Ambert est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne. En occitan, elle se nomme Embèrt, mais est prononcée Imbert.
Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Issoire, Riom et Thiers.
Ses habitants sont appelés les Ambertois.
La commune est traversée, en dehors de la zone urbanisée, par le cours de la Dore, affluent de l'Allier. Ambert se situe dans la plaine d'Ambert entouré à l'est par les Monts du Forez et à l'ouest par les Monts du Livradois
La commune d'Ambert est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.
Dans son Guide de l'Auvergne mystérieuse, Annette Lauras-Pourrat (fille d'Henri Pourrat), rapporte que le nom d'Ambert dériverait d'Amberitus qui aurait signifié, à l'époque gallo-romaine, le « gué sur la rivière » (la Dore).
Les Allées, Aubignat (suivant le côté du ruisseau, sinon SAint Ferréol des Côtes), la Barge, la Barrate, Beauvialle (anciennement Bostvial = le vieil bois), la Bégonie, la Besseyre, Bioras, Boisseyre, les Bordes, la Borie, le Bost, les Bracons, la Brugerette, les Bruyères, les Bruyères de Châtelet, Bunangues, les Caires, le Champ de la Jarrige, le Champ de Clure, Chanabert, la Chardie, Châtelet, Chaudabris, les Chaux, Cleurettes, la Collange, la Combe, Combrias, Combris, le Cros de Dore, le Cros de Montgolfier, Daragon, Étagnon, le Faveyrie, la Fougedoire, le Fournet, la Garde, la Gerle, Germanangues, Gonlaud, Goyes, le Grand Cheix, Grandsaigne, Gratarelles, Ladrye, Ligonne, les Loyes, Magnarot, Marcheval, le Mareynat, le Mas de la Farge, la Masse, Maufre, Meydat, le Monteix, le Montel, Montgolfier, Moulin de la Sagne, le Moulin du Lac, la Murette, Nouara, Paneton, Pellegrole, les Perriers de Valeyre, la Planche, Pomeyrolles, Pont de Chauttes, Pouteyre, le Poyet Marraud, le Poyet Valentin, Pradelles, Reveret, la Ribbe Basse, Richard de Bas, la Rodarie, la Roche, Rodde, la Sagne, Saint-Pardoux, Saint-Pierre, Saint-Roch, chez le Soldat (car un garçon de cette maison se faisait payer pour d'autres garçons durant leurs temps d'appelés militaires), Terre Rouge, la Tolle, Valeyre, la Vaure, les Vergnes sous Goye, la Vernadelle, Viallis, Villeneuve, le grand Vimal, le petit Vimal, les Virands, la Visseyre, Zol (anciennement : DAPZOL ou APZOL).
Liste incomplète : manquent les lieux-dits et écarts visibles sur les cartes IGN-Série bleue 2732 E (Saint-Georges-en-Couzan) et 2733 E (Saint-Anthème-Viverols)
Selon une thèse non attribuée citée par Annette Lauras-Pourrat, les Ambertois auraient pu être « les Ambivareti dont César rapporte la dissidence d'avec les Arvernes et qui, même après Alésia, demeurèrent insoumis », ajoutant que ce nom aurait pu signifier « ceux qui sont défendus de toute part » (par les montagnes) et termine en disant que « les tenants de cette thèse ne manquent pas de faire le rapprochement avec les sites d'Amberg en Bavière et d'Amber en Inde ». Les rapprochements phonétiques sont cependant hasardeux et n'ont souvent rien à voir avec l'étymologie. "Am Berg" signifie "du mont", toponyme et patronyme courant tant en allemand qu'en français. Il vaudrait mieux s'inspirer de la racine gauloise amb- que l'on retrouve souvent. Cf en particulier le territoire des Ambarres dans la plaine de l'Ain, pourvu d'une abondance de toponymes en amb-, dont Ambérieu.
Jusqu'au XVe siècle, le bourg d'Ambert était morcelé en trois quartiers spécifiques, correspondant à une division ternaire de la société : un quartier marchand, un quartier ecclésiastique et monastique, et un quartier « seigneurial », qui se « mélangèrent » à partir de la construction de l'enceinte fortifiée dite des 19 tours (aujourd'hui disparue).
Ambert fut très éprouvée par les suites du massacre de la Saint-Barthélemy. Une bande de Huguenots, commandée par le capitaine Merle, s'empara de la ville en 1574 et y fit subir pillages, massacres et autres sévices à une population majoritairement catholique. La ville fut ensuite reprise par les catholiques.
Dans un registre plus paisible, l'histoire d'Ambert et de toutes les communes environnantes est indissociable de la fabrication de la pâte à papier à base de chiffon d'origine végétale (chanvre et lin), à laquelle se consacraient plus de 300 moulins au XVe siècle. Les maîtres papetiers avaient reçu leur savoir-faire de maîtres italiens. Les premiers tirages de l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert, furent d'ailleurs imprimés sur de la pâte à papier d'Ambert.
Le brigand et contrebandier Mandrin fit un passage à Ambert le 12 octobre 1754 ; il existe toujours dans la ville une Tour Mandrin.
Le déclin progressif de l'industrie papetière, à partir de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, fut partiellement compensé par la montée en puissance, dès le XVIIe siècle, des métiers du tissage, de la passementerie, de la tresse et du lacet, de la broderie et de la fabrication de chapelets.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Ambert est, avec Issoire, l'une des deux sous-préfectures victimes des canulars arbitraires et anarchisants des sept héros des Copains, roman de Jules Romains paru en 1913. Le choix s'était porté sur ces deux villes car, sur une carte de France, elles lorgnaient d'un mauvais oeil les sept amis. Yves Robert en tira en 1964 un film du même nom (Les Copains), dont la musique fut le célèbre titre de Georges Brassens, Les Copains d'abord. Les copains y décident de se donner rendez-vous devant la façade de la mairie, chose difficile puisque la mairie est... ronde !
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