Bayeux est une commune française située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.
Siège d'évêché depuis le IVe siècle et sous-préfecture du Calvados, Bayeux est connue pour sa tapisserie qui relate, sous forme de broderie la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant. Elle est exposée dans la cité au Centre Guillaume-le-Conquérant et est inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'UNESCO.
Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libéré et l'une des rares en Normandie à rester intacte à l'issue des combats de la Bataille de Normandie, conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.
Les habitants sont appelés Bajocasses ou Bayeusains.
Bayeux est située à sept kilomètres des côtes de la Manche (plages du Débarquement) et à 30 kilomètres au nord-ouest de Caen. La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude, avec une moyenne de 46 mètres, est traversée par l'Aure. Bayeux est située sur les axes routiers (RN13) et ferroviaire Paris-Caen-Cherbourg. La cité est la capitale du pays du Bessin qui s'étend au nord-ouest du Calvados.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 (données de la station Caen-Carpiquet) :
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
La gare de Bayeux est située sur la ligne Paris-Saint-Lazare-Cherbourg et la ligne TER Caen-Rennes.
Le Bybus permet de se déplacer dans la ville et les communes de Saint-Martin-des-Entrées et Saint-Vigor-le-Grand, il comprend une ligne principale, Chojnice / St-Martin-des-Entrées et trois dessertes vers les différents quartiers de la ville. Le réseau Bus verts mis en place par le Conseil général permet de rejoindre les communes alentours (lignes 30, 70, 71, 72, 73, 74). 3000 places de parking en centre ville permettent aux automobilistes de se garer facilement, la plupart des parcs de stationnement étant gratuits. Le By-pass est le boulevard périphérique de Bayeux. Un premier tronçon fut construit suite au débarquement par les soldats britanniques car les rues du centre ville étaient trop étroites pour le passage des chars. Le By-pass s'inscrivait dans le prolongement de la Route nationale 13 jusqu'à l'ouverture de la déviation de Bayeux qui est aux normes autoroutières (voir : Autoroute française A13). Le réseau cyclable est encore très limité mais des aménagements sont programmés en 2008.
L'aéroport le plus proche est celui de Caen-Carpiquet (à 21 km) et la liaison maritime vers l'Angleterre est la ligne Ouistreham-Portsmouth (à 32 km).
Fondée à l'époque gallo-romaine, au Ier siècle avant notre ère sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale du Bessin autrefois territoire des Bajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît avec Pline l'Ancien. Mais les preuves de l'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures à Commes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté, la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait à Castillon, d'une surface de 35 hectares. Les historiens ne possèdent pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de la Drôme, à l'emplacement de l'actuelle Saint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus où ils célébraient leur culte. Mais César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, pénétra dans le Bessin et soumit ce pays à la domination romaine.
Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent encore succinctes. La ville est citée par Ptolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom de Noemagus Biducassium ( pour *Noviomagos Badiocasso: le nouveau marché des Badiocassi ) et a conservé ce nom jusqu'à la domination romaine, elle est ensuite désignée sous le nom de Bajocassum. La grande rue actuelle constituait déjà l'axe principal de la cité. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés. Cela témoigne de l'adoption des coutumes et des croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron Gérard. La mise au jour au XIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale, avait fait pressentir l'existence d'un important édifice romain. Une fouille menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé ce point de vue. La ville fut bâtie au carrefour important entre Noviomagus (Lisieux) et Aulauna (Valognes), c'est cet axe que suit la decumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville se développe d'abord sur la rive ouest du fleuve, elle devient un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur les pentes du mont Phaunus, partagé aujourd'hui entre Bayeux et Saint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus a une importance particulière dans la construction de l'identité religieuse de la ville, c'est un ancien centre druidique.
La cité s'entoure à la fin du IIIe siècle d'une enceinte pour se protéger des invasions. Celle-ci encadrera la ville jusqu'au XVIIIe siècle. Vaste quadrilatère, on peut en suivre encore aujourd'hui le tracé approximatif. La cathédrale en occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, s'élevait dans son angle sud-ouest. Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification. Bayeux est alors l'une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra plus tard la Normandie, elle est un des points forts du litus saxonicum, le système de défense côtier de l'empire romain contre les pirates saxons et frisons qui ravagent les côtes, et une garnison romaine de lètes bataves y est attestée dans la notitia dignitatum. Les historiens situent le martyr de saint Floxel, sous Maximin le Thrace vers 235-238, sur le mont Phaunus, saint Exupère y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation ; Saint Vigor, évêque de Bayeux y terrassa un dragon puis crée un monastère. Le Vème siècle voit l'installation de groupes de saxons originaires de Basse-Saxe et la région est nommée Otlinga saxonia. À la fin du VIe siècle, la population est christianisée et la ville prospère et devient un centre religieux, siège d' un épiscopat. Au Ve siècle, avec la chute de l'empire Romain d' Occident, Bayeux est rattachée à la Neustrie, les évêques augmentent encore leur pouvoir et sont parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu de Charles Martel.
Les incursions vikings entraînent la destruction de la ville en 890, mais elle est reconstruite sous le règne de Bothon, au début du Xe siècle. Le XIe siècle voit la création de cinq bourgs à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant ainsi le développement que connaît la ville au cours de la période ducale. Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II, puis de son successeur, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale, dédicacée en 1077. C'est pourtant à cette période que la ville perd de son influence. Guillaume le Conquérant décide en effet en 1050 d'installer la capitale de son duché à Caen.
En 1105, alors que le duché tenu par Robert Courteheuse est envahi par son frère le roi d'Angleterre Henri Beauclerc, la ville est défendue par Gounier d'Aunay, mais prise et délibérement incendiée pour donner l'exemple aux autres villes de Normandie. L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204, ne fait que renforcer l'importance politique et économique de cette dernière. Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles ; elle est assez prospère pour acheter une charte communale à Richard Cœur de Lion.
Entre le début du XIIe siècle et la fin de la guerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de sacs et pillages, même si elle reste intacte jusqu'en 1417 contrairement à d' autres villes normandes comme Avranches ou Caen. Puis les Anglais s'emparent de la ville et la saccagent durant de longues années en la forçant à se soumettre au roi d'Angleterre Henri V. Le roi de France Charles VII mène une large offensive de reconquête de la Normandie qui se solde par la bataille de Formigny le 14 avril 1450 et le siège de Bayeux où se sont réfugiés les anglais du 4 au 16 mai. Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie les habitants. 1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes étant décimées par la guerre et les épidémies. On construit de nouvelles maisons et manoirs à tours. Il en reste une soixantaine, disséminés à travers toute la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.
La Renaissance a, quant à elle, laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de cette époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancien palais épiscopal.
Bayeux fut le siège d'un évêché et d'une vicomté. Le XVIIe siècle est celui du développement des institutions religieuses sous l'impulsion de Monseigneur de Nesmond. Bayeux est alors un grand chantier avec la construction du séminaire, de l'hôtel-Dieu, du couvent des bénédictines, du couvent des ursulines, de la charité Notre-Dame et de plus d'une dizaine d'hôtels particuliers. Il faut dire que Bayeux cristallise les affrontements idéologiques entre calvinistes et catholiques, les insurgés protestants deviennent maîtres de la ville en 1562 et détruisent une grande partie du patrimoine religieux (statues, vitraux…). Suite au concile de Trente, Bayeux est un centre de la contre réforme, entre 1615 et 1650, on compte l'installation de cinq institutions religieuses dans la cadre de la Contre-Réforme sous l'épiscopat de François de Nesmond. La ville compte un ou une religieuse pour dix habitants. Cette période nous laisse de nombreuses constructions caractéristiques du XVIIe siècle comme l'hôtel de Nesmond qui abrite aujourd'hui la tapisserie ou l'hôpital. C'est également l'époque de l'installation des premières manufactures de dentelle. Le développement du travail du textile renforce alors le caractère industrieux de la cité.
Il faut attendre le début du XVIIIe siècle pour que la ville connaisse de profondes modifications avec la destruction massive des remparts, le comblement systématique des fossés et la construction d'élégants hôtels particuliers témoignant du luxe de l'époque. Les années 1770 sont enfin marquées par deux événements politiques d'importance : l’installation à Bayeux du Grand conseil de Normandie, et la mise en place dans le cadre de la Guerre d'indépendance des États-Unis du champ de manœuvre militaire, dit camp de Vaussieux, situé à ses portes. Pour quelque temps, la cité accueille les plus hautes autorités judiciaires et militaires du royaume.
En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture de porcelaine à Valognes mais celle-ci doit fermer en 1812 pour des raisons financières. Il décide de transférer l'activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines laissé vacant après la Révolution. On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles à la tête de l'entreprise : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951). La manufacture se ravitaille en kaolin dans la commune des Pieux, cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques. Sous l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.
La dentelle de Bayeux n'est pas moins célèbre. François de Nesmond confie aux sœurs de l'hôpital le soin de s'occuper des enfants assistés en 1676. Les jeunes filles se lancent dans la confection dentellière, mais celle-ci reste modeste jusqu'au XVIIIe siècle avant un spectaculaire essor. En 1784, plus de mille personnes travaillent dans les différentes manufactures de la ville. À la suite de la Révolution, l'activité se sépare de la bez' Eglise, en 1824, vingt cinq entreprises se consacrent à la fabrication de dentelle dont les plus célèbres sont les maisons Tardif et Carpentier-Delamare. La fabrication artisanale de dentelle au fuseau a beaucoup souffert de la mécanisation. Le dernier atelier, la maison Lefébure ferme en 1973. Un Conservatoire de dentelle existe de nos jours à Bayeux, il est spécialisé dans la création de luxe et a travaillé pour Hermès, Dior et Christian Lacroix.
Bayeux, au XIXe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications. Elle conserve toujours son tracé médiéval et s'enrichit de nouvelles demeures bourgeoises. Dès cette époque, on peut y découvrir la célèbre tapisserie de la reine Mathilde, qui en est dès lors l'emblème. Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.
En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes et sa proximité des côtes permet de protéger stratégiquement ces dernières.
Les réseaux de résistance sont durement touchés, quelques figures se détachent, comme Guillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes du Bessin pour transporter des messages.
Le 7 juin 1944, au lendemain de l'opération Neptune, les troupes britanniques débarquées sur la plage Gold libèrent Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville (titre également revendiqué par Sainte-Mère-Église, alors peuplée de plus de 1 100 habitants, libérée dans la nuit du 5 au 6 juin) et sous-préfecture libérée. Cette libération intervient 19 mois après celle d'Alger et huit mois après celle d'Ajaccio.
Bayeux sort comme miraculée des combats de juin 1944, ce qui en fait un refuge pour les blessés victimes des bombardements de la bataille de Normandie et l'une des rares villes du Calvados conservées intactes.
Le 14 juin, à peine arrivé sur le sol français, à Courseulles-sur-Mer, le général de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France aux pays alliés. Il installe François Coulet, commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigne Raymond Triboulet sous-préfet après révocation de Pierre Rocha, nommé par Vichy en 1942.
De nombreux monuments commémorent cette période, dont le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain, 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchèques, 2 Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et 1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain. Le musée mémorial de la bataille de Normandie à Bayeux présente la plus riche collection d'uniformes du jour J.Charles de Gaulle revient dans cette cité le 16 juin 1946 pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. À cette occasion, il prononce le discours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra la Constitution de 1958.
Chef-lieu d'arrondissement du Bessin, Bayeux est en juin 1944 la première sous-préfecture de France continentale libérée. À sa tête, le général de Gaulle nomme alors Raymond Triboulet. Depuis octobre 2008, le sous-préfet de Bayeux est Jacques Ranchère, en succession de Yann Gourio (2006-2008), nommé directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Atlantiques en juin 2008. En septembre 2008, les médias se sont font écho d'une menace de suppression de la sous-préfecture, ou de la nomination à sa tête d'un simple conseiller d’administration, n’appartenant pas au corps préfectoral.
Anciennement centre de la quatrième circonscription, Bayeux est la ville principale de la cinquième circonscription législative du Calvados dite « Bessin - Côte de Nacre », dont le député est Jean-Marc Lefranc (UMP).
Le canton de Bayeux est composé des communes d'Agy, Arganchy, Barbeville, Cottun, Cussy, Guéron, Monceaux-en-Bessin, Nonant, Ranchy, Saint-Loup-Hors, Saint-Martin-des-Entrées, Saint-Vigor-le-Grand, Subles, Sully, Vaucelles. Son conseiller général est Jean-Léonce Dupont (UMP), ancien maire de Bayeux et sénateur du Calvados.
Trente-quatre communes forment la communauté de communes de Bayeux Intercom. Elle fut créée par Jean-Léonce Dupont, alors maire-adjoint de Bayeux en 1993. L'intercommunalité comprend l'ensemble du canton de Bayeux et certaines communes des cantons de Balleroy, Creully et Ryes.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Bayeux est la quatrième ville du département du Calvados en termes de population, derrière Caen, Hérouville-Saint-Clair et Lisieux.
Bayeux et le Bessin sont une terre traditionnellement vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la production laitière. Bayeux, comme le Pays basque, la Corse, la Gascogne et le Limousin, a son nom associé à une des six races locales porcines de France. L'animal est blanc tacheté de noir, en octobre chaque année, un marché gourmand se tient en leur honneur. Les produits du Bessin se retrouvent au marché du samedi matin, place Saint-Patrice, coquillages et poissons des ports de Port-en-Bessin et Grandcamp-Maisy, animaux vivants de basse-cour, produits laitiers et issus de la pomme… Il y a également un marché rue Saint-Jean le mercredi matin.
La cidrerie Viard implantée à Guéron, à trois kilomètres de la ville commercialise la gamme cidre, pommeau, calvados de Bayeux mais ne produit elle-même que le cidre. Sur l'étiquette figure un extrait de la tapisserie de Bayeux.
Un fromage de chèvre frais et demi-sec fabriqué à Nonant s'appelle le Bajocasse.
La Chocolaterie du Drakkar est implantée dans la zone artisanale Bayeux Intercom, elle confectionne de façon artisanales quelques spécialités chocolatières, comme le drakkar, le can-cans, des spécialités à base de calvados et des chocolats dédiés à la ville de Bayeux, comme le chocolat de Bayeux et le petit cochon du Bessin. Un musée du chocolat est implanté dans l'usine.
— Honoré de Balzac.
« Si ma santé s'affermissait et que mes parents me permissent, sinon d'aller séjourner à Balbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l'architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d'une heure vingt-deux dans lequel j'étais monté tant de fois en imagination, j'aurais voulu m'arrêter dans les villes les plus belles ; mais j'avais beau les comparer, comment choisir plus qu'entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe […]. »— Marcel Proust, Du côté de chez Swann.
« Dans notre Normandie, glorieuse et mutilée, Bayeux et ses environs furent témoins d'un des plus grands événements de l'Histoire. Nous attestons qu'ils en furent dignes. C'est ici que, quatre années après le désastre initial de la France et des Alliés, débuta la victoire finale des Alliés et de la France. C'est ici que l'effort de ceux qui n'avaient jamais cédé et autour desquels s'étaient, à partir du 18 juin 1940, rassemblé l'instinct national et reformée la puissance française tira des événements sa décisive justification. »— Charles de Gaulle, Discours de Bayeux.
« Moi je suis fou de cette ville, j'ai eu le coup de foudre. Tu as vu le nombre de petits antiquaires. […] Ta ville de Bayeux, c'est une merveille : ces maisons du Bessin, c'est tellement plus beau que tous ces colombages, que cette épouvantable Normandie pour Parisiens […]. Ici regarde ces belles pierres, ces portails accueillants, ces sculptures couvertes de lichens, ces arbres et la mer toute proche qui ne se voit pas mais qu'on sent. »— Le thriller d'Adrien Goetz, Intrigue à l'anglaise, se déroule en partie à Bayeux.
Une des enquêtes du Commissaire Maigret de Georges Simenon, La Vieille Dame de Bayeux (1938) se passe dans la ville et à Caen. Le roman fut adapté à la télévision en 1988 avec Jean Richard dans le rôle du commissaire, puis repris dans la nouvelle série avec Bruno Cremer en 2004 (Maigret et la demoiselle de compagnie).
La commune est une ville fleurie ayant obtenu deux fleurs au concours des villes et villages fleuris.
Bayeux compte dix écoles de la maternelle au cours moyen, une école spécialisée pour enfants handicapés, trois collèges, deux lycées d'enseignement général et un lycée technique et professionnel Caumont. Bayeux compte plus de 2000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 3500 collégiens et lycéens..
Le lycée Arcisse de Caumont permet de préparer trois BTS (BTS Assistance technique d'ingénieurs, BTS Transport, BTS Comptabilité et gestion des organisations).
La ville de Bayeux compte deux hôpitaux :
Un Centre de rééducation fonctionnelle (C.R.F.) existe rue Louviére.
Foyers pour personnes agées
Maisons de retraite :
L'équipe première du Bayeux football club évolue pour la saion 2009/2010 en Division d'honneur.
Des associations proposent la pratique de nombreux sports (boxe, gymnastique, escrime, aïkido, athlétisme, badminton, basket-ball, croquet, cyclisme, handball, judo, karaté, lutte, musculation, natation, pêche, pétanque, plongée, Qwan Ki Do, taekwondo, tai-chi-chuan, rugby, tennis, tennis de table, tir sportif, tir à l'arc, volley-ball).
La ville de Bayeux accueille et/ou organise quelques évènements sportifs comme les Foulées LCL-Ville de Bayeux, tous les ans en mars ou la course à la bayeusaine en septembre (VTT-course à pieds).
Cinéma le Méliès, trois salles, 12 rue Genas-Duhomme
Sur les 6900 logements que compte la commune, il y a 2800 logements individuels.
Bayeux a une proportion de logements sociaux de 42% sur son territoire, dont 80% sont des appartements.
Le territoire de l'agglomération comprend six zones d'activités. Trois sont implantées sur la commune : Zone de la Résistance (37 hectares); zone de la route de Caen (10 ha), Parc Ouest (5,3 ha), ce dernier est réservé aux entreprises du secteur tertiaire. Le parc de Nonant (8 ha) et la ZAC des Lonchamps (35ha) sont situés à proximité de la ville.
Les secteurs d'activité principaux sont :
L'usine Moulinex a fermé en octobre 2001, elle employait 441 personnes.
Le premier supermarché de l'enseigne Champion a ouvert en 1969 à Bayeux.
Taux de chômage (2006) : 9,6%
Services de mobilité locale :