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France / Aquitaine / Landes / Capbreton

 Ne doit pas être confondu avec l'île canadienne de Cap-Breton

Capbreton, en gascon Cap Berton, (prononcé cap-bertou), est une commune française, située dans le département des Landes et la région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Capbretonnais.

Ancien port de pêche très actif (on allait pêcher la morue jusqu'à Terre-Neuve), c'est actuellement un port de plaisance et une station balnéaire réputée située juste en face d'Hossegor sur l'océan Atlantique où se terminent les rivières du Bourret et du Boudigau. On considère que ce modeste cours d'eau est le vestige de l'ancien cours de l'Adour, qui a été déplacé à Bayonne pour se terminer entre Anglet et Boucau-Tarnos.

Géographie

Au large de Capbreton, dans le golfe de Gascogne, le Gouf, ou fosse de Capbreton, est un fjord sous-marin de plus de 2 100 m de profondeur et de 150 km de long. Il sépare à Capbreton la zone pyrénéenne du plateau des Landes. Ce gouf, dont l'origine fut longtemps mystérieuse pour les scientifiques, est le témoin des vastes mouvements des plaques tectoniques qui ont éloigné la péninsule Ibérique de la France. Grâce à ce "gouf" naturel, les marins disposent d'un accès au port protégé : l'Océan y est plus calme par gros temps.

Au droit de ce fjord, l'estuaire de l'Adour formait une rade qui fit jusqu'au XIVe siècle de Capbreton un port important du littoral Atlantique. Les lacs d'Hossegor et de Moïsan en sont les vestiges.

Capbreton abrite le seul port de plaisance à ouverture océanique du département des Landes. Il fut aménagé dans les années 1970, dans le cadre de l'aménagement de la côte Aquitaine.

Nom

Le nom de la commune (auparavant orthographié Cap-Breton) est une réinterprétation, probablement une cacographie, de Cap Bertou ou Cabertou, nom attesté en 1170 et sur d'autres cartes marines du XVIe siècle sur lesquelles apparaissent tantôt Capbreton, tantôt Caberton.

L'origine de la racine "breton" n'a pas été élucidée jusqu'ici : peut-être faut-il lire cap bartou pour limite des buissons ou des marais.

En gascon, l'écriture -on se prononce -oû /ũ/. De même, en gascon, le "p" de Capbreton n'est pas prononcé : les anciens disaient et disent encore "cabretoun" et même "cabertoun" ; en français, on dit localement "cabreton".

Enfin, Capbreton fut un débouché viticole du port de Bayonne, coplanté de vignes de sable pendant longtemps : le nom même du cépage roi du pays (une variété de cabernet) porte le nom de la cité : "cabreton rouge" qui a glissé sous le vocable de "breton", cépage majeur de la Loire et d'origine gasconne sans aucun doute.

Sous la Révolution française, Capbreton fut rebaptisée Cap-Brutus, suivant le goût de l'époque pour les héros de la république romaine.

En dépit d'une légende moderne tenace, le nom de Capbreton n'a en tout cas rien à voir avec la Bretagne.

Une autre hypothèse originale, vu la longue durée de l'occupation anglaise, et la présence d'une pointe appelée le Bourret, donne comme origine du nom une déformation du nom anglais Cap-Bourret town .

Histoire

C’est dans la deuxième moitié du XIIe siècle que le nom de Capbreton apparaît pour la première fois dans les archives de Bayonne : l’histoire des deux villes est alors intimement liée, pour le meilleur et pour le pire (les Bayonnais, au prix de luttes et de procès incessants, voulaient s'assurer le monopole des échanges commerciaux sur l'Adour et son débouché maritime).

Haut lieu de la chasse à la baleine qui fréquentait abondamment les eaux du golfe de Gascogne, les Capbretonnais et les Basques des cités maritimes voisines furent de hardis harponneurs. Ces intrépides marins ont-ils pourchassé la baleine jusqu'aux rivages du Nouveau Monde, cent ans avant les voyages de Christophe Colomb ? Ils furent parmi les premiers Européens à fréquenter dès le XVIe siècle les eaux poissonneuses de Terre-Neuve et maîtrisèrent l'art de conserver et sécher les morues.

Il existe au large de Terre-Neuve, l’île du Cap-Breton : tire-t-elle son nom de Capbreton ? Rien n'est moins sûr mais, dans cette île, la présence des marins gascons est attestée comme en témoignent de nombreux noms de villages ou lieux-dits de l'île (citons, entre autres, le village de Gabarrus qui porte le nom d'une des plus illustres familles d'armateurs capbretonnais).

Au temps de son apogée (XVe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2 000 et 3 000 habitants, tirant sa prospérité des pêches lointaines et surtout du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal et les Pays-Bas de ses réputés « vins de sable », issus des vignes plantées sur les dunes bordant le cours ultime de l'Adour, de Labenne à Messanges, et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).

Capbreton a conservé peu de témoignages de son ancienne splendeur : elle fut en effet ravagée par des raids des marins espagnols du temps des nombreuses guerres qui opposèrent royaumes de France et d'Espagne : quelques maisons à encorbellement et colombages sont encore visibles. Son vieux quartier du Bouret était placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve encore une porte gothique ainsi qu'une très belle pietà polychrome du XVe siècle. Son clocher, en forme de haute tour souvent remaniée, servait d’amer pour les navires. Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits pendant la Révolution, on peut encore admirer, placardés sur les murs du porche et de la nef, les noms de nombreux marins natifs de Capbreton, qui ont souvent péri bien loin de leur port d'attache.

En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au "Boucau Neuf", évènement qui entraîna la perte progressive mais irrémédiable de l'embouchure de Capbreton et, plus au Nord, de celle du Port d'Albret, désormais devenu "Vieux-Boucau" (qui signifie vieille embouchure en gascon) alors principal débouché maritime de ce fleuve vagabond qu'était l'Adour. Cette décision, funeste pour Capbreton et Port d'Albret, permit au commerce bayonnais de reprendre son monopole, au prix d'entretiens coûteux de cette nouvelle embouchure qui fut longtemps, par sa barre, réputée très dangereuse, contrairement au havre très sûr situé à portée de Capbreton.

Les habitants de Capbreton ne se résignèrent jamais à la perte de leur port : si les ingénieurs de Vauban reconnurent la qualité d'abri naturel du gouf de Capbreton, il fallut attendre l’empereur Napoléon III pour que des travaux redonnent vie à l’ancien port. Un bassin de chasses fut créé depuis le lac d'Hossegor, qui, canalisé, a permis de pérenniser l'embouchure naturelle de Capbreton, mais avec une largeur désormais bien modeste par rapport à celle de son passé. Dans la première moitié du XXe siècle, une importante flottille sardinière existait à Capbreton.

Le Second Empire vit aussi la création de l'estacade pour prolonger l'entrée du port et la sécuriser, ainsi que du sanatorium Sainte-Eugénie d'après le nom de l'impératrice. Destiné à soigner les enfants atteints de tuberculose, il fut ensuite renommé préventorium, puis centre hélio-marin quand il fut transformé en centre de colonies de vacances. Il a été fortement touché par la tornade d'août 1970 qui a emporté son toit. Reconstruit, il a été pourtant démoli vers 2000 pour laisser la place au Centre européen de rééducation du sportif (CERS) et à un hôtel.

C'est la mode des bains de mer et de la plaisance qui ont permis la véritable résurrection de Capbreton. Le réaménagement des digues marquant l'entrée du port a rendu la passe moins dangereuse. Le creusement des bassins et la pose de pontons ont permis la création d'un port de plaisance de 1 000 anneaux, le plus important entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz. A aussi été installé un vaste et harmonieux complexe touristique, se prolongeant jusqu'à Hossegor, pour en faire une des stations balnéaires phares de la côte sud des Landes, une des capitales landaises du surf et des autres sports de glisse.

Économie

  • Tourisme
  • Thalassothérapie, Balnéothérapie
  • La commune produit du vin de sable issu du vignoble des sables de l’océan.

Droit local

Les pêcheurs de Capbreton bénéficient d'un droit coutumier: ils sont autorisés à vendre directement leur pêche sur des tables au port et non pas uniquement à la criée . C'est le seul cas existant sur la côte Atlantique entre Arcachon et Saint Jean de Luz .

Administration

Démographie

Monuments et lieux touristiques

La Maison du Rey
  • L'Estacade, symbole de la ville de Capbreton
  • Le Casino, déplacé en 2009 de son batiment de 1966 vers les nouvelles terrasses
  • L'Écomusée de la pêche et de la mer
  • Le Port de pêche et de plaisance
  • L'église Saint-Nicolas avec un clocher qui faisait phare autrefois
  • La chapelle de la plage
  • La maison du Rey où Henri IV a dormi lors de son passage à Capbreton en 1583
  • Un ensemble d'environ 10 blockhaus du Mur de l'Atlantique situés sur les plages au sud de la ville et partiellement démantelés par les allemands avant leur retraite.

L'Estacade

L'Estacade de Capbreton

L'estacade est une jetée en charpente servant à prolonger un bajoyer pour guider les bateaux à l'entrée d'une écluse ou leur permettre de s'amarrer.

L’empereur Napoléon III, lors de sa visite le 2 septembre 1858, au cours d’une réception, se fit remettre par le conseil municipal les plans du futur port de Capbreton établis par les ingénieurs Descombes et Pairier. Après quelques pas sur l’implantation du futur projet, il en décida la réalisation. Le 27 septembre 1858, le conseil municipal, lors de sa réunion, octroie à l’ingénieur Descombes 600 pins pour le port.

Ils construisirent alors une Estacade de 400 m prolongée plus tard de 50 m et surmontée en 1948 d’un phare et d’une lanterne d’une portée de 14 miles en 1950. À ce jour, l’Estacade mesure 189 m 60, et est une grande promenade appréciée par les Capbretonnais.

Les plages

La commune de Capbreton possède 8 plages naturelles de sable dont 7 surveillées pendant l'été et une sauvage à dominance naturiste (du Nord vers le Sud) :

  • Notre-dame (de l'autre côté de la passe à bateaux)
  • L'Estacade
  • La centrale (à ne pas confondre avec la plage centrale d'Hossegor)
  • Le prévent (à l'emplacement de l'ancien préventorium)
  • La savane (aussi appelée le santocha par les locaux)
  • La piste
  • Les océanides (aussi appelée le VVF)
  • La pointe (non surveillée, naturisme)

Ces plages sont surveillées de 11h à 19h en Juillet et Aout.

Le reste de l'année, une foule de surfeurs font le spectacle pour le plaisir des passants.

Les plages accueillent également plusieurs fois dans l'année des compétitions officielles de surf.

Culture

Livres

  • Emilie Rances, "Le Sablier d'Ecume, Nouvelles d'Hossegor et de Capbreton", éditions Lac et Lande

Événements

  • La fête de la Mer, le dernier dimanche de juin
  • Festival des contes : en juillet
  • Les Déferlantes Francophones (littérature, poésie, chants et contes venant de toute la Francophonie) : fin juillet
  • Festival de Jazz (anciennement festival de contrebasses) : mi-août
  • Fêtes de la Saint Nicolas (saint patron de Capbreton) : début décembre
  • La fête du Chipiron, dans les premiers week-end de septembre

Philatélie

Un timbre-poste de France intitulé Pêcheur de sable a été émis en 2002 dans la série Le siècle au fil du timbre - Vie quotidienne. Il reproduit une photographie d'un photographe amateur de Montauban, René Daynes, prise en 1947 sur la plage de Capbreton.Il représente un capbretonnais, André Guimont, et son attelage(une mûle)transportant du sable extrait sur la plage. (catalogue Yvert et Tellier 3519, 0,46 €).

Sports

  • Championnats du monde de surf
  • Club de Voile. Régates d'avril à octobre

Personnalités liées à la commune

  • Hugo Verlomme, écrivain
  • Mikaël Picon, surfeur professionnel

Jumelages

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Galerie d'images

Voir aussi

Articles connexes

  • Liste des communes des Landes
  • Maremne
  • Tourisme dans les Landes

Liens externes

  • Site officiel de la ville de Capbreton
  • Site officiel de l'Office de Tourisme de Capbreton

Notes et références

  1. ↑ aquaculture-aquablog [1], [2]
  2. ↑ ac-bordeaux.fr[3]
  3. ↑ Capbreton sur le site de l'Insee
  4. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consulté le 3 février 2010
  5. Résultats du recensement de la population - 2006 - Capbreton sur INSEE. Consulté le 3 février 2010
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