Bourg-Saint-Andéol est une commune française, située dans le département de l’Ardèche et la région Rhône-Alpes. La ville est située sur la rive droite du Rhône, qui se jette dans la mer Méditerranée.
Les habitants sont appelés les Bourguesans et Bourguesanes.
La ville de Bourg-Saint-Andéol se trouve dans le Sud du département de l’Ardèche, dans une petite vallée ouverte sur l’axe Rhodanien tout en restant légèrement à l’écart. Faisant partie intégrante de l’Ardèche Méridionale, la ville est blottie contre le Rhône au pied de la forêt méditerranéenne du Laoul, essentiellement composée de chênes verts, de pins, buis et cyprès.
Entre ses collines, la ville est relativement bien abritée du mistral qui souffle avec violence dans toute la vallée. La commune bénéficie d’un climat particulier puisque diametralement opposé aux communes voisines. On note en effet régulièrement une différence négative d’un ou deux degrés avec Viviers, sa voisine septentrionale et Pierrelatte, côté Drôme.
Il n’est pas rare également de voir au-dessus de Bourg-Saint-Andéol un agglomérat de nuages qui se retrouvent coincés entre le Plateau des Gras (ou de St Remèze) et les premiers contreforts cevennols des gorges de l'Ardèche, distantes seulement de sept kilomètres.
C’est pour cela que le temps est régulièrement nuageux et frais sur la commune alors que le temps peut être ensoleillé et plus chaud dans les communes limitrophes.
Bourg-Saint-Andéol fut ainsi considéré à tort pendant longtemps comme la frontière de la culture de l’olivier en Méditerranée.
Assez protégée du mistral par ses collines situés au Nord, la ville s'ouvre donc sur la véritable plaine du Tricastin où naissent les cultures et l'atmosphère authentiquement méridionales, mais pas encore tout à fait provençales....
Le premier nom connu de la ville est Bergoïata, nom d’origine celtique. Au début de l’ère romaine, ce nom devint Bergus ou Burgum.
Article connexe : Étymologies de Bergoïata et de Berg dans l'Ardèche.Le nom actuel, qui remonte au XVe siècle, perpétue la mémoire d’Andéol, sous-diacre de l’église de Smyrne venu évangéliser la région et qui fut persécuté et assassiné à Albes (Viviers) et jeté dans le rhone et vint échouer sur le rivage de Bergoiate ou son corps fut recueilli en 208 et enseveli dans un sarcophage païen au nom de Julius Valérianus. On édifia sur son tombeau, qu'on crut perdu, une crypte qui donna lieu a l'élévation de deux basiliques dédiées a Saint Polycarpe. Il fut retrouvé en 1876 par l'abbé Paradis qui s'intéressait au martyr d'Andéol. .
Sous la Révolution, la ville a porté le nom de Bourg-sur-Rhône. Elle a beaucoup souffert du bombardement américain du 15 août 1944 qui détruisit un tiers de la vieille ville et endommagea quelques-uns de ses plus beaux monuments, comme l’hôtel Nicolaÿ (XVe siècle), dont il ne reste plus qu’une tour octogonale.
Nombre retenu à partir de 1999 : population sans doubles comptes
Bourg-Saint-Andéol est une ville touristique par excellence. Le visiteur averti y trouvera de nombreux monuments classés illustrant un passé historique et architectural majeur.
La dimension religieuse de cette illustre cité n’est également pas négligeable. Il existe encore, en surplomb des quais du Rhône, l’ancien couvent des Visitandines, aujourd’hui maison mère des Sœurs de la Présentation de Marie, ordre fondé pendant la tourmente révolutionnaire par la bienheureuse Marie Rivier. Le bâtiment abrite encore des éléments architecturaux rares, un mobilier d’époque intéressant et une grande chapelle où se réunissent fidèles et religieuses, le dimanche matin. L'hôpital de la ville, situé dans le prolongement du centre historique et autrefois hors-les-murs fut également un couvent géré par l'ordre de Recollets. Un élégant clocher en pierre de taille domine un cloître et des bâtiments.
L’hôtel de ville, largement remanié suite à la vague de bombardements meurtriers de 1944, a également été un couvent, celui des Ursulines qui prenaient en charge l’éducation des jeunes filles de Bourg-Saint-Andéol.
Le centre ville ancien possède également une série d’hôtels particuliers des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Une partie d’entre eux furent largement détruits pendant la guerre et certains ont complètement disparu du paysage urbain de la ville.
Malgré ces tragiques événements qui ont profondément marqué la ville et son urbanisme, Bourg-Saint-Andéol conserve un patrimoine exceptionnel.
Aujourd’hui, on rencontre un ensemble de monuments dignes d’intérêt, la plupart concentrés dans le centre historique et ses abords immédiats :
La Cascade, maison des arts du clown et du cirque se situe dans le quartier du Dieu Mithra, à proximité immédiate des sources de Tourne.
L’ancienne école privée Saint-Joseph, réhabilitée autour d’un cloître intérieur, abrite aujourd’hui les activités de cette « Maison » dédiée aux arts du cirque et du clown, et par extension à la musique, la danse et le théâtre.
Pôle National des arts du cirque (10 en France, unique en Rhône-Alpes) inscrit dans le réseau « Territoires de cirque », ce lieu bénéficie d’équipements tel qu'une salle de spectacle, terrain de jeu pour les disciplines du cirque, salle de danse, théâtre d’été…
Porté par deux compagnies professionnelles, Les Nouveaux Nez (clowns musiciens) et Les Colporteurs (acrobates, funambules), ce lieu est géré par l’association de Gestion de la Cascade, en partenariats pluriannuels avec les organismes publics qui en financent l’investissement et le fonctionnement : l’Europe, l’État, la région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche et la Commune de Bourg-Saint-Andéol.
His fulta manebit unitas : Appuyée sur ces choses, l’unité restera.Enregistrées à Paris en 1696. La ville du bourg de Saint-Andéol porte :
En bas est la Croix de la Légion d'honneur. Le couteau symbolise la mort qui mit fin au martyre de saint Andéol, les bourdons (bâtons de pèlerin) représentent l’affluence des pèlerins à son tombeau et la dévotion envers lui.
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