48°41′52″N 02°30′16″E / 48.69778, 2.50444
Brunoy (prononcé [bʁynwa] ) est une commune française située à vingt et un kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. C'est le chef-lieu du canton de Brunoy, le siège de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres et du doyenné de Brunoy-Val d'Yerres.
Situé dans une boucle de l'Yerres en bordure de la forêt de Sénart, lieu d'habitation dès le paléolithique, très tôt intégré au domaine royal français plus tard distribué aux seigneurs méritants, il conserva son attrait pour les grands du royaume, de l'empire puis les artistes. Banlieue pavillonnaire de villégiature dès la fin du XIXe siècle, elle en a conservé les riches demeures, c'est aujourd'hui une ville de vingt-cinq milles habitants à mi-chemin entre Évry, Melun et Créteil, à la population relativement privilégiée et un site culturel important du département avec son théâtre et les deux musées présents sur son territoire.
Ses habitants sont appelés les Brunoyens.
Brunoy est située à l'extrémité nord-est du département de l'Essonne dans la région Île-de-France, au sud-est de la capitale, elle est ainsi partie intégrante de la vaste agglomération parisienne. Ses frontières nord-est et est avec les communes de Villecresnes et Mandres-les-Roses marquent aussi la frontière avec le département voisin du Val-de-Marne. Placée aux portes de la région naturelle de Brie, elle est traversée par la rivière l'Yerres, affluent de la Seine, dont la vallée forme à cet endroit des méandres marqués, et bordée dans sa partie sud par la forêt de Sénart. Le territoire communale, relativement peu étendu occupe quatre cent soixante-quatre hectares inscrit dans un rectangle imparfait long de cinq kilomètres et large de trois, 70 % de ce territoire est urbanisé, ne laissant que 15 % du territoire au paysage rural, intégralement constitué par la forêt de Sénart au sud du domaine municipal. L'Institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48° 41' 48" N et 2° 30' 13" E au point central de ce territoire.
Située sur la rive droite de la Seine, la commune est bordée au sud par la route nationale 6 et traversée par les routes départementales 33, 54 et 94 qui emprunte la vallée de l'Yerres entre Brie-Comte-Robert et Villeneuve-Saint-Georges principalement. Elle est aussi traversée du nord au sud par la ligne classique Paris - Marseille aujourd'hui empruntée par la ligne D du RER et dispose sur son territoire d'une gare.
Excentrée dans le département, la commune est située à vingt-et-un kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, dix kilomètres au nord-est de la préfecture d'Évry, dix-neuf kilomètres à l'est de Palaiseau, trente-neuf kilomètres au nord-est d'Étampes, dix kilomètres au nord de Corbeil-Essonnes, dix-huit kilomètres au nord-est de Montlhéry, vingt-deux kilomètres au nord-est d'Arpajon, vingt-sept kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, trente-trois kilomètres au nord de Milly-la-Forêt et quarante et un kilomètres au nord-est de Dourdan.
Le territoire communal est bordé au sud-est et au nord-ouest et traversé au centre par la rivière l'Yerres. Le nord est bordé le ruisseau du Réveillon. L'Yerres est un affluent de la Seine d'une longueur de près de cent kilomètres. Il prend sa source en Seine-et-Marne à Courbon (commune de la Celle-sur-Morin), et se jette dans la Seine à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne. Le Réveillon est un affluent de l'Yerres d'une longueur de vingt-quatre kilomètres. Il prend sa source dans la forêt d'Armainvilliers à Gretz-Armainvilliers dans la Seine-et-Marne et se termine dans la commune voisine d'Yerres. La gestion de l'Yerres et du Réveillon est confiée à un syndicat intercommunal, le SIARV.
L'Yerres est une rivière dont le débit est très irrégulier. L'importante crue de 1978 a entraîné la construction de huit ouvrages régulateurs le long de son cours dont deux situés à Brunoy : le barrage des vannes rouges et le barrage de Brunoy.
L'eau potable provient des usines de Vigneux-sur-Seine (40 %) et Morsang-sur-Seine (20 %) qui traitent l'eau de la Seine et l'eau souterraine captée en Seine-et-Marne (30 %) et dans le Val d'Yerres (10 %). Elle est calcaire (dureté de 23,9 °F en moyenne) et peu florée.
La géologie de la ville est celle de la Brie, constitutif du bassin parisien et caractérisée par sa nature sédimentaire.
Le sous-sol comprend des formations de calcaire, d’argile, de limon et de meulière. L’érosion et l’hydrographie ont façonné le relief de la commune : un plateau creusé par deux vallées s'inclinant vers la Seine à l'ouest. L'altitude varie entre quatre-vingt quatorze mètres au nord-est du territoire à proximité du bois d'Auteuil sur la commune voisine de Villecresnes et trente-sept mètres au sud-ouest dans la forêt de Sénart où se trouve le fossé Daniel.
La commune de Brunoy est bordée de l'ouest au nord par Yerres, au nord-est et à l'est par les communes Val-de-Marnaises de Villecresnes et Mandres-les-Roses, et enfin au sud-est, frontière matérialisée par la rivière l'Yerres, avec la forêt de Sénart qui s'étend sur Épinay-sous-Sénart au sud-est, Soisy-sur-Seine au sud et Montgeron au sud-ouest dont la limite est en partie faite par la route nationale 6.
Brunoy est située en Île-de-France et bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et étés doux, avec des précipitations régulières sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8 degrés celsius, avec une moyenne maximale annuelle de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. Le record de température la plus basse fût établi le 17 janvier 1985 avec -19,8 °C. La moindre densité urbaine explique une différence négative de deux à trois degrés relevée entre Brunoy et Paris. L'ensoleillement totalisant 1 798 heures est comparable à l'ensemble des régions au nord de la Loire mais moindre qu'au nord du département par la présence fréquente de nappe de brume à proximité de l'Yerres et de la vaste forêt de Sénart. Enfin, les précipitations s'établissent à 598,3 millimètres annuels, avec une moyenne mensuelle proche de cinquante millimètres et une pointe à soixante-trois millimètres en mai.
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002,.Brunoy est située au carrefour de routes départementales et nationales. Voie importante, la route nationale 6 passe au sud-ouest de la commune à son entrée dans la forêt de Sénart. Elle est rejointe par la RD 54 qui se prolonge au nord au-delà des limites communales vers Brie-Comte-Robert sous la numérotation RD 53 dans le Val-de-Marne. Suivant le cours nord de l'Yerres, la RD 94 assure la liaison entre Boussy-Saint-Antoine et la Seine à Villeneuve-Saint-Georges. Suivant en partie ce même itinéraire, la RD 32 passe au sud de l'Yerres, de Villeneuve-Saint-Georges à la route nationale 19 par Crosne, Brunoy, Épinay-sous-Sénart et Boussy-Saint-Antoine.
À proximité du centre-ville, la gare de Brunoy est desservie par le RER D (Transilien) de la SNCF (Gare de Paris-Lyon/Gare de Melun) et la ligne classique Paris - Marseille. La commune est desservie par sept lignes du réseau de bus STRAV, la ligne A à destination de Villeneuve-Saint-Georges, C1/C2 qui ceinture la communauté d'agglomération élargie, C3 vers la voisine Épinay-sous-Sénart, D et Brunoy Bus qui parcourent le territoire municipal, M vers Mandres-les-Roses et Q vers Montgeron. S'ajoute la ligne 91.01 du réseau de bus Albatrans à destination de la préfecture d'Évry.
La commune est située à onze kilomètres au sud-est de l'aéroport Paris-Orly et trente-cinq kilomètres au sud de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, loin des axes de vol réguliers. À terme, l'aviation d'affaires et de tourisme sera possible sur la base aérienne de Melun-Villaroche située à seize kilomètres au sud-est de la commune.
Territoire construit à 70 %, le tissu urbain est presque continu. On distingue cependant trois grandes parties divisées elles-mêmes en quartiers : le centre-ville en bordure de rivière, les quartiers nord au-delà de la ligne de chemin de fer (Les Deux Vallées, Le Sauvageon, Les Mardelles et Les Provinciales) et les quartiers sud en deçà de l'Yerres (Soulins, Les Bosserons, La Pyramide, La Garenne et Les Ombrages). De nombreuses résidences ont été nommées en souvenir d'anciens lieux-dits, tel le hameau La Chambaudie ou le Port Mahon. Les vingt-et-un hectares du quartier des Hautes Mardelles, regroupant 3 368 habitants en 1999 vivant à 88,4 % en HLM sont classés zone urbaine sensible, avec un taux de chômage à 17,8 % (contre 9 % pour l'ensemble de la commune), 47,1 % des ménages non imposés et un revenu médian fixé à 10 553 euros (contre 21 987 euros pour le reste des habitants).
Le nom de Brunoy a été écrit : Brennadum (première forme latine), Brannadum, Braunadum, Brennacum, Burneyum, Broni (en 1130), Bronai (1150), Bronayum (1228), Bruneyum (1270), Brunayum (1273), Brenay (1397), Bruney (1411), Brunay (1447) et enfin Brunoy depuis 1680.
L'origine de ce nom est obscure, la théorie la plus répandue est que Brunoy (Brennadum) signifie la maison du Brenn (le chef en gaulois).
La ville s'est peuplée essentiellement sur deux lieux : la sablière, en forêt de Sénart, et dans les boucles de l'Yerres. Ainsi, lors d'une période de fouilles, on a trouvé de nombreux outils en pierre à la sablière, dont certains sont exposés au musée Robert Dubois-Corneau, signe que l'endroit a été fréquenté dès le paléolithique. Les nombreux monuments mégalithiques à Brunoy (sept au total), témoignent de la vie active à cette époque. On peut voir ainsi la Pierre Fritte près du pont Perronet.
Une villa romaine, dont on a trouvé des vestiges, se tenait à l'emplacement de la rue du Rôle. L'actuelle RN6 était une voie romaine qui reliait Lutèce à Agedincum (Sens).
A partir du Ve siècle, les Francs s'installèrent dans la région. Childebert reçut le royaume de Paris à la mort de son père Clovis en 511. Dans son testament de 638, Dagobert Ier distribua le domaine royal de Brunoy : l’église de Saint-Denis hérita des terres situées à Brunoy même. C'est dans ce testament que le nom de Brunoy apparaît pour la première fois : Brennadum en latin. Les terres furent partagées en plusieurs fiefs. Celui de la Tournelle appartenait au roi. Dans ce fief il y avait un château, situé près de la sablière en forêt de Sénart. C'était un château fortifié, où Philippe VI de Valois édicta en 1346 la Charte des eaux et forêts (ou ordonnance de Brunoy). Seul un donjon subsista jusqu'à une époque récente : la tour de Ganne, qui s'écroula en 1836.
Un autre fief appartenait aux Brunayo, et ce jusqu'au XIIIe siècle. C'est cette famille qui construisit le château près de l'Yerres, derrière le moulin, et qui donna à la ville son blason : d'or à la croix de gueules cantonnée de quatre lionceaux du même.
Les domaines furent éclatés, puis à nouveau rassemblés, en particulier grâce à la famille des Lannoy. La cité était à cette époque entourée de murailles défensives, tout comme le château des Brunayo.
En 1722, le fief de Brunoy fut vendu au gardien du trésor royal, Jean Paris de Monmartel. Ce domaine fut érigé en marquisat en 1757. C'est à cette époque que l'on transforma le château féodal qui bordait l'Yerres : une aile y fut ajoutée, les appartements furent richement décorés. Mais Jean Paris de Monmartel n'en resta pas là. Son importante fortune lui permit de créer les grandes eaux de Brunoy, sur la pente qui va du plateau de la forêt de Sénart vers l'Yerres. Les eaux venaient à la fois de la forêt elle-même et de l'Yerres grâce à un système de pompes. Le parc comportait plusieurs bassins, des massifs de fleurs, des statues, un long canal et une cascade, animée grâce à la machine de Laurent. Les visiteurs étaient nombreux : Louis XV, la marquise de Pompadour séjournèrent à Brunoy. Jean Paris de Monmartel commença également la décoration intérieure de l’église Saint-Médard.
Son fils Armand, le fameux marquis de Brunoy, prit la relève à sa mort. C'était un extravagant, très porté sur les festivités religieuses et qui allait même, à la mort de son père, orner la ville de noir : domestiques, château, arbres, fontaines, chevaux. Son étrange comportement (il travaillait avec ses ouvriers) et la dilapidation de sa fortune amenèrent sa chute : le domaine fut vendu au comte de Provence, Monsieur frère du roi Louis XVI, futur Louis XVIII. Monsieur résida au petit château, qu'il transforma en une belle demeure (actuelle école rabbinique), selon son goût. En 1777, le domaine de Brunoy devint un duché-pairie.
En 1780, une crue emporta le pont. Il fut reconstruit par un architecte de renom, Jean-Rodolphe Perronet.
Monsieur et le Roi aimaient chasser en forêt de Sénart, et Soufflot fut chargé d'y construire un obélisque, la Pyramide actuelle.
Après la Révolution, le grand château fut rasé, et le domaine démantelé. Brunoy attira alors des personnages célèbres, tel l'acteur François-Joseph Talma (venu à Brunoy comme dentiste). Fidèle de Bonaparte, puis de Louis XVIII, ce fut le grand tragédien de son époque. Sociétaire de la Comédie-Française, il eut plusieurs propriétés à Brunoy comme la Malgouverne, la Gouvernerie, ou la maison des Nourrices. Le général Dupont-Chaumont fut lui propriétaire d'un grand parc aux Bosserons qui comprenait un château, détruit lors du morcellement du parc au début du XXe siècle.
De nombreux bourgeois choisirent Brunoy pour leur résidence secondaire. C'était l'époque des châteaux et des belles demeures. On peut citer le domaine de Soulins (acquit par Charles Christofle, orfèvre de génie, spécialiste du procédé de galvanoplastie), le château des Ombrages, le château du Réveillon (occupé aujourd'hui par le CMCL), le château Ruel, les bâtisses de l'actuel Muséum national d'histoire naturelle. Corot séjourna à Brunoy et y peignit plusieurs tableaux.
Le chemin de fer arriva à Brunoy en 1849. Sa venue imposa la construction d'importants ouvrages d'art, comme le viaduc de Brunoy, long de trois cent soixante-quinze mètres et haut de trente-deux mètres. La mairie actuelle fut construite en 1898.
Brunoy devint un lieu de promenade privilégié à la Belle Époque. Il y avait des guinguettes au bord de l'Yerres, mais la forêt de Sénart attirait aussi avec des bals-musette comme le Chat Noir ou le Moulin de la Galette, près de la Pyramide. Un de ces établissements fut fort célèbre : Chez Gervaise (la ferme du cycle), où l'on pouvait essayer toutes sortes de vélos. Le début de ce siècle fut aussi une période de lotissement. Beaucoup de grandes propriétés furent ainsi morcelées : le parc des Bosserons en 1904, le parc de la Pyramide en 1912. Brunoy se transforma en ville résidentielle, et les pavillons fleurirent. La population explosa : 2 745 habitants en 1906, 8 149 en 1936, 22 727 en 1975.
L'électricité arriva en 1907. Durant la seconde Guerre mondiale, Christiane et Robert Vilgard s'illustrèrent en aidant des israélites, ils sont aujourd'hui reconnus par le comité pour Yad Vashem comme Justes.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, on construisit de grands ensembles immobiliers comme le Grand Parc ou le Parc de Talma. Les Hautes Mardelles, cité HLM de six mille habitants, furent construites en 1968. Le weekend du 14 juillet 1992, de violents affrontements opposèrent policiers et jeunes de ce quartier.
Brunoy reste une ville essentiellement résidentielle. Les berges de l'Yerres sont aménagées. La forêt de Sénart, autrefois chasse royale, est l'une des forêts les plus fréquentées de la région. Le musée contant l'histoire de Brunoy et de sa région, installé dans la demeure d'un historien, Robert Dubois-Corneau, devient musée de France. Brunoy se rapproche des communes voisines à travers la communauté d'agglomération du Val d'Yerres.
En 2003, la ville reçoit le prix spécial du jury du grand prix de l'environnement des villes d'Île-de-France.
Gros bourg lors du premier recensement des personnes en 1793, Brunoy perdait alors des habitants jusqu'au début du XIXe siècle et 1826 qui vit la première hausse, le passage de la barre des mille personnes en 1836, progression continue jusqu'à la petite baisse des années 1850. Au sortir de la guerre franco-allemande de 1870, la commune connue une première hausse importante, dépassant les deux milles résidents en 1876. Au passage du XXe siècle, deux mille six cent quarante-deux personnes vivaient à Brunoy, le chiffre augmenta relativement rapidement en trente ans pour atteindre sept mille cinq cent dix neuf résidents permanents grâce à la construction des premiers lotissements pavillonnaires. Les deux guerres mondiales n'eurent ainsi que peu d'impact démographique à Brunoy, la commune dépassant le seuil des dix mille habitants au sortir de la seconde en 1946. À partir de la fin des années 1950 intervint la deuxième forte progression avec la construction de grands ensembles, Brunoy étant située en relative proche banlieue et desservie par les axes de transports, de dix mille neuf cent vingt personnes en 1954, elle passa à plus de quatorze mille en 1962, plus de seize mille en 1968 et vingt deux mille sept cent vingt-sept en 1975, fin des grands chantiers. Elle se stabilisa alors malgré un net recul entre 1990 et 1999 où elle perdit plus de huit cent cinquante personnes en dix ans, mais progressa à nouveau pour atteindre vingt cinq mille huit cent cinquante-six Brunoyens lors du recensement en 2006. En 1999, 6,4 % des résidents de la commune étaient de nationalité étrangère, dont 2,2 % originaires du Portugal, 0,7 % d'Algérie, 0,5 % d'Italie et du Maroc, 0,3 % de Tunisie, 0,2 % d'Espagne et 0,1 % de Turquie.
La pyramide des âges est très semblable dans sa forme à celle du département de l'Essonne. Il y faut toutefois noter une différence dans la répartition, globalement, les populations de moins quarante-quatre ans en 2006 étant sous-représentées à Brunoy, a contrario, les populations seniores de plus de quarante-cinq ans et plus encore de plus de cinquante-neuf ans étant sur-représentées, en moyenne avec deux points de pourcentage supplémentaires pour chaque tranche d'âge.
Brunoy est le chef-lieu du canton qu'elle compose seule, représenté par le conseiller général Édouard Fournier (PS), intégré à la huitième circonscription de l'Essonne représentée par le député Nicolas Dupont-Aignan (DLR). Son maire actuel est le sénateur Laurent Béteille (UMP), trente-cinq élus siègent au conseil municipal dont treize adjoints au maire, quatorze conseillers de la majorité divers droite et neuf conseillers d'opposition, de droite et de gauche. Trois conseils de quartier participent aux réflexions municipales. Un conseil municipal des jeunes siège régulièrement. L'Insee lui attribue le code 91 2 05 114. En 2006, la fiscalité communale était fixée à 14,91 % pour la taxe d'habitation, 16,43 % et 31,69 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti) et 14,83 % pour la taxe professionnelle. La ville adhère à la communauté d'agglomération du Val d'Yerres. Elle dispose d'un centre communal d'action sociale. En 2006, mille cinq cent soixante-trois logements sociaux étaient répartis sur la commune possédés par neuf bailleurs sociaux soit 15 % du parc total municipal, la commune ne respectant ainsi pas les préconisations de la loi SRU. L'organisation judiciaire rattache les justiciables de Brunoy au tribunal d'instance de Juvisy-sur-Orge, aux tribunaux de grande instance, de tribunal de commerce et conseil de prud'hommes d'Évry, tous dépendants de la cour d'appel de Paris.
Vingt-cinq maires se sont succédé à la tête de l'administration municipale de Brunoy depuis l'élection du premier en 1789.
Les électeurs de Brunoy votent traditionnellement plutôt à droite, les extrêmes y étant moins marqués comme lors de l'élection présidentielle de 2002 où Jean-Marie Le Pen n'avait recueilli que 15,96 % au premier tour (troisième place derrière Lionel Jospin) et 15,04 % à Brunoy au second tour contre 17,79 % en France, la participation aux scrutins nationaux est souvent plus élevée. Cependant, comme le reste du pays, Brunoy a placé en tête la gauche lors des élections européennes et régionales en 2004 et le canton bascula de droite à gauche en 2008, situation inédite depuis une cinquantaine d'année, le candidat socialiste Édouard Fournier profitant de la division de la droite locale au premier tour, du mauvais report de voix sur l'ancien conseiller général soutenu par la droite au second tour et d'une abstention élevée. Caractéristique des populations relativement privilégiées, les Brunoyens ont par deux fois validé les référendums d'importance européenne, en 2005 concernant le traité de Rome et en 1992 avec le traité de Maastricht (57,16 % de Oui). Les électeurs font aussi preuve d'un certain conservatisme en plébiscitant depuis 1977 le maire Laurent Béteille. La ville, peu enclin au changement en ce qui concerne son premier magistrat, n'a ainsi connu que deux maires depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores :
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :
Élections référendaires :
Les écoles de la commune relèvent de l'académie de Versailles elles sont gérées par l’inspection académique de l'Essonne. La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Brunoy. La commune dispose sur son territoire des six écoles maternelles Les Sauvageons, Les Bosserons, La Sablière, Le Champ Fleuri, La Vigne des Champs et Soulins, des trois écoles élémentaires Les Ombrages, Les Mardelles et Jean-Merlette, des trois écoles primaires Le Chêne, François-Joseph Talma et Robert-Dubois. Les élèves poursuivent leur scolarité dans les collèges Louis-Pasteur et Albert-Camus et au lycée général et technique François-Joseph-Talma.
La ville compte par ailleurs deux établissements privés, un établissement catholique sous contrat, l'Institut Saint-Pierre (de la maternelle au lycée) et une école privée de pédagogie Montessori (primaire) ainsi que deux établissements pour personnes handicapées, l'institut médico-éducatif Les Vallées et l'institut médico-éducatif La Cerisaie.
Trois crèches et deux haltes-garderies accueillent les jeunes enfants, trois centres de loisirs (La Vigne des Champs, Robert-Dubois et Talma) assurent la garde durant les vacances scolaires.
Brunoy ne dispose pas sur son territoire d'hôpital, elle dépend pour les pathologies lourdes du centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges, les urgences étant traitées par le SMUR de Corbeil-Essonnes. Deux cliniques médicales privées sont installées à Brunoy, la clinique Les Vallées et la clinique Les Jardins, auxquelles s'ajoutent quatre maisons de retraite privées, l'Arepa, la maison de la Fondation Balcare et Gutierrez de Estrada, la maison du Tiers Temps et le Repotel. Cinquante-huit médecins, vingt chirurgiens-dentistes et neuf pharmacies sont implantés sur la commune.
La commune accueille sur son territoire une caserne de gendarmerie nationale et un commissariat de la police nationale. Le centre de secours d'Épinay-sous-Sénart assure la sécurité des biens et personnes de la commune. En outre, la commune dispose de diverses représentations du service public. Trois agences postales sont réparties sur le territoire, un délégué du médiateur de la République tient une permanence au centre commercial des Provinciales, un centre d'information et d'orientation est installé rue Talma, la caisse d'allocations familiales dispose d'une antenne dans la commune comme la caisse primaire d'assurance maladie, deux centres de la protection maternelle et infantile accueillent les familles,, une agence de l'Assedic reçoit les demandeurs d'emplois et une perception accueille les contribuables.
La commune dispose de six installations à caractère culturelle sur son territoire. La bibliothèque municipale dotée de dix huit mille volumes en section jeunesse et vingt mille en section adulte, le centre municipal de culture et de loisirs qui accueille une école d'art, des ateliers et des expositions d'artistes, l'école de musique et de danse, le théâtre de la vallée de l'Yerres, inauguré en 2007 disposant de cinq cent trente places, la salle des fêtes et la salle Leclerc.
S'ajoute une représentation du muséum national d'histoire naturelle (le laboratoire d'écologie générale) et le musée Robert Dubois-Corneau, musée d'histoire locale installé dans l'ancienne demeure du collectionneur et labellisé musée de France.
Diverses manifestations sont organisées dans la commune dont le festival international de music-hall, la quinzaine de la danse et le salon des illustrateurs et du livre de jeunesse. Vingt-quatre associations animent la saison culturelle à Brunoy dont les compagnies de théâtre de la Brie et les Marivaux d'Yerres.
Le 9 avril 2009, le spectacle L'Œuf (direction artistique : Jean-Marie Adrien ; scénario : Christine Bonneton et Jean-Marie Adrien) y est présenté, dans le cadre du Théâtre de la Vallée de l'Yerres, avec le soutien de la DRAC Île-de-France, du conseil général de l'Essonne, du ministère de la Culture, de l'ADAMI et du Fonds de création lyrique (SACD).
Brunoy compte un centre nautique intercommunal, deux stades, deux gymnases, treize courts de tennis dont trois couverts, un dojo, un plateau d’évolution dédié aux sports de glisse ainsi qu'un terrain de boules lyonnaises et une aire de pétanque.
Parmi les équipes et les clubs, on peut citer l'Étincelle sportive de Brunoy (basket-ball), le Cercle nautique de Brunoy (natation), le Football club de Brunoy (football) ou l'Athlétic Brunoy club (athlétisme), ainsi que L'ES Brunoy Handball.
Chaque année sont organisées les « dix bornes de la Saint-Médard », course à pied à travers la commune.
La paroisse de Brunoy relève du doyenné de Brunoy - Val d'Yerres et du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Les fidèles sont accueillis dans les églises Saint-Médard, Saint-Pierre Fourier, la chapelle Notre-Dame de Lourdes (aussi appelée Notre-Dame du Sauvageon) et au relais Saint Paul. Le culte juif dispose de la yechiva Tomhei Temimim Loubavitch, le culte protestant est représenté par l'église protestante évangélique du Val d'Yerres. La fête patronale se tient le 8 juin.
La ville de Brunoy diffuse chaque mois le magazine Un mois en ville, complétée par la diffusion deux fois par an de La parole aux quartiers. La communauté d'agglomération publie chaque trimestre le Val d'Yerres Magazine.
L'édition locale « Essonne » du Parisien et Le Républicain couvrent le secteur de Brunoy en ce qui concerne la presse écrite.
Il existe une chaîne de télévision départementale : Téléssonne, ainsi qu'une radio locale : EFM. La radio Horizon FM fut un temps installée à Brunoy avant son déménagement en 1983 à Quincy-sous-Sénart.
Brunoy est intégrée par l'Insee à la zone d'emploi de Créteil qui rassemblait soixante-seize communes et 852 425 habitants en 1999, les Brunoyens représentant 2,77 % du total. Mille cinquante sept entreprises étaient installées à Brunoy au 31 décembre 2006. Il y avait 4 680 emplois salariés à Brunoy en 2005. L'éducation, la santé et l'action sociale sont les secteurs les plus représentés, tout comme la fonction publique territoriale qui emploie cinq cent agents. La région de Brunoy, très résidentielle, se caractéristique par un déficit d'emploi important : le taux d'emploi net de l'agglomération n'est que de 0,41, l'un des plus faibles du département. Pour y remédier, la communauté d'agglomération souhaite développer l'activité économique en favorisant l'installation d'entreprises le long de la RN6. Les principales entreprises sur le territoire municipal sont le Crédit agricole titres (activités financières) qui occupe quatre cent salariés, la Société de transport automobile et de voyage et l'Association Saint-Pierre-Notre-Dame avec deux cent salariés chacune. Deux centres commerciaux sont implantés dans les quartiers Talma et La Vigne des Champs, deux marchés se tiennent en centre-ville et dans le quartier des Bosserons. Un office de tourisme a été mis en place pour promouvoir la commune.
La population active de la commune était estimée à 11 559 personnes en 1999 avec un taux de chômage fixé à 9,0 %, 90 % des actifs occupant un emploi exerçaient dans le secteur tertiaire, 5,7 % dans la construction, 3,8 % dans l'industrie et seulement 0,2 % soit huit personnes dans l'agriculture sans qu'il n'y ait d'exploitation sur le territoire communal. En 2005, le revenu net imposable des ménages Brunoyens s'élevait à 23 103 euros, 71 % des ménages étant imposés sur le revenu. En 2004, le prix moyen de vente au mètre carré d'un logement s'élevait à 2 473 euros, 90 % étant des résidences principales, pour moitié en pavillon individuel et habité à 64,3 % par leur propriétaire. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 23 082 euros, ce qui plaçait Brunoy au neuf cent quinzième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au quatre-vingtième rang départemental.
Approximativement cent hectares du territoire de la commune ont conservé un caractère rural, en quasi totalité situés au sud de la commune, couverts en partie par la vaste forêt de Sénart, classée en forêt de protection par un décret du 15 décembre 1995. Le parc de l'une des propriétés du muséum national d'histoire naturelle et les berges de l'Yerres complètent ces espaces protégés par leur recensement au titre des espaces naturels sensibles départementaux. Les six cent cinquante hectares avals de la vallée de l'Yerres sont en outre totalement classés, dont la partie sur le territoire de Brunoy, par décret du 23 décembre 2006 en loi 1930 dite paysage au titre de son caractère pittoresque.
Le patrimoine architectural de Brunoy est varié, avec des monuments de différentes époques. Le plus ancien est le menhir dit « la Pierre Fritte » (c'est-à-dire « la pierre fichée en terre »), un des trois ensembles mégalithiques présents à Brunoy, avec la « Haute Borne » et « La Femme et la Fille de Loth », tous deux classés monument historique en 1889 et 1977,.
L'église Saint-Médard, située au cœur de Brunoy, a été reconstruite au XVIe siècle, sur l'emplacement d'une chapelle mérovingienne (les récents travaux ont découvert une tombe de cette époque). Elle possède de riches boiseries datant du XVIIIe siècle en lambris sculptés, peints et dorés. Un chevet à cinq pans et un chœur XIIIe siècle, deux peintures de Jean Restout (1732-1797) : Saint Joseph et l'Enfant, la Vierge et l'Enfant, des vitraux du XIXe siècle d'Hirsch, élève de Delacroix complètent la richesse de l'édifice. Elle fut classée monument historique en 1981.
Deux ponts remarquables subsistent encore sur le cours de l'Yerres, le Pont de Soulins, plus vieux pont de Brunoy, datant de 1745, qui constitue, avec la gloriette et les petites îles sur l'Yerres, un cadre pittoresque, inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1987. Et le pont Perronet, reconstruit en 1780 (à la place d'un pont en bois emporté par une crue) par un architecte de renom, Jean-Rodolphe Perronet, constructeur, entre autres, du pont de la Concorde à Paris. Il enjambe l'Yerres et permet de relier les deux rives de la ville. Son parapet est décoré d'une superbe grecque. C'est un point de vue intéressant sur la vieille ville et sur l'église Saint-Médard, classé monument historique en 1991.
La Pyramide, en fait un obélisque, marque l'entrée de Brunoy sur la RN6 et la porte de la forêt de Sénart. Construite en 1779 par Soufflot, c'était le rendez-vous de chasse du roi Louis XVI. Lieu accidentogène, cet obélisque a été déplacé pour libérer la chaussée durant les années 1960. Elle était entourée de deux sculptures de Maurice Prost jusqu'en 2003, date de leur déplacement. Ces deux sculptures ont ensuite été positionnées dans les jardins du musée Robert Dubois-Corneau. Classée monument historique en 1934.
Diverses riches demeures rappellent les villégiatures qui autrefois prévalaient dans la vallée de l'Yerres, dont le musée Robert Dubois-Corneau, le château du Réveillon, le château des Ombrages, le Petit Château, ancienne résidence du comte de Provence et ses communs, la demeure des Choquets, la maison des Nourrices, propriété de François-Joseph Talma au XIXe siècle.
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Brunoy :
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