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Carvin (de Caer-Vent, « ville de marchés », mot d'origine germanique, autrefois Carvin-en-Carembault) est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin et du SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin.
Ses habitants sont appelés les Carvinois.
Superficie 2 103 ha, dont 1500 d'espaces naturels.
Carvin est au coeur d'un triangle géographique délimité par les villes de Douai, Lille et Lens. L'ancienne délimitation place la ville sur un territoire à cheval sur la Flandre et l'Artois : le Carembault.
Carvin fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, une situation qui marquera son histoire et son urbanisation.
Le site de la ville, sur les bords de la Deûle, est à l'origine un vaste marécage dont l'assèchement progressif permettra une riche exploitation agricole. Le seul relief notable est une butte sur laquelle sera bâti le château d'Épinoy, au sud-est de l'actuelle commune. Cette butte est aujourd'hui indécelable.
Le territoire de la commune est étendu, et densément urbanisé en son centre, avec une excroissance à l'Est. L'histoire de l'urbanisation est celle de la jonction des deux pôles (Carvin au Nord, Épinoy au sud), puis de l'apparition d'un troisième à l'Est (appelé par extension « Fosse 4 ») avec l'exploitation minière. Les caractéristiques d'une urbanisation plus lâche, le long des axes de sortie de la ville (notamment vers le nord) ne sont apparues qu'à la fin du XXe siècle.
Carvin est situé à l'extrémité Est du département du Pas-de-Calais. S'étant de tous temps trouvée sur la route des invasions, la ville a été traversée à partir du XXe siècle par un intense trafic routier, celui de Lille à Arras et à Paris, qui provoqua une certaine forme de congestion dans les années 1940 et 1950. Le problème fut résolu par la construction de l'autoroute du Nord, aujourd'hui autoroute A1 (Paris-Lille), dont le premier tronçon, mis en service en 1954, reliait Lille à Carvin.
Carvin se situe en climat océanique tempéré..
Carvin est desservi par :
La longueur de la voirie communale est de 53 km .
D'importantes fouilles ont révélé en 2008 l'ancienneté du peuplement local qui remonte au néolithique. Ce peuplement est lié à l'existence de la vaste dépression humide située au large de l'ancien château d'Épinoy. Les recherches en cours permettront d'en savoir davantage dès que les archéologues de l'INRAP remettront leurs conclusions définitives qui concerneront aussi le peuplement à l'époque gallo-romaine.
Du plus loin que l'histoire puisse remonter, Carvin fait partie intégrante du Carembaut, territoire résultant du démembrement du royaume franc devenu par la suite un des quatre « quartiers » de la châtellenie de Lille.
Au début du XIIe siècle, Épinoy est donné comme la terre natale de saint Druon. À l'autre bout de la ville actuelle, l'église du bourg est vouée à saint Martin. La ville actuelle est pour l'essentiel formée à partir de ces deux sous-ensembles, celui d'Épinoy où se trouvait aussi le château du seigneur et celui de Carvin où s'élevaient les halles et la maison des échevins, centre administratif de la seigneurie.
La seigneurie d'Épinoy fut successivement possession de la famille d'Antoing, puis de la famille de Melun et enfin de celle des Rohan. Le seigneur d'Épinoy fut fait chevalier de l'ordre de la Toison d'or. Il devint comte puis prince. Le château disparut et au XVIIe siècle les successeurs des seigneurs d'Épinoy firent partie des grands du royaume.
À l'époque de Louis XIV, le rattachement de la châtellenie et principauté d'Épinoy à la France s'accompagna de changements profonds. Comme le reste de la région, Carvin bénéficia de la fin de siècles de conflits, permettant le développement de l'agriculture et du commerce. Il s'ensuivit une urbanisation de la ville qui réunit les deux bourgs traversés par une nouvelle chaussée qui la relia à Lille.
Carvin rédigea des cahiers de doléances en vue des États généraux de 1789. Puis l'administration révolutionnaire fit de Carvin le chef-lieu d'un canton, regroupant alors dix communes, au sein de l'arrondissement de Béthune.
L'histoire de ce bourg marchand, situé sur la route entre Arras, Lille et Tournai, a été ensuite marquée par l'exploitation minière, démarrée au milieu du XIXe siècle et achevée en 1975. L'une des plus petites compagnies minières concessionnaires de l'exploitation du sous-sol avait son siège à Carvin même, tandis que les compagnies voisines des mines d'Ostricourt et de Courrières s'étaient vu concéder à leur périphérie l'exploitation du restant du sous-sol de la commune. Un album de 33 photographies caractéristiques des différents postes de travail aux Mines de Carvin en 1902 qui ont été prises par l'ingénieur Corriol est visible au Centre historique minier de Lewarde.
La mémoire locale récente est aussi riche d'une culture de guerre propre aux civils des régions envahies. Pendant la Première Guerre mondiale, d'octobre 1914 à octobre 1918, Carvin se trouve en région occupée. Située à l'arrière du front d'Artois, c'est une ville de garnison et de soutien à l'effort de guerre allemand où cohabitent civils et militaires. Les corps d'un peu plus de six mille soldats reposent dans un des plus grands cimetières allemands du Nord-Pas-de-Calais. La commune reçut la croix de guerre 1914-1918 le 25 septembre 1920, en reconnaissance de toutes les souffrances endurées.
En mai 1940, lors de l'invasion du Nord de la France, tout le secteur dont Carvin constitue la ville-centre est le théâtre d'une importante bataille de retardement qui permet au gros des troupes françaises et anglaises encerclées de gagner la poche de Dunkerque. Dès que les alliés se furent dérobés, les troupes de la Wehrmacht se livrèrent à des représailles féroces sur les populations des cités minières de la fosse 4, tout comme à Courrières et Oignies. À la suite de la grande grève des mineurs de mai et juin 1941 qui se répandit dans tout le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, de nombreux mineurs communistes pour la plupart furent arrêtés et fournirent un contingent important d'otages exécutés à Arras.
Pendant l'Occupation, l'Allemagne cherche à exploiter au mieux les ressources de l'exploitation minière, une tâche compliquée par la Résistance, dans une ville où la majorité des mineurs sont acquis depuis les années 1920 au Parti communiste. Carvin est libéré le 2 septembre 1944.
En 1946, à la nationalisation, les fosses et installations minières sont regroupées au sein du groupe d'Oignies. L'exploitation charbonnière et le développement du chemin de fer ont modifié la géographie de la commune, faisant naître notamment le quartier des cités de la fosse 4, à l'est de la ville, en démarquant aussi un peu plus le hameau de Libercourt. La gare de Libercourt se retrouva placée sur la ligne du chemin de fer du Nord qui relie Lens à Lille, tandis que la ville de Carvin, dotée elle aussi d'une gare en centre-ville, se trouvait sur le barreau ferroviaire reliant Hénin-Liétard à Don, avec ramification vers les gares d'eau des mines d'Ostricourt et de Meurchin. Ce barreau servit jusqu'en 1950 au transport de voyageurs, puis jusque dans les années 1990 à l'industrie. Son exploitation s'étant arrêtée, les voies furent démantelées.
En 1947, Carvin perd près d'un tiers de son territoire avec la séparation de la commune de Libercourt Garguetelle , qui avait réclamé son indépendance.
La ville a perdu la majeure partie de son industrie dans les années 1970 à 1990 : les mines, dont l'exploitation s'arrête en 1975, et les construction mécaniques (CMC, groupe Poclain). La circulation ferroviaire s'est également arrêtée, les voies ferrées étant démantelées dans les années 1990. C'est aujourd'hui une commune de services et résidentielle, proche de la capitale régionale, Lille.
Les armes carvinoises sont composées de l'écu et de son ornement, qui, réunis, forment le blason. L'écu carvinois, « d'azur à sept besants d'or et au chef de même », représente également les armes de la famille de Melun, dont le fief a longtemps été la Terre d'Épinoy. L'ornement de l'écu a, lui, une histoire qui s'est forgée principalement au XVIe siècle :
Au final, l'écu « d'azur à sept besants d'or et au chef de même » est donc « abrité sous un manteau de pourpre doublé d'hermine, brodé et frangé d'or, surmonté de la couronne princière. »
La croix de guerre 1914-1918 présente sous le blason a été obtenue par Carvin le 28 septembre 1920 pour « citation à l'ordre des armées au cours de la campagne de 1914-18 contre l'Allemagne et ses alliés ».
La ville est située, depuis les élections législatives de 1988, dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais, qui forme un arc le long de la frontière avec le département du Nord et descend vers l'ouest de l'agglomération de Lens, avec des villes aussi éloignées que Noeux-les-Mines ou Fleurbaix.
De 1958 à 1981, Carvin était dans la quatorzième circonscription, qui correspondait à peu près à l'actuelle communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
258 petits Carvinois sont nés en l'an 2000.
L'économie de la ville est traditionnellement tournée vers l'agriculture, dépeinte sur des vitraux de l'hôtel de ville, et le commerce, avec des marchés renommés (sur les actuelles places Jean-Jaurès et Jules-Guesde). L'agriculture (pommes de terre, betteraves, endives, céréales) garde une place importante sur le territoire de la commune, avec plusieurs fermes en activité et une coopérative agricole (UNÉAL) située à Carvin Saint-Paul .
Pendant un siècle et demi, s'y ajoute l'exploitation minière, la ville étant située au centre du territoire Houillères du Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines de Carvin est l'une des plus petites de la région. Cette activité minière est également représentée sur un vitrail de l'hôtel de ville, qui a pour atlantes deux mineurs de fond.
Parmi les industries qui se sont implantées à Carvin, on relève l'agro-alimentaire (vinaigrerie), les constructions mécaniques (engins de chantier avec les Constructions mécaniques carvinoises puis Poclain, le sondage du sol , machines agricoles avec Sulky Burel) et les matériaux de construction (Bonna Sabla).
Carvin a vu plus récemment l'implantation d'entreprises de logistique, attirées par sa situation géographique et ses disponibilités foncières.
En revanche, son commerce en centre-ville a eu tendance à décliner à partir des années 1980, concurrencé par les vastes zones commerciales en périphérie.
En mars 2010 ,l'union des commerçants de la ville (ACTIV) met en ligne sur le réseau internet ,une galerie marchande numérique afin de redynamiser les boutiques urbaines (projet porté par la ville de Carvin).
L'église Saint-Martin et sa tour érigée en 1702, dont le style baroque tardif, d'inspiration espagnole, est rare dans la région et totalement unique dans l'arrondissement de Lens, est le principal monument de la ville. Des pierres tombales des membres de la famille Robespierre sont insérées dans le dallage de l'église. En octobre 1793, Claude Chappe installa sur la plateforme au sommet de la tour un relais de son télégraphe reliant Paris à Lille.
L'église possède un grand orgue, construit en 1847 par François-Joseph Carlier, restauré et reharmonisé par le facteur d'orgue Michel Garnier en 1989. Il est l'un des instruments les plus renommés de la région.
L'ensemble a été classé monument historique par arrêté du 13 juin 1921,.
Bâtie au XIXe siècle au milieu d'un champ à Épinoy, près de l'église Saint-Druon, elle a été rénovée dans les années 2000.
Le monument aux morts de 1914-1918, inauguré en 1922 à l'un des carrefours les plus importants de la ville (rue de la Gare et rue du Centre), porte la mention « La ville de Carvin à ses enfants morts pour la France ». Signé du sculpteur Laouet à Roubaix, , il représente un soldat désarmé qui avance le poitrail. Y sont gravés les noms de 271 soldats morts pour la France, ce qui ne représente qu'une partie des souffrances endurées par une ville occupée par l'ennemi.
Carré militaire français.
Ce cimetière de la Première Guerre mondiale, situé rue Victor-Hugo et accolé au cimetière civil, fut conçu par l'occupant allemand dès 1914. Y reposent 6 113 soldats allemands, dont 26 inconnus, et trois russes prisonniers de guerre.
Œuvre d'art créée (par André Lavrat sculpteur originaire de Saran) située au giratoire Lens Courrieres. André Lavrat a aussi réalisé Daphné et deux oeuvres monumentales au collège Jean-Jacques-Rousseau ainsi qu'une fresque murale intitulée Le Tourbillon des pensées.
Le tribunal d'instance, situé à côté de l'église Saint-Martin, est une survivance de la justice qu'opéraient les échevins en Épinoy. Installé dans un bâtiment du XVIIe siècle, il est compétent sur l'ensemble de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin. Le 12 octobre 2007, la garde des Sceaux Rachida Dati a annoncé sa suppression dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire.
Le château Deligne racheté en 1930 par la ville devint le siège de la mairie après avoir été inaugurée le 22 juillet 1934 par Marcel Paget
La commission régionale du patrimoine et des sites propose la protection, au titre des monuments historiques de l'hôtel de ville de Carvin
Cette brasserie, ouverte en 1908 rue Florent-Évrard, est l'un des témoignages de cette activité dans la région. Elle a été classée monument historique. Elle produisait une bière brune.
La ville de Carvin est jumelée avec deux villes européennes.
Carvin est doté d'un centre hospitalier de 150 lits, spécialisé en gériatrie et alcoologie et d'un Collège national d'audioprothèse
Basket-ball :
Billard :
Boxe :
Cyclisme :
Football :
Football américain :
Gymnastique :
Judo :
Karaté :
Handball :
Petanque
Plongee
Rugby à XV :
Skate
Tennis :
Tennis de table :
Tir sportif
Tir à l'arc
Yoseikan Budo :
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