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Bollène est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Bollène est une commune située au nord du département de Vaucluse à la jonction de la Drôme, de l'Ardèche et du Gard. Située à proximité de grands axes de communications, la cité (vieille ville) occupe l'extrémité nord d'un plateau gréseux qui sert aussi d'assise à Mondragon, Mornas, Uchaux et Lagarde-Paréol. Le reste de la commune, ville basse comprise, s'étend sur une plaine limoneuse et fertile qui repose sur une importante couche d'argile qui affleure au quartier des Noyères.
L'autoroute A7, avec la sortie N°19, dessert la commune et tout le nord Vaucluse. La route nationale 7 passe à son extrémité ouest sans toutefois traverser un des quartiers de la ville. La route départementale 8 à l'ouest rejoint la route départementale 994 qui traverse la commune et les quartiers nord sur un axe est-ouest. Elle permet de joindre Pont-Saint-Esprit à Suze-la-Rousse. La route départementale 26 traverse elle aussi la commune et la ville basse mais sur un axe nord-sud. Elle permet la jonction de Carpentras à Pierrelatte.
Une gare SNCF est à 8 km du centre. La gare TGV de Montélimar est à environ 30 km et celle d'Avignon à environ 50 km. L'aéroport d'Avignon est à environ 45 km et celui de Nîmes à environ 70 km.
Après le défilé de Donzère, le Rhône s'étale dans une large plaine qu'il a recouvert de ses différentes alluvions. Celle-ci fut un grand lieu d'échange comme le prouve la toponymie. Un des quartiers de Bollène, en a gardé trace, Saint-André-de-Sénos. Ce nom proviendrait de senemagos (vieux marché) mais sans qu'il y ait antinomie de la latinisation du vocable celtique senmag signifiant plaine centrale.
Le substrat de cette plaine est constitué d'une épaisse couche argileuse (10 à 40 mètres) qui fut largement exploitée au cours des siècles. Elle a fourni le matériau des fours des verriers de Murano et au XIXe siècle a permis la fabrication industrielle de briques réfractaires.
La première agglomération fut implantée sur un oppidum, c'est aujourd'hui la ville haute. Sur ces « collines rhodaniennes », Chabrières, Barri et Bauzon, se trouvaient aussi trois autres cités fortifiées. Le vocable Barri le rappelle puisqu'il signifie remparts en provençal. Ces collines sont composées de molasse gréseuse (étage burdigalien) et d'une strate calcaire plus dure (helvétien).
La qualité de cette pierre a permis son exploitation des l'antiquité et des carrières ont été en activité jusqu'au début du XXe siècle. Ce matériau de construction, connu sous l'appellation « pierre de Saint-Restitut », se retrouve dans de nombreux bâtiments français ou européens tant à Marseille qu'à Lyon ou en Suisse. Il a permis la construction du Grand Théâtre de Montpellier, de la préfecture et du musée de Grenoble, de la grande poste de Genève, de l'Hôtel Beau-Rivage de Lausanne et du tunnel du Saint-Gothard.
Le Rhône passe proche de la commune sans la toucher. Il sert à l'alimentation du canal de Donzère-Mondragon qui traverse la commune de Bollène sur sa partie ouest. L'Auzon et le Lez alimentent aussi le canal. Si le cours de l'Auzon est dans l'ensemble plutôt calme, il n'en va pas de même avec le Lez. Prenant sa source dans les Baronnies, au pied de Méliandre, c'est un torrent à caractère typiquement méditerranéen. Son lit, généralement à sec ou avec un très faible débit peut enfler démesurément après un orage provoquant des crues énormes. Parmi celles-ci, dites centenales, l'histoire a retenu les dates de 1662, 1745, 1951 et 1993.
Le climat est de type « méditerranéen à influence semi-continentale ». La commune est située dans la vallée du Rhône, le mistral peut y souffler avec force.
La station météorologique de référence est située à Orange (environ 17 km à vol d'oiseau)
La présence d'une occupation préhistorique sur les oppidums de Barri, Chabrières et Saint-Blaise-de-Bauzon a été mise en évidence par les archéologues dès le XIXe siècle. Il a fallu attendre, la fin du XXe siècle et les fouilles faites lors de la construction du TGV Méditérranée, pour découvrir que la plaine avait été aussi le siège d'une importante occupation. Le site le plus important est situé à « Pont-de-Pierre 2 » et a été fouillé sous la direction d'E. Durand. Parmi les vestiges ont été identifiés une fosse à incinération double datée du Néolithique ancien, une sépulture de la période chasséenne, des fossés circulaires du bronze final, une sépulture sous tumulus du bronze final 3 b ainsi qu'un habitat du milieu de l'Âge de fer daté du Ve au IVe siècle avant notre ère.
Deux autres sites se sont révélés particulièrement riches. Tout d'abord celui du lieu-dit « Les Bartas » fouillé par l'équipe de C. Markiewcz qui a mis en évidence une occupation daté du Néolithique final au bronze final en passant par une importante période campaniforme. Puis le site des « Ponsardes » où A. Toledo I Mur et son équipe ont identifié des vestiges du bronze final et du premier Âge du fer.
L'Itinéraire de Jérusalem mentionne sur la rive droite du Lez la mutatio ad Lectoce. Ce site a été identifié près de la « Croix de saint-Geniès » et les fouilles ont exhumé des sépultures, de la poterie et l'épitaphe d'un sevir augustal. Il en va de même pour la statio Senomago marquée par l'emplacement actuel de la chapelle Saint-Pierre-de-Sénos qui a permis de mettre au jour des vestiges antiques. Les fouilles de sauvegarde du TGV menées sur le site de « Pont-de-Pierre 1 » par l'équipe de G. Alfonso ont révélé des sépultures à incinération et des enclos antiques datés du Ier au début du Ve siècle.
Il fut longtemps fait état d'une charte de Clovis II, datée de 640, donnant Bollène en fief aux bénédistins de l'Île-Barbe, près de Lyon,. Bailly la considère comme un faux. Faisant état des nombreuses invasions successives : Wisigoths, Burgondes, Ostrogoths, Sarrasin, en 803, un autre acte indiquait que les habitants des oppidums de Barri, Chabrières et Bauzon face aux invasions étaient descendus de leurs hauteurs pour se réfugier dans la plaine derrière les murs d'une cité fortifiée et entourée de fossés. Courtet considère cet acte comme apocryphe.
La première charte non falsifiée par les bénédictins est datée de 971. Elle fut accordée par Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne, à l'abbaye de l'Isle-Barbe et lui confirmait se possessions de l'église Saint-sauveur et de la chapelle Saint-Benoît.
Le prieur bénédictin fut contraint de transiger, en 1273, avec Alphonse, comte de Toulouse, et son épouse Jeanne. Il lui céda la moitié de ses domaines contre sa protection. Une situation de fait qui ne fut pas remise en question par Rome quand le Siège Apostolique se vit remettre le Comtat Venaissin dont dépendait Bollène en 1273. Ce fut sous le pontificat de 1312, que fut entreprise la construction de la chapelle Notre-Dame-du-Pont.
Raymond de Turenne, capitaine pontificalLe 3 août 1385, alors que les Routiers avaient mis le siège devant Bollène, Raymond de Turenne, Capitaine des Armes du Comtat, quitta Avignon à la tête de ses troupes. Il était accompagné de ses lieutenants Guillaume de Sagnet et Perrotin des Thermes. Le neveu de Grégoire XI réussit à prendre les Compagnies à revers et dégagea la cité.
En novembre 1387, le château de Chabrières devint le fief du cardinal Amédée de Saluces, neveu de Clément VII et, en même temps, ce prélat acquiert pour cent florins le prieuré commanditaire de Saint-Martin de Bollène. Deux ans plus tard, Raymond de Turenne, qui était en guerre contre le pape d'Avignon qui l'avait spolié de ses fiefs, traversa le Venaissin pour rejoindre le Haut Comtat et installa ses troupes dans le village troglodyte de Chabrières.
Le 14 janvier 1389, ses lieutenants Jean de Curières et Mathieu du Bailli s'emparèrent du Bayle de Bollène qui convoyait une caravane de mules et un immense troupeau de moutons sous la garde de vingt et un bergers. Ce méfait fut enregistré devant le notaire Reyre, en date du 9 février 1389. L'acte notarial expliquait que Raymond de Turenne avait essayé de surprendre la vigilance des gardes de la ville de Bollène en faisant entrer deux de ses hommes déguisés en marchands de boeufs mais qu'ils avaient été découverts et arrêtés comme espions.
En juillet 1562, le baron des Adrets et ses troupes assiégèrent et canonnèrent la cité. Une brèche fut ouverte et les religionnaires pénétrèrent dans Bollène qui fut occupé pendant 16 mois.
XIXe siècle, grâce à l'exploitation des gisements d'argile, une industrie importante de produits réfractaires se développe autour de Bollène.
Le XXe siècle verra l'apparition de grands chantiers comme la construction du canal Donzère-Mondragon et du site nucléaire de Tricastin.
De 1947 à 1952, construction de l'usine hydroélectrique André Blondel.
1993, inondations dues à la crue du Lez.
Juillet 2008, incident classé 1 sur l'Échelle internationale des événements nucléaires sur le site nucléaire du Tricastin conduisant à un arrêté préfectoral de restriction de consommation d'eau, d'interdiction de baignade et de pêche. À ce sujet, la ville a obtenu du Tribunal de Grande Instance de Carpentras, la nomination d'un expert indépendant, chargé de faire la lumière sur les zones d'ombre de cet accident. Cet expert a commencé ses travaux le 3 septembre 2008. Ils sont actuellement toujours en cours.
Courtet cite la bulle de plomb, trouvée au XIXe siècle près de Sérignan-du-Comtat, portant + S : SCI MARTINI : DE ABOLENA, qui a été datée du XIIIe siècle. Abolena est devenu Bollène par aphérèse de la première syllabe. Dauzat et Rostaing suggèrent comme origine le nom latinisé d'un homme germain, Abbolenus. La ville est nommée Bolena classique occitane et Bouleno en provençalselon la norme mistralienne.
Bollène est jumelée avec la ville de Alcudia (Espagne) depuis 1994.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Zone d'aménagement concerté de 120 hectares en cours de réalisation et qui sera entièrement dédiée à la logistique. Elle devrait proposer à terme 285 000 m² d'entrepôts logistiques.
Création d'un important centre de formation (l'Espace Formation Tricastin)
La commune de Bollène a sur son sol plusieurs fournisseurs importants d'énergie :
Plusieurs sites touristiques à visiter, dont la vieille ville et le site troglodyte de Barry.
Pour loger les touristes, l'on trouve sur la commune 12 hôtels de 1 à 3 étoiles, 3 campings, des gîtes et des chambres d'hôtes.
Culture de la vigne et production de vin en Côtes-du-rhône. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays de la Principauté d'Orange
La ville de Bollène dispose de plusieurs espaces verts et jardins aménagés, d'une bibliothèque municipale, d'un centre de loisir, etc.
Les Transports Urbains Bollénois assurent un ensemble de services, à vocation principalement scolaire. Ils desservent les quartiers vers les collèges Boudon et Eluard et vers les groupes scolaires Jean Giono, Alexandre Blanc, Pierre et Marie Curie et Joseph Duffaud, à raison de 9 trajets par jour pour les collèges et 6 pour les groupes scolaires.
La Ville possède 6 groupes scolaires répartis sur l'ensemble de la commune accueillant chacun maternelles et élémentaires. Au total, 1 420 enfants y sont scolarisés.
De plus, elle a sur son territoire 2 collèges ("Paul Eluard" et "Henri Boudon") et un lycée.
La municipalité propose régulièrement des spectacles et des animations, aussi bien dans la salle de spectacle Georges Brassens, qu'en plein air, place de la mairie.
Le festival des "Polymusicales" a lieu tous les ans durant tout l'été. Une vingtaine de concerts gratuits y sont proposés
La ville possède un cinéma, situé en centre ville (sur la place de la Mairie).
Ce cinéma, à la fois grand public et "art et essai", est géré par une association indépendante qui propose également de nombreuses animations ou débats autour des films, et une fois par an un festival.
La Ville possède de nombreux équipements sportifs : 6 stades, 3 gymnases, 5 courts de tennis, un espace multisports, 5 terrains de cage à cage, un skate park, un plan d'eau, un hippodrome, des stands de tir, parcours pour des randonnées pédestres et cyclistes, boulodromes, etc.
Le plan d'eau permet la pratique de la planche à voile. Pêche.
La ville de Bollène possède plusieurs structures d'accueil :
Outre ses structures d'accueil, Bollène a médecins généralistes et spécialistes, pharmacies, etc.
Espace Curie
Bollène compte plus de 200 associations, toutes activités confondues.
Plusieurs religions ont des lieux de cultes sur la commune de Bollène: on peut ainsi trouver plusieurs églises Catholiques, dont une collégiale, une église évangélique et une mosquée.
18 Points d'Apport Volontaire sont répartis sur la Commune pour collecter les emballages à recycler.
Il existe une déchèterie acceptant : gravats, déchets verts, objets encombrants, ferraille, papiers / cartons et huiles de vidange et de friture.
Pour les déchets toxiques (pots de peinture, batteries de voiture, produits phytosanitaires, piles, huiles de moteur, ampoules et néons...) deux collectes sont organisées dans l'année.
La vieille ville de Bollène est parsemée d'hôtels particuliers (XVIIe et XVIIIe siècle) et de placettes.
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