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Bully-les-Mines est un chef-lieu de canton du nord de la France, dans le département du Pas-de-Calais (62), arrondissement de Lens. Il fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin (Communaupole) qui regroupe 36 communes, soit 250 000 habitants.
Bully-les-Mines est une ville à proximité de A21 et de A26, et près de Lens dans la banlieue de Liévin. Elle est située en Gohelle.
Le nom de Bully a changé au cours des siècles : Bulgi 1135, Bugi 1152, Builli 1157, Bullia 1198, Bully 1270, Boulli 1303, Buylly 1410, Builly-lez-Aix 1486, Builly-lez-Grenay 1511, Builly-en-Gohelle 1569, Bully-en-Gohelle 1709, Bully-Grenay 1750, Bully-en-Gohelle 1782 et enfin Bully-les-Mines en 1925.
Le nom, selon plusieurs sources serait d'origine gauloise. Ricouart avance que ‘'Bullire'' vient de bouillonner à cause du Surgeon au voisinage de sa source à Aix-Noulette. La terminologie actuelle ‘'les-Mines'' s'explique par la vigueur de l'activité minière. La gare a gardé le nom de Bully-Grenay ce qui entraîne parfois des confusions.
Bien que la région ait été habitée dès la préhistoire on ne trouve rien à Bully. La plus ancienne découverte est un bracelet celte. Par contre les découvertes gallo-romaines sont nombreuses. Bully appartient au ‘'Pagus Silvinus'' région administrative des Atrébates, la future Gohelle.
Au VIe siècle, Bully est rattaché spirituellement à l'évêque de Cambrai-Arras en résidence à Cambrai et civilement à l'Artois primitif, chef-lieu Arras.
Bully, partie intégrante de l'Artois, a subi lui aussi les avatars de sa mère de 862 à 1191, c'est la domination des comtes de Flandre en 1191 a lieu le passage à la France jusqu'en 1384 avec gouvernement direct par la Couronne de 1191 à 1237. De 1384 à 1477 on subit la domination bourguignonne, puis retour bref à la France de 1477 à 1492 après le décès de Charles le Téméraire, puis période espagnole de l'année 1492 au 4 novembre 1659, date de la réunion définitive à la France par le traité des Pyrénées.
Le voisinage de trois places fortes, Arras, Béthune et Lens, est souvent funeste à Bully qui sert de terrain de combat ou de passage des armées. En 1213 le village est ravagé. En 1303 il est rasé, même les arbres sont abattus. En 1348 un tiers de la population meurt de la peste noire. La peste sévira encore quatre fois le siècle suivant alternant avec des disettes et des guerres.
En 1537 Bully est ravagé par les troupes de Louis XII qui emportent tout et les malheurs continueront jusqu'à la prise de Lens par les Français en 1556-1557. Le receveur ne peut prélever aucun impôt à Bully, tant la population est éprouvée. En 1648 le village supporte la présence des armées pour la bataille de Lens.
De 1709 à 1712 Bully subit les marches et contremarches des armées lors de la guerre de succession d'Espagne. La situation est aggravée par une épidémie qui fit 24 décès. En 1796 un incendie détruit la moitié du village (en souvenir un lieu-dit sera nommé ‘'Chemin brûlé'').
Quelques propriétaires encaissant des revenus de terres à Bully en 1792 (hors seigneurs et particuliers) :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Église Saint-Maclou : tour-Clocher (cad. A. 433), inscription par arrêté du 28 décembre 1984.
Renseignements issus de : Mérimée, base de données du Ministère de la culture
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