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France / Poitou-Charentes / Charente / Angoulême

Angoulême (en saintongeais Engoulaeme) est une ville française, préfecture du département de la Charente, dans la région Poitou-Charentes. Établie sur un plateau dominant une boucle de la Charente, elle est surnommée le balcon du Sud-Ouest.

Capitale de l'Angoumois sous l'ancien régime, elle a longtemps été une place forte au carrefour de plusieurs voies de communication importantes et fut assiégée à plusieurs reprises au cours de son histoire.

De nos jours, elle est le centre d'une agglomération parmi les plus industrialisées entre Loire et Garonne (industrie papetière établie au XVIe siècle, fonderie et électromécanique développée à une période plus récente), comptant plus de 100 000 habitants. Par le nombre d'habitants, elle se place ainsi au même rang que les autres grandes agglomérations de sa région administrative : Poitiers, La Rochelle et Niort.

Ses habitants sont les Angoumoisins, Angoumoisines.

Géographie

Topographie de la ville d'Angoulême

Angoulême est située dans une boucle de la Charente, limitée en amont par la confluence de la Touvre et en aval celles de l'Anguienne et des Eaux-Claires.

Géologie

Les formations du Jurassique supérieur avec dispositions d'est en ouest d'affleurements de plus en plus récents débordent la rive droite de la Touvre et donc se situent dans la partie nord d'Angoulême.

La ville s'est créée sur le plateau calcaire qui domine à pic la boucle du fleuve, une formation du Crétacé supérieur qui forme un plateau découpé de vallées parallèles.

Ce plateau calcaire comporte des cavités naturelles réaménagées par l'homme sous forme de trois à quatre étages de caves dont certaines comportent des silos à grains antiques.

Relief

La partie ancienne de la ville est bâtie sur le plateau, éperon rocheux créé par les vallées de l'Anguienne et de la Charente, à une altitude de 102 mètres, alors que la berge du fleuve, la partie inondable est à 27 mètres. Angoulême est caractérisé par la présence de ses remparts sur un à-pic de 80 mètres.

Accès

Angoulême se trouve au croisement d’un important axe nord-sud, la N 10 Paris-Bayonne-Espagne, et de l’axe est-ouest Limoges-Angoulême-Saintes, la N 141, route Centre-Europe Atlantique. Angoulême est aussi reliée à Périgueux par la D939 et à Saint-Jean-d'Angély par la D939.

Par le train, la ligne Paris-Bordeaux, empruntée majoritairement par des TGV, passe par Angoulême et le TER Limoges-Saintes assure les correspondances.

Par l'eau, même si actuellement le fleuve Charente n'est plus utilisé que pour le tourisme, il a été voie de communication et surtout de transport de marchandises jusqu'au XIXe siècle et le port de l'Houmeau a été très actif.

L' Aéroport international Angoulême-Cognac est à Brie-Champniers.

Quartiers

Plan d'Angoulême en 1914.

Le vieil Angoulême est la partie ancienne, entre le rempart et le centre ville aux ruelles tortueuses et petites places. Le centre ville, situé aussi sur le plateau a été dépeint par Honoré de Balzac dans « Les Illusions Perdues » : « en haut la noblesse et le pouvoir». Château, mairie, préfecture, cathédrale et riches demeures s'y côtoient. Mais contrairement au vieil Angoulême, l'ensemble du centre ville a été très remanié au XIXe siècle.

Autour, les anciens quartiers étaient au nombre de cinq, l'Houmeau, Saint-Cybard, Saint-Martin, Saint-Ausone et La Bussatte. Le quartier de l’Houmeau est quant à lui désigné sous la plume de Balzac par un « en bas le commerce et l’argent »; car ce quartier vivait du commerce, des bateliers et de leurs gabarres. Le port de l'Houmeau fut créé en 1240 sur la rive du fleuve. Il marquait le début de la partie navigable, qui allait d'Angoulême à la mer. Saint-Cybard, sur la rive de la Charente s'est créé autour de l'abbaye Saint-Cybard puis est devenu un quartier industriel et ouvrier avec ses papèteries, en particulier Le Nil. Saint-Martin, Sainte-Ausone, est un quartier formé de deux anciennes paroisses à l'intérieur des remparts. La Bussatte Champ de Mars est une esplanade transformée aujourd'hui en centre commercial, et jouxte Saint-Gelais.

Aujourd'hui, la ville compte quinze quartiers :

  • Centre-ville
  • Vieil Angoulême
  • Saint-Ausone - Saint-Martin
  • Saint-Gelais
  • Bussatte - Champ de Mars
  • L'Houmeau
  • Saint-Cybard
  • Victor-Hugo, Saint-Roch est marqué par la présence militaire.
  • Basseau est un quartier qui s'est créé au XIXe siècle avec le port de Basseau, les usines dont la poudrerie en 1821 et la papeterie La Roche-Joubert en 1842, puis le pont en 1850.
  • Sillac - La Grande-Garenne est à la fois pavillonnaire et construit d'ensembles HLM.
  • Bel-Air, la Grand Font est le quartier de la gare et de l'ensemble immobilier des années 1950 de la Grand Font.
  • La Madeleine qui lui est proche a été totalement reconstruit après les bombardements de 1944.
  • Ma Campagne est une zone détachée de la commune de Puymoyen en 1945 et construite en habitat collectif à partir de 1972.
  • Le Petit Fresquet, lui aussi détaché de Puymoyen, est semi-rural.
  • Frégeneuil est dans le même cas.

Panorama de la ville

Panorama d'Angoulême, vu de Saint-Martin.On voit l'église St-Ausone, la cathédrale St-Pierre, l'hôtel de ville.

Communes limitrophes

Toutes ces communes sauf Dirac font partie de la COMAGA, la communauté d'agglomération.

Climat

Le climat est océanique de type aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Hydrographie

Le Port-l'Houmeau, l'ancien port sur la Charente situé dans le quartier de l'Houmeau, est en zone inondable et lors des crues le boulevard Besson Bey est coupé de façon assez habituelle.

Toponymie

Depuis l'Antiquité, le nom de la ville a connu de nombreuses variantes : Iculisma, Civitas Engolismensium, Equalisma, Engolma, Egolesma, Engolisma (Notitia provinciarum civitatum Galliae), (cartulaire des églises d'Angoulême). Aucune étymologie convaincante n'a été proposée à ce jour. Angoulesme est l'ancien nom porté par la ville. Avec le temps, comme beaucoup de mots de la langue française, Angoulesme perdit son 'es' qui se transforma en 'ê' ('e' accent circonflexe).

Histoire

Antiquité

L’histoire de la ville est très mal connue avant la période romaine : on sait simplement que la colline était occupée par un oppidum, dont des traces ont été trouvées lors des fouilles du cimetière Saint-Martial sous le nom d’Iculisma. Sa monnaie était Lemovice.

La ville qui n'était pas sur les grands axes routiers était considérée par le poète Ausone comme une petite bourgade. Aucun monument romain n'est retrouvé, mais elle bénéficie de la pax romana et commerce par le fleuve. Elle connaît une période prospère à la fin de l’Empire romain. Le promontoire rocheux qui domine la Charente de 80 mètres et l'Anguienne de 60 mètres formant une position stratégique, elle est érigée au rang de capitale de civitas (fin IIIe ou IVe siècle), et la première forteresse date de la fin de l'Empire romain. Le rempart du Bas-Empire qui entourait 27 hectares a été entretenu jusqu'au XIIIe siècle. Le réseau de voies romaines est alors réorganisé en sa faveur avec les cités alentours (Bordeaux, Saintes, Poitiers, Limoges, Périgueux) .

La ville du Haut-Empire est restée longtemps inconnue. Les fouilles récentes ont apporté des détails sur l'alimentation de la ville romaine. La fouille d'un puits daté du début de l'ère montre que la nappe phréatique était très proche. Un vaste ensemble thermal a été trouvé sous le palais de justice, ce qui est habituellement en relation avec une amenée d'eau par un aqueduc.

Le premier évêque d'Angoulême sera Saint Ausone au IIIe siècle. Cette importance permet aussi l’implantation d’un comte au VIe siècle Turpion (ou Turpin) (839-863), conseiller de Charles le Chauve. Cependant, elle est systématiquement rattachée aux différents royaumes aquitains, et la fin de l’Antiquité pour la ville est à situer en 768, quand Pépin le Bref vainc Hunald II et l’amarre au royaume franc.

Haut Moyen Âge

La jambe de Clovis

La ville, tenue par les Wisigoths, adeptes de la version arianiste du christianisme est assiégée une première fois par Clovis en 507 après Vouillé, puis prise en 508.Les chroniqueurs Grégoire de Tours, Adémar de Chabannes rapportent un nouveau phénomène miraculeux : Clovis recevant une aide divine pour combattre les hérétiques aurait vu les murailles redoutables de la ville s'écrouler à son approche, tel Josué à Jéricho, sans même avoir recours aux trompettes ! .

Au cours de la bataille, cependant Clovis aurait été gravement blessé à une jambe, sans doute une fracture. Le fait est rapporté par la tradition, et sur une tour de la 2e enceinte figure une jambe sculptée qui est dite « jambe de Clovis ».

Lors de son passage à Angoulême, après avoir fait passer la garnison au fil de l'épée, Clovis fit abattre l'ancienne cathédrale wisigothe dédiée à Saint-Saturnin pour en rebâtir une nouvelle, portant le nom de Saint-Pierre. Seuls subsistent de cet édifice primitif deux chapiteaux sculptés en marbre qui encadrent la baie d'axe dans l'abside de l'actuelle cathédrale.

Au VIIe siècle saint Cybard est resté reclus, dans une grotte située sous le rempart nord d'Angoulême, en prolongement du Jardin Vert, ce qui provoque la création de la première abbaye, l’abbaye Saint-Cybard, alors que la création de la première abbaye de femmes, l’abbaye Saint-Ausone se fait sur la tombe du premier évêque de la ville.

En 848, Angoulême est pillée par le chef viking Hasting. En 896 ou 930 la ville subit une nouvelle attaque des envahisseurs vikings. Mais cette fois ils se heurtent à une résistance efficace. Guillaume Ier, troisième comte d'Angoulême, à la tête de ses troupes, leur livre un combat décisif. Au cours de cet engagement, il aurait fendu à mi-corps, d'un magistral coup de taille le chef normand Stonius, ainsi que son casque et sa cuirasse.C'est cet exploit qui lui aurait valu le nom de Taillefer, que portent tous ses descendants jusqu'à Isabelle d'Angoulême, dite également Isabelle Taillefer.

Du Xe siècle au XIIIe siècle, les comtes d'Angoulême, les Taillefer puis les Lusignan, renforcèrent les défenses de la ville et les agrandirent en englobant le quartier Saint-Martial.

En 1110, l'évêque Girard II fait ordonner la construction de la cathédrale actuelle.

Article détaillé : Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême.

Les 800 ans de la commune

Le 18 mai 1204 une charte est signée par Jean Sans Terre, roi d'Angleterre pour rendre officielle la création de la commune d'Angoulême. Le roi « concède aux habitants d'Angoulême de garder les libertés et justes coutumes de leur cité et de défendre leurs possessions et leurs droits ». La ville célébra cet anniversaire toute l'année 2004.

En 1308 à la mort de Guy de Lusignan, le comté d'Angoulême revient à la couronne de France. Il est donné à Louis d'Orléans frère du roi Charles VI en 1394 puis transmis à son fils Jean d'Orléans (1400-1467) grand-père de Marguerite d'Angoulême et de François Ier. Le Bon comte Jean d'Angoulême agrandit magnifiquement le château comtal lors de son retour de captivité anglaise au milieu du XVe siècle.

Angoulême, siège d'un comté, l’Angoumois, parvient avec lui à une branche de la famille de Valois dont est issu François Ier, roi de France de 1515 à 1547, né à Cognac en 1494. En 1524, le navigateur italien Giovanni da Verrazzano revient des Indes. Il annonce à François Ier avoir découvert un nouveau territoire qu'il a nommé Nouvelle Angoulême en son honneur. Ce territoire devient par la suite la Nouvelle-Amsterdam, puis New York.

Jean Calvin, promoteur du protestantisme et ami de Jean du Tillet, archidiacre d'Angoulême, obligé de fuir Paris en 1533, se réfugie à Angoulême et dans les grottes de Rochecorail à Trois-Palis. Il y rédige une partie de l'Institution de la religion chrétienne dont la première édition est publiée en latin à Bâle en 1536.

Lors de la première guerres de religion, la ville prend les armes : elle est reconquise en 1563 par Montpensier. En 1565, Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la cour. En octobre 1568, la ville est prise par les protestants.

Henri III fut dans sa petite enfance duc d'Angoulême. Il en a laissé une description peu flatteuse « Les rues d'Engolesme sont tortes, les maisons sans ordre, les murailles bâties de diverses sortes de maçonneries qui montrent qu'elle a été faite en plusieurs fois et souvent prise et ruinée »

En 1588, le maire d'Angoulême François Normand seigneur de Puygrelier reçoit l'ordre d’Henri III d'arrêter le duc d’Épernon, gouverneur d'Angoumois. Il mène l'assaut qui est repoussé et il meurt le 10 août 1588.

En 1619, Marie de Médicis en fuite y est reçue par le duc d’Épernon, gouverneur de l'Angoumois. Ensuite le château ne fut que la résidence des gouverneurs.

Pendant la Révolution française la ville fut appelée Montagne-Charente.

Seconde Guerre mondiale

Le 24 juin 1940, la 2e division Verfügungstruppe (troupe spéciale d'intervention) Das Reich, appuyée par d'autres unités de la Wehrmacht, fait son entrée à Angoulême. Ces troupes neutralisent et font prisonniers les nombreux soldats français réfugiés dans la ville. On estime leur nombre entre 10 et 20 000. Ils seront rendus à la liberté dans les jours suivants.La division Das Reich, qui se rendra tragiquement célèbre en 1944, va continuer sa « guerre éclair » en rejoignant au plus vite la frontière espagnole pour définir rapidement la ligne de démarcation qui va couper la France en deux.Angoulême va se trouver en zone occupée, sous autorité allemande et siège d'une "Feld Kommandantur". La frontière avec la zone libre, familièrement appelée zone nono (non occupée) passe à environ 20 kilomètres à l'est d'Angoulême, dans la forêt de la Braconne, scindant le département en deux. Cette partie subira le régime de Vichy.Le 20 août 1940 part d'Angoulême un convoi de républicains espagnols : le convoi des 927. c'est le premier convoi de l'histoire de la Déportation en Europe. Les hommes de plus de 13 ans seront dirigés vers les camp de Mauthausen où très peu survécurent, les femmes et les enfants seront rendus à Franco.Ces réfugiés avaient été rassemblés dans les camps de "la Combe aux Loups" à Ruelle-sur-Touvre et des "Alliers" à Angoulême. Ce dernier servit également de camp de concentration pour les nomades.Le 21 octobre 1941 le jeune Gontran Labrégère, qui avait tenté, avec son ami Jean Pierre Rivière d'incendier en gare d'Angoulême un train de paille et de munitions est fusillé par les occupants.C'est le premier d'une longue liste de 98 résistants ou otages originaires de Charente.En 1942, le maire Guillon est destitué, accusé d'appartenir à une organisation déclarée hors la loi par le régime de Vichy. Il sera remplacé par un notable, l'industriel Pallas.Le 8 octobre 1942, 387 personnes d'origine juive sont arrêtées puis déportées à Auschwitz. Huit survivants en reviendront.Le 19 mars 1944 un bombardement allié fait d'importants dégâts et une victime à la Poudrerie nationale.Le 15 juin et le 14 août 1944, la gare est la cible des forteresses volantes américaines qui déversent un tapis de bombes faisant peu de dégâts à l'ennemi mais causant la mort de 242 victimes, détruisant 400 maisons et faisant 5 000 sinistrés, dans les quartiers de l'Éperon, l'Houmeau, la Madeleine et la Grand-Font.À la fin du mois d'août 1944 la Colonne Elster qui réunit des débris de différentes unités allemandes et la Légion Hindoue traverse la ville sans incident notable en se repliant.

Différentes unités des FFI du département et des renforts venus de Dordogne commencent alors l'encerclement de la ville. Le soir du 31 août l'attaque est lancée, mettant en fuite les restes de la garnison allemande. Celle-ci n'a heureusement pas eu la possibilité d'organiser la défense de la ville en utilisant les nombreux et redoutables ouvrages fortifiés érigés dans ce but.Dans la nuit du 31 août au 1er septembre la ville est libérée, un Comité de Libération et un nouveau préfet sont installés.Cette attaque aura fait cependant 51 victimes dans les rangs des différentes unités engagées : Maquis de Bir Hacheim, Groupe Soleil, SSS (Section spéciale de sabotage), etc...

Après-guerre

Après la guerre, la ville connaît une grande expansion de ses quartiers périphériques. D’abord la Grand-Font et Bel-Air, suite au programme de reconstruction du MRU après les dommages de guerre, le quartier de la gare ayant été bombardé en 1944. Puis dans les années 1960, ce sont les quartiers de Basseau (ZAC) et la Grande-Garenne, ainsi que la création de la ZUP de Ma Campagne dans les années 1970.

Peu à peu, les industries déménagent dans des zones industrielles plus spacieuses créées dans les communes périphériques, entre 1959 et 1975 :

  • Sillac-Rabion (1959)
  • les Agriers (1964)
  • ZI no 3 : le Gond-Pontouvre et l'Isle-d'Espagnac (1967)
  • Nersac (début années 1970)
  • la Combe à Saint-Yrieix (1980)

L'urbanisation affecte aussi les communes périphériques, avec les ensembles de Soyaux et Ruelle-Villement et fait de l'agglomération une des principales cités du sud-ouest .

En 1972, la ville signe un contrat "ville-pilote" avec l'État (la DATAR, représentée par Albin Chalandon),, ce qui permet de faire des grands travaux d'aménagement : petite rocade (pont et rue Saint-Antoine, boulevard de Bretagne, tunnel de la Gâtine), pénétrante de Ma Campagne appelée voie de l'Europe, ZUP de ma Campagne, centre Saint-Martial, parkings souterrains Bouillaud et St-Martial, piscines couvertes Montauzier et Ma Campagne, rue piétonne, plan de circulation (mise à sens uniques) et gestion informatisée des feux tricolores (Angoulême fait partie des premières villes de France avec Bordeaux où le système informatisé Gertrude est implanté, appelé Philibert à Angoulême, transports urbains STGA (une dizaine de lignes de bus radiales), aménagement de la place Bouillaud, conservatoire de musique.

En 1989, défait aux élection municipales, le député-maire PS, Jean-Michel Boucheron laisse un trou de 164 millions de francs dans les finances de la ville et une dette de 1,2 milliard de francs. Ce déficit a obéré les finances de la ville et longtemps servi de justificatif au non-engagement dans la réalisation de certains travaux.

La petite rocade (le quart sud-ouest, c'est-à-dire le boulevard d'Aquitaine, un deuxième pont sur la Charente et le raccordement à la voie de l'Europe) n’est terminée qu'en 1995.

Les trois piscines de la commune (Montauzier, Ma Campagne et la piscine d'été de Bourgines) ferment en juin 2001 (décision du maire Ph.Mottet) suite à l'ouverture d'un complexe aquatique Nautilis à Saint-Yrieix .

Héraldique

Administration

Municipalité

Liste des maires connus depuis l'établissement des privilèges royaux, établie par Anne-Marie Ferrier.

Les maires dont le nom figure en italique sont mentionnés uniquement par la liste présente sur le site Internet de la mairie, sans être confirmés par cette historienne. Les mentions incertain sont reprises d’Anne-Marie Ferrier.

Liste des maires d’Angoulême sous l’Ancien Régime   Maires d’Angoulême de la Révolution française à la Libération  

Cantons

Angoulême est divisée en trois cantons :

  • Le canton d'Angoulême-Est compte 13 237 habitants
  • Le canton d'Angoulême-Nord compte 13 727 habitants
  • Le canton d'Angoulême-Ouest compte 16 207 habitants

Intercommunalité

La Communauté d'agglomération du Grand Angoulême ou COMAGA regroupe les 15 communes du grand Angoulême : Angoulême, Fléac, Gond-Pontouvre, La Couronne, Linars, L'Isle-d'Espagnac, Magnac-sur-Touvre, Nersac, Puymoyen, Ruelle-sur-Touvre, Saint-Michel, Saint-Saturnin, Saint-Yrieix-sur-Charente, Soyaux, Touvre.

La population de l'agglomération est de 103 501 habitants en 2006 (102 368 en 1999 ).

Budget et fiscalité

La fiscalité est d'un taux de 40,20% sur le bâti, 71,94% sur le non bâti, et 18,43 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

La communauté d'agglomération prélève 19,20 % de taxe professionnelle.

Urbanisme

Le Champ de Mars, place centrale de la ville, accueille depuis 2008 une galerie marchande souterraine.

La rocade Est a été ouverte en 2007 ce qui a désenclavé plusieurs quartiers. La déviation de la N10 qui contourne la ville depuis 1973 assure en plus le rôle de rocade Ouest depuis 2007, date à laquelle le projet initial par Fléac-Linars a été abandonné.

Des opérations de réhabilitation de logements collectifs sont en cours dans le cadre de l'Opération de Renouvellement Urbain gouvernementale . Les quartiers de la Grande Garenne, Basseau et Ma Campagne sont associés dans un programme de redynamisation urbaine.

Films tournés à Angoulême

  • Blanche et Marie de J. Renard avec Miou-Miou et S. Bonnaire, tourné à Angoulême, sorti en 1985
  • SOS 18 tourné à Angoulême et les alentours
  • Père et Maire tourné dans les communes d'Angoulême et Magnac-sur-Touvre (dans la série, Angoulême est appelé Ville-Grand)
  • Et toi t'es sur qui ?

Jumelage et coopération

  •  Bury (Royaume-Uni)
  •  Chicoutimi (Canada)
  •  Guelendjik (Russie)
  •  Hildesheim (Allemagne) depuis 1965
  •  Hoffman Estates (États-Unis)
  •  Ségou (Mali)
  •  Turda (Roumanie)
  •  Vitoria-Gasteiz (Espagne)

Site du Comité des jumelages

Démographie

Évolution démographique

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

Économie

  • Industrie électrique et électronique
  • Papier et emballage
  • Fabrication d'armement pour la Marine
  • Studios d'animation
  • Image et bande dessinée (festival d'Angoulême)

Angoulême est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Angoulême. Elle gère l'aéroport d'Angoulême - Brie - Champniers.

Culture et patrimoine

La cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême

Angoulême et le pays Angoumois sont classés Ville et Pays d'Art et d'Histoire.

Patrimoine religieux

  • La cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême, remarquable exemple de l'art roman régional tant pour son architecture que pour ses sculptures
  • Les ruines de l'abbaye Saint-Cybard, à l'emplacement du CNBDI
  • Les ruines de l'abbaye Saint-Ausone
  • L'église Saint-André rue Taillefer est du XIIe siècle et a été remaniée aux à plusieurs reprises. Dans son ancien cimetière se trouve une lanterne des morts du XIIe siècle
  • L'évêché de la fin du XVe siècle, visible rue de Friedland. Il abrite aujourd'hui le Musée des Beaux-Arts d'Angoulême .
  • La chapelle du couvent des Cordeliers dite chapelle de l'hôpital, là où repose Guez de Balzac
  • L'église Saint-Martial,
  • L'église Saint-Jacques de l'Houmeau datant de fin XIXe siècle
  • L'église dite chapelle Notre-Dame d'Obézine aussi de la fin du XIXe siècle
  • L'Hôtel-Dieu
  • L'ancien couvent des Carmélites

Patrimoine civil

  • Les remparts construits au IVe siècle et au XIIIe siècle, qui sont propriété de la commune, ont été inscrits monuments historiques le 18 décembre 1958 et classés en 1992 pour ce qui est des remparts et des tours. Les remparts forment un balcon sur la Charente.
  • L’hôtel de ville a été construit à l'emplacement de l'ancien château d'Angoulême dont il ne reste que le donjon des Lusignan et la tour des Valois par Paul Abadie.
  • Les halles, d'architecture de verre et fer, sont de type Baltard.
  • Le Palais de Justice a été construit sur un ancien couvent à la fin du XIXe siècle par Paul Abadie père.
  • Le Théâtre municipal a une superbe façade.
  • Le collège Jules-Verne, ancien doyenné, en a conservé l'ancienne chapelle au superbe vitrail et à la charpente sculptée comme salle de musique et une chapelle voûtée en pierre de taille avec clés de voûtes et vitraux - visibles depuis la rue de Beaulieu - devenue le CDI.
  • Lycée Guez de Balzac construit par Paul Abadie père et fils.

Il y a de très nombreuses maisons anciennes :

  • L’Hôtel Saint-Simon (rue de la Cloche-Verte) construit au XVIe siècle dans le style Renaissance.
  • L’Hôtel de Bardines (rue de Beaulieu), attribué à l'architecte angoumoisin Jean-Baptiste Michel Vallin de la Mothe. Ce bâtiment impressionne par ses dimensions.
  • L’Hôtel Montalembert
  • La Maison dite des Archers
  • L’Hôtel Mousnier-Longpré, rue Friedland, du XIIe siècle et remanié au XVe siècle, dont les façades rue de l’Évêché, rue de Friedland et sur cour sont remarquables.
  • Un hôtel particulier décrit dans Illusions perdues de Honoré de Balzac comme étant celui de Madame de Bargeton.
  • Sont aussi inscrites des portes : au 61 rue du Minage, une porte du XVIe siècle et au 59 une du XVIIe siècle.

Places du Vieil Angoulême :

  • La Place du Minage avec sa fontaine du Second Empire, ses bancs, a un petit air méditerranéen au cœur de la vieille ville. Elle connut du XIVe siècle au XIXe siècle une intense activité commerciale.
  • La Place Henri-Dunant. Portant le nom du fondateur de la Croix-Rouge, elle borde aujourd'hui le conservatoire Gabriel Fauré, autrefois collège Saint-Louis, ainsi qu'une ancienne gendarmerie.
  • La Place New-York. Cette place, dite autrefois du Parc, a été aménagée au XVIIIe siècle dans le cadre du premier véritable projet d'urbanisme de la ville. Elle est restée depuis un lieu de promenade et de manifestations diverses. En 1956, la place change une nouvelle fois de nom. En effet le Conseil municipal décide de l'appeler désormais Place New York, en souvenir du voyage de Giovanni da Verrazano au service de François Ier, qui en 1524 baptisa le site de l'actuelle New York Nouvelle-Angoulême.
  • La Place Beaulieu. Située à l'extrémité ouest du plateau et de la vieille ville, elle offre un vaste panorama au regard des passants et constitue depuis longtemps un agréable lieu de promenade. Elle borde l'imposant lycée Guez de Balzac, à l'emplacement d'une ancienne abbaye.
  • La Place Bouillaud et la Place de l'Hôtel de Ville. Outre l'Hôtel de Ville, on peut y admirer (en face de l'entrée de ce dernier) une superbe façade Art nouveau particulièrement riche.
  • La Place Francis Louvel. Autrefois dite du mûrier, elle fut et reste un des lieux les plus animés de la vieille ville. Ancien jardin d'un couvent jusqu'au XVIe siècle, elle a été embellie aux XVIIIe et XIXe de nouveaux édifices et d'une fontaine. S'y trouve le Palais de Justice. La place a changé de nom en 1946, pour prendre celui de Francis Louvel, résistant fusillé par les Allemands en 1944.
  • La Place du Palet. Cette place occupe un vaste espace qui, dans le passé, précédait la principale porte de la vieille ville et abrita durant trois siècles une imposante halle. Le site a été réaménagé dans les années 1980.
  • La Place du Général Resnier.

Patrimoine environnemental

La vallée de la Charente en amont d'Angoulême est zone Natura 2000 avec des espèces remarquables présentes : il a été dénombré 64 espèces d'oiseaux remarquables. Parmi eux se trouvent des espèces de marais et zones humides, et à Angoulême, il est fréquent de voir sur la Charente des oiseaux plongeurs et nageurs, des cygnes (cygne tuberculé), des grèbes (grèbe à cou noir, grèbe castagneux, grèbe esclavon, grèbe huppé), des oies (oie cendrée), des canards (canard chipeau, canard pilet, canard siffleur, canard souchet), des sarcelles (sarcelle d'été, sarcelle d'hiver), et des fuligules (fuligule milouin, fuligule morillon). Il est plus rare de voir des limicoles. Les sternes (sterne pierregarin), les mouettes (mouette rieuse), le grand cormoran, remontent par périodes de tempête très en amont sur le fleuve.

L'île Marquet et le bois de la Poudrerie, enfin dépollué, vont être rendus à la population.

Les sentiers de randonnée et l'ancienne voie de halage devenue en partie la coulée verte permettent des promenades au bord du fleuve.

Les musées

  • Musée des Beaux-Arts d'Angoulême
  • Musée du papier
  • Le Musée de la société archéologique et historique de la Charente
  • Musée de la résistance et de la déportation
  • Le musée de la Bande dessinée (CNBDI)
  • Une antenne décentralisée du Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charentes

Autour de la bande dessinée

  • Angoulême abrite le Centre national de la bande dessinée et de l'image, qui enregistre l'ensemble des bandes dessinées parues en France. Dans les locaux du CNBDI se trouve aussi l'ENJMIN, première école financée par l'état en Europe ayant pour sujet clef les jeux vidéo et les média interactifs.
  • Angoulême, rebaptisée "Ville de l'Image" ou "Capitale de la BD", est connue pour ses "Murs peints" en BD.

Autres lieux de culture

  • le théâtre, scène nationale
  • l'Espace Carat (Parc des expositions et des congrès du Grand Angoulême - manifestations, concerts)
  • la Nef (salle de concerts)
  • Fileas, portail des bibliothèques de l'agglomération d'Angoulême
  • le conservatoire Gabriel Fauré qui possède un auditorium et une médiathèque

Festivals

  • Fin janvier : Festival international de la bande dessinée
  • Fin mai : Musiques Métisses
  • Fin juillet: Garden Nef Party Festival de Rock
  • Fin août : Festival du Film Francophone
  • Fin septembre : Circuit automobile des Remparts
  • Octobre / Novembre : Piano en Valois
  • Début novembre : Ludoland
  • Fin novembre : Gastronomades

Gastronomie

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Équipements et services

Transports

Transports urbains

Article détaillé : Transports en commun d'Angoulème.
  • Bus : STGA (Société de transport du Grand Angoulême)

Transport aérien

  • Angoulême est desservie par l' Aéroport international Angoulême-Cognac

(code AITA : ANG). Code OACI : LFBU . Cet aéroport a deux pistes, dont une revêtue de 1 860 m.

Ryanair, la compagnie à bas coût irlandaise, relie désormais Angoulême à Londres depuis le 1er avril 2008.

  • Un aéroclub y est présent et est un de ceux les plus actifs de la région avec 9 avions et plusieurs centaines de licenciés.

Éducation

Collèges

  • collège Marguerite de Valois, nommé en l’honneur de Marguerite de Valois
  • collège Anatole France
  • collège Pierre Bodet
  • collège Jules Michelet
  • collège Jules Verne
  • collège de La Grande Garenne

Lycées

  • lycée Guez de Balzac, lycée d'enseignement général (en mémoire de Guez de Balzac)
  • lycée Sainte-Marthe-Chavagnes, lycée général et professionnel allant jusqu'au BTS
  • lycée Marguerite de Valois, le plus grand lycée de la région Poitou-Charentes (3000 élèves),
  • lycée Saint-Paul, lycée privé où étudia François Mitterrand,
  • lycée de l’image et du son (LISA), options cinéma, théâtre, BTS audiovisuel
  • lycée de Sillac, lycée professionnel
  • lycée d'enseignement agricole de l'Oisellerie (commune de La Couronne)
  • lycée Charles De Coulomb : lycée d'enseignement professionnel (en mémoire de Charles De Coulomb)
  • lycée J. Grégoire : lycée d'enseignement professionnel (commune de Soyaux)

Université (rattachée à l'université de Poitiers)

  • droit
  • sport
  • IUT

Autres établissements'

  • Isfac : centre de formation dispensant 8 BTS en alternance ainsi que des formations à destination des entreprises.
  • CNAM : antenne du Conservatoire national des arts et métiers
  • et divers BTS.
  • EMCA : école des métiers du cinéma d'animation
  • EMCI : école des métiers de la création infographique
  • EGC : école de gestion et de commerce
  • CIFOP : Centre de formation professionnelle de la Chambre de commerce & d'industrie d'Angoulême (commune de L'Isle-d'Espagnac)
  • EIA : École d’ingénieur par l’apprentissage - CESI
  • ENJMIN : École nationale du jeu et de médias interactifs numériques

Sports

  • École de voile, base Éric Tabarly au plan d'eau de Saint-Yrieix-sur-Charente
  • L'équipe féminine de Handball est en division 1 pour la saison 2008-2009.

Santé

Toutes les spécialités médicales et paramédicales sont présentes.

  • Le centre hospitalier, encore appelé hôpital de Girac, est sur la commune de Saint-Michel .
  • Les cliniques sont nombreuses dans l'agglomération, la seule située sur la commune d'Angoulême est la clinique Saint-Joseph.

Vie locale

Cultes

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Marché

Le marché des Halles

Le marché Victor Hugo

Le marché de Saint Cybard

Environnement

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Vie militaire

Unités militaires ayant été en garnison à Angoulême :

  • 107e régiment d'infanterie, (avant) 1906 - jusqu'à ? ; 1939 - 1940
  • 21e régiment d’artillerie, 1906
  • 34e régiment d’artillerie, 1906
  • 41e régiment d’artillerie divisionnaire, 1939 - 1940
  • 502e régiment de chars de combat, 1939 - 1940

Unités actuellement en garnison à Angoulême :

  • 1er régiment d’infanterie de marine
  • 515e régiment du train

Personnalités liées à la commune

Nées à Angoulême :

  • Isabelle Taillefer (1186-1246), dite Isabelle d'Angoulême : dernière descendante de la lignée des comtes Taillefer d'Angoulême, elle devint reine d'Angleterre en 1200 par son mariage avec Jean sans Terre.
  • Jean d'Orléans (1400-1467), le « bon comte Jean d'Angoulême ». Petit-fils du roi Charles V de France, fils du duc Louis d'Orléans et de Valentine Visconti, frère du célèbre poète Charles d'Orléans et grand-père du roi François Ier, le Comte Jean a laissé le souvenir d'un homme sage, instruit et très religieux. Après 32 années de captivité en Angleterre, il s'installa dans son comté à Angoulême puis à Cognac. À l'issue de la guerre de Cent Ans, il entreprit dans ses terres une œuvre de reconstruction. Sa popularité fut immense, ce qui explique le qualificatif de « bon comte ». Il repose dans la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême depuis 540 ans.
  • Mellin de Saint-Gelais, né vers 1491 à Angoulême, et décédé en octobre 1558, il fut un poète français de la Renaissance, qui eut les faveurs de François 1er.
  • Marguerite de France, sœur aînée de François Ier, née à Angoulême et connue localement sous la dénomination de « Marguerite de Valois » par sa naissance ou « Marguerite de Navarre » par son mariage.
  • Hélie du Tillet, maire d'Angoulême en 1502, père de l'historien Jean du Tillet.
  • André Thévet (1504-1592) : explorateur et écrivain, il rapporta du Brésil « l'herbe angoumoisine », ou tabac, introduit plus tard à la cour de France par Jean Nicot.
  • François Ravaillac (1578-1610) : tristement célèbre pour avoir assassiné le roi Henri IV.
  • François Garasse (1585-1631), auteur de La Doctrice curieuse des beaux esprits de ce temps — ou prétendus tels.
  • Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654) : écrivain.
  • Jean Nestor de Chancel Général guillotiné pendant la Terreur.
  • Marc-René de Montalembert (1714-1800) : militaire et diplomate ; créateur de la fonderie de Ruelle.
  • Vallin de la Mothe Jean-Baptiste (1728-1799) : un des architectes préférés de l'impératrice Catherine II de Russie ; l'église Sainte-Catherine, le Petit Ermitage (aujourd'hui Musée de l'Ermitage) et l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Petersbourg comptent parmi ses chefs-d'œuvre.
  • Guillaume Resnier (1729-1811) : général français et l'un des pionniers de l'aviation et du vol à voile.
  • Charles de Coulomb (1736-1806), physicien français, on a donné son nom à l'unité de charge électrique.
  • Besson Bey J.V. (de son vrai nom J.V. Besson) (1782-1837) : fut, entre autres, amiral de Mehémet-Ali, vice-roi d'Égypte.
  • Octave Callandreau (1852-1904), astronome français, natif d'Angoulême.
  • Paul Iribe (1883-1935) : dessinateur et décorateur français. Il est considéré comme un des précurseurs de « l'art déco ».
  • Paul Cognasse, (1914-1993), artiste peintre, verrier, et sculpteur.
  • Jacques Mitterrand (général), général de l'armée de l'air et administrateur de sociétés, né à Angoulême en 1918.
  • René Chabasse, né le 9 avril 1921, tué le 21 février 1944 à Angoulême par un soldat allemand, est un résistant français.
  • Dominique Bagouet, chorégraphe français de danse contemporaine né le 9 juillet 1951 à Angoulême.
  • Maurice Duverger, juriste, politologue et professeur de droit français, spécialiste du droit constitutionnel.
  • Bruno Maïorana, dessinateur de bande dessinée, né à Angoulême le 23 décembre 1966

Liées à Angoulême :

  • Saint-Cybard (début VIe siècle - 581) : « diacre et reclus » selon ses propres termes, il mourut en odeur de sainteté à Angoulême.
  • Ausone d'Angoulême ou Saint-Ausone : premier évêque d'Angoulême.
  • Girard II (XIIe siècle) : évêque fondateur de la Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême ; fut déclaré schismatique. Repose en ladite cathédrale.
  • Jean Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Epernon : gouverneur d'Angoumois, mignon du roi Henri III de France.
  • Paul Abadie : construisit les églises Saint-Martial, Saint-Ausone, la chapelle du lycée, restaura l'ancien château pour le transformer en hôtel de ville, et la Cathédrale Saint-Pierre
  • Zulma Carraud, écrivaine, dont le mari, le commandant Carraud, fut nommé inspecteur de La Poudrerie d'Angoulême après la révolution de 1830. Le couple avait une propriété à proche d'Angoulême où il vécut jusqu'en 1834, accueillant fréquemment l'auteur de La Comédie humaine. C'est là qu'Honoré de Balzac, écrivit La Grenadière en une nuit.. Angoulême est aussi la ville où naît un des plus célèbres personnages d'Honoré de Balzac : Lucien Chardon, devenu ensuite Lucien de Rubempré dans Illusions perdues.
  • Lucien Loizeau (1879-1978), général, gouverneur militaire de Metz, Grand-Croix de la Légion d'honneur.
  • Pastora Matoses (1892-1952), peintre.
  • Lindsay Anderson (1923-1994), réalisateur britannique auteur du film If.... (1969) qui obtint la Palme d'Or à Cannes, décédé à Angoulême.
  • François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) a effectué ses études secondaires au collège Saint-Paul d'Angoulême.
  • René Olry (1880-1944) commanda l’Armée des Alpes durant la campagne de France du 5 décembre 1939 au 25 juin 1940, date de l’armistice franco-italien ; est décédé à Angoulême.

Notes et références

  1. a et b Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
  2. ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008
  3. a, b, c et d Pierre Dubourg-Noves, Histoire d'Angoulême et de ses alentours, Privat, coll. « Univers de la France », 1989, 319 p. (ISBN 2-7089-8246-X), p. 295-296 
  4. ↑ José Gomez de Soto, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions Gérard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p. 61
  5. ↑ Jean-François Buisson, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions Gérard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p. 99-100
  6. ↑ Villes et agglomérations urbaines antiques du Sud-Ouest de la Gaule, par Louis Maurin, 1992: Angoulême, Iculisma, Ecolisna
  7. ↑ Robert Favreau (historien), op. cit., p. 121
  8. ↑ Robert Favreau (historien), in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions Gérard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p 120
  9. ↑ Quénot, Statistiques de la Charente, Études locales, février 1921
  10. ↑ Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 2-910919-09-9), p. 56 
  11. ↑ Les dates varient entre Vigier de la Pile et François Corlieu, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), 1576, 1760, 160 p. (ISBN 2-86276-384-5) 
  12. ↑ « Angoulême magazine n° 45 »
  13. ↑ Connaître la Charente, Louis Desgraves, éditions Sud Ouest, p.23
  14. ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8 ), p. 258
  15. ↑ Une biographie d'Agrippa d'Aubigné. En ligne
  16. ↑ Louis Suire, Images du pays d'ouest, la Rose des vents, 1970, pas d'ISBN
  17. ↑ Guy Hontarrède, Ami entends-tu ?, 1987
  18. ↑ Bartolomé Bennassar, La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Perrin, coll. Temps
  19. ↑ Angoulême, Jean-Marie Berland, éd. Saep (Colmar), 1973, p.94
  20. ↑ Le Courrier du Parlement no 420, 1975, p.3-7
  21. ↑ Bulletins municipaux Informations d'Angoulême, 1973-77
  22. ↑ Sud Ouest éd.Charente 5 décembre 2001
  23. ↑ Anne-Marie Ferrier, « Liste des maires d’Angoulême des origines à 1790 », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 368-373
  24. a, b, c et d Service culturel de la Ville d’Angoulême, Liste des maires d’Angoulême de 1212 à 2005, disponible en ligne [1], consulté le 24 août 2008
  25. ↑ Site de la préfecture, consulté le 24 août 2008
  26. ↑ INSEE, RGP 1999
  27. ↑ Rapport du conseil de direction du fonds de développement économique et social (Ministère de l'économie et des finances), 1972, p.253
  28. ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  29. ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  30. ↑ INSEE, pyramide des âges à Angoulême
  31. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/stsimon/index.html
  32. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/bardines/index.html
  33. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/montalembert/index.html
  34. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/archers/index.html
  35. ↑ http://www.vieil-angouleme.org/places.html
  36. ↑ Site de ce Natura 2000
  37. ↑ Les murs peints d'Angoulême
  38. ↑ Site du théatre d'Angoulême
  39. ↑ Espace Carat
  40. ↑ la Nef
  41. ↑ Fileas
  42. ↑ conservatoire Gabriel Fauré
  43. CHA Service Informatique, « Centre Hospitalier d'Angoulême », Inovagora. Consulté le 24 mai 2009
  44. ↑ Notice de Samuel S de Sacy. dans le recueil Les Secrets de la princesse de Cadignan. Folio classique.Gallimard.

Pour approfondir

Bibliographie

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Liens internes

  • Communes de la Charente
  • Liste des évêques d'Angoulême
  • Liste des comtes et ducs d'Angoulême
  • Sentier de grande randonnée GR 4
  • Sentier de grande randonnée GR 36
  • Gare d'Angoulême

Liens externes

  • Site officiel de la ville d'Angoulême
  • Office de tourisme d'Angoulême
  • Vieil Angoulême
  • Portail de la Charente
  • Portail des communes de France

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