d'immense troupeaux de bovins, on y cultivait également du chanvre. Les forêts et le ried étaient fort riches en gibier. Le tout, réparti le long du Rhin, l'axe fluvial majeur européen, qui permettait ainsi un commerce soutenu et des revenus réguliers. L'Alsace a donc de tout temps été une région riche qui a suscité les convoitises des grandes puissances européennes. L'histoire de l'Alsace fut donc rythmée par les guerres et les annexions.
Quelques repères :
Elle vit la victoire des Romains commandés par Jules César, général et Proconsul des Gaules, sur le chef suève Arioviste dans le sud de l'Alsace, chassant les Germains de l'autre côté du Rhin. C'est une bataille majeure de la Guerre des Gaules, victoire à partir de laquelle les Romains vont décider de rester en Gaule et conquérir le pays.
Fondation légendaire de Mulhouse.
L'Alsace est intégrée à l'Empire romain et est romanisée. La langue latine supplante progressivement et remplace les langues celtes.
À partir de la seconde moitié du quatrième siècle après J.C., de nombreux Germains, notamment des Alamans s'installèrent progressivement dans l'Alsace romaine.
Assassinat de la quasi-totalité des nobles du peuple alaman. Cannstatt, anciennement castrum, était l'une des principales localités du duché d'Alémanie fondé par les Mérovingiens. Le carolingien Carloman, maire du palais d'Austrasie, y convoqua une assemblée et fit assassiner la majorité des dirigeants alémaniques sous le prétexte qu'ils auraient participé au soulèvement du duc Theudebald (Thibaud) et du duc Odilon de Bavière. À partir de ce moment, il n'y aura plus d'unité alémanique et les pays alémaniques seront définitivement divisés en plusieurs États. Toutefois, la langue et la culture alémanique subsisteront jusqu'à nos jours.
De nombreux nobles alsaciens qui combattirent sous la bannière des Habsbourg furent tués lors de cette bataille. On chiffre ce nombre de tués à 15 % de la noblesse alsacienne.
Mise en place des politiques de germanisation qui seront contestées par certains Alsaciens francophiles et alimenteront leur sentiment pro-français.
En 1919, l'Alsace redevient française, suite à la ratification du traité de Versailles. Landau, cependant, demeurera définitivement allemand, seul reliquat de l'Alsace allemande depuis 1815.
Le retour de la région dans le giron de la France ne s'est pas fait sans douleur ni maladresse de la part de l'administration française.
Sur la plan culturel, l'Alsace subit une francisation forcée, il fut interdit de parler alsacien à l'école et dans les services publics. L'ordre est donné d'utiliser la méthode d'enseignement directe dans les écoles, qui consistait à utiliser le français sans transition.
Les Alsaciens furent divisés en quatre classes de citoyens, marquée par les inscriptions A-B-C-D sur leur cartes d'identité. Ce classement des citoyens fut établis en fonction de l'ascendance, caractéristique supposée du degré de francophilie. Chaque classe correspond à des droits civiques différents.
Mise en place par les autorités françaises d'une politique d'épuration, 112 000 personnes seront également expulseés.
Mise en place au printemps 1919 de commissions de triage chargées de l'examen individuel des Alsaciens selon les propos, les positions prise ou leur attitude supposée.
Cette politique d'assimilation linguistique a mené à ce que l'on appelle aujourd'hui la Verelsässerung : la perte de l'identité germanique, l'appauvrissement de la culture. La conscience historique et identitaire des Alsaciens disparaît, le lien avec l'espace culturel et lingustique allemand se distend, à tel point que la majorité des Alsaciens d'ajourd'hui ne se sent plus rien d'allemand (au sens "ethnique" du terme), mais français. Bien entendu, le traumatisme causé par la période nazie en est également pour beaucoup responsable, de par le rejet qu'il a engendré chez certains de tout caractère germanique. De plus, l'absence de connaissance historique sur la région antérieure à 1870 chez une grande partie de la population (certains avancent jusqu'à 95%) en raison de programmes scolaires évitant soigneusement cette période, joue incontestablement beaucoup.
Quand fut signé l'armistice du 22 juin 1940, le cas de l'Alsace n'était pas évoqué. Ce territoire restait donc juridiquement français. Le régime nazi l'annexa de fait en juillet suivant sans en faire la proclamation officielle.
La propagande était active pour inciter les jeunes Alsaciens à s'engager dans la Wehrmacht, mais cela n'aboutit à aucun résultat. Les jeunes Alsaciens refusaient de s'engager dans l'Armée allemande et de soutenir le régime. Les nazis proclamaient alors à ce moment qu'on n'avait pas besoin des Alsaciens pour gagner la guerre qui devait être rapide.
Alfred Wahl, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Metz, écrit : « Seuls les fils des fonctionnaires allemands présents semblent avoir répondu à l'appel : ils furent moins d'un millier pour les deux départements ».
Le Gauleiter en charge du Reichsgau Baden-Elsaß, Robert Wagner, était persuadé que les « frères de race » nouvellement reconquis entendraient vite l'appel de leur sang et se sentiraient rapidement allemands mais constatant le nombre infime d'engagés volontaires, il conclut - non sans cynisme - que les jeunes hésitaient à entrer dans l'armée allemande « par peur de leur famille » et qu'ils seraient heureux de s'y voir forcés.
Au printemps 1942, à Vinnitsa, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d'instaurer l'incorporation de force en Alsace, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942.
100 000 jeunes Alsaciens seront ôtés à leurs familles et envoyés de force, principalement sur le front de l'Est, pour combattre l'armée de Joseph Staline. 30 % furent tués ou portés disparus.
De nombreux autres furent fait prisonniers par les Soviétiques. Parmi eux, beaucoup choisirent de déserter la Wehrmacht pour se rendre délibérément à l'Armée rouge et ainsi, en tant que Français, rejoindre le général de Gaulle et la France libre, mais les Soviétiques n'avaient, dans leur grande majorité, pas connaissance du drame de ces Alsaciens. Beaucoup furent donc considérés comme des déserteurs ou des espions, et donc fusillés, victimes d'une double méprise. Les autres ont été déportés au camp de Tambov après un passage dans les mines de charbon de Karaganda. Dans un compte rendu du colloque de Hambourg sur le retour des prisonniers de guerre après 1945 on peut lire :
Le dernier Malgré-nous libéré est Jean-Jacques Remetter, retourné chez lui en 1955 .
Une fois la guerre terminée, les Malgré-nous furent considérés par l'opinion comme des traîtres. Ils ont également été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d'internement soviétiques.
L'Alsace se relève rapidement de ses ruines, poussée essentiellement par sa position géographique. L'amitié franco-allemande instaure pour la première fois de l'Histoire une paix durable dans la région.
L'alternance de la domination franco-allemande, le fait pour la région d'être toujours en première ligne de l'affrontement de ces deux grandes puissances européennes, la crainte permanente de la guerre, les mesures prises par les Français et les Allemands pour « assimiler » la population alsacienne, les répressions, épurations, incorporations de force, déportations, pénuries en temps de guerre, ayant rythmé l'histoire de la région, ont laissé des traces profondes, encore perceptibles chez une partie de la population. La quasi-totalité de la population compte dans sa famille des victimes de la dernière guerre. Le sujet est souvent tabou, surtout en ce qui concerne les incorporés de force : les Malgré-nous. La réintégration de l'Alsace dans la République ne s'est pas faite sans difficulté. La perception du dialecte alsacien, proche de l'allemand, souvent confondu avec cette langue par les Français, a entraîné de nombreuses maladresses mal acceptées par la population alsacienne qui ne désire surtout pas être confondue avec ses voisins d'outre-Rhin. Une petite partie de la population a également adopté une attitude de rejet, aussi bien envers les Français qu'envers les Allemands sans pour autant être indépendantiste. L'usage du dialecte est encore une manière pour certains de mettre une barrière au francophone, et, au premier abord, les Alsaciens sont plutôt réservés. Le malaise existe donc toujours. L'Alsace, c'est un peu la « Germanie française », profondément française, attachée à la République, mais soucieuse de préserver sa germanité, son particularisme si souvent méprisé.
L'Alsace possède une forte identité culturelle, à la fois française et germanique.
D'après le géographe Paul Vidal de La Blache dans la France de l'Est, l'adhésion de la population alsacienne à la France a été scellée sur une base plus politique que culturelle.
Mais jusqu'en 1870, la question de l'identité alsacienne n'était pas à proprement parler un problème. L'intégration à la France, qui commença dès 1648 avec le traité de Westphalie, s'apparentait essentiellement à un changement de souverain, les Alsaciens devenant des sujets du roi de France. Si Louis XIV prenait souvent parti pour les paysans dans leurs conflits avec les seigneurs, c'est également la stabilité retrouvée et les investissements colossaux réalisés par l'État (fortifications Vauban, creusement de canaux dont celui du Rhône au Rhin, ...), au fondement d'une reprise de l'activité économique, qui permirent de se concilier la population. C'est surtout le célèbre écriteau placé sur le pont du Rhin, à Strasbourg, le 14 juillet 1791, pour la fête de la Fédération, Ici commence le pays de la Liberté, qui symbolise l'adhésion de l'Alsace à la communauté nationale. Ce n'est pas un hasard si l'Alsace fournit beaucoup d'officiers à la France sous la Révolution (Kléber, Kellermann) et que la Marseillaise fut chantée pour la première fois par Rouget de l'Isle à l'hôtel de ville de Strasbourg. l'Alsace fut un pays de commerçants, d'artisans, de bourgeois indépendants qui soutinrent la Révolution et les Républiques. De même, les structures agraires alsaciennes - du moins avant l'avènement de l'agriculture productiviste - avec des parcelles laniérées par de multiples héritages et ne dépassant souvent pas un hectare reflétaient fortement l'attachement à la petite propriété individuelle. Le parcellaire foncier tranchait ainsi puissamment avec celui de la rive droite du Rhin, caractérisé par un openfield où la discipline collective perdura longtemps.
Il est enfin notable que Frédéric Bartholdi, le créateur de la statue de la liberté, était alsacien de Colmar.
Ainsi, les Alsaciens ont conservé leur culture germanique et leur réseau social traditionnel, tout en s'enrichissant de la culture française et de ses apports intellectuels. Lorsqu'éclate le conflit contre la Prusse en 1870, c'est en citoyens, sous l'étendard français, que combattent les Alsaciens. La résistance de Belfort, qui ne fut pas annexée par les Prussiens, et la conduite héroïque des troupes françaises en très nette infériorité numérique à la bataille de Frœschwiller-Wœrth ne sont pas étrangères à cette considération.
C'est l'annexion de l'Alsace à la toute jeune nation allemande qui est à l'origine du ballotement de la région entre les deux pays.
On attribue à la cigogne, outre d'autres légendes, l'apport des bébés dans les familles.
Quasiment disparue il y a une quarantaine d'années (1970), elle a fait l'objet d'une stratégie associative de repeuplement. Celle-ci s'avère efficace, notamment grâce à la création de centres de réintroduction. On en trouve désormais sur de nombreux toits des églises et autres édifices publics d'Alsace voire parfois sur le toit de maisons de particuliers. Contrairement aux cigognes qui, dans bien des pays (Hongrie, pays baltes par exemple), placent leurs nids sur des pilônes, les cigognes d'Alsace, aidées par les paniers posés par les habitants, les installent sur des bâtiments, généralement à une hauteur élevée.
Ce drapeau reprend les couleurs alémaniques traditionnelles, il est constitué de deux bandes horizontales : une rouge (en haut) et une blanche (en bas). Il se répand au XIX siècle et trouve son origine dans la forte récurrence des couleurs rouge (gueules) et blanc (argent) dans les blasons des familles nobles et des villes alémaniques. Lors de la période 1871-1918, ce drapeau s'affirme comme le symbole de l'Alsace, en particulier en réaction vis-à-vis des visées centralisatrices de la Prusse.
Les armes de Strasbourg, celles de Mulhouse, Guebwiller, Sélestat, Munster, Wissembourg, Saverne ou celles des Habsbourg possessionnés en Haute-Autriche comme en Haute-Alsace, celles de la ville de Fribourg-en-Brisgau, celles de la Confédération helvétique et aujourd'hui celles du Wurtemberg sont rouges et blanches.
Durant l'occupation allemande, les autonomistes sous la présence allemande ou française adopteront eux aussi le Rot un Wiss ; lorsque l'un d'eux se retrouve emprisonné, les autres fleurissent sa place laissée vide d'un immense bouquet d'œillets rouges et blancs. Nombreux sont également ceux qui arborent à la boutonnière deux petites fleurs, l'une rouge et l'autre blanche.
Le drapeau de l'Alsace-Lorraine, non reconnu par les autorités impérialesLe 25 juin 1912, le parlement d'Alsace-Lorraine l'adopte comme emblème national en y ajoutant la croix de Lorraine. Il n'a toutefois jamais été reconnu par les autorités impériales. Aujourd'hui ce drapeau historique de l'Alsace est mis en concurrence avec le drapeau calqué sur les blasons du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, création récente sans fondement historique. Le drapeau de l'Alsace est appelé en dialecte alsacien Rot un Wiss (littéralement : rouge et blanc).
L'ancien blason d'Alsace est en fait une juxtaposition de deux blasons historiques, celui du landgraviat de Haute-Alsace (actuel département du Haut-Rhin) et celui de Basse-Alsace (actuel département du Bas-Rhin) qui est représenté contourné.
Ce blason a été reproposé par Robert Louis et homologué par les deux préfets en 1948. Il est encore utilisé par la légion de gendarmerie d'Alsace, mais n'est plus utilisé par le Conseil régional d'Alsace.
Blason actuelLe blason actuel est le blason historique alsacien. Il a été créé au XVII siècle sous le Saint Empire et adopté ensuite sous le régime français par l'Intendance d'Alsace. Il a été récemment réhabilité par le Conseil régional d'Alsace.
Il fusionne le blason historique de Basse-Alsace (la bande d'argent accompagnée des deux cotices fleuronnées du même sur champ de gueules) et le blason historique de Haute-Alsace (les six couronnes d'or posées en orle sur champ de gueules, la bande d'or étant omise). Il s'agit d'une fusion, et non d'une juxtaposition comme c'est le cas pour le blason précédent.
Il se blasonne ainsi: de gueules à la bande d'argent accompagnée de deux cotices fleuronnées du même et accostée de six couronnes d'or posées en orle, celles de la pointe opposées à celles du chef.
Après son retour à la France, le drapeau officiel de la région Alsace a été calqué sur le blason et n'a pas repris le Rot un Wiss datant du XIX siècle (période allemande).
Dans un premier temps, on s'est basé sur le blason de 1949 qui juxtapose les blasons départementaux (ci-dessus à droite) mais, depuis 1990 environ, la région Alsace a décidé de reprendre le blason historique (ci-dessus à gauche) qui date lui du XVII siècle.
D'après une étude réalisée dans les années 1970-80, l'Alsace comptait alors une centaine de dialectes dont la majeure partie appartenait à l'alémanique
Excepté dans quelques communes jouxtant le Territoire de Belfort et dans les pays welche autrefois de patois roman, comme les vallées de Saint-Albray, de la Weiss (Orbey) et de la Liepvrette (Sainte-Marie-aux-Mines), enclaves dans le massif des Vosges traditionnellement de parlers oil lorrains, en Alsace Bossue ou autour de Wissembourg (où les pratiques respectives des francique rhénan et francique méridional sud-occidental quoique en déclin demeurent avérées), une partie de la population parle encore aujourd'hui couramment la langue locale, l'alsacien, qui est une langue alémanique.
L'alsacien est la deuxième langue autochtone de France après le français si on considère l'Occitan comme un ensemble de parlers non-homogènes.
L'alsacien fait quelques emprunts lexicaux au français et a été longtemps la langue maternelle de la plupart des habitants. Le français est cependant l'unique langue officielle en vigueur. Le haut-allemand (Hochdeutsch), utilisé comme langue écrite depuis le XVI siècle, fut la seule langue officielle de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Durant la période de 1871 à 1918, la langue française restait enseignée dans les enclaves romanes (situées au fond de quatre hautes vallées des Vosges et dans les villages francophones de l'actuel département de la Moselle).
Dans le but de préserver l'alsacien, il existe, depuis 1992, des sections bilingues paritaires en Alsace où l'enseignement est dispensé pour moitié en français et pour moitié en allemand Hochdeutsch (ayant l'avantage d'avoir une orthographe fixe et une forte présence dans les médias écrits ou audiovisuels). À l'heure actuelle, elles concernent environ 5 % des élèves. Au lycée, les élèves peuvent passer l'abibac. L'alsacien peut être parlé en maternelle et enseigné ou parlé en primaire. Cependant l'écrit est en allemand, considérant que celui-ci est la version écrite commune de l'ensemble des dialectes alsaciens.
A noter que le nombre d'alsaciens parlant couramment en dialecte alsacien est de 40% des adultes et de 50% tout âge confondu (nés d'un parent alsacien) et de 55% des adultes et de 65% tout âge confondu (nés de deux parents alsaciens).
Le célèbre Barabli de Germain Muller est entré dans l'histoire de l'Alsace (un spectacle en dialecte critique et drôle, qu'actualisait en permanence un comédien-auteur-metteur en scène à forte personnalité). Des pièces de théâtre en alsacien sont encore couramment représentées et même retransmises sur les chaînes de télévision régionales.
Voilà un aperçu de l'alsacien à travers une comparaison avec le français et trois autres langues germaniques que sont l'allemand, le néerlandais et l'anglais :
Les parlers diffèrent d'un secteur à l'autre. Exemples : une tarte s'appelle weiha à Mulhouse, mais tarta à Colmar et kuecha dans le nord ; une pomme de terre se dit ardapfel à Mulhouse, ardber à Colmar, grùmber à Strasbourg.
Beaucoup de mots courants (bonjour, merci, au-revoir) sont prononcés en français (bouchour, merssi, aurevoar) ce qui était interdit pendant l'occupation allemande. Dans le Haut-Rhin, on dit defanture et ce n'est que dans le nord que l'on utilise schoaeufanster.
On pourra consulter également la liste établissant la correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand.
Welsch, en allemand, est un mot qui signifie étranger parlant une langue latine (Welsch a la même racine que gaulois), et il sonnait et sonne encore de façon assez péjorative. Les Alsaciens de langue alémanique ont appelé ainsi les Alsaciens de langue romane qui habitaient les hautes vallées vosgiennes. Ce terme, francisé en welche, fut introduit par Voltaire dans le français littéraire. Curieusement, les intéressés ont adopté le terme pour se désigner eux-mêmes.
Le welche est une langue très menacée, voire éteinte. Diverses initiatives tentent de garder vie à ce patois. À Orbey, le welche est enseigné au collège et utilisé pour la messe ; le hameau de Tannach a monté un spectacle comique dans cette langue. Dans le Bas-Rhin, Neuviller-la-Roche organise les rencontres des « tables de patois »
Les vallées welches le sont vraisemblablement depuis très longtemps. Deux hypothèses existent :
Les deux hypothèses ne semblent d'ailleurs pas contradictoires dans la mesure où la première expliquerait pourquoi ces terres alsaciennes auraient intéressé des Lorrains : on y parlait déjà un patois roman, on pouvait donc y envoyer des Lorrains sans craindre une trop grande hostilité de la part de la population locale.
Historiquement le terme francique désigne la langue des Francs ou des régions peuplées par les Francs.
Deux dialecte du francique sont parlés en Alsace:
C'est une forme de français régional dont les tournures sont influencées par le dialecte alsacien. L'accent alsacien se caractérise par une accentuation marquée de la première syllabe, au lieu de la dernière syllabe en langue française standard. Le français d'Alsace est marqué par le phénomène de calques germaniques. Le français d'Alsace comporte de nombreux mots empruntés à l'alsacien.
L'Alsace, l'une des régions les plus « étoilées » par les guides, valorise au mieux... et galvaude parfois son important répertoire gastronomique. Malgré l'afflux des touristes et une banalisation certaine, sensible à Strasbourg et dans plusieurs cités historiques situées sur la Route des Vins, bon nombre de restaurants se révèlent de qualité et, assez souvent, fort conviviaux. Les familles alsaciennes continuent de les fréquenter avec une remarquable assiduité et les repas d'amis sont beaucoup plus habituels qu'ailleurs. Il y a foule le dimanche midi dans les restaurants et les fermes-auberges de bonne réputation, même à bonne distance des grands centres (vallée de Munster, Haute-Bruche, « Pays des choux », Ried, région de Brumath, Outre-Forêt, Florival, Sundgau).
Parmi les recettes et plats traditionnels d'Alsace figurent notamment la tarte à l'oignon (Zewelkueche), le cervelas vinaigrette, les asperges (Sparichle) accompagnées de trois sauces, cette potée typique qu'est le Baeckeoffe, la tarte flambée, plus exactement : Flamekuche ou Flammekueche, maintenant connue de toute la France, autrefois spécialité d'une partie du Bas-rhin proche de Strasbourg, la choucroute, le Schiffala ou Schiffele, la pâte roulée au porc et au veau Fleischschnacka. Le gibier — le droit de la chasse est particulier dans la région — et les cochonnailles, malgré la faible production porcine locale, ont la part belle.
Le méridional Sundgau vante ses carpes frites.
Le pâté de foie gras d'oie, produit depuis le XVII siècle, passe pour une spécialité alsacienne... autant que landaise ou périgourdine (une version de ce pâté, sous une croûte de pâte ronde, fut présentée en 1780 à la table du gouverneur militaire de Strasbourg). Il est à noter que l'Alsace n'élève pas beaucoup plus d'oies que de porcs, dont elle fait pourtant une abondante consommation charcutière. En revanche, elle élève de plus en plus de canards pour la production de foie gras.
Les desserts traditionnels sont nombreux : kugelhopf ou kougelhopf, dont le nom est souvent "francisé" en Kouglof, tartes aux fruits, notamment aux quetsches et au fromage blanc, grande variété de biscuits et de petits gâteaux, appelés Bredala (les spécialités de l'Avent), pain d'épice.
(Les dénominations de produits et de plats, en dialecte, varient beaucoup d'une mini-région à l'autre : les transcriptions hasardeuses, parfois les francisations assez abusives, comme « tarte flambée », sont pléthore. Mais "tout le monde se comprend". Peu importe que l'on transcrive Baeckeoffe, Bäckkeoffe, Bækoffa, Bækenoffa, Bækaoffe : il s'agira toujours d'un mélange de viandes, de pommes de terre, d'oignons, arrosé de vin blanc, très longuement cuit au four dans une terrine hermétiquement fermée. Bien que les termes dialectaux plus ou moins francisés puissent s'écrire entièrement en lettres minuscules, l'usage de la majuscule initiale, à l'allemande, s'est souvent conservé).
La famille Haeberlin, implantée au cœur du Ried, a acquis une réputation mondiale : les plus grands restaurateurs et des chefs de très haut niveau international assistèrent au printemps 2008 aux obsèques de Paul Haeberlin, célèbre pour son talent et sa modestie. Depuis plusieurs années, son fils Marc dirige les cuisines de la grande maison de la région colmarienne. Très respectés dans le métier, représentant l'élite « Tradition & Qualité » de la gastronomie alsacienne et française, les Haeberlin n'ont cessé d'embellir l'Auberge de l'Ill (une entreprise familiale devenue une institution au milieu du siècle dernier). Elle se situe au bord de l'Ill ombragée de saules pleureurs, à Illhaeusern, 15 km au nord de Colmar ; elle se voit constamment décerner trois étoiles au Guide Michelin depuis 1967.
Pour beaucoup de gastronomes, l'expression « les deux Paul » faisait immédiatement penser à Haeberlin senior et à Bocuse, depuis toujours grands amis (Illhaeusern est jumelé avec Collonges-au-Mont-d'Or).
Jean-Pierre Haeberlin, frère de Paul, joue un rôle important dans la maison. C'est aussi un excellent aquarelliste, souvent inspiré par l'Ill, ses barques effilées, les saules pleureurs, le Ried... Il est pour beaucoup dans le très élégant décor, à la fois alsacien et ultra-contemporain, d'un restaurant aussi célèbre pour son charme que pour sa cuisine, qu'accompagne un hôtel plus qu'actuel de grand luxe discret. C'est à l'Auberge qu'exercent le Meilleur Sommelier du Monde Serge Dubs et le Meilleur Sommelier de France Pascal Leonetti.
On peut estimer à une demi-douzaine le nombre des chefs de haut niveau, dont Émile Jung, de réputation internationale (Le Crocodile, à Strasbourg, dont le journal professionnel L'Hôtellerie annonçait en janvier 2009 la vente probable) et François Paul (Le Cygne, à Gundershoffen) et à une bonne quarantaine les très bons cuisiniers des deux départements (cf. Guide rouge Michelin et Guide Pudlo).
En tenant compte d'une multitude de recommandables petits restaurants, coquets et accueillants, c'est nettement plus que la moyenne nationale française. Les Alsaciens ne le proclament pas trop, par correction, mais estiment, malgré la banalisation liée à l'invasion touristique, toujours surpasser les Lyonnais.
Kougelhopf alsacienL'association des Maîtres Cuisiniers de France, qui compte de nombreux membres dans le Bas et le Haut-Rhin, dut son renouveau à l'Alsacien Fernand Mischler, maintenant retraité, qui avait fait de son restaurant de Lembach, Le Cheval Blanc, une véritable institution.
Les cuisiniers hôteliers alsaciens sont majoritaires parmi les lauréats Mariannes et les membres de l'association Saveurs de France-Saveurs d'Europe. Ils valorisent les produits et recettes traditionnels lors de manifestations se déroulant souvent dans leur région.
Affirmant généralement leur attachement à leur province, à leur vallée ou à leur Ried, sans s'interdire le suivre les tendances, modernisant tant que faire se peut le répertoire culinaire local (ce n'est pas aisé en grand cuisine), ils innovent souvent avec tact, parfois avec audace (Georges Klein, l'Arnsbourg, à la lisière lorraine - nord de l'Alsace, se montre particulièrement inventif).
Mannala spécialité de la région mulhousienneIls font fréquemment des démonstrations à l'étranger, en Chine, au Japon, aux USA, en Russie, dans les Émirats. Marc Haeberlin veille aussi aux destinées d'un restaurant de haute gastronomie à Tokyo. Émile Jung, connu pour sa gentillesse et son goût de la balade, participe à de nombreuses manifestations en France et hors de l'Hexagone. Michel Husser, qui maintient à haut niveau le Cerf familial de Marlenheim, a fait le tour du monde et joue volontiers des saveurs méditerranéennes. Jean-Yves Schillinger, étoilé Michelin, fils d'un grand chef alsacien du siècle dernier, associe avec brio et technicité des saveurs d'ailleurs parfois insolites, dans le décor superlooké d'une maison colmarienne à l'amusante façade historico-alsacienne.
Antoine Westermann a laissé le strasbourgeois Buerehiesel, où il avait obtenu trois macarons Michelin, à son fils et a pris en mains les destinées de Drouant à Paris. Les confitures de Christine Ferber (Niedermorschwihr) sont connues de toute la France.
Le pâtissier Pierre Hermé, devenu une personnalité parisienne, installé aussi à Tokyo, revendique hautement son origine alsacienne. Il a installé une unité de fabrication dans le Haut-Rhin.
Auteur de récits, de romans et d'essais, ainsi que de plusieurs livres de cuisine, Simone Morgenthaler œuvra considérablement, pendant une vingtaine d'année, pour valoriser l'univers culinaire alsacien. Notamment avec l'émission en dialecte de FR3 Alsace Sür un Siess, très populaire, à laquelle participait Hubert Maetz, cuisinier "étoilé" Michelin de Rosheim (le Rosenmeer), connu pour son attachement aux produits régionaux (également viticulteur, il interprète de façon personnelle les vieilles recettes alsaciennes). L'arrêt brutal de l'émission, à la rentrée 2008, avait choqué beaucoup d'Alsaciens, dialectophones ou non, entraîné une pétition signée par plus de 3 000 personnes et les réactions de plusieurs hommes politiques, dont Philippe Richert, vice-président du Sénat, des députés et conseillers généraux. Des élus s'engagent pour sauver « Sür Un Siess », titra même Les Dernières Nouvelles d'Alsace, fin décembre 2008 (le quotidien régional avait annoncé l'arrêt de l'émission le 11 septembre, sans l'expliquer). Cela n'eut pas de suite.
Simone Morgenthaler a publié Adieu, Sür Un Siess aux éditions du Verger.
Les vins d'Alsace sont issus de plusieurs cépages et répondent aux spécifications de trois AOC. Il s'agit surtout de blancs, le plus souvent secs ou secs tendres, parfois très riches en sucre résiduel (vendanges tardives, sélection de grains nobles), également élaborés en crémant, bien moindrement de rouge (un seul cépage, le pinot noir) ou de rosé. Les alsaciens soulignent volontiers que le alsaces permettent un grand nombre d'accords mets-vins.
La bière est toujours brassées dans le Bas-Rhin, mais Meteor demeurait, en 2008, la dernière affaire familiale (Schutzenberger ayant cessé ses activités quelques années auparavant).
La région embouteille des eaux plus ou moins minéralisées : (Carola, Wattwiller, Celtic, Lisbeth.).
Une choucroute : l'accompagnement de charcuteries peut considérablement varierÀ part le Lyonnais, aucune région ne peut rivaliser quant à la quantité et, souvent, à la qualité d'une production livresque apparemment intarissable. L'exemple fut donné, vers 1840, par l'Oberrheinisches Kochbuch de Marguerite Spoerlin, traduit sous le titre La Cuisinière du Haut-Rhin. Ce cordon-bleu, qui hésita à publier ses recettes « en raison du grand nombre d'ouvrages de ce genre », mais peut être considérée comme pionnière, destinait son livre, « aux ménagères et aux jeunes personnes qui désirent acquérir les connaissances indispensables ». Une vingtaine d'années plus tard devait paraitre L'Ancienne Alsace à table, de Charles Gérard, Lorrain de naissance et avocat à Nançy.
Les innombrables ouvrages concernant la cuisine alsacienne, les vins et les arts de la table vont souvent bien au-delà des recettes. La majorité sont édités par La Nuée Bleue, important éditeur régional lié aux Dernières Nouvelles d'Alsace.
C'est chez cet éditeur que le cordon-bleu Suzanne Roth a publié Le Livre de cuisine des Alsaciennes. Elle avait précédemment été l'auteur de divers ouvrages culinaires, dont un livre sur les petits gâteaux alsaciens, notamment les bredele traditionnels ne se dégustant qu'à la période de l'Avent.
La romancière, journaliste et animatrice de télévision Simone Morgenthaler, dont l'émission Sür un Siess fut longtemps très populaire (voir plus haut), a publié plusieurs ouvrages de recettes à La Nuée Bleue (À la table de Simone, Les meilleures recettes d'Alsace, 500 recettes d'Alsace et d'ailleurs).
Deux auteurs non-alsaciens d'origine se sont attachés à l'Alsace gourmande avec régularité, depuis plus de vingt ans.
Jacques-Louis Delpal, auteur de Saveurs d'Alsace (1996), est co-auteur (2007) de Saveurs d'Alsace, Plaisirs des Vosges, avec Gérard Goetz, cuisinier et hôtelier en Haute-Bruche (préface de Jean-Pierre Haeberlin ; portraits de personnalités de l'Alsace gourmande). ll a écrit et illustré plusieurs ouvrages consacrés aux "pays" et cités d'Alsace, au vignoble alsacien et à la Route Verte unissant la Lorraine vosgienne à la Forêt-Noire. Germain Muller avait préfacé son deuxième guide concernant la région.
Gilles Pudlowski, Pudlo, enrichit chaque année son important guide national, qui en était à sa huitième édition en 2008, et remet à jour régulièrement son guide des restaurants de tous niveaux, des bonnes boutiques et des meilleurs vignerons. Le Pudlo Alsace, publié par Michel Lafon, place en tête des grandes tables L'Auberge de l'Ill, Le Cheval blanc de Lembach (une étoile au Michelin 2007) et Le Crocodile. Lorrain d'origine, Gilles Pudlowski a choisi de se partager entre Paris et les environs de Saverne, où il réside et travaille une partie de l'année. Depuis longtemps journaliste (il débuta au Quotidien de Paris et fut l'une des meilleures plumes du GaultMillau), il collabore régulièrement aux Dernières Nouvelles d'Alsace. Il est également également l'auteur de Je vous écris de Strasbourg, aux éditions François Bourin.
Baeckeoffe traditionnelLe Strasbourgeois Robert Werner, qui fut longtemps rédacteur en chef du journal de la TF1, a publié Je suis une Winstub aux éditions de La Nuée Bleue.
Émile Jung, le cuisinier encore propriétaire (début 2009) du Crocodile, a publié souvenirs et réflexions sous le titre Au Menu de ma vie chez le même éditeur, ainsi que À la table du Crocodile. Il est également l'auteur d'un livre sur les pâtes, très prisées en Alsace.
Édité avec l'aide de la Région Alsace, l'une des parutions de L'Inventaire du patrimoine culinaire de la France renseigne abondamment quant aux produits du terroir et aux recettes traditionnelles. Cette importante compilation, pour l'essentiel bien documentée et fiable, riche en notices historiques et en notations pittoresques, s'avère un utile ouvrage de référence (Albin Michel, 1998).
Autre ouvrage de fond, plus "écrit", érudit, abordant de nombreux sujets : Le Mangeur alsacien, de Jean-Louis Schlienger (professeur à la faculté de médecine de Strasbourg, diététicien), en collaboration avec l'historien et géographe André Braun. Fondé sur une abondante documentation, ce livre publié en 1980 à La Nuée Bleue a été repris en une luxueuse version illustrée, avec la collaboration du cuisinier Michel Orth (L'Écrevisse, à Brumath) et du photographe culinaire Marcel Ehrhard.
Jean-Louis Schlienger et André Braun ont collaboré à une "petite histoire de l'art de boire entre Vosges et Rhin", également à La Nuée Bleue : Le Buveur alsacien. Ils ont aussi participé à Petite Histoire de la Cuisine Alsacienne (Éditions du Rhin).
Documenté et nourri d'anecdotes, un rien fourre-tout, avec une préface de Germain Muller et de nombreuses recettes : Histoire et Recettes de l'Alsace gourmande, par Jean-Pierre Drischel, Jean-Pierre Poulain et Jean-Michel Truchelut (Privat, 1988).
Sylvie Bucher, aidée par Michel Habsiger, conservateur du Musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien et fabricant de pain d'épice à Gertwiller, et de l'historien Roland Oberlé, a publié Histoires de pains d'épices (Éditions Hirlé).
Jean-Pierre Haeberlin a fort joliment illustré de ses aquarelles Le long de l'Ill. Ce « carnet de voyage alsacien » (comportant des recettes) a été réalisé avec Simone Morgenthaler, précédemment citée.
Le célèbre dessinateur Tomi Ungerer, à qui Strasbourg a consacré un musée (fait assez rare pour un artiste encore vivant) inauguré en 2007, a mis en images de façon surprenante le charmant ouvrage que Tony et Jean-Louis Schneider avaient consacré aux recettes traditionnelles, avec l'aide de la journaliste Danielle Brison (60 recettes de l'Arsenal, Bueb & Reumaux / La Nuée Bleue, première édition en 1985).
Tony Schneider, disparu quelques années après la sortie du livre, avait fait de l'Arsenal de la Krutenau (quartier de Strasbourg autrefois très populaire) un haut lieu convivial de la cuisine « comme la faisait sa mère », Madeleine. Un répertoire « revisité » par son frère cadet, Jean-Louis. Moins longtemps que Chez Yvonne, mais intensément, L'Arsenal fut presque un symbole de Strasbourg. Thérèse Willer, qui accueillait et servait en salle, après ses études... d'histoire de l'art, est aujourd'hui conservatrice du musée Ungerer-Centre international de l'illustration. Preuve que la culture est toujours un peu de table en Alsace.
Plusieurs livres ont été plus spécialement consacrés au vignoble alsacien, aux accords des mets et des vins alsaciens, aux recettes à base de vins.
Serge Dubs, «Meilleur Sommelier du Monde » et collaborateur des Haeberlin (il a constitué la cave de l'Auberge de l'Ill), est l'auteur d'ouvrages particulièrement documentés, dont Les grands crus d'Alsace, ouvrage de référence publié en 2002 aux éditions Serpenoise.
Fort ouvrage fourmillant de renseignements et richement illustré (en noir et blanc), L'Art du vignoble alsacien avait été publié en 1979 par Georges Klein, conservateur du Musée alsacien de Strasbourg. Cet ouvrage de grand érudit évoque les architectures, les meubles, les ustensiles de travail et les objets décorés de l'univers viticole (Publications Jacques Freal-Éditions Garnier)
Ville et campagne, Koêt, Sundgau, vignoble, vallées vosgiennes... L'image à la Hansi de la maison à colombage est symbolique de l'Alsace, mais il existe d'autres architectures alsaciennes que les constructions à pans de bois tant pastichées (voire caricaturées dans de nombreux lotissements). Celles-ci sont d'ailleurs fort différentes les unes des autres, en raison de leur implantation, de l'aisance de ceux qui les construisirent, des usages locaux, de leur destination première. Il suffit, pour se rendre compte de la diversité, de comparer trois édifices historiques de Strasbourg logeant actuellement des restaurants connus : la Maison Kammerzell, la Maison des Tanneurs, et le Buerehiesel, ancienne ferme démontée dans la région de Molsheim et établie dans le parc de l'Orangerie.
La Maison Kammerzell (XV siècle) qui se situe à Strasbourg est l’un des plus importants édifices à colombage de la ville. Un maison à colombage.Pans de bois et torchis. L'habitat traditionnel de la plaine alsacienne, grosso-modo : le Ried, est constitué de maisons construites avec des murs en pans de bois et poutrages décoratifs (colombage) et torchis, protégées par des toitures en tuiles plates « queues de castor ». Colombage et torchis se rencontrent, certes, dans d'autres maisons de plusieurs régions de France, notamment la Normandie, mais leur abondance particulière en Alsace est due à plusieurs raisons :
Les pans de bois et les éléments de menuiserie apparents aggravaient les risques d'incendie. Afin de pallier cette situation, ils ont été peu à peu recouvert de crépi à partir du XIX siècle. Ce n'est que dans la seconde moitié du siècle dernier qu'on a entrepris de les dégager systématiquement ; plus récemment encore les Beaux-Arts ont exigé, pour accorder une subvention, que le crépi restant ne fût pas peint en blanc, comme il était d'habitude de le faire, mais dans des couleurs variées, afin de revenir à l'usage plus ancien. Les habitants ont suivi, plus pour des raisons financières que par conviction. En tout cas, on est aujourd'hui frappé par la différence entre les villages alsaciens maintenant badigeonnés, parfois avec bonheur, parfois avec excès, et les villages badois qui leur font face outre-Rhin, où le blanc règne toujours en maître.
Il se situe dans la commune d'Orschwiller à une altitude de 757 mètres d'où il domine la plaine d'Alsace et le débouché du val de Villé, en face de Sélestat.
Construit par Frédéric de Hohenstaufen en toute illégalité et détruit à plusieurs reprises, il fut reconstruit de 1901 à 1908 sous les ordres et au goût de l'empereur Guillaume II d'Allemagne plus ou moins à l'identique de ce qu'il avait été.
C'est le château médiéval le plus visité de France et l'un des sites touristiques français les plus courus.
C'est une cathédrale catholique romaine représentative de l'architecture gothique.
Sa construction a commencé en 1176 et a été achevée en 1439.
Elle mesure 142 mètres du parvis au sommet de sa flèche et a été l'édifice le plus haut du monde de 1625 à 1847.
C'est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen (151 m).
La cathédrale de Strasbourg est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche qui peut être vu à des dizaines de kilomètres à la ronde. La construction du second clocher a été abandonnée du fait de l'instabilité du sol qui ne pouvait en supporter la charge.
Elle abrite une horloge astronomique construite au XVI siècle qui a été considérée à l'époque comme faisant partie des sept merveilles de l'Allemagne.
Il s'agit d'un mont vosgien culminant à 764 mètres sur le ban de la commune d’Ottrott.
Cette montagne est surmontée par un couvent, lieu de pèlerinage très fréquenté consacré à Sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace.
Le monastère a été créé vers 700 quand le père de Sainte Odile lui légua le château de Hohenbourg. Sainte Odile le transforma en couvent. Depuis, il a été transformé en hôtel.
On peut y voir le tombeau de Sainte Odile ainsi que ceux de ses parents dans des caveaux ornés de mosaïques remarquables.
Le Mur païen, dénommé ainsi par Léon IX à cause de sa supposée antériorité au Christ, désigne en fait trois ensembles mégalithiques distincts éloignés les uns des autres de plusieurs kilomètres.
C'est une enceinte mégalithique d'une longueur totale d'une dizaine de kilomètres faisant le tour du plateau du Mont Sainte-Odile pour former une enceinte. Formé d'environ 300 000 blocs cyclopéens, il mesure entre 1,60 m et 1,80 m de large et peut atteindre 3 m de hauteur.
Ayant une certaine ressemblance avec celui du Mont Sainte-Odile, il entoure le château sur trois côtés, la portion sur le versant Est ayant disparu. Son épaisseur est de 1,80 m, sa largeur de 0,60 à 0,90 m et sa hauteur de 0,50 à 0,70 m.
Très différent des deux autres, ce mur longe la crête de la montagne en direction du sud-est / nord-ouest sur une longueur de 2 300 mètres. Ce mur est construit en pierres plus ou moins uniformes superposées les unes sur les autres, sans aucune trace de maçonnerie. La plus grande hauteur actuelle de la muraille est d'environ de 1,80 mètres et sa plus grande épaisseur ou largeur à la base de 1,70 mètres. C'est sans doute la partie la plus remarquable de toutes.
Ses origines, restant obscures et controversées, sont source de fantasmes. Certaines origines que l'on attribue au mur tiennent en effet plus des contes et légendes que de faits historiques incontestables.
C'est le plus grand musée d'automobiles pionnières du monde avec 500 véhicules dont 464 automobiles de 98 marques, dont la célèbre collection des frères Schlumpf, deux grands industriels alsaciens.
Passionnés et obsédés par leur collection, ils ont investis secrètement toute leur fortune voire plus afin d'acheter aux quatre coins du monde les voitures les plus prestigieuses et les plus rares.
Le 7 mars 1977, en pleine crise industrielle, les ouvriers licenciés de l'empire textile des frères Schlumpf découvrant les stupéfiants musées secrets en même temps que les médias du monde entier, décident de les envahir et en ouvrent l'accès au public.
Le syndicat CFDT organise les visites gratuites du musée et le nomme « Musée des travailleurs ».
L'Alsace est une région recouverte en grande partie par les aires urbaines de Strasbourg, Mulhouse et Colmar, et influencée aussi par les grandes villes étrangères proches, comme Bâle (Suisse), Fribourg-en-Brisgau et Karlsruhe (Allemagne), ce qui fait de l'Alsace une région à forte densité de population (excepté au nord-ouest du Bas-Rhin et sur les sommets vosgiens). La population s'élève à 1 817 000 habitants en 2006. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. La population a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du XX siècle. Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine.
L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9% à 19,5% de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants.
Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg, de Mulhouse et de Colmar, qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.
L'Alsace est la première région exportatrice de France par habitant, c'est également la région française la plus ouverte aux investissements internationaux.
À l'international, 35% des entreprises ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, américaine, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5% des importations alsaciennes en 2002.
Avec près de 3% du PIB national, l'Alsace se place au sixième rang des régions françaises avec un PIB par habitant de plus de 26 196 € d'euros.
Le taux de chômage relativement faible a augmenté en 2002-2003 principalement à cause de la mauvaise conjoncture en Allemagne, de laquelle l'Alsace dépend beaucoup. Par le passé, la région a dû faire face à la crise industrielle, principalement dans le secteur textile et minier.
L'Alsace est une région dont l'activité économique est variée. Selon le magazine "Capital" l'alsace se place à la 2éme place des régions française après la région rhône aples et devant l'île de france !
Le secteur primaire comprend le Vignoble d'Alsace, la culture du houblon, du tabac, du maïs et le brassage de la bière (Meteor, Kronenbourg, Fischer, Heineken) ainsi que l'exploitation forestière. Du pétrole a été extrait dans le nord (Merkwiller-Pechelbronn) et dans le sud, au nord de Mulhouse, l'exploitation de la potasse a profondément marqué les villes du bassin potassique qui constituait jusqu'en 2004 un gigantesque vivier d'emplois.
Le secteur secondaire est bien implanté historiquement avec l'industrie textile (activité qui animait des vallées entières mais a cessé au milieu du siècle dernier, laissant ici et là d'impressionnantes friches industrielles), les transports (PSA Peugeot-Citröen à Sausheim, Lohr, De Dietrich, Bugatti), les télécommunications (Alcatel) et la mécanique (SACM qui a donné naissance à Alstom). De tradition commerciale grâce à la façade rhénane, la région dispose de deux grands ports fluviaux, Strasbourg et Mulhouse, qui sont d'importantes plateformes logistiques. Mulhouse, surnommée la Manchester française, a longtemps été un des plus grands pôles industriels de France avec le textile, l'automobile et la chimie, pôle qui tente de subsister de nos jours mais dont la reconversion se fait urgente (via les pôles de compétitivité).
La Haute-Alsace (Oberelsass) est la partie méridionale de l'Alsace, correspondant à peu près aux départements actuels du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort. C'est avec la Basse-Alsace une des subdivisions de la région historique d'Alsace. La traduction allemande, Oberelsass, est encore utilisée de nos jours par les Allemands et les Suisses pour désigner le département de Haut-Rhin. Actuellement, Haute-Alsace est synonyme de Haut-Rhin.
Ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Sous l'Empire allemand, lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine de 1870 à 1918, ll s'agissait alors d'un district (Bezirke), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalent à du préfet français. Son chef-lieu était Colmar.
Villes principales :
Le drapeau de la Haute-Alsace est rouge barré de jaune et orné de part et d'autre de la barre de trois couronnes jaunes (Blasonnement : De gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe). Son union avec le drapeau de la Basse-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.
La Basse-Alsace (Unterelsass) est la partie septentrionale de l'Alsace, correspondant à peu près au département actuel du Bas-Rhin. C'est avec la Haute-Alsace une des subdivisions de la Région historique d'Alsace.
Comme pour la Haute-Alsace, ce nom a été utilisé dès l'époque du Saint-Empire romain germanique et sous l'Ancien Régime entre 1648 et 1789. Il a été à nouveau utilisé lors de l'intégration de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand, de 1870 à 1918. Il s'agit alors d'un district (Bezirk), à la tête duquel se trouve un Bezirkspräsident, équivalent à un préfet français. Son chef-lieu est Strasbourg.
Le terme Unterelsass est encore employé de nos jours par les peuples de langue allemande pour désigner le département du Bas-Rhin. La ville de Landau et ses environs, partie la plus septentrionale de Basse-Alsace, est en Allemagne.
Villes principales :
Le drapeau de la Basse-Alsace est rouge barré de blanc et orné de part et d'autre de dentelle blanche. (Blasonnement : De gueules à la barre d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même). Son union avec le drapeau de la Haute-Alsace réalise le drapeau de l'Alsace.
Il est présidé par André Reichardt, élu le 14 septembre 2009 au premier tour par 26 voix sur 47 face à Bernard Stoessel (qui exerçait la présidence par intérim depuis le décès du président Adrien Zeller le 22 août 2009), au socialiste Jacques Bigot et au FN Patrick Binder. Il comporte 47 membres.
Huit listes ont été déposées pour les élections de 2004 et ont obtenu dans l'ordre, les scores suivant :
À l'issue du second tour les résultats qui nous donnent la composition du Conseil régional ont été les suivants:
De nombreux hommes politiques alsaciens de droite comme de gauche soutiennent l'idée d'un Conseil unique d'Alsace. Les décideurs économiques sont également plutôt favorables à cette évolution. La proposition a été soumise initialement par le Conseil économique et social d'Alsace (CESA) qui juge mal adapté l'organisation territoriale alsacienne (région de petite taille et seulement deux départements qui peuvent aisément être supprimés pour réduire les échelons administratifs) et voudrait donc transférer davantage de compétences aux communes et communautés de communes chapeautées par une assemblée alsacienne unique. Ce projet trouve un écho national favorable car il est en accord avec les conclusions du rapport Attali. L'Alsace pourrait donc devenir la première région de France à se lancer dans cette nouvelle organisation.
Le président de la république, Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il souhaitait une réforme des collectivités territoriales durant l'année 2009. Il désire parvenir à la suppression d'un échelon administratif .
En réaction à cela, les élus alsacien ont annoncé leur intention de faire de l'Alsace une région pilote. Cela fait déjà plus de deux ans que les élus de tous bords se rencontrent pour élaborer un projet commun. Le 29 septembre 2008, les élus des deux départements se sont réunis pour mettre au point le projet commun de nouvelle organisation territoriale.
Dans certains domaines le droit appliqué en Alsace est un mélange de droit national et de droit local.
Ce droit local spécifique et unique pour une région de métropole se compose:
Il concerne les domaines suivants (avec les points principaux) :
L’Alsace est une région très densément peuplée, avec 223 habitants/km², contre 93,59 habitants/km² en moyenne pour la France et 116 habitants/km² pour l'Union européenne (Source : Insee). C'est la troisième région la plus densément peuplée de France métropolitaine derrière l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais. Parallèlement, c'est également la plus petite région de France en termes de superficie. L’Alsace est la première région exportatrice française, la troisième en termes de PIB. Strasbourg est la préfecture du Bas-Rhin et Colmar celle du Haut-Rhin. La Région pourrait bien expérimenter à partir de 2009, une nouvelle organisation administrative suivant la volonté du gouvernement d'alléger l'organisation des collectivités territoriales françaises.
Il ne faut pas oublier le rôle important de la ville de Strasbourg comme siège de plusieurs institutions européennes.
La Région Alsace doit son organisation spatiale à sa géographie particulière : A l'est, le Rhin fait office de frontière naturelle avec l'Allemagne. Bordée à l'ouest par le département des Vosges (88) et ses montagne vieilles l'Alsace et enfin enfermée au sud par la frontière Suisse. Toutes ces limites donnent à l'Alsace cette forme particulière allongée. Les principales villes (anciennement Décapole) sont alignées sur le Rhin, fleuve navigable, qui s'écoule du Sud au Nord offrant un grand potentiel, déjà bien exploité, pour le transport de marchandises et la production électrique par les barrages hydrauliques. Elles sont déservies par l'autoroute et le TGV.
En Alsace, le droit local accorde davantage d'autonomie aux communes que dans le reste de la France avec davantage de domaines réservés. De tradition plutôt confédérale, les Alsaciens ont toujours accordé beaucoup d'importance à leurs villes ou pôles urbains. Les initiatives politiques locales qui ont marqué la région vont toujours dans ce sens, prenons par exemple la décapole, la ville libre de Strasbourg ou la République de Mulhouse. Plus largement, la confédération est également très répandue dans les autres pays alémaniques comme en Suisse ou de manière beaucoup plus lointaine sous le royaume d'Alémanie qui était un royaume confédéral.
Son centre est entièrement classé au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France, situé sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace, du département du Bas-Rhin et la septième ville de France par sa population.
Strasbourg, est le siège de plusieurs institutions européennes dont le Conseil de l'Europe, le Parlement européen et la Cour européenne des droits de l'homme.
Le Conseil de l'Europe est l'organisation internationale de la « Grande Europe » qui comprend 47 États membres, soit tous les pays européens sauf la Biélorussie, dernière dictature d'Europe et le Kosovo, dont l'indépendance n'est pas reconnue par tous. Pour qu'un État puisse adhérer au Conseil de l'Europe, ses institutions doivent être démocratiques et il doit respecter les Droits de l'Homme.
Son but est de promouvoir la démocratie, les Droits de l'homme, la prééminence du droit, l'identité culturelle et politique européenne et la recherche de solutions aux problèmes de sociétés en Europe.
Son siège est à Strasbourg.
Le Parlement européen est le corps parlementaire de l’Union européenne (UE) directement élu par les citoyens tous les cinq ans depuis 1979. Avec le Conseil des ministres, il compose la branche législative des institutions européennes.
Le Parlement participe à l'élaboration des directives et des règlements. Il contrôle l'activité des institutions européennes. Le conseil européen, ou Conseil, lui rend compte de son activité à l'issue de chaque présidence, tous les six mois. Il supervise la Commission européenne, il élit le président de la Commission sur proposition du Conseil européen. Il approuve la composition de la Commission. Il peut la forcer à démissionner par une motion de censure. Il vote le budget de l’UE.
Le Parlement a son siège à Strasbourg en France ; ses commissions, ainsi que 2 séances plénières additionnelles se tiennent à Bruxelles ; son secrétariat général est installé à Luxembourg. Il y a actuellement 785 députés.
L'établissement de son siège à Strasbourg est sujet à polémique. En 2006, une pétition eurocitoyenne est lancée par l'eurodéputée Cecilia Malmström dans l'esprit de l'article 47 du traité établissant une Constitution pour l'Europe - mais sans valeur légale - pour que les travaux du Parlement européen soient regroupés dans la capitale belge et non plus éclatés entre Strasbourg, Luxembourg et Bruxelles. La pétition qui chiffre à 200 millions d'euros par an le coût des déménagements bi-mensuels recueille 1 000 000 de signatures en 4 mois. Rares sont ceux, en revanche, qui défendent le regroupement des travaux du Parlement sur le seul site strasbourgeois.
Le siège du Parlement européen de Strasbourg a été réalisé par l'agence d'architecture Architecture-studio et construit par la SERS.
Créée en 1959, la Cour européenne des droits de l'homme est située dans le palais des Droits de l'Homme depuis 1998. Cette cour est un organe juridictionnel rattaché au Conseil de l'Europe qui est chargé de traiter les requêtes relatives à la violation des droits de l'Homme.
Sa mission est de veiller au respect de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (nom officiel). La Cour européenne des droits de l'homme est compétente lorsqu’un État membre du Conseil de l'Europe, qui a ratifié la Convention et ses Protocoles additionnels (État partie), ne respecte pas les droits et les libertés qui y sont reconnus. La CEDH est l'entité judiciaire internationale la plus active dans le monde de par le nombre de jugements rendus.
Pour pouvoir saisir la CEDH, il faut que le justiciable ait épuisé toutes les voies de recours qui lui sont offertes dans le droit national du pays dont il est citoyen.
Mulhouse est la deuxième grande ville alsacienne et la vingt-septième ville de France en termes de population. C'est une ancienne République indépendante fondée, selon la légende, en 58 av. J.-C. et réunie à la France le 4 janvier 1798. Ancien pôle industriel d'importance reconverti dans les activités tertiaires, Mulhouse a longtemps été surnommée le « Manchester Français ». Ce glorieux passé industriel a marqué pour toujours Mulhouse et a forgé l'identité de la cité. La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk », du nom d'une tour, vestige des anciennes fortifications.
Elle est également appelée la « Ville aux Cent Cheminées » en référence à son passé industriel qui se voit encore dans l'architecture de la ville. La ville est située dans l'est de la plaine de l'Ochsenfeld, et c'est aussi la plus grande ville du Haut-Rhin. En 58 av. J.-C., la Bataille de l'Ochsenfeld (Région de Mulhouse) opposa les Romains et les Germains dans le combat le plus acharné de l'époque.
Colmar est la capitale des Vins d'Alsace et la troisième ville de la région par sa population.
La ville possède un grand nombre d'anciennes constructions typiques de l'architecture alsacienne (maisons à colombages) et de la Renaissance allemande ainsi que plusieurs églises de style gothique.
Haguenau est située à environ 30 km au nord de Strasbourg.
C'est la quatrième ville la plus peuplée d'Alsace.
La commune comprend notamment la plus vaste forêt de la région, qui marque une réelle césure au sein de la plaine d'Alsace.
De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l'Outre-Forêt par les Alsaciens.
Haguenau est située au sud de cette forêt.
Schiltigheim, cinquième ville d'Alsace par sa population, borde Strasbourg sur tout son côté nord et fait partie de sa communauté urbaine, ce qui a néanmoins handicapé son aura propre.
Elle est surnommée la Cité des Brasseurs en raison du nombre de brasseries qui s'y sont implantées mais cette activité périclite.
Schiltigheim conserve cependant quelques sites industriels (dont Caddie) et se développe dans la haute technologie.
Septième ville d'Alsace après Illkirch-Graffenstaden par sa population, Saint-Louis fait partie avec Lörrach (Allemagne) et Bâle (Suisse) de l'Eurodistrict trinational de Bâle.
La ville est en réalité la banlieue française de Bâle, comme l'est la ville allemande de Kehl pour Strasbourg.
Au nord de Saint-Louis se trouve la réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne, un vaste marais de plus de 200 hectares (dont 150 classés) géré par une association d'écologistes, de scientifiques et de naturalistes.
Huitième ville d'Alsace par sa population, Sélestat se trouve au centre de l'Alsace, dans le Grand Ried, à 22 km au nord de Colmar et 47 km au sud de Strasbourg.
La légende raconte que la ville a été fondée par le géant Sletto, d'où le nom allemand de Schlettstadt.
Sélestat est située à environ 10 km du château du Haut-Kœnigsbourg.
Au sud-est de Sélestat, l'Illwald compte parmi les plus grandes forêts alluviales d'un seul tenant en France : 1 500 hectares de verdure, d'arbres majestueux et une faune exceptionnelle qui se dévoile au regard des plus attentifs. C'est d'ailleurs pour cela que le sapin de Noël vient originellement de la ville de Sélestat, qui, en 1546, autorise à couper des sapins dans l'Illwald citée précédemment et à les décorer avec des pommes, des confiseries et des gâteaux dont la forme s'apparente à l'hostie chrétienne.
Elle abrite l'une des plus grandes populations de daims sauvages en France.
Le nom de la ville provient de l'allemand Tanne, signifiant sapin.
Elle se situe au pied des Vosges et au bord de la Thur.
Thann possède une collégiale du XV siècle, de style « gothique flamboyant » et sur les hauteurs se trouvent les ruines de l'Engelbourg, ancien château fort détruit sur ordre de Louis XIV après le rattachement de l'Alsace à la France par le traités de Westphalie, aujourd'hui appelée « Œil de la Sorcière », en référence au tronçon du donjon resté depuis ce temps en équilibre horizontal et visible de loin.
Wissembourg est située au nord de l'Alsace, à la frontière avec l'Allemagne (plus précisément l'État de Rhénanie-Palatinat).
La commune est traversée par la Lauter, affluent gauche du Rhin, qui prend sa source en Allemagne.
La partie ouest du ban communal de Wissembourg fait partie du parc naturel régional des Vosges du Nord.
La ville est, par ailleurs, ville-porte du parc.
Altkirch signifie littéralement vieille église en allemand mais provient plus certainement du latin « haute église ».
La ville est traditionnellement désignée comme étant la capitale du Sundgau.
Les transports en Alsace sont assez bien développés au vu de la densité de la population mais des projets d'agrandissement sont encore à l'étude afin d'accompagner le développement de la région.
Il est à noter que le transport ferroviaire principal se fait sur une ligne nord-sud reliant Strasbourg à Saint-Louis.
Les transports en bus ou tramway sont en plein développement dans les principales villes de la région (Strasbourg, Colmar, Mulhouse).
La principale autoroute, qui est gratuite (comme en Allemagne) est l'autoroute A35 qui relie Lauterbourg à Saint-Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Séléstat, Colmar et aux abords de Mulhouse.
La Région est relié à Paris par la ligne ferroviaire à grande vitesse Est-européenne depuis le 10 juin 2007. Le TGV Est Européen relie Paris à Strasbourg (dont la gare a été spectaculairement modernisée), en 2h20. La fin du trajet se fait à vitesse normale. Certains TGV vont au-delà de Strasbourg, desservant Colmar, dont la gare a été dédoublée à l'ouest, côté vignoble, Mulhouse, Bâle, Zurich, Stuttgart, Francfort.
Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à Saint-Louis/Bâle en passant par Strasbourg, Colmar et Mulhouse avec une courte portion en nationale à deux fois deux voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude.
L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne.
Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à deux fois trois voies, et ce, à moins de dix kilomètres du centre-ville pour Strasbourg et d'un kilomètre et demi pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en deux fois trois voies. La rareté des panneaux à messages variables et des caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager.
Il existe un projet de construction d'une nouvelle autoroute de deux fois deux voies qui contournerait l'agglomération strasbourgeoise par l'ouest afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hœrdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DRE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg.
À cela s'ajoute la décision de l'Allemagne voisine d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier (LKW Maut). Ainsi, une partie du trafic de transit de l'A5 allemande se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci. Pour tenter de remédier à cette situation, le député Yves Bur a fait adopter par l'Assemblée nationale en décembre 2005 un amendement instituant également une taxe sur les poids lourds en Alsace. Elle devrait entrer en vigueur fin 2007 ou début 2008
Quelques distances par la route depuis Mulhouse croisement A35/A36 (Sausheim - Île Napoléon) :
Quelques distances par la route depuis Strasbourg croisement A35/A4:
Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets ont été ainsi envisagés :
Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage. Il a rouvert en septembre 2008 après d'importants travaux de modernisation.
Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des deux tiers pour Strasbourg, second port fluvial français (voir Port autonome de Strasbourg). Le projet d'élargissement du canal Rhin-Rhône, destiné à relier le Rhône (et la Méditerranée) au réseau d'Europe centrale (Rhin, Danube, mer du Nord et mer Baltique) a finalement été abandonné en 1998 pour des raisons de coût et de dégradation des paysages, notamment dans la vallée du Doubs.
Il y a deux aéroports internationaux en Alsace. L'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg est le seul aéroport parfaitement binational au monde. Les compagnies aériennes offrent plus de 60 destinations en vol direct. L'infrastructure est capable d'accueillir 6 à 8 millions de passagers. 58 compagnies y sont présentes. L'aéroport international de Strasbourg à Entzheim est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin.
La faune alsacienne a beaucoup souffert de l'activité humaine notamment de la révolution industrielle. Pourtant, la région a encore récemment été le dernier refuge de nombreuses espèces aujourd'hui disparues d'Europe occidentale.
En voie d'extinction imminente. Les experts lui donnent moins de deux ans avant que l'espèce ne doive être considérée comme éteinte en France.
Son nom commun est grand hamster d'Europe, il est également appelé grand hamster d'Alsace ou marmotte de Strasbourg. À ne pas confondre avec le hamster doré, beaucoup plus petit et vendu en animalerie. Des fossiles de plusieurs milliers d'années ont été retrouvés dans la région.
Position de l'Union européenne : Espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction. L'Union européenne exige des mesure immédiates de protection mais la France tarde à les appliquer. Le comité permanent de la Convention de Berne, dédiée à la conservation de la vie sauvage, a lui-même placé la France sous surveillance pour défaut de protection de cette espèce menacée d'extinction.
L'Alsace est la seule région de France où il subsiste encore. L'espèce est actuellement menacée d'extinction dans la région, il ne reste que quelques centaines d'individus. Sa survie n'est pas assurée. Le Lycée agricole d'Obernai a procédé à quelques recensements dans ses terres cultivables et essaye de le protéger.
Son habitat est essentiellement les champs de céréales, champs de légumineuses (trèfle, luzerne...) dont l'altitude est inférieure à 500 mètres. Il préfère les sols loessiques et creuse des terriers jusqu'à 2 mètres de profondeur. Il se nourrit principalement de graines, racines, fruits, insectes, mollusques et grenouilles. Le grand hamster entre en hibernation vers octobre-novembre et n'en ressort qu'en mars-avril.
Les femelles peuvent avoir jusqu'à trois portées par an.
Le lynx présent en Alsace est le lynx d'Eurasie.
L'espèce est presque deux fois plus grande que celle d'Amérique du Nord : il mesure de 60 à 70 cm à l'épaule, sa longueur est de 80 à 130 cm avec une queue de 11 à 24 cm.
De 1983 à 1993, 12 mâles et 9 femelles qui ont été relâchés.
En 2006, on estime qu'il y aurait 30 à 40 individus en Alsace, sur environ 2 000 km (densité : 1,5 à 2 lynx/100 km).
La population se reconstitue très lentement. Elle semble toutefois encore fragile notamment en raison d'un braconnage persistant et des risques liés à la circulation automobile.
Animal emblématique du massif vosgien, c'est le plus gros gallinacé d'Europe.
Il est également appelé grand coq de bruyère.
Il vit principalement dans les forêts de conifères de montagnes.
La population de grands tétras régresse inexorablement en Alsace, principalement à cause de l'activité humaine.
En 2007, il ne resterait qu'une cinquantaine d'individus dans le massif vosgien.
Le chamois a été introduit dans les Vosges dans les années 1950, bien qu'il n'y ait aucune preuve de présence antérieure du chamois dans ce massif. Il a toutefois été prouvé qu'il était présent en Forêt-Noire.
Les mâles adultes mesurent entre 100 et 135 cm du museau à la queue, entre 67 et 85 cm de haut au garrot. Leur poids est compris entre 22 et 62 kg. Les femelles leur sont presque toujours inférieures en poids et en taille. Ces animaux atteignent leur poids maximal en automne, alors qu’ils ont accumulé des réserves durant l’été. À la fin de l’hiver, le poids des chamois peut avoir diminué de moitié.
Les chamois vivent en hardes.
Le Cerf élaphe présent en Alsace peut atteindre une longueur totale de 2,4 mètres pour 1,20 mètres au garrot et un poids de 250 kilogrammes. Le poids des animaux se stabilise vers l'âge de 3-4 ans chez la femelle (appelée la biche) et 6-7 ans chez le mâle.
La coloration du pelage varie fortement selon les saisons, l'âge et le sexe : d'une teinte brun-roux en été et gris-brun en hiver ; le mâle a généralement un pelage plus sombre que la femelle. La mue intervient deux fois par an, en avril-mai puis en septembre-octobre.
Il habite les grands massifs forestiers et peut se déplacer sur de longues distances. C'est une espèce crépusculaire et nocturne. Le rut intervient à la fin de l'été ou au début de l'automne et dure environ 1 mois mais on peut encore entendre bramer des cerfs jusqu'à mi-novembre. En cas de rencontre avec un autre mâle, après une phase d'intimidation, les deux adversaires vont mener un combat très violent durant lequel il se projettent la tête en avant l'un contre l'autre dans le but de déséquilibrer l'adversaire. Le cerf dominant, qui a éliminé ses concurrents, peut ainsi s'accoupler avec 10 à 30 biches.
Le cerf élaphe est herbivore.
Belgrandia gfrast est une espèce d'escargot nain à opercule endémique de l'Alsace, plus précisément de la réserve naturelle de la Petite Camargue Alsacienne. Elle fut découverte en 2000 par des chercheurs de l'Université de Bâle. Cet escargot ne mesure qu'1,8 millimètre et ne vit nulle part ailleurs dans le Monde.
De nombreux inventaires sur les insectes ont été effectués en Alsace par divers groupements et associations portant notamment sur un recensement des orthoptères (grillons, criquets, sauterelles, ...) en 1998 ; puis celui des rhopalocères diurnes (certains papillons), les orthoptères et les odonates (libellules, ...) en 2004 et enfin des fourmis de France par département qui a reçu les premières identifications du Haut-Rhin en août 2006 et du Bas-Rhin dès Mars 2006, les listes se complétant peu à peu.
La variété alsacienne est utilisée à des fins textiles et d'isolation. Cette variété possède un très faible taux de THC et n'est pas destinée à être fumée. La France est le second producteur mondial de chanvre derrière la Chine et c'est l'une des filières vertes qui pourraient être soutenues en France. En 2008, en France, le taux de THC devrait être inférieur à 0,2 % conformément à la règlementation européenne (règlement CE n 1782/2003 du Conseil du 29/09/2003 modifié, règlement CE n 796/2004 de la Commission du 21/04/2004 modifié). Les variétés éligibles sont inscrites en annexe 2 du règlement 796/2004 modifié.
Le chanvre cultivé alsacien était connu jadis pour sa hauteur et la résistance de sa fibre après avoir considérablement décru durant le XX siècle, le chanvre cultivé retrouve un second souffle en Alsace avec la prise de conscience écologique et le développement des matériaux d'isolation. Le chanvre possède en effet des capacités isolantes plus qu'intéressantes compte tenu de son coût de production.
La région Alsace mène actuellement une politique d'incitation au développement de cette filière prometteuse.
Tous les ans le village de Storckensohn organise début avril une fête du chanvre baptisée Festi'chanvre.
L’Alsace est une région propice aux projets de géothermie profonde. Le sous-sol est en effet composé de roches fracturées situées à 5 000 mètres de profondeur et atteignant une température de 200 °C.
Un projet européen de recherche, à Soultz-sous-Forêts, a pour but de développer une nouvelle forme de géothermie tandis que le projet suisse Deep Heat Mining Basel est situé non loin de la frontière.
L'Alsace est l'une des régions on l'on produit le plus d'électricité issue de l'énergie hydraulique. Avec une puissance installé de 1407 MW et une production nette d'électricité de 7041 GWh par année, elle se classe dans les 4 premières régions de France. Les 7 milliards de kWh produits représentent deux tiers de l’électricité consommée en Alsace. La production des centrales hydrauliques est comparable à celle de la centrale nucléaire de Fessenheim qui a fourni l’an dernier 9,5 milliards kWh avec une capacité de 1800 MW (deux réacteurs de 900 MW). Il y a dix centrales hydroélectriques d’EDF installées au fil de l’eau sur le Rhin, couvrant une distance de 166 km et un dénivelé de 121 m entre la frontière suisse et Lauterbourg.
L'Alsace est une région très urbanisée et intensivement cultivée. De nombreux habitats y sont devenus semi-naturels mais abritent encore une biodiversité significative. Le Conservatoire des sites, la DIREN et les collectivités travaillent à la restauration d'une trame verte, et au suivi d'indicateurs de la biodiversité.
La région est dotée d'un équipement hospitalier et de recherche en santé, de hauts niveaux. Néanmoins, si le nombre de morts par traumatismes externes y est le plus faible de France, l'espérance de vie y était encore au début des années 2000 parmi les plus basses de France métropolitaine ; L’Alsace est la 4 région où l’espérance de vie des femmes est la plus basse (avec 82,4 ans en moyenne pour les femmes) après la Lorraine, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais, et l'Alsace est en dernière position en France métropolitaine (moyenne de 75,7 ans) pour les hommes en 2002. À structure par âge identique, le taux de mortalité a néanmoins baissé de 20 % en 10 ans (1989-1999). (peut-être en raison d'une nourriture traditionnellement très riche en viandes, sauces et alcools), mais la différence avec la moyenne nationale tend à diminuer constatait l'INSEE au début des années 2000. Le risque de ne pas vivre vieux est nettement plus élevé pour les ouvriers : Entre 20 et 59 ans, le taux de mortalité masculin des ouvriers est 4 fois plus élevé que celui des cadres rappelle l'INSEE. Des causes environnementales semblent également exister (passif industriel localement, périurbanisation, circulation et agriculture intensive source de pollutions qui peuvent stagner dans les vallées), car comme le note l'INSEE, d'un point de vue statistique : « les personnes nées en Alsace mais ayant quitté la région vivent plus longtemps »... Les cancers qui sont la seconde cause régionale de mortalité (34% des décès masculins, 23% des décès féminins) sont proportionnellement plus nombreux en Alsace que pour l’ensemble du territoire métropolitain, et si la mortalité est stabilisée grâce aux progrès de la médecine, le nombre de cas augmente régulièrement. La première cause de mortalité sont les affections cardio-vasculaires (36 % des décès féminins et 29 % des décès masculins de 1998 à 2000), ce qui positionne l'Alsace juste derrière le Nord-Pas-de-Calais pour les records en termes de maladies de l’appareil circulatoire
L'Université de Strasbourg (UdS), l'Université de Mulhouse-Colmar, l'Université de Bâle, l'Université de Fribourg et l'Université de Karlsruhe, forment la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur (EUCOR). Ensemble, elles cherchent à consolider leur stature internationale.
Elles sont 9 dont 7 dans le Bas-Rhin à Strasbourg, et 2 dans le Haut-Rhin à Mulhouse. Elles sont réunion sous l'effigie de l'association Alsace Tech, afin d'accroitre leurs visibilités à travers une identité commune, au plan national et international.
Les 9 grandes écoles d'ingénieurs formant ce réseau sont l'INSA de Strasbourg (Institut national des sciences appliquées de Strasbourg), l'ECPM (École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg), l'ENGEES (École nationale du génie de l'eau et de l'environnement), l'ENSCMu (École nationale supérieure de chimie de Mulhouse), l'ENSISA (École nationale supérieure d'ingénieurs sud Alsace), l'ENSPS (École nationale supérieure de physique de Strasbourg), l'EOST (École et observatoire des sciences de la terre), l'ESBS (École supérieure de biotechnologie de Strasbourg), l'EM Strasbourg (École de management Strasbourg).
Depuis le 1 janvier 2009, les trois anciennes universités de Strasbourg (Université Louis Pasteur, Université Robert Schuman, Université Marc Bloch) ont fusionné pour former l'Université de Strasbourg. Elle compte près de 42 000 étudiants (dont 21 % d'étudiants étrangers), 5 230 membres du personnel, 39 composantes (unités de formation et de recherche, facultés, écoles, instituts) et 86 unités de recherche, elle est la plus grande université de France. La consolidation de la nouvelle université se prolongera jusqu'en 2012.
Répartie sur trois campus: Le campus de Colmar, réparti sur les sites Grillenbreit et Bipôle et les deux campus de Mulhouse, le campus de l'Illberg et le tout nouveau campus de La Fonderie.
L'UHA comprend différentes écoles d'ingénieurs, plusieurs facultés et autres organismes de formation dont :
Seul l'IUT de Colmar a ses instances dirigeantes à Colmar ; cependant de nombreuses formations dont le siège des établissements est à Mulhouse se déroulent à Colmar. On peut citer par exemple la FSESJ où une spécialisation dans le département Gestion-Commerce a été intelligemment opérée. Les formations et parcours plus orientés « commerce » sont à Colmar, ceux plus orientés « gestion » sont à Mulhouse et de nombreuses passerelles et synergies existent entre les deux de manière à offrir la meilleure adaptabilité possible.
Les eurodistricts sont des entités administratives européennes regroupant des agglomérations urbaines situées de part et d'autre des frontières allemande, française et suisse. La France compte cinq eurodistricts, trois se trouvent en Alsace dont l'unique eurodistrict trinational français.
Les eurodistricts offrent un cadre à la coopération (par exemple en matière de transport, éducation, culture, santé, voirie et infrastructures, distribution d'eau, etc.) voire à l'intégration des communes qui le constituent.
C'est un peut l'équivalent européen des communautés urbaines.
L'Alsace développe, via des accords, des relations étroites avec les régions suivantes :
| Andlau Bruche Château de Kaysersberg Château de Saint-Ulrich | Château de Saverne Château du Hohlandsbourg Château du Pflixbourg Cigoland | Col du Bonhomme Fecht Lac Blanc Lièpvrette | Ormont Weiss |
