Cachan est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Cachanais et les Cachanaises.
Cachan est située dans la proche banlieue sud de Paris, à 2 km des portes d'Orléans et d'Italie et 5 km du centre de la capitale.
À l'ouest du Val-de-Marne et en limite des Hauts-de-Seine, elle est voisine des communes suivantes : Arcueil au nord, Villejuif à l'est, L'Haÿ-les-Roses au sud-est, Bourg-la-Reine au sud-ouest, et Bagneux à l'ouest.
La commune s'étend sur toute la largeur de la vallée de la Bièvre, d'un coteau à l'autre. Au sommet du coteau est, le parc panoramique offre une vue quasi-exhaustive de la commune ainsi qu'une belle vue sur le sud-ouest de Paris et la Tour Eiffel.
Les quartiers de la ville sont :
La RN 20 passe à la limite ouest de Cachan, et vers le nord, permet de rejoindre la Porte d'Orléans en 5 minutes. À l'est, les autoroutes A 6A et A 6B se rejoignent à la périphérie de Cachan.
Cachan est desservie par deux stations sur la ligne du RER B - Arcueil-Cachan et Bagneux, et les lignes de bus RATP 162 184 186 187 197 297 N14 et N21, ainsi que par le réseau des transports de proximité du Val de Bièvre (Valouette), co-géré par le Val de Bièvre et la RATP.
Cachan est jumelée avec le district de Wolfenbüttel, en Basse-Saxe, Allemagne, jumelage se traduisant par de fréquents échanges de jeunes (échange du Comité des Relations Internationales et du Jumelage, échange du collège Paul Bert avec la Realschule de Sickte, échange Dimado, échange du Lycée Maximilien Sorre...).
Il n'y a pas de données démographiques antérieures à 1926 étant donné que Cachan était jusqu'à la fin 1922 un hameau dépendant d'Arcueil.
La commune de Cachan n'existe que depuis 1923. Elle était auparavant un hameau puis un quartier plutôt bourgeois et rural de l'industrielle commune d'Arcueil.
Le 27 avril 1894, le nom de Cachan est adjoint à celui d'Arcueil pour former Arcueil-Cachan. Au cours du temps, cependant, les deux communes commencent à s'affirmer indépendamment. En 1902, une décision du conseil municipal d'implanter une nouvelle école à Arcueil – qui comptait déjà plusieurs établissements scolaires, alors que Cachan ne disposait que d'une maternelle – déclenche un mouvement de protestation des citoyens de la commune qui culmine en 1911 en une pétition réclamant la séparation d'avec Arcueil.Cachan est devenue une ville bourgeoise pendant qu'Arcueil se peuplait d'ouvriers et élisait une majorité communiste.
Le 21 décembre 1921, le conseil général de la Seine donne un avis favorable et le 26 décembre 1922, le Parlement vote la loi entérinant la création de Cachan.
Deux fontaines et le nom d'un quartier évoquent le temps où les poètes de la Pléiade (XVIe siècle) fréquentent la vallée, attirés par les baignades dans la Bièvre, le vin et les melons. Certains archéologues pensent qu'il y aurait à Cachan un ancien palais des rois de France du temps des Mérovingiens.
Plus anecdotiquement, il semble que Cachan ait été le point de départ de la plaisanterie des boîtes aux lettres roses qui se répandit à Montmartre.
Conseiller municipal d'Arcueil-Cachan, désigné comme président de la délégation spéciale à la création de la commune le 1er janvier 1923, maire (du 8 janvier 1923 au 24 février 1923).
Conseiller municipal d'Arcueil-Cachan (1906-1923), puis membre de la délégation spéciale et maire-adjoint de Cachan (1923-1928), il redevient adjoint après son mandat de maire jusqu'à sa mort.
A la Libération, il est tué le jour même de sa nomination de commissionnaire provisoire alors qu'il rentre chez lui.
Maire-adjoint avant la guerre, il aurait démissionné en 1942. Il meurt dans l'exercice de ses fonctions.
Courant août 2006, plusieurs centaines d'immigrés d'Afrique sub-saharienne majoritairement en situation régulière ont été expulsés d'un bâtiment du campus appartenant au Crous de Créteil sur le campus de l'École normale supérieure. Le bâtiment était alors désaffecté en vue d'une prochaine démolition afin de reconstruire un « parc de stationnement boisé ».
Les personnes se retrouvant dans la rue malgré une proposition de relogement d'un mois, le maire de Cachan a souhaité apaiser les choses en les relogeant exceptionnellement dans le gymnase d'une école. L'affaire est d'autant plus complexe qu'ils souhaitent être relogés dans un même lieu.
Le dossier s'est ensuite compliqué avec l'arrivée au gymnase d'autres personnes sans rapport avec les « squatters de Cachan ».
La préfecture a annoncé qu'elle limiterait ses offres de relogement à 102 familles soit environ 220 personnes, mais la mairie a recensé 516 occupants dans le gymnase.
Le 6 septembre 2006, Lilian Thuram et Patrick Vieira créent une polémique en invitant pour un match de football certains de ces expulsés. Initiative approuvée par certaines associations telle que SOS Racisme mais critiquée par certains hommes politique de droite comme Philippe de Villiers.
Mercredi 4 octobre 2006, Patrick Gaubert et Dominique Sopo, président de SOS Racisme ainsi que Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile, ont accepté une mission de médiation à la demande de Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur. Selon le Ministère de l'Intérieur et les explications de Claude Guéant, cette mission aurait débuté plusieurs jours avant l'annonce faite à la presse, voir Le Monde et Le Figaro.
Un an après l'affaire des « squatters de Cachan », le bilan semble positif. La plupart des personnes ont pu obtenir soit un logement provisoire, soit un titre de séjour. Les associations comme France Terre d'Asile soulignent que le gouvernement a donné des papiers à 231 des occupants . Cependant, l'association rappelle qu'il reste toujours sur le territoire français de nombreuses personnes sans ressources en situation irrégulière.
La mairie, imposante par volonté de revanche sur la commune d'Arcueil, est une œuvre construite au début des années 1930 par les architectes Joannès Chollet, René Chaussat, Yves Chaussat et surtout Jean-Baptiste Mathon, Premier Grand Prix de Rome et inaugurée en 1935. Cet édifice est fortement influencé par les préceptes architecturaux de l'École hollandaise (architecture), née au cours de la décennie précédente.
La commune abrite plusieurs espaces verts témoignant de son riche passé :
Cachan en possède rien moins que quatre dont trois en parfait état de conservation :
Cachan accueille de nombreux établissements d'enseignement dont des établissements d'enseignement supérieur de renom.
Deux lycées, le lycée scientifique et industriel Gustave Eiffel, et le lycée d'enseignement général et technologique Maximilien Sorre, offrent des classes préparatoires aux concours des grandes écoles pour, respectivement, les sciences de l'ingénieur et l'économie-gestion.
Sur la commune, on trouve six écoles maternelles :
Cinq écoles élémentaires :
L'école Pont Royal n'est pas une école élémentaire, mais juste une école maternelle.
Deux collèges publics :
Un collège privé :
Le collège Notre-Dame se situe à Bourg-la-Reine. C'est un institut appelé IND (Institut Notre-Dame) de Bourg-la-Reine.
1969 Dernier domicile connu de José Giovanni
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