Behren-lès-Forbach est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.
Behren-lès-Forbach est une ancienne cité minière dont un document mentionne déjà l’existence au début du XIVe siècle sous l’orthographe de « Berne ». À cette époque, le village appartient, entre autres, à la seigneurie de Forbach puis à la Chatellerie de Sarreguemines. Behren fait tour à tour partie du duché de Lorraine ou du comté de Nassau-Sarrebruck.
Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans (1618-1648) ne va pas épargner ce qui n’est encore qu’un village avec son occupation par l’armée suédoise. Au cours de cette triste période, les châteaux voisins de Forbach et de Sarreguemines sont détruits sur l’ordre du cardinal de Richelieu.
Le désastre de la guerre de 1870 oblige la France à céder l’Alsace et la Moselle à l’Allemagne. Le village de Kerbach-Behren devient donc allemand. À cette même époque, la région devient un important bassin industriel grâce notamment à ses mines de charbon. Durant la Première Guerre mondiale, les hommes de Behren combattent dans l’armée allemande, la plupart sur le front russe. Le village redevient français avec le traité de Versailles en 1919.
En 1927, Behren est définitivement séparé de Kerbach grâce aux efforts de son premier maire, Jean Weyland, et porte désormais le nom de Behren-lès-Forbach.
Le 1er septembre 1939, le village est évacué par ordre de l’autorité militaire (zone rouge de la ligne Maginot). À pied, à bicyclette, en voiture, en charrette, toute la population prend la route de Gaubiving dénommée aujourd’hui pour cette raison Rue du 1er septembre 1939. À Château-Salins tout le monde prend le train à destination du département de la Charente, sauf les familles des mineurs qui sont dirigées sur les différents bassins houillers français (Pas-de-Calais ; Saône-et-Loire). Les avants-postes français se trouvent sur les hauteurs du Kelsberg (près du château d’eau de la cité) et du Wingertsknopf. Le 12 mai 1940, à 4 h du matin, les Allemands arrosent Behren par un feu roulant d’artillerie. À 4 h 30, Behren brûle. À 5 h 30, les Allemands attaquent et le village est occupé à 8 h 30. Le 17 février 1945, la localité est enfin libérée, mais a payé un lourd tribut : sinistrée à 80 %, elle a aussi perdu quatre de ses fils.
Au lendemain de la Libération, la vie reprit son cours et les hommes retournèrent à la mine. En 1956, Behren-lès-Forbach devient une grande cité-dortoir, propriété des Houillères du Bassin de Lorraine (H.B.L). Aux primo arrivants succédaient d’autres arrivants. Le petit village de 700 habitants se muait en ville champignon pour atteindre 12 512 Behrinois en 1968.
Selon un rapport de l'Observatoire des Zus (Zones urbaines sensibles) publié en 2003, Behren était la ville la plus pauvre de France, parce que ne disposant que de peu de taxes professionnelles, peu de taxes foncières (car peu de propriétaires), et un nombre important d'exonérés de la taxe d'habitation (Rmistes et faibles revenus)
Actuellement, c’est la ville de province ayant la plus importante part de population habitant en Zone urbaine sensible (90% des habitants de Behren)
45% des jeunes (moins de 25 ans) sont au chômage
Le revenu moyen annuel par habitant est de 3930 euros
C’est une ville qui vit sous perfusion grâce aux subventions de l'Etat
On y dénombre trente et une nationalités
En 2010, la commune de Behren-lès-Forbach a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».
Behren-lès-Forbach dispose d’un des boulodromes les plus grands de France et d’une tour HLM de 17 étages.
rénovation d'un immeuble rue St Blaise (photo prise en janvier 2010) Behren sous la neige (2 février 2010)Services de mobilité locale :