Boucau est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.
Le gentilé est Boucalais(ou Bokales en basque).
La commune s'étend sur 5,8 km² et compte 7 502 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005. Avec une densité de 1 289,0 habitants par km², Boucau a connu une hausse de 7,2% de sa population en rapport avec 1999. Entourée par les communes de Tarnos, Anglet et Bayonne, Boucau est située à 4 km au Nord-Ouest de Bayonne la plus grande ville au alentour. Située à 11 mètre d'altitude, Le fleuve l'adour est le principal cours d'eau qui traverse la ville de Boucau.
L'Adour longe Boucau avant de se jeter dans le golfe de Gascogne à Tarnos (Landes) pour la rive droite et Anglet (Pyrénées-Atlantiques) pour la rive gauche. Un de ses affluents, le ruisseau du moulin Esbouc, arrose également les terres de la commune.
Le toponyme Boucau apparaît sous les formes Puncta (XII ° siècle), Putta et Puncta (début XIIIe siècle, Pardessus, collection des lois maritimes), La Punte (1255, archives de Bayonne) et Le Boucau (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
Le nom occitan gascon de la localité est Lo Bocau ou Bocau [buˈkaw], qui signifie dans cette langue l'embouchure. De ce nom gascon dérivent son nom basque : Bokale et son nom français.
C'est en 1578 que l'Adour, dont l'embouchure se trouve alors plus au nord, à Vieux-Boucau, est détournée pour se jeter dans un quartier de la ville de Tarnos (Landes) : le Boucau. En effet, en 1562, la ville de Bayonne, alors en déclin, obtient de Charles IX de France qu'on lui donne un accès direct à l'océan. C'est Louis de Foix qui fait réaliser la trouée vers l'océan dans laquelle le fleuve s'engouffre le 25 octobre 1578. Le trafic du port fait alors vivre des pilotes guidant les navires et quelques dockers.
Boucau a fait partie de la baronnie du Seignanx. Le Seignanx est centré sur les croupes surplombant les anciens marais d'Orx, asséchés en 1864. Il était initialement constitué des localités de Boucau, Tarnos, Ondres, Saint-Martin-de-Seignanx, et Saint-André-de-Seignanx.
En 1855, le tracé de la liaison ferroviaire Bordeaux-Bayonne entraîne la création d'une gare dans ce même quartier. Napoléon III, par décret du 14 septembre 1857, décide de la création de la commune de Boucau, en détachant 2 quartiers de Tarnos : le quartier bas (Boucau) et le quartier haut (Romatet).
L'amélioration des accès maritimes, la desserte ferroviaire, la proximité de l'Espagne avec ses gisements de minerai de fer de Biscaye vont conduire à l'implantation de l'usine des Forges de l'Adour en 1881. L'usine est spécialisée dans la production de rails et accessoires des voies ferrées. Cette industrialisation subite va entraîner une expansion économique et démographique sans précédents sur la commune. "L'épopée" des Forges s'achève en 1965.
La quasi-totalité des cartes récentes où figure une frontière précise pour la province du Labourd y fait figurer Boucau. De même, cette ville est généralement mentionnée dans les listes de communes du Labourd.
Les choses ne sont néanmoins pas totalement simples : du point de vue de la stricte histoire administrative, Boucau n'a en effet jamais été dépendante du Labourd ni de Bayonne. Simple écart de Tarnos sous l'Ancien Régime, elle suivait le même sort que les paroisses du Seignanx : la coutume en vigueur y était celle de Dax, la sénéchaussée celle de Tartas.
Sous l'influence sans doute des frontières départementales contemporaines, il n'en reste pas moins que la représentation commune en ce début de XXIème siècle rattache en général Boucau au Pays basque : c'est en tous cas l'analyse de Gisèle Carrière-Prignitz qui rappelle dans un premier temps que jusqu'à récemment la frontière nord du Pays basque était constituée par le cours de l'Adour pour les représentations collectives, mais pour ajouter que celles-ci ont évolué. Aujourd'hui, tant Boucau que le quartier Bayonnais de Saint-Esprit sont « intégrés » aux provinces basques – même s'ils restent pour certains une « frontière », comme en témoignent encore récemment des rixes entre « Landais » et « Bayonnais » aux fêtes de Bayonne.
Boucau fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian mais ne fait partie d'aucune intercommunalité. . La commune a récemment pris un engagement dans le sens de son intégration à la communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz.
Boucau fait partie de sept structures intercommunales :
Montilla (Espagne) depuis 1979
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.
Son industrie se résume aujourd'hui à l'Aciérie de l'Atlantique (groupe espagnol Celsa depuis mai 2007), créée en 1995, spécialisée dans la production de billettes d'acier. Les Ciments de l'Adour, filiale des Ciments Français (groupe Italcementi), ont maintenu une usine de fabrication de ciments à l'emplacement des anciennes Forges de l'Adour jusqu'en 1993. Jusqu'à cette date, des barges transportant du calcaire en provenance des carrières de Guiche et d'Arancou descendaient l'Adour (à heures variables, compte tenu de l'influence des marées sur les tirants d'air sous les ponts) pour alimenter l'usine. Depuis cette date, l'usine a été transformée en centre de broyage. Elle est désormais un centre d'ensachage de ciments fabriqués en Espagne par le même groupe. Comme le reste de la côte basque et aquitaine, la commune vit du tourisme littoral.
La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Henri Barbusse).
Boucau est desservie par la STAB avec les lignes 5, 8 et 10.
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