Avrillé est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.
Avrillé est située dans la périphérie nord-ouest d’Angers à 5 km de celle-ci sur un terrain relativement plat, avec un sol originellement boisé et riche en schistes ardoisiers et grès primaires.
Avrillé est desservie par deux sorties autoroutières du contournement nord d’Angers : Avrillé-Centre et Avrillé-Z.I.
Avrillé est à 5 minutes d’Angers, 1 h 30 de Paris par TGV, 77 km de Laval, 96 km de Nantes, 103 km du Mans, 120 km de Rennes, 130 km de Tours et 150 km de Poitiers.
Avec plus de 13 000 habitants, Avrillé est la 4e ville de Maine-et-Loire.
Avrillé a fait l’objet de plusieurs études suggérant d’y conserver et développer une agriculture périurbaine voire une agriculture urbaine ,.
Des bifaces de type acheuléen (paléolithique) trouvés au bas de la Perrière, une hache-marteau en diorite datant du néolithique découverte parmi d’autres objets de pierre polie au Bois du Roy, des traces enfin d’une industrie métallurgique primitive (-500) en divers endroits de la commune attestent la présence ancienne, temporaire ou durable, des hommes sur la commune. Mais on ne peut encore pas parler vraiment de la naissance d’Avrillé, car aucune trace ne laisse penser que s’y trouvait un quelconque village.
Dans l’Antiquité Aprilis était le nom d’un propriétaire romain et, par extension, le nom de ses villas. Ce serait l’origine du nom Avrillé.
Note : Aprilis aurait aussi donné naissance à des noms d’autres villes comme Aurillac ou Orly.
De Aprilis, le nom du site passe à Avrilleium au XIIe siècle, puis Auvrille et Avrilleio au cours du XIIIe siècle, avant de devenir Apvrille aux XVIe siècle et XVIIe siècle. Le nom actuel d'Avrillé ne sera fixé qu’au XVIIIe siècle.
L’histoire d’Avrillé est plus facile à retracer à partir du XIIe siècle, quand la paroisse d'Auvrillé fut créée. Jusque là, le territoire de l’actuelle commune appartenait au comte d'Anjou. En 1129 le comte Foulque le Jeune part en croisade et fait don d’une partie de ses terres à l’abbesse du Ronceray et l’autorise à y créer un bourg. L’église Saint-Gilles est alors construite.
Dès cette époque, et pour la première fois en Anjou, on commence à exploiter les ardoises à Avrillé.
Pendant l’Ancien Régime, Avrillé et ses habitants vivent des ardoisières, de la culture viticole, mais aussi du « nourrissage » (mise en nourrice d’enfants). C’est un petit village rural, assez pauvre. Ses limites territoriales deviennent les mêmes qu’aujourd’hui dès la fin du XVIIe siècle.
Avrillé devient une commune avec un maire et une municipalité en 1791. Entre avril et janvier 1794, durant les guerres de Vendée, près de 2 000 personnes (hommes, femmes, enfants) sont fusillés en un lieu qu’on appellera très vite Champ des Martyrs, lieu de pèlerinage en Anjou. Une chapelle est édifiée au XIXe siècle. Le pape Jean-Paul II a béatifié 99 des 2 000 massacrés, dont Odile Beaugard et Marie-Anne Voillot, deux religieuses de charité dont deux rues de la commune portent le nom.
Au XIXe siècle, Avrillé est une petite commune rurale et ouvrière de la banlieue d’Angers. Les carrières à ciel ouvert d’ardoises sont exploitées de façon industrielles. Le village se développe très lentement.
Pendant l’entre deux guerres, quelques travaux d’aménagement relativement important sont mis en œuvre : en 1925 on défriche le Bois du Roy pour construire un lotissement, l’électricité arrive en 1926 et on commence en 1929 les constructions au Parc de la Haye. En 1939, l’architecte Ernest Bricard construit pour la Compagnie Française d’Aviation, l’école d’aviation d’Angers-Avrillé, le long de la route nationale 162.
Les nazis utilisent ce site comme base de la Kriegsmarine et pour entreposer leurs chasseurs bombardiers. Avrillé devient alors une cible militaire pour l’aviation alliée qui la bombarde en été 1944.
Jusque dans les années 1950, Avrillé est une petite banlieue d’Angers, pauvre, à la fois rurale et ouvrière (respectivement 20 % et 60 % des habitants actifs). Seule la route principale est pavée, les autres rues sont toujours en terre.
Dans les années 1950 et 1960, sous l’impulsions de deux maires successifs (Emile Savigner de 1947 à 1959, puis Yves Besnier, de 1959 à 1977) la ville d’Avrillé se développe et se transforme pour devenir peu à peu ce qu’elle est aujourd’hui. Des logements modernes sont construits, les rues sont goudronnées, la population triple à cette époque (en 1947 les Avrillais sont 1 604, en 1999 ils sont 13 267). Les CSP Plus s’installent dans la commune qui voit les origines sociales de sa population se diversifier.
La ville fait l’objet d’une attention particulière en raison de séquelles particulières de guerre ; l’Armée y ayant jeté environ 7 000 tonnes de munitions non explosées (provenant à 90 % de la période 1914-1918, dont 4 millions de grenades à main) dans le lac situé dans la commune, près de la déchèterie et à proximité des habitations.
Aujourd’hui, Avrillé est la 4e ville de Maine-et-Loire, c’est une banlieue pavillonnaire relativement aisée, très verte qui est récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris (cinq parcs et plus de 11 000 arbres selon la mairie) et assez dynamique (projet du parc végétal Terra Botanica, tramway Arc-en-ciel, le contournement Nord de l'autoroute A11 ainsi que le quartier du Plateau de la Mayenne).
Le blason de la commune fut créé en 1981, à l’occasion du jumelage avec la ville allemande Schwalbach. Créé par Jacques Thomé, Adjoint de Guy Pasquier Maire de l’époque.
Le blason représente les éléments de la vie d’autrefois :Ecartelé, Au premier d’azur, à trois fleurs de lis d’or Au deuxième de gueules, au maillet & burin d’argent Mis en pal ; Au troisième de gueules, au moulin à vent d’argent ; Au quatrième d’azur, à la grappe de raisin d’or.
En 2010, la commune d'Avrillé a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ ».
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Zone d’activité des Landes :
Commerces :
Industries :
V.M.H-Anjou (Véhicules Militaires Historiques), association de restaurations de véhicules militaires.
Mi-2009, Avrillé compte plusieurs associations sportives regroupées au sein de la fédération des associations sportives d'Avrillé (ASA) :
Services de mobilité locale :