Cabriès (Cabriés en occitan provençal) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom des habitants de Cabriès n'a jamais été officialisé ; on dit de préférence « les habitants de Cabriès », et les recherches tendent plutôt vers le gentilé « Cabries(s)iens ». La commune de Cabriès regroupe aussi le village de Calas.
Le nom « Cabriès » provient probablement du monticule rocheux (le « Piton ») sur lequel est établi le village primitif, que seuls les troupeaux caprins peuvent aisément escalader.
La commune de Cabriès se situe dans une zone de collines comprise entre le plateau de l'Arbois au nord-ouest et la chaîne de l'Étoile au sud-est. Le chef-lieu est établi sur un piton à 250 mètres d'altitude, tandis que le reste de la commune est situé entre 120 et 200 mètres. Cette situation fait que le village est très exposé aux vents, et notamment au mistral, ce qui lui donne un climat chaud et sec en été, mais froid en hiver. L'influence de la mer pourtant proche (10 kilomètres à vol d'oiseau) ne s'y fait guère sentir. Aucun cours d'eau n'arrose la commune, si ce n'est un ruisseau nommé Grand vallat.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :
Les premières mentions du nom de Cabriès figurent en 1098 pour ce qui concerne l'église (ecclesiam de Caprarium) dans le tabulaire des possessions de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, et en 1200 pour ce qui concerne le château (Castrum de Caprerio) dans la liste Pergam. On peut penser qu'une population (d'origine celto-Ligure, puis gallo-romaine) installée dans les plaines vint se réfugier sur les hauteurs, au cours du Haut Moyen Âge, période d'invasions sarrazines et barbares, autour du seigneur et à l'abri des remparts.
Longtemps le fief de Cabriès et celui de Trébillane (aujourd'hui Calas) furent rassemblés entre de mêmes mains seigneuriales : Raimond Bérenger V, maison des Porcellets, famille d'Agoult, famille des Vintimille. C'est en 1708 que les deux seigneuries tombent dans des mains différentes, lorsque la famille de Cipriani de Cabriès vend au sieur Boyer, notable de Marseille, le fief de Trébillane. Les derniers seigneurs de Cabriès seront la Famille Maurellet de la Roquette, dont l'un des descendants, Gaspard-Louis, finira au bout d'une corde, sur le cours Mirabeau, pendant la Révolution française. Quant à la seigneurie de Trébillane, la Révolution épargnera son titulaire, Louis Balthazar Dauphin. Louise Garavaque, sa descendante, sera à l'origine de l'aménagement du hameau de Calas, qui prendra désormais ce nom à partir de 1859.
Voilà pourquoi dans cette commune, il existe deux églises, deux fêtes votives.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le forte progression constatée depuis les années 1960 s'explique par la proximité des deux agglomérations de Marseille et Aix-en-Provence, chacune à moins de 20 kilomètres de Cabriès. L'extension a porté principalement sur le hameau de Calas, au centre géographique de la commune, qui s'est largement étendu sous forme de lotissements de villas, et notamment le domaine de Calas. L'établissement en 2001 d'une gare TGV en bordure de la commune a relancé l'accroissement de la population communale.