Bligny-sur-Ouche est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne.
Ses habitants sont les Bélinéens.
Ce bourg pittoresque est situé dans la haute vallée de l'Ouche, à 20 km au nord-ouest de Beaune.
L'autoroute A6 traverse le territoire communal.
Origine du nom de Bligny
Les premières traces écrites de Bligny-sur-Ouche remonte à 879. L’excellent ouvrage de Félix Vadot intitulé "Bligny-sur-Ouche, Cote d’Or" édité en 1928 et réédité en 1980 (mais épuisé) présente les différentes origines possibles du nom de Bligny. Il convient de rappeler que Bligny-sur-Ouche était appelé Beligny sur Oische sous l’ancienne France.
Histoire de Bligny de Charlemagne à la Révolution
Ainsi, Bligny aurait été donnée peu après Charlemagne au VIII siècle à l’évêché d’Autun. Le cartulaire de la cathédrale d’Autun en témoigne. Bligny aurait été donnée par Louis le Bègue en 879 et ce don fut confirmé par Boson la même année. En 893, l’évêque d’Autun Adalgaire fit don des terres de Bligny à l’Eglise Saint Nazaire d’Autun. Une bulle pontificale vint confirmer en 921 le fait que Bligny appartenait à l’Eglise d’Autun. Voir le Cartulaire de l'église d'Autun par Anatole de Charmasse, Société éduenne des lettres, sciences et arts (Autun), publié par A. Durand, 1865.
Au cours du Moyen Age, Bligny-sur-Ouche se trouvait dans une position assez originale. En effet, Bligny était une terre appartenant à l’Eglise d’Autun et cela jusqu’aux événements de 1789. Les ducs de Bourgogne ont tenté de s’approprier cette terre mais sans succès. Il existe un excellent article de l’historien Jean Richard sur cette lutte entre les deux autorités. Ainsi, les ducs de Bourgogne s’étaient déclarés « garde de la terre » de Bligny et par conséquent souhaitaient imposer un impôt en guise de compensation. L’évêque Aganon d’Autun s’opposa fermement à un des sbires du duc, Raginaud, Sire de Mont Saint Jean. Par un jugement de 1076-77, ayant été précisément commenté par l’historien Jean Richard, l’Eglise fut remise dans ses droits.
Quoi qu’il en soit, la « Poûté de Beligny » était gouvernée par des doyens ou des majordomes, le premier d’entre eux fut un certain Ginoardus. Cette fonction devint héréditaire et la famille dépositaire de cette fonction prit le nom de Le Maire ou Maire. Ainsi, en 1257, la Mairie de Bligny est recensée comme "fief roturier et héréditaire". La gestion effective de la Poûté était cependant sous la tutelle d’un bailli.
Ainsi, un certain Jean Le Maire, seigneur de la Bondue (titre associé aux terres de Bligny) et procureur fiscal aux bailliages d'Autunet de Montcenis fut anobli par lettres de 1469 et devint procureur général du duc Charles le Téméraire dans le duché et le comté de Bourgogne, et continua à exercer cette charge après la réunion du duché à la couronne. La note précise que la famille Le Maire était originaire de Bligny-sur- Ouche et a produit au XVIe siècle un président du bureau des trésoriers de France à Dijon. La note joint aussi la descrition des Armes de la famille Le Maire: d'or, à deux fouets mis en pal et adossés d'azur ; au chef de même chargé de deux étoiles d'or à six rais. (Revue nobiliaire historique et biographique, Louis Sandret, publié par J.B. Dumoulin., 1866). On retrouve une trace de ces armes actuellement peinte dans un tableau representant la scène du Christ (tableau situé dans l’Eglise de Bligny au-dessus de la sacristie).
Histoire de Bligny apràs les évènements de 1789
Bligny s’est enrichi progressivement grâce au commerce de soie. De nombreuses jurisprudences (source d'information à part entiçre) relatent de la vie bélinoise. Ainsi deux tanneurs ex nobles furent comdamnés par un tribunal révolutionnaire en 1791; Des Clubs politiques furent créés sous la monarchie de juillet; Il y eu un tremblement de terre en 1841 : « entre minuit et minuit et demi, secousses assez fortes pour avoir remué les meubles» (Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, 1845) ; Le grand père maternel de l’écrivain Michel Tournier qu’il décrit dans le roman Paraclet était pharmacien de Bligny sur Ouche (Tournier, par Jacques Poirier, Ed. Echelle de Jacob, 2005). Un arrêt célèbre du Conseil d’Etat a pour origines des faits qui se sont produit à Bligny (18 novembre 1949 - Demoiselle Mimeur- Rec. Lebon p. 492)
Le château fort fut démantelé en 1478 par ordre de Louis XI, reconstruit en 1485, puis détruit en 1855.
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