Caudan est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.
Son nom breton est officiellement Kaodan, mais les locaux disent [kwɛˈdan]. Ce qui s'écrirait alors Koedann et fait penser au verbe koada (action de boiser, planter des arbres) se disant koédein en vannetais, le dialecte pratiqué à Caudan. Il fait aussi penser au mot Koed Dann, soit le bois de chênes rouvres ou la Rouvraie. Il existe pour preuve quelques lieux-dits nommés Couëdan comme à Sévignac, Pleugueneuc, Plessé, Pleugriffet ou Plélan-le-Grand.
Le territoire de la commune possède à l'ouest et à l'est des frontières naturelles formées par les rivières du Scorff (Ar Scorv) et du Blavet (ar Blañwezh).
La géologie de la commune qui longe le Cisaillement sud-armoricain se divise comme suit :
La géologie de Lanester est presque exclusivement constituée de roches métamorphiques (micaschistes de la presqu'île de Rhuys, de l'estuaire de la Vilaine et du Pouldu), sauf l'extrême pointe orientale qui est constituée de roches magmatiques (leucogranites tardifs).
Caudan bénéficie du climat océanique tempéré armoricain. À sa petite échelle, la commune connaît déjà des différences pluviométriques entre le nord et le sud du territoire.
Caudan fait partie de la Cap L'Orient.
La communauté d'agglomération Cap L'OrientElle contribue financièrement et humainement comme les 18 autres communes à l'aménagement concerté de ce grand ensemble territorial. Ce qui permet la réalisation de grandes infrastructures hors de portée pour une seule de ces communes.
La population caudannaise connaît actuellement un certain vieillissement. La migration des jeunes adultes vers des bassins d'emploi plus développés explique ce fait.
La solution actuellement prévue pour retrouver un équilibre démographique est la construction de 900 nouveaux logements sur 47 ha susceptibles d'accueillir de nouvelles familles dans la ZAC du Lenn Sec'h.
Une fois ce cap passé, la commune aura gagné un nouveau souffle mais devra probablement tourner le dos à son équilibre rural-urbain.
Dans le tableau ci-dessous, sont comptabilisées de 1793 jusqu'à 1906 les populations de Caudan et de Lanester, ce qui explique la chute conséquente d'habitants lors du recensement de 1911, après la création de la commune de Lanester.
Évolution démographique
Commune essentiellement rurale, Caudan a cependant vu le nombre de ses agriculteurs régulièrement régresser depuis un vingtaine d'années. Les agriculteurs nés dans les années 1950 représentent une bonne part de l'ensemble de cette CSP sur la commune. Caudan doit donc œuvrer afin de maîtriser un équilibre entre urbains et ruraux pour conserver ce qui fait l'attrait de cette ville.
Le produit de l'agriculture de Caudan est relativement diversifié :
* cultures céréalières
blé, maïs (grain et ensilage), colza, tournesol, sarrasin
* cultures maraîchères
choux-fleurs, céleris, haricots, petit-pois, carottes, tomates, fraises, kiwis, cucurbitacées...
* élevage
bovin (races laitières essentiellement), porcin, aviaire (poulet, dinde)
L'agriculture est organisée selon le système de la Coopérative agricole. Cette dernière récupère le fruit de la moisson/cueillette de plusieurs agriculteurs et se charge de négocier les prix avec les acheteurs. En contrepartie, l'agriculteur doit respecter un cahier des charges incluant les qualités de poids, d'aspect, de calibre ; l'usage d'engrais et de produits phytosanitaires prévus.
Une ancienne variété de pomme de terre, appelée la "Rouge de Caudan" a été sauvée de l'oubli au jardin de Saint-Urchaud à Pont-Scorff.
C'est le parent pauvre de l'économie communale.
La SBFM (Société Bretonne de Fonderie Métallique) est une des rares sociétés de transformation de matières premières minérales de la commune. Elle est issue du transfert des forges-fonderies Renault de Billancourt par volonté de l'État sous la présidence de Georges Pompidou. Menacée de fermeture en l'absence de repreneur, une reprise par Renault au 1er septembre est confirmée le 29 juin 2009, après d'âpres négociations et des mois de conflit menées par les 538 salariés, soutenus par la CGT et la CFE-CGC, . Elle vient à point face au redressement judiciaire du 20 janvier 2009, avec la promesse de conserver les emplois en CDI. La SBFM reprise par RENAULT fin 2009 s'appelle désormais "Fonderie de Bretagne". Ses objectifs en 2010 réduire les pertes (18 M€ en 2009, objectif 20 107 M€), remise en état du bâti, modernisation des installations, amélioration de la qualité des pièces produites. Des aides obtenues de l'État, de la région, du département et de la communauté d'agglomération du pays de Lorient (Cap l'Orient Agglomération) permettront avec l'implication de chacun des salariés de maintenir un niveau de performance compatible avec le niveau du marché et être concurrentiel avec les autres fonderies faisant le même métier.
Les villes environnantes accueillent cependant un nombre important de sociétés agro-industrielles qui transforment les fruits de l'agriculture et de l'élevage locaux.
L'agro-industrie représente donc une forte proportion du bassin de l'emploi local et régional.
Caudan dispose d'une zone industrielle répartie le long de l'A82 (ex RN165), elle fait face à celle de Lanester.
Les secteurs d'activité présents sont le commerce, les services, la construction, l'industrie et l'agriculture/pêche.
Le pôle industriel et commercial de Kerpont situé sur Caudan et Lanester regroupe la plus grande concentration d'entreprises du Morbihan, soit près de 300 établissements pour plus de 5 000 salariés.
Elle est composée des zones suivantes :
Et prochainement la Z.A de Lezevorc'h (face à la Z.A. de Kerloïc).
Il est assuré par l'école maternelle publique Claude Debussy et l'école élémentaire publique Jules Verne.
Il est assuré par le groupe scolaire Saint Joseph - Sainte Anne.
St-Joseph accueille les élèves de la maternelle à la troisième.
Ste-Anne accueille les élèves du CP au CM2
La Commune dispose d'un centre de loisirs sans hébergement.
Un accueil de loisirs dans un cadre de verdure, entièrement clôturé, est organisé pour les enfants de 3 à 12 ans de la commune en périodes de vacances et les mercredis.
Caudan/Kaodan appartient au « Bro Gwened Izel », pays bas-vannetais, ancien Broërec. Elle appartenait aux Présidial et Sénéchaussée d'Hennebont ou Kemenet-Héboé.
La culture bretonne s'y exprime dans un monde exclusivement rural jusque dans les années 1970, puis l'urbanisation aidant, la culture s'exprime aujourd'hui au travers d'associations se développant autour de la langue, la musique, la danse, l'histoire.
Le maire actuel s'est engagé dans son projet de mandature 2008-2014, « à signer la charte « Ya d’ar brezhoneg » et en concertation avec Tarzh An Deiz à mettre en place une signalétique des équipements publics en langue bretonne. »
Le costume traditionnel porté quotidiennement jusqu'à la Seconde Guerre mondiale est celui de Lorient :
La femme porte :
Pour le mariage, le front, comme la taille, est ceint d'une légère couronne de fleurs d'oranger qu'il était d'usage de conserver sous une cloche de verre en souvenir de ce jour ; En cas de deuil, la dentelle ajourée de la coiffe est abandonnée pour une dentelle fine, opaque et sans motif ;
L'homme porte :
Chant traditionnel collecté à Caudan
Plusieurs monuments mégalithiques ont été répertorié:
et pour indication, sur le territoire actuel de Lanester :
L'époque romaine nous a laissé les vestiges d'un camp romain à Kério, de la voie romaine reliant Vannes et Quimper et d'une usine à poisson et/ou garum au Resto (territoire de Lanester)
Caudan est une paroisse primitive. À Caudan, il convient de rattacher Saint-Caradec-Hennebont qui en fut soustraite avant le XIIIe siècle, tout comme Cléguer. Lanester fut détachée de Caudan au début du XXe siècle. Caudan est l'une des plus anciennes paroisses du Morbihan, elle était divisée en 11 frairies :
La paroisse de Caudan, vicariat perpétuel dès 1264, a rassemblé un certain nombre de chapelles :
Une stèle à inscription du Haut Moyen-Age découverte à Kervanguen en 2001, sur l'actuel territoire de Lanester, semble pouvoir être rattachée à la délimitation du territoire foncier de l'ancien monastère de saint-Gwenhael .
Elle était apparemment rattachée primitivement au Mouster-C'hoet, dénommé Monster-en-Coët, villa in Trescoët (d'après un fond de l'Abbaye-de-la-Joie daté de 1280) tenu par les Chevaliers de Malte, membres du Temple de Beauvoir sis en la paroisse d'Inzinzac au village du Temple, dans un manoir ruiné en 1697, associé à la chapelle Saint-Jean-du-Temple, ruinée de même. Le Temple de Beauvoir s'unit à la Commanderie de Quimper en 1574.
Selon certains, Caudan qui vient du breton « Kaodan », dériverait d'un nom de personnage ou d'un saint issu de l'immigration de l'île de Bretagne au cours du Ve siècle.
Il fonda des monastères dans le Finistère et en Côtes-d'Armor avant de prendre la tête d'une compagnie de missionnaires à l'ouest du Pays de Galles avec Saint Conan, Saint Llywen, Saint Sulien et Saint Mael entre autres. Il fonda un monastère à Tywyn sur la côte ouest du Gwynedd et sur l'île Bardsey (Ynys Enlli) en 546. Il décéda un 1er novembre au VIe siècle. Ses reliques furent translatées de l'Ile Bardsey à la cathédrale de Llandaff. Il est aussi connu sous le nom de Saint Caduan, à Poullan-sur-Mer dans l'église Saint-Cadoan ou au lieu-dit Boscadouen (Bot Cadoan, soit la demeure de Cadoan) non loin de Gourin. Il y avait une église Saint-Caduan à Brasparts.
Dès 911, la Bretagne devient le terrain d'exactions de la part des Normands. L'autorité des rois bretons s'effondre et nombre de seigneurs s'exilent auprès du roi d'Angleterre Athelstan. En 966, par crainte des Normands, les reliques de Saint Gwenhael (successeur de Saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec et décédé en son monastère de Caudan vers 590) quittent la cathédrale de Vannes (où elles étaient depuis 925), à destination de Courcouronnes et Corbeil (Essonne), où elles sont vénérées jusqu'à la Révolution au prieuré Saint-Guénault, rattaché à l'abbaye Saint-Victor de Paris. En 1660, Charles II de Rosmadec évêque de Vannes reçoit une portion de ses reliques.
La châtellenie des Fiefs-de-Léon en Kemenet-Héboé était tenue par une branche cadette des Léon, par mariage, de Hervé II de Léon et d'Anne d'Hennebont.
Elle comprenait la majorité des paroisses de Caudan et de Saint-Caradec-Hennebont ; toute la paroisse d'Inzinzac et sa trève Penquesten ; et une partie de Lanvaudan et Plouay. Elle comprenait aussi la moitié de l'île de Groix, partagée avec la Roche-Moysan.
Elle disposait de droits et coutumes (péages) sur le Blavet :
La châtellenie de Pontcallec (d'azur à sept mâcles d'or ; au franc-canton d'argent, fretté de huit pièces de gueules (de Guer-Malestroit). Devise : sine maculis) érigée en marquisat au XVIIe siècle comprenait entre autres une partie de Caudan et Saint-Caradec-Hennebont.
(transcription en français actuel)
1264 — À tous ceux qui verront et auront ces présentes lettres, Hervé de Léon, chevalier, seigneur de Château-Neuf, Salut en Notre Seigneur. Sachez que paix et accord est fait entre nous, d'une partie, et monsieur Pierre de Bretagne (fils de Jean Ier Le Roux, duc de Bretagne) d'autre partie, en telle manière que la motte de Hennebont et toutes les autres choses qui sont communes entre nous jusqu'au jour de la date de cette lettre à Hennebont et à Saint Caradec et en toute la paroisse de Caudan, en terres et en èves et en mer, demeureront communes entre nous à toujours mais sans être parties, ainsi comme elles ont été anciennement, et en telle manière que ni nous ni nos héritiers ni Pierre ni les siens ne pourront jamais faire château ni forteresse à Hennebont ni à Saint-Caradec ni en toute la paroisse de Caudan.
La coutume des nefs demeurera sans modification entre nous, ou point, en la manière où elle a été anciennement en quelque terre où les nefs arrivent dans les bornes où nous et ledit Pierre devons prendre coutume, à savoir les bornes de la Roche de Henren, et les amendes du port seront communes entre nous comme elles l'ont toujours été anciennement. Et les nefs pourront arriver là où les marchands voudront, jusqu'à la limite du pont, sans qu'aucun de nous puisse contraindre à arriver fors là. Et si les nefs arrivent en la terre de Languidic (les terres du centre-ville actuel d'Hennebont appartenaient alors au territoire de Languidic), elles seront assujetties aux coutumes et amendes de port de celui qui les possède, à la seigneurie et la justice commune entre nous, ou point, et telles qu'appliquées à Hennebont sur le territoire du port défini par la limite de remontée de la mer dans le Blavet.
En cas de méfait au port et de fuite du malfaiteur en notre ville ou en notre terre de Languidic, les voyers (vicaire, lieutenant d'un seigneur, juge de police) communs entre nous et Pierre ou notre alloué ou celui de Pierre pourront le saisir, l'arrêter et le mener au juge, le jour ou la nuit où aura lieu le méfait. L'amende sera commune tout comme à Hennebont.
Après avoir agréé et octroyé par cette paix, le Comte (duc de Bretagne) fera le pont cette première fois là où était le vieux passage de Hennebont, et aura tout le merrain de l'autre pont pour le faire, et dès lors en avant, nous et ledit Pierre, et nos héritiers après nous, feront le pont et le maintiendront en bon point.
Chacun de nous conservera la justice et les amendes sur nos hommes du Kemenet-Héboé ; Sur les étrangers de passage sur le Kemenet-Héboé ou la communauté du port, les amendes demeureront communes.
Et est à savoir que Pierre peut faire ses moulins ou pré sous Menez an Garu (garu, garv = rude) sans contentieux que nous y puissions mettre, en telle manière que ledit Pierre ne peut élever d'écluse au moyen de pierres, de terre ni de fût sur le Blavet, par quoi les saumons ne puisse passer outre.
Ledit Pierre ne peut contraindre nul des hommes de notre terre ni de nos fiefs à moudre où à fouler dans ses moulins.
Et pour que tout ce que sus-dit soit ferme et stable, nous scellons cette présente lettre de notre sceau, et notre cher seigneur Jahan, duc de Bretagne, en témoignage de ce, à notre requête, y ajouta son sceau.
Ce fut donné au mois d'août, l'an de grâce mil et douze cent sexante et quatre. (Trésor des chartes de Bretagne, L. E. 6)
L'occupation espagnole par les hommes de Don Juan d'Aguila du port de Blavet dura près de 8 ans. Ceux-ci se sont livré aux pillage, incendie et destruction des récoltes des paysans de Caudan.
Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur avait confié le commandement d'Hennebont, de Blavet et la côte à Jérôme d'Arradon.
Le duc de Mercœur, beau-frère d'Henri III de France par son épouse Marie de Luxembourg (1562 † 1623), duchesse d’Étampes et de Penthièvre, dernière descendante de Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois, convoitait le trône du duché de Bretagne, grâce à la possibilité pour les femmes, en Bretagne, de succéder en tant que duchesse. De même, Philippe II d'Espagne, par son mariage avec Elisabeth de France, sœur d'Henri III, envisageait avec intérêt d'offrir à sa fille, l'Infante Isabelle-Clara-Eugenia, le titre de duchesse de Bretagne. On comprend ainsi mieux leur alliance dans la Ligue contre Henri IV qui ne pouvait prétendre au titre de duc de Bretagne.
Par arrêt contradictoire du Parlement de Bretagne du 19 juillet 1621, les paroissiens de Caudan sont condamnés à payer à leur recteur une gerbe de blé pour le droit de Prémices ; droit dont la valeur est convenus entre le curé et les habitants, que les fidèles prennent sur les premiers fruits de leurs champs, pour en faire une offrande à Dieu dans la personne de ses ministres. Cette espèce d'oblation s'est confondue en général dans le tribut de la dîme.
Selon le Terrier Royal de Bretagne établi suite à une ordonnance royale de mars 1678, la Seigneurie de la Roche-moisan et fiefs de Léon, Tréfaven et Plouhinec appartenaient à Anne de Rohan, veuve Louis de ROHAN duc de Montbazon et comprenait : Lesbin - Pont-Scorff, Gestel, Arzano, Guilligomarc'h, Meslan, Rédéné, Quéven, Guidel, Ploemeur, Trefaven, Saint-Caradec-Hennebont, Caudan, Inzinzac, Penquesten en Inzinzac, Lanvaudan, Plouay, Plouhinec, Riantec et Groix.
À Caudan, la princesse de Guémené fait valoir ses droits sur de nombreuses tenues au bourg de Caudan, sur des terres dépendant du prieuré de Saint-Guénaël au village du Beg-Lan, sur des tenues appartenant au sieur de saint-Nudec, sur la métairie noble de Pendreff au sieur Dondel de Pendreff.
Sur le manoir de Saint-Nudec avec métairies, jardins, fuye, bois de haute futaie, moulin à eau à Hiérosmes des Portes, sieur de Saint-Nudec.
Également sur les manoir et métairie de Ménéguen, à Paul du Vergier, écuyer, sieur de Ménéguen. Sur le manoir de Trémélo.
Recteur de Caudan de 1663 à 1677, Hiérosme L'Estour participe avec les recteurs de Riec et de Rédéné aux missions itinérantes du père Maunoir.
Mission de Caudan. M. L'Estour, recteur de Caudan, guéri d'une manière extraordinaire.
Lors de la procession de Plumergat à Sainte-Anne-d'Auray en 1664 :
Cette apparition fut scrupuleusement notée par M. L'Estour qui n'en parla au père Maunoir que plus tard, après avoir entouré son témoignage de toutes les garanties possibles d'authenticité.
Caudan, comme la plupart des paroisses du Kemenet-Héboé pris part en 1675 à la révolte du papier timbré des Bonnets Rouges contre les nouvelles taxes instaurées par Louis XIV pour financer la guerre de Hollande. Le roi ne consulta pas le Parlement de Bretagne pour imposer au duché ces taxes sur les actes notariaux, le tabac et la vaisselle d'étain.
Le 28 juin 1722, pose et bénédiction de la première pierre de la nouvelle église sous le rectorat (30 juin 1719 - 6 juillet 1741) du vénérable et discret messire Jacques Roudic.
Bénédiction de l'église paroissiale
L'an de grâce mil sept cent vingt et deux Le 28 Juin. L'Eglise paroissiale de St Pierre de Caudan estant pour la plus part tombé en ruine et hor d'estat d'y pouvoir célébrer ny faire l'office divin depuis l'année 1710, a esté enfin rétablie et benitte par noble et discret missire René Gueheneusc Recteur de Plouay conformément à la permission qu'il en a eu de monsieur l'abbé de Langle vicaire général de Ce dioceze en datte du 22e Janvier 1722 consise dans les termes ci-après. Nous permettons à monsieur le Recteur de Plouay de faire la bénédiction de l'église paroissiale de Caudan après l'avoir visité et vu en estas d'y faire le Service divin avec la décense requise en observant les Cérémonies présenttées par le pontificat ou rituel Romain en pareil cas. à Vannes, le 22 janvier 1722. -Signé Delangle vicaire général./présents ont esté noble et discret missire Jacques Roudic Recteur. missire Pierre Mané Curé Guil. Hemery prestre et Jan Tuaud prestre.
Entre le 1re le 17 janvier 1735, une violente tempête de force 11 s'abat de la Bretagne à l'Est de la France.
De graves épidémies de fièvre typhoïde, dysenterie, rougeole, petite vérole... s'abattent régulièrement sur la population tel en 1741, 1758, 1773, 1774, 1785 et 1786 et dépeuplent la province.
Une des conséquences est la crise agricole qui renvoie les journaliers à la mendicité.
En 1787, l'intendant Bertrand de Moleville déclare « qu'on peut évaluer le nombre de mendiants de Bretagne au quart des habitants. »
Ainsi le subdélégué de Lorient rapporte en 1770 :
En 1756, la Compagnie des Indes, étend ses chantiers sur les terres de la seigneurie du Plessis à la pointe de Caudan, future Lanester, et y aménage trois cales, une forge, des hangars, un corps de garde, une batterie... Ces terres furent achetées à plusieurs propriétaires par la Compagnie dont Antoine de Mauduit, le chevalier du Bouëtiez de Kerorguen et Monsieur Chatard. De 1755 à 1757, la Compagnie des Indes investit à Caudan près de 221 000 livres dans la construction d'édifices et de cales sur 157 000 m2
En novembre 1762, lancement du Diligent et du Six-Corps, vaisseaux de 74 canons.
Fin février, début mars 1770 une tempête de force 10 touche la Bretagne.
Source : Joseph Jaffre, journaliste-historien ; Société d’Archéologie et d’Histoire Du Pays de Lorient
Étienne Thomas, recteur de Caudan dès 1787, refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790, il est remplacé en 1792 par un recteur constitutionnel. À son retour, Étienne Thomas prête serment entre les mains du préfet le 27 octobre 1802 et décède dans la paroisse le 3 juin 1813.
La paroisse de Caudan se plaint des domaines congéables et des corvées. Les propriétaires fonciers bretons prétendent avoir le droit de forcer leurs domaniers à réparer leurs moulins, à porter leur blé au moulin banal, sous prétexte que l'Assemblée n'a pas encore statué sur le bail à congément. On fait une pétition à laquelle on joint une carte à jouer, un neuf de trèfle. Sur le côté blanc de la carte est écrit :
Le maire de Caudan ajoute :
Jean Le Moing, cultivateur, fut condamné à la guillotine le 3 pluviôse An II (mercredi 22 janvier 1794) par le tribunal criminel du Morbihan, comme contre-révolutionnaire.
Le 22 décembre 1798, mise à flot de l'Argonaute, vaisseau de 74 canons de type Téméraire, dont la construction débuta en 1794 sur la cale 3 de Caudan. Le manque de bois retarda la mise à flot.
Au début du XIXe siècle, sous le règne de Louis XVIII, pendant le rectorat (5 juin 1813 - avril 1816) de Joseph-Pierre Lomenech (ami et auxiliaire de Georges Cadoudal, aumônier de la légion chouanne d'Auray) une nouvelle église remplace l'ancienne trop vétuste.
Ancienne église de Caudan ayant précédé l'actuelle.
À cette époque à Caudan, il y a foire :
Le 25 août 1820, lancement du Jean Bart, vaisseau de 74 canons de type Téméraire - démantelé après 1835.
En 1858, construction sur les chantiers de Caudan, dans trois anciens hangars à bois, de l'atelier provisoire des bâtiments en fer qui sert en 1859 à la construction de la Couronne. Cet atelier sera remplacé dix ans plus tard par un autre d'une surface de 7 200 m2
En 1859, la première frégate cuirassée en fer, La Couronne, est mise en chantier par l'arsenal de Lorient sur la rive de Caudan sur une des huit cales en service depuis 1830.
En 1862, Napoléon III inaugure le viaduc ferroviaire nouvellement construit sur le Scorff
Le 22 mai 1869, les caudannais sont les témoins visuels et auditifs de la chute et de l'explosion d'une météorite qui termine sa course à Cléguérec dans le village de Keranroue
En 1879, création par Ladislas Graindorge (1826-1901), émailleur à Rennes, des Poteries de la Manufacture du Rohu, dirigées par son fils Abel Graindorge, maire de Caudan en 1903. Lorsqu'Abel meurt en 1918, la fabrique du Rohu ferme et les moules sont vendus à la fabrique de Malicorne.
Les 12 et 13 novembre 1894, un ouragan de force 12 s'abat de la Bretagne à la Belgique.
Le 26 février 1909, la Commune de Lanester (Lann er Sterieù = La Lande des Rivières, zone de marécages et de terres froides) est créée afin de séparer deux populations (les ouvriers de l'Arsenal et les paysans) dont les intérêts et les opinions politiques divergent. Le territoire de la commune occupe 6 des 11 frairies (Penhoet, Kerguillé, Locmaria, Kerbeban, Pendreff et Les Deux-Ponts) et rassemble alors 7729 habitants sur 1477 ha.
En réplique à l'arrivée des américains sur Caudan le soir du 7 août 1944, les allemands bombardent la ville depuis Lorient, pendant la nuit ainsi que dans la journée du 9 août. Le 11 août 1944 l'église ainsi qu'une grande partie du bourg sont détruits. En effet le clocher de l'église étant assez élevé, les allemands ont jugé qu'il pouvait faire office de vigie avec sa vue sur la campagne environnante et sur Lorient. Ils l'ont donc fait exploser.
Le 10 mai 1945 à Caudan, deux jours après la libération de la Poche de Lorient, le général Wilhelm Fahrmbacher (de) officier d'artillerie, chef du XXV corps d'armée allemande d'occupation en Bretagne, commandant des troupes allemandes de Lorient, présente la reddition de ses troupes au général Herman F. Kramer, commandant de la 66ème Division d'Infanterie américaine (The Black Panther Division) et au général Henri-Gustave-André Borgnis Desbordes, commandant de la 19e Division d'Infanterie et des FFI dans le Morbihan, en présence du général Francis Rollins, commandant d'artillerie américain du secteur de Lorient.
On fit une brève cérémonie, pour laquelle la Musique de la 66e Division entonna The Star Spangled Banner et La Marseillaise. Le Général Fahrmbacher et son état-major arrivèrent peu avant 16 heures escortés par le général Kramer et le colonel John W. Keating, chef d'état-major. On fit les salutations d'usages entre les trois parties auxquelles le général Fahrmbacher se plia volontiers sauf face au général Borgnis Desbordes. Après un silence embarrassé, il informa le général Kramer de la reddition sans conditions de toutes les forces allemandes sous son commandement. Il sortit alors son pistolet de son étui et le présenta au général Kramer.
L'U.S. Army Signal Corps a immortalisé l'évènement, qui a eu lieu dans un champ près du bourg de Caudan, par un document filmographique.
Entre 1957 et 1958, construction de la Mairie par Yves Guillou et Paul Lindu, architectes. Quatre tableaux de la vie de famille en ciment moulé sont créés par Francis Pellerin :
Entre 1960 et 1962, construction de la nouvelle église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul.
Le 2 juillet 1965 : La SBFM (Société Bretonne de Fonderie et de Mécanique) est inaugurée par Georges Pompidou, Premier Ministre, sur la zone de Kerpont-Bras à Caudan. Elle est au départ une fonderie filiale de la Régie Renault. En 1967, elle emploie 292 ouvriers des Forges d'Hennebont fermées en 1966.
Le 13 janvier 1971 : ouverture du Centre hospitalier spécialisé Charcot en qualité d'Établissement public de santé spécialisé en Psychiatrie.
En 1974 : adhésion au Sivom (syndicat intercommunal à vocation multiple) avec les communes de Lanester, Lorient, Larmor-Plage, Ploemeur, Quéven. Une intercommunalité de services appliquée aux transports, à la sécurité incendie, au traitement des déchets se met en place. Le Sivom devient « District du Pays de Lorient » en 1990, puis « Cap L'Orient » en 2000.
En 2007 : Ouverture d'une nouvelle unité de stabilisation des déchets ménagers, unique en France à impact modéré sur l’environnement
L'ancienne église, construite sur les ruines d'une plus ancienne ruinée dès 1710, datait du 28 juin 1722. Reconstruite au début du 19e siècle, restaurée en 1898 ; Elle est détruite en 1944 aux explosifs par l'armée allemande.
Caudan est jumelée avec Preist (Allemagne) depuis 1993Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent. Cette commune fait partie de la communauté d'agglomération de Speicher.. En mai 1993 une charte d'amitié est signée à Caudan par les deux maires respectifs, Joseph LE RAVALLEC et Norbert SCHROËDER. Une grande fête est organisée pour l'occasion en présence de nombreux Caudanais et d'une quarantaine d'allemands dont une majorité de jeunes accueillis dans des familles ayant répondu à l'appel de la Municipalité.
En 1994, deux menhirs sont érigés à l'entrée de Preist pour symboliser cette union en présence d'une trentaine de Caudanais. Le comité de jumelage de la ville de Caudan a été créé en mars 1995, Rolande Morvan en était la première présidente (1995-2001), elle a été élue en 2001 adjointe à la culture et communication et réélue en mars 2008. Elle est présidente d'honneur, membre de droit au sein du comité de Jumelage.
En mai 2004, le jumelage s'est étendu au district de Speicher (8 000 habitants) et une nouvelle charte a été signée par les 9 maires des communes dont Peter Schilling, maire de Preist (800 habitants) et par Gérard Falquerho, maire de Caudan (7000 habitants)en présence de Christine Le Dorze, présidente du comité de Jumelage de Caudan (2001 à 2008)et des membres du comité de jumelage nouvellement créé en Allemagne pour l'occasion. Norbert Schroëder, maire de Preist signataire de la 1re charte en 1993, devient le 1er président.En mai 2008 Marianne PUREN est élue présidente.
Les échanges se font chaque année (année paire déplacement dans le district de Speicher et année impaire accueil des amis allemands à Caudan).
Services de mobilité locale :