Auterive (occitan : Autariba) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Auterivains.
Blason de gueules fretté d'argent de six pièces, au chef cousu d'azur chargé d'une aigle à deux têtes au vol abaissé d'or.
Commune de l'aire urbaine de Toulouse située sur l'ancienne RN 20 à 30 km au sud de Toulouse et 19 km à l'Est de Muret sur l'Ariège dans une plaine alluviale de 4 km de largeur qui sépare ces coteaux de ceux du Volvestre.
La proximité de Toulouse qui n'est qu'à 35 km a attiré des activités et des résidents. Cette agglomération est très bien desservie par les voies de communication : chemin de fer (Gare d'Auterive), route européenne 9, et la RD820 où circule tout le trafic reliant Toulouse aux Pyrénées, donc à l'Andorre et à l'Espagne. La ville est également traversée par une voie routière reliant les vallées de la Garonne et de l'Ariège à celle permettant de joindre Toulouse à la Méditerranée.
La présence d'une rivière ainsi que d'une vallée giboyeuse et facile à parcourir a très tôt attiré l'homme préhistorique. Sur le site d'Auterive, on a retrouvé des outils de l'époque néolithique. De l'âge du fer, nous sont restées des sépultures du type champ d'urnes.
Après l'invasion romaine, une société gallo-romaine s'est développée et a prospéré sur l'ensemble du site.
Puis la christianisation a entraîné la construction de nombreuses églises. Durant le Moyen Âge, la ville a été partagée entre plusieurs seigneurs. La principale partie de la baronnie, donnée aux comtes de Foix en 1423, fut rattachée a domaine royal par Henry IV en 1602. La ville fut en partie détruite pendant la Croisade contre les Albigeois.
Elle fut ravagée par la peste, les guerres et le brigandage au cours du XIVe siècle et souffrit cruellement des guerres de religion à la fin du XVIe siècle. Son vieux pont s'étant effondré en 1599, l'Ariège dut être traversée en barque pendant tout l'Ancien Régime.
La reconstruction de la ville, commencée dès le XVIIe siècle, se poursuivit au siècle suivant avec, entre autres, par la création d'une manufacture royale qui exportait en Orient des draps de grande qualité, puis l'agrandissement et l'embellissement de l'église Saint-Paul. Au XIXe siècle suivant, fut construit le nouveau pont ainsi qu'un moulin et une minoterie ; l'arrivée du chemin de fer sonna le glas du port d'Auterive.
Pour 1939-1945 voir :
Article détaillé : Maquis de Rieumes.Le XXe siècle est marqué par l'expansion irrésistible du quartier de la Madeleine avec l'implantation d'une zone industrielle qui ne cesse de s'agrandir.
Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
L'économie locale repose sur l'agriculture qui s'est développée sur les terres fertiles de la plaine que du Lauragais. Les autres secteurs d'activité y sont cependant bien présents : commerce; artisanat, services et surtout activités industrielles. La zone d'activités installée le long de la RD 820 ne cesse de s'agrandir et les nouvelles constructions individuelles font reculer les limites de la ville dans toutes les directions.
La riche vie associative et les installations diverses (stades, piscine découverte, camping, Cinéma, Salle de spectacle, etc.), offrent un large choix d'activités sportives, de loisirs ou culturelles. De très agréables parcours pour promeneurs ou sportifs ont été aménagés en bordure de l'Ariège.
De nombreuses associations qui y existent
Auterive possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts, un office de tourisme
La commune posséde un centre communal d'action sociale, deux maisons de retraite , dont l'EHPAD Marius Prudhom, rénovée il y a quelques années.
L'éducation est assurée sur la commune d'Auterive de la crèche, en passant par l'école maternelle et l'école élémentaire, jusqu'au collège
Le quartier Saint-Paul, situé sur la rive droite de l'Ariège, est celui de la ville ancienne.
L'église Saint Paul au clocher mur, possède une cloche du XVe siècle, on peut y apprécier ses peintures murales, son orgue, son maître-autel, ses anges adorateurs, son appui de communion, le buste et la statue de saint Paul. Son retable est en noyer de 1607. Les grilles de communion sont en fer forgées du XVIIIe siècle.
Par ailleurs, des bâtiments remarquables sont visibles dans ce quartier; entre autres, la maison Ysalguier avec une tour et une façade à colombages, l'Hôtel-Dieu-Saint-Jacques qui abrite le Foyer d'éducation populaire, la maison du Comte ou maison Delpy, l'ancienne Manufacture royale, la chapelle Notre-Dame-du-Château, construite pour invoquer une protection à l'occasion d'un départ en Croisade et les anciens remparts avec la tour Cambolas.
Le quartier de la Madeleine possède une église et l'ancienne halle a été aménagée en salle de spectacle. Dans les environs, se dresse aussi le pigeonnier de la Vernière.
Sur les autres projets Wikimédia :
Services de mobilité locale :