Belley est une commune française, située dans le département de l’Ain et la région Rhône-Alpes.
Les habitants de Belley s’appellent les Belleysans et les Belleysanes.
Capitale historique de la province du Bugey (Pagus Belliceusis), Belley change à plusieurs reprises de royaume au cours des premiers siècle du Moyen-Age. À la fin du Xe siècle, la ville fait partie des territoires du Saint-Empire Romain Germanique. À partir du XIe siècle, elle est surtout sous la dépendance des comtes de Savoie. Les évêques jouent aussi un rôle politique en tant que seigneurs de Belley…
La commune de Belley se situe dans le Bugey, en France dans le département de l’Ain en région Rhône-alpes. La commune se situe au sein d’une vallée bordée, entre autres, par le Grand Colombier.
La commune de Belley est traversée par la route départementale (RD) 1504, anciennement RN504a puis RN504 d’Ambérieu-en-Bugey à Chambéry, ainsi que par la départementale 992, anciennement RN92 de Valence à Genève.
Tous les ménages belleysans ne possèdent pas une voiture. On sait que 19,8 % en sont dépourvus alors que 55 % en possèdent une et 25,2 % des ménages ont en leur possession deux voitures ou plus.
La commune de Belley est traversée par une piste appelée la Véloroute du Léman à la mer. Il s’agit d’une piste cyclable dont le trajet permet de relier le lac Léman à la mer Méditerranée. Plus concrètement, la piste longe la plupart du temps le cours du Rhône. Un tel parcours permet également de bénéficier d’une faible déclivité, rendant ainsi la piste plus abordable encore pour le grand public.
Belley est traversée par la ligne SNCF de Pressins à Virieu-le-Grand, aujourd’hui exploitée en trafic fret uniquement sous le régime de la VUTR de Virieu aux silos de Peyrieu. Le trafic voyageurs a été suspendu entre Belley et Saint-André-le-Gaz via Pressins en 1938, et entre Belley et Virieu-le-Grand en 1940, avec une reprise temporaire du trafic durant la guerre.
Aujourd’hui Belley est officiellement desservie par la gare de Virieu-le-Grand-Belley à laquelle elle est reliée par un service régulier d’autobus, ainsi que par la gare de Culoz.
La commune de Belley partage avec la commune de Peyrieu un aérodrome. Celui-ci fut baptisé Aérodrome de Belley-Peyrieu. Le code OACI de cet aérodrome est LFKY. Cette structure se situe à environ 224 mètres d’altitude et possède une seule piste à usage restreint.
D’une manière globale, il existe l’aire urbaine de Belley. Elle est une aire urbaine française. D’après la définition qu’en donne l’INSEE, l’aire urbaine de Belley est composée de 24 communes, autour de Belley, dans l’Ain. Ses 15 163 habitants font d’elle la 307e aire urbaine de France. Elle ne contient que des pôles urbains : Belley et Brens. L’aire urbaine de Belley est rattachée à l’espace urbain de Rhône et Alpes.
Au niveau de la commune elle-même, Belley est composé d’un bourg principal et de plusieurs hameaux.
Le nombre total de logements dans la commune est de 3 715. Parmi ces logements, 86,3 % sont des résidences principales, 4,7 % sont des résidences secondaires et 9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 41,3 % des maisons individuelles, 56,5 % sont des appartements et enfin seulement 2,2 % sont des logements d’un autre type. Le nombre d’habitants propriétaires de leur logement est de 39,5 %. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 53,2 % sur l'ensemble des logements sont qui inversement est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 7,3 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage n'est que de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 4,3 % sont des studios, 13,6 % sont des logements de deux pièces, 23,6 % en ont trois, 29,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 28,9 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Depuis 1985, la ville utilise aussi un logo, notamment présent sur les publicités de ses partenaires économiques, l'Office du tourisme… Ce logo représente deux coups de pinceaux verts et bleus qui sont un rappel évocateur de la nature environnante.
Capitale historique de la province du Bugey (Pagus Belliceusis), Belley change à plusieurs reprises de royaume au cours des premiers siècle du Moyen-Age.
À la fin du Xe siècle, la ville fait partie des territoires du Saint-Empire Romain Germanique.
En fait, à partir du XIe siècle, elle est surtout sous la dépendance des comtes de Savoie. Les évêques jouent aussi un rôle politique en tant que seigneurs de Belley. Anthelme de Chignin, évêque de Belley entre 1163 et 1178, choisi après sa mort comme saint patron de la ville, reconnu prince du Saint Empire Romain par Frédéric Barberousse, s'oppose au comte Humbert III de Savoie.
En 1385, presque toute la ville est détruite par un incendie. Rebâtie peu après, elle est ceinte de murailles de pierre recouvertes de lauzes.
Annexée une première fois entre 1536 et 1559, Belley est définitivement rattachée à la France sous le règne du roi Henri IV, par le traité de Lyon signé le 17 janvier 1601. Désormais, elle dépend de l'Intendance de Bourgogne et devient le siège d'un bailliage royal.
Au XVIIe siècle, lors de la Contre-Réforme catholique, quatre couvents s'installent à Belley. Cette dernière s'étend de plus en plus hors de ses murs. Au XVIIIe siècle, un collège et un nouvel hôpital sont construits.
La Révolution française bouleverse la ville : les biens de l'Église sont confisqués, les clochers de la cathédrale sont démolis. Le tribunal civil remplace la bailliage. Sous Napoléon 1er, Belley devient d'abord chef-lieu de district en 1790 puis sous-préfecture en 1800, et en 1823, elle redevient siège épiscopal.
En 1874, la ville prend un nouveau visage avec l'installation d'une garnison, le 133e régiment d'infanterie de ligne. La fonction militaire reste importante jusqu'en 1948, année après laquelle subsiste quand même un escadron de gendarmerie mobile.
L'industrie, quant à elle, ne devient vraiment marquante qu'au cours de la seconde moitié du XXe siècle. « Le Tanneur » (travail du cuir), « Pingon » (constructions de grues) et « Cefilac », employaient des centaines de personnes pendant les années 1960. Après la crise des années 1970, qui connût la fermeture ou la diminution considérable des emplois dans ces entreprises, un tissu industriel plus diversifié s'est peu à peu mis en place. Par ailleurs, durant le dernier demi-siècle, la ville a beaucoup développé ses infrastructures scolaires et hospitalières dans lesquelles travaillent de nombreux Belleysans.
Belley est chef-lieu de l'arrondissement de Belley, qui regroupe 9 cantons, 107 communes et 79 656 habitants.
Le Budget Primitif 2007 de la Ville de Belley prévoit un investissement de 6 523 200 € et pour le fonctionnement 10 091 200 €. S'agissant du budget annexe, portant notamment sur la gestion des eaux et de l'assainissement, l'investissement est estimé à environ 2 235 700 € et le fonctionnement à 1 140 100 €. Le budget Annexe, portant en partie sur l'espace Animation, l'investissement sera de 291 000 € et le fonctionnement de 1 113 000 €.
Depuis 1977, avec la victoire de Charles Millon aux municipales, sous étiquette de l'UDF, la commune fut jusqu'en 2001 considérée comme une ville centriste politiquement. Cependant, le maire ayant marqué, à de multiples reprises, son attachement pour la droite plus que pour la gauche, on peut estimer que Belley fut une commune tournée d'avantage vers une tendance de droite modérée catholique. En mars 2001, Belley connaîtra un nouveau maire, Jean-Claude Travers. Celui-ci est élu en tant que candidat membre de l'UMP. La commune devient clairement un territoire politiquement à droite. En 2008, Belley vote pour un candidat aux municipales dont l'étiquette politique est Divers gauche. La commune bascule dès lors dans une tendance de gauche modérée.
Le conseil municipal de la commune est composé de 29 conseillers municipaux. L'exécutif est constitué du maire, Jean-Marc Fognini, et de huit adjoints ayant chacun une charge définie. Le 1er Adjoint est chargé de l'administration générale, sécurité, gestion du personnel municipal. On trouve ensuite un adjoint chargé du développement durable, finances, programmation, un autre de la vie économique, commerce, artisanat, industrie, services, tourisme. Il y a un adjoint chargé de l'urbanisme, travaux, transports, un chargée du social, handicap, logement, vie des quartiers, également adjoint chargé des affaires scolaires, jeunesse. Il y a aussi un chargé des sports, loisirs, et enfin un adjoint chargé de la culture, animation et patrimoine. La municipalité a également mis en place le Conseil Municipal Jeunes. Celui-ci est composé de sept lycéens issus de plusieurs lycées que sont le Lycée Lamartine et le Lycée du Bugey.
Belley est une sous-préfecture de la préfecture de l'Ain. La commune dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Ain. Elle bénéficie également de la présence d'un escadron de gendarmerie mobile, le EGM 15/5, qui fait partie du Groupement I/5 de Gendarmerie mobile. La commune possède un bureau de poste.
La ville de Belley n'a pour l'instant pas de projet de jumelage.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Belley classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Belley, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
}}
}}
Belley possède de nombreux établissements éducatifs que sont :
Au sein du bourg principal de la commune, les habitants peuvent bénéficier de soins au Centre Hospitalier Docteur Récamier. Ce centre dispose d'une unité centrale d'accueil des urgences et d'un S.M.U.R… La capacité d'accueil de l'établissement est de 414 lits et places. L'activité médicale est composée en six grands pôles de soins que sont :
La commune fut l'une des villes étapes de la 3e étape du Tour de l'Ain 2007, le 14 août. Il s'agit d'une épreuve cycliste parcourant le département de l'Ain. L'année suivante, lors du Tour de l'Ain 2008, Belley eut l'honneur d'être la ville d'arrivée.
En matière de radiophonie, les habitants de Belley peuvent, entre autres, écouter comme radios locales Radio Isa sur la bande 96.4 FM ainsi que Hot Radio sur 98.1 FM ou RCF Pays de l'Ain sur 92.8 FM ou encore ODS RADIO sur 88.2.
En 2004, les revenus moyens par ménages belleysans est d'environ 15 107 €/an contre 15 027 €/an au niveau de la moyenne nationale.
La population active totale de Belley s'élève à 3 509 personnes. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 84 %, ce qui place la commune dans la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On dénombre 412 chômeurs, ce qui en 1999 donna un taux de chômage de 11,7 %. Cependant en 2005, ce même taux diminue, de façon notoire, pour atteindre les 7,8 %. En tout et pour tout, la population comprend 43,9 % d'actifs, 20,7 % de retraités, 22,9 % de jeunes scolarisées et 12,5 % de personnes sans activités.
Répartition des emplois par domaine d'activité
En 2004, le nombre totale de création d’entreprise à Belley fut de 52.
Le centre-ville de la commune comprend de nombreux petits commerces de proximités.
Le petit séminaire est classé monument historique depuis 1840.
Plusieurs monuments de la commune sont inscrits au titre des monuments historiques :
La cathédrale Saint-Jean Baptiste (depuis le 30 octobre 1906), le palais épiscopal, attribué à Soufflot (depuis le 16 février 1932) et la place devant la cathédrale (depuis le 18 décembre 1944) font tous trois l’objet d’un classement au titre des monuments historiques.
Belley est une ville fleurie avec une fleur attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.
La forêt de Rothonne est un espace boisé comprenant un arboretum et trois sentiers de randonnée.
La commune abrite principalement deux restaurants. La cuisine locale des belleysans est fortement rattachée aux produits locaux. Belley, et plus généralement le Bugey, compte de nombreuses exploitations viticoles.
45°45′33″N 5°41′21″E / 45.75917, 5.68917
Services de mobilité locale :