Bernay est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.
La commune de Bernay se situe dans l'ouest du département de l'Eure, à une cinquantaine de kilomètres de la préfecture Évreux.
La ville se trouve à la limite du Pays d'Ouche et du Lieuvin.
Sur son territoire coulent la Charentonne, un affluent de la Risle et le Cosnier.
L'origine étymologique de Bernay indique qu'il s'agit d'un lieu marécageux ou fangeux ( celtique brin / bren et suffixe -āko de localisation), ce qui n'étonne pas puisque la rivière Charentonne vient buter sur un coteau (« les Monts ») et reçoit le Cosnier au débit important.
Entre 996 et 1008, le duc de Normandie, Richard II, offre cette région en dot à son épouse, Judith de Bretagne, qui fonde aussitôt une abbaye bénédictine, l'abbatiale de Bernay. Les moines aménagent le site par des travaux hydrauliques importants : assainissement, moulins, pêcheries… et la construction d'une abbatiale qui reste un joyau de l'architecture romane normande. Pour couvrir les frais et assurer leur défense, ils cèdent une partie de leur propriété en 1048.
L'activité commerciale attestée dès 1198 prend son essor sur l'axe principal de la ville. L'industrie du drap est réputée, les foires sont nombreuses (la Foire Fleurie au moment des Rameaux en est un souvenir), en raison de la diversité et de l'abondance des produits agricoles de la région. Bernay devient d'ailleurs un immense marché chaque samedi. La vénération de Notre-Dame de la Couture dès le XIIIe siècle, est à l'origine de pèlerinages importants qui attirent les foules de toute la Normandie ; le pèlerinage marial diocésain a toujours lieu chaque Lundi de Pentecôte.
Au cours du XIXe siècle, d'importants aménagements de voirie modernisent la ville, et l'évolution de la structure industrielle s'oriente vers le pourtour de la cité. Ce développement continuera au cours du siècle dernier, avec l'arrivée de nouvelles industries et l'extension considérable de Bernay sur les coteaux surplombant le centre traditionnel, lequel a su rester fidèle à ses origines.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville échappe aux bombardements canadiens d'août 1944 en raison d'une épaisse couche nuageuse, préservant ainsi le centre historique.
En 2010, la commune de Bernay a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ ».
Au deuxième tour de l'élection du 16 mars 2008, la liste de droite conduite par Hervé Maurey l'emportait avec 50,71 % des voix (2 531 voix) contre 49,29 % (2 460 voix) à celle de la gauche.
M. Gilles Launay déposait un recours en annulation du scrutin pour non-respect de l'article L-52 du code électoral. Le 4 septembre 2008, le tribunal administratif de Rouen examinait le recours. Le 25 septembre 2008, il annulait l'élection et déclarait M. Maurey inéligible pour un an au motif d'avoir comptabilisé dans son compte de campagne pour un montant très faible l'utilisation de photos du service municipal de communication .
Hervé Maurey interjettait appel auprès du Conseil d'État. Le Conseil d'État examinait l'appel d'Hervé Maurey le 17 juin 2009. Le rapporteur public requerrait l'annulation du scrutin, le maire sortant ayant adressé une lettre ayant pu influencer les électeurs à 77 familles d'une école privée mais écartait l'inéligibilité. Le Conseil d'État suivait les recommandations du rapporteur public et annulait le scrutin de 2008.
Le 13 septembre 2009, la liste Nouveau Centre de Hervé Maurey obtiennait 50,97 % des suffrages au premier tour face à la liste conduite par Gilles Launay (PS).
La ville de Bernay est jumelée avec :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Par ailleurs, lors du recensement de 2006, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 11 136 habitants.
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Eure.
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