Auch ([ɔʃ] ou [oʃ] ; en gascon : Aush) est une commune française située dans le département du Gers, dont elle est la préfecture, département appartenant à la région Midi-Pyrénées.
Sous l’Ancien Régime, elle faisait partie de la province de Gascogne où elle est considérée comme la capitale historique.
Ses habitants sont appelés les Auscitains.
Cette ville est traversée par le Gers, rivière qui se jette dans la Garonne. Elle est la capitale historique de la Gascogne.
Le Gers partage Auch entre la Haute-Ville, rive gauche, lieu de la cité médiévale construite sur une colline, où se trouvent la plupart des monuments anciens, et la Basse-Ville, bâtie en plaine. La Haute-Ville est reliée aux berges du Gers par des « pousterles », typiques rues étroites en escalier.
Auch possède un climat de type océanique dégradé, caractérisé par des hivers doux et humides, ainsi que des étés chauds, souvent orageux.
Le promontoire rocheux, situé au bord de la rivière Gers, fut occupé par les hommes de l’époque bien avant la conquête de la Gaule par les légions romaines (52 av. J.-C.).
Auch doit son nom aux Auscii, le peuple aquitain qui occupaient l’oppidum d'Eliumberrum. Après la guerre des Gaules, l’oppidum fut abandonné au profit de la vallée. Les Romains s’y installèrent tout en rebaptisant le site du nom d’Augusta Auscorum en l’honneur de l’empereur Auguste.
La ville nouvelle, située dans la « basse-ville » actuelle, devint une métropole régionale de la province romaine de Novempopulanie. Après le sac de la ville principale de la province, Eauze, Augusta Auscorum devint le principal centre urbain et administratif.
Lors de l’avènement du christianisme, Auch est logiquement érigée en évêché puis en archevêché. Elle devint alors (et reste encore aujourd’hui) une place religieuse de première importance.
Durant l’époque médiévale, la ville d’Auch fut la capitale pour un temps des comtes d’Armagnac (Xe et XIe siècles). La ville fut prise et reprise à de multiples moments et servit de décor aux querelles anecdotiques entre les pouvoirs ecclésiastiques, municipaux et seigneuriaux. Le blason de la ville révèle encore aujourd’hui la lutte entre le lion dressé rouge (blason des Armagnacs) et l’agneau (symbole des archevêques).
Comme pour souligner la place de la religion à Auch et la portée de leurs pouvoirs, les archevêques (notamment François de Savoie) firent construire sur les ruines de l’ancienne cathédrale romane incendiée, l’une des plus majestueuses cathédrales du Sud-Ouest de la France (XVe-XVIesiècles). La basilique Sainte-Marie domine toujours la ville par ses proportions gigantesques.
Enfin, au XVIIIe siècle, sous Louis XV, l’intendant d’Étigny transforma la ville en lui donnant le visage que nous lui connaissons avec la construction de la plupart de ses bâtiments remarquables (hôtel de ville, hôtel d’Intendance, promenade…).
On peut donc dire que la ville d’Auch, à travers les siècles, a été ce qu’elle est encore aujourd’hui, c’est-à-dire la métropole administrative de la Gascogne.
Blason parti, au premier de gueules à l’agneau pascal d’argent, la tête contournée, portant une bannerette d’azur chargée d’une croisette aussi d’argent, à la hampe du même posée en barre, au second d’argent au lion de gueules armé de sable.
Selon l’hypothèse classique et « officielle », le nom antique romanisé en Eliumberrum signifierait « ville neuve » par rapprochement avec Iri+berri en basque. Le nom des Auscii serait à l’origine du nom autochtone des Basques, les Euskaldunak, ceux qui parle l’euskara. Cependant selon une étude récente de Michel Sauvant (voir Elne), ce nom comme celui d’autres cités telles Illiberis (Elne), Iliberris (Grenade en Espagne), Ilumberri (Lomberri en Navarre), Ilumberris (Lombez dans le Gers) et comme le nom d’autres lieux (Lambras, Lombers, Livron, Lombron, Luberon), ce nom signifierait plutôt « colline(s) avec des limons à ses pieds » selon des racines celtiques classiques (lim ou lum = « limons, marais » et bre = « colline ») qu’on peut retrouver de façon mnémonique dans l’expression, où les mots sont inversés, barre et limons. En effet avant d’être canalisé par l’homme, le Gers, quasi horizontal au pied de la colline, devait s’étaler en divers bras.
Auch est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Gers ainsi que de la maison d’édition Tristram.
Écoles primaires d’enseignement public
Écoles primaires d’enseignement privé
Liste à compléter :
Liste à compléter :
Institut universitaire de technologie A :
Ville créée par les Romains, Auch a connu son heure de gloire au Moyen Âge alors qu’elle était la capitale de la province de Gascogne. La grande qualité de sa pierre calcaire est un des éléments du prestige architectural de sa cathédrale. Elle en magnifie les monuments et les demeures de la « ville haute » ainsi que les ruelles en escalier appelées pousterles.
La cathédrale Sainte-Marie d'Auch construite du XVe au XVIIe siècle est célèbre pour ses vitraux réalisés par Arnaud de Moles. Le chœur contient un ensemble de 113 stalles en chêne massif représentant plus de 1 500 personnages. Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle cette cathédrale donnait hospice aux pèlerins. D’autres monuments témoignent de ce passage et de la ferveur religieuse au Moyen Âge (portes d’entrées, Hôpital, couvent transformé en l’actuelle bibliothèque municipale, oratoire…).
La mairie d’Auch, en face de la cathédrale Sainte-Marie, contient un théâtre, qui sert de salle polyvalente (cinéma, théâtre, musique…). Les balcons et les plafonds sont peints et de grand lustres pendent de ces derniers.
Par ailleurs, Henri IV a séjourné dans quelques lieux auscitains. La tour des Archives archiépiscopales, dite tour d’Armagnac, construite au XIVe siècle était à l’origine une prison dépendant du palais de l’Archevêché d’Auch. Avec le temps, faute de prisonniers, on s’en servit pour entreposer les archives religieuses. Au XIXe siècle, la tour retrouva sa fonction première, puisqu'elle fit partie de la maison d’arrêt qui se situe actuellement place Salinis. Elle fut désaffectée définitivement quand les prisons auscitaines furent construites derrière le nouveau palais de justice dans les années 1860. Le donjon, haut de 40 mètres, se dresse au sommet des escaliers monumentaux dédiés au célèbre d'Artagnan.
Ouvrage d’art néoclassique reliant la ville haute à la ville basse de 370 marches. Constituant un ensemble magnifique de la tour d’Armagnac, de la cathédrale, du palais archiépispocal et des rives du Gers ; abritant la statue de d'Artagnan mousquetaire. Cet escalier est relativement récent : il a été achevé vers 1865. Mais, sa construction a sans doute été assez hâtive. De ce fait, 150 ans après il est dans un triste état ; quasiment en ruine. La ville cherche des sponsors et des aides pour assurer une réfection (coût estimé : 6 millions d’euros). Le 18 mars 2009, Franck Montaugé, maire de la commune, a taillé la première pierre lançant officiellement la rénovation de l’édifice plus de trente années après l’ouverture du dossier par Jean Laborde. Le chantier durera environ 10 ans.
Le Musée des Jacobins d'Auch fut fondé par un arrêté du Directoire du Département du Gers le 16 décembre 1793 (26 frimaire de l’an II). Les collections, constituées à partir de saisies révolutionnaires, étaient essentiellement composées à l’époque de tableaux et objets d’art. Les objets du musée archéologique de la Société Historique de Gascogne vinrent les compléter à la fin du XIXe siècle.
En 1921, le musée s’enrichit de l’exceptionnelle collection latino-américaine léguée par Guillaume Pujos. Puis, la collection d’ethnographie gasconne est créée par Henri Polge après la seconde guerre mondiale. Après plusieurs déménagements, les collections du musée sont installées en 1979 dans l’ancien Couvent des Jacobins.
En 2007, le musée a bénéficié de l’exceptionnel legs Lions qui a fait de lui la deuxième collection d’art précolombien de France, après le Musée du Quai Branly avec lequel il collabore.
Il présente des collections permanentes très variées : antiquité égyptienne, salon XVIIIe, de nombreux vestiges archéologiques de la région, un fonds de peintures et sculptures d’artistes locaux (dont Antonin Carlès, Jean-Louis Rouméguère, Gabriel Lettu ou Mario Cavaglieri), une importante collection d’arts et traditions populaires gascons, la collection d’art précolombien et la très rare collection d’art sacré latino-américain. Parmi cette dernière, la Messe de Saint-Grégoire fait figure de trésor dans les collections américanistes françaises. Probablement l’un des plus anciens tableaux de mosaïque de plumes conservé (il est daté de 1539), il illustre à la fois le savoir-faire extraordinaire des artistes précolombiens et le développement d’un art colonial au XVIe siècle. Il fut d’ailleurs récemment présenté à l’exposition Planète Métisse organisée au Musée du Quai Branly par Serge Gruzinski.
Ensemble architectural et religieux du XIVe siècle remarquable, composé d’une salle Capitulaire et des restes du cloître protégés par les Monuments Historiques par arrêté du 24 novembre 1923 et par La Confrérie des Cordeliers depuis le9 novembre 1997.
Auch bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. Auch a également obtenu le Prix national de l’Arbre en 2000. La promenade Claude Desbons, parcours aménagé de 4 km sur les berges du Gers, offre un cadre exceptionnel pour la détente en plein cœur de la ville. Elle permet un accès piéton vers le parc arboré du Couloumé (420 arbres d’essences différentes sur 5 ha).
Le premier timbre-poste émis de la ville d’Auch en 1966 représente le blason. Un second timbre-poste émis en 1999 célèbre les vitraux de la Cathédrale et l’une de ses représentations, la Sybille de Tibur. Philajeune est aujourd’hui le référent pour les émissions fédérales.
Tous les ans, en octobre (vers la mi-octobre), le festival "Indépendance(s) et Création", créé à l’occasion des 20 ans de l’association CINÉ 32, permet une rencontre des publics professionnels, jeune public, scolaires et cinéphiles autour d’une cinquantaine de films, projetés en avant première, bien souvent en présence de leur réalisateur (réalisatrice) ou d’acteurs, intervenants…
Le cirque est mis à l’honneur tous les ans en octobre avec le festival CIRCA (Festival du cirque actuel).
Tous les 2 ans s’y tient le Festival national du film d'animation d'Auch, organisé par l’Association française du cinéma d'animation (AFCA).
Le festival de musique classique Éclats de voix se déroule tous les ans au mois de juin à partir de la maison de Gascogne.
L’Archevêque d'Auch avait le titre de primat de Novempopulanie comme celui de Lyon portait le titre de primat des Gaules.
Le Diocèse d'Auch hérite du titre de Métropolitain en 856, après le saccage de la ville d’Eauze. Mais le premier évêque d’Auch apparait vers 280.
La liste des archevêques d'Auch voit des personnages prestigieux, de nombreux saints et de nombreux cardinaux.
L’Archidiocèse d’Auch dégageait après Strasbourg, Paris et Cambrai le plus de revenus annuels, dus à une dîme importante.
La nomination des Archevêques d’Auch voyait de longues discussions entre le Roi, le Pape et les Chanoines.
L’Archevêque d’Auch était jusqu’en 2002, et cela pendant de nombreux siècles, Métropolitain d’une immense Province Ecclésiastique, jadis formée de la Gascogne et de la Navarre française et espagnole.
Unités militaires ayant tenu garnison à Auch:
Avant la suppression du service militaire, la caserne d'Auch accueillait les jeunes gens de la région militaire de Toulouse pour les fameux trois jours de sélection.
Auch possède un club de rugby à XV: le Football club Auch Gers qui évolue actuellement en Pro D2. L’équipe joue à domicile au Stade Jacques Fouroux.
C’est l’agence ICOM de Toulouse qui a conçu ce nouveau logo ainsi que la charte graphique qui l’accompagne. La Ville ne souhaitait pas faire table rase du blason auquel elle reste attachée comme la plupart des Auscitains, mais elle tenait à moderniser son identité visuelle pour donner une image plus dynamique, en cohérence avec son projet. Ce double objectif aurait pu s’avérer une contrainte, mais a finalement abouti à un logo qui réussit la synthèse avec élégance et sobriété. La nouvelle identité visuelle est issue d’un travail créatif concerté qui a fait émerger cinq axes directeurs de la communication ; ces axes expriment le nouveau territoire de communication dans lequel s’inscrit désormais la Ville : la qualité, la modernité, l’ouverture, l’héritage et le collectif. Ces éléments ont guidé le travail de création de la nouvelle identité aussi bien dans le choix du symbole, des formes et des couleurs que dans les messages.
Expression des valeurs et des ambitions de la ville, le logo-type est constitué de trois éléments principaux :
Le nom L’appellation « Auch », socle identitaire est écrit dans une typographie volontairement simple et lisible. En capitales, AUCH s’affirme comme la ville leader de son territoire, et comme un lieu construit sur des fondations solides.
Le symbole Création graphique unique, le symbole, de forme carrée, symbolise la solidité de la Ville ; c’est une affirmation de l’identité d’Auch. Ici se mêlent l’héritage - avec la reprise des éléments des armoiries - et la modernité, donnée par le « a » minuscule, dans une typographique ronde signe de proximité. Le lion illustre la fierté et la combativité de la ville, le mouton représente la douceur de vivre. Associés, ils ne s’opposent plus mais s’imposent comme la complémentarité des énergies qui vont construire Auch pour demain.
La signature Signature de la Ville, « La Gascogne au coeur » rappelle le passé de Capitale de la Gascogne de la Ville d’Auch. Sa forme affirmative instaure un regard présent sur un héritage, qui est aussi une valeur fondamentale de son avenir. La notion de « coeur » rappelle qu’un territoire est fait d’hommes et de femmes qui font sa richesse et qui portent son développement ; celui-ci se veut durable car venant du cœur, et donc profondément humaniste.
Sur les autres projets Wikimedia :
Services de mobilité locale :