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Cavaillon est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Cavaillonnais.

Ancien siège épiscopal, situé dans la vallée de la Durance, au sein du Parc naturel régional du Luberon, la ville est aujourd'hui considérée comme la capitale du melon même si une grande partie de la production provient aujourd'hui de la Crau et est seulement expédiée depuis Cavaillon.

Dénominations

En occitan provençal, Cavaillon s'appelle Cavalhon selon la norme classique ou Cavaioun selon la norme mistralienne.

Géographie

La ville est située dans la vallée de la Durance, au pied de la colline Saint-Jacques qui domine la plaine environnante et fait face au Luberon à l'est et aux Alpilles au sud-ouest.

Transports

Voie de chemin de fer depuis la route départementale 90, vue en direction de Cavaillon

Pendant très longtemps, Cavaillon a été un point de franchissement par bac de la Durance, rivière dont le passage était dangereux, et possible par pont uniquement à Sisteron. Son bac connu dès l'Antiquité était indiqué sur la carte de Cassini et le service ne s'est interrompu qu'en 1943. Un pont suspendu est construit en 1830.

Cavaillon est situé à 774 km de Paris et 24 km d'Avignon. La ville est desservie par une sortie de l'autoroute A7. Elle dispose d'une gare SNCF en centre ville.

De Cavaillon partira une piste cyclable d'une centaine de kilomètres qui rejoindra Forcalquier.

Hydrographie

La ville de Cavaillon se situe entre la Durance et le Calavon (ou Coulon). Elle est traversée par le canal Saint-Julien.

Géologie

La plaine alluvionnaire sur laquelle est construite l'agglomération s'inscrit dans la vallée de la Durance.

La colline Saint-Jacques qui surplombe la ville et toute la vallée de la Durance est, comme une partie du Luberon et des Alpilles, un massif rocheux de calcaire urgonien. Elle mesure 180 mètres de hauteur pour environ 300 hectares de surface.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments.

Climat

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d'épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

Source : (fr) Données de Cavaillon 1961 à 1990

Histoire

Préhistoire et antiquité

Le territoire de la commune a livré des indices d'occupation datant de la Préhistoire.

Cavaillon doit son nom aux Cavares, une fédération de peuples gaulois qui habita la colline Saint-Jacques dans l'Antiquité.

Durant la période romaine, la cité se nomme Cabellion ou Pagus Cavellicus. Elle constitue une ville étape sur la voie Domitienne et se développe fortement.

Cavaillon devient un siège épiscopal dès le IVe. Elle fit partie du royaume d'Arles et du marquisat de Provence.

Moyen Âge

La seigneurie de Cavaillon fut partagée entre l'évêque et les vicomtes de Cavaillon puis le Saint-Siège.

Au XIIe, Raymond VI de Toulouse étant marquis de Provence, Cavaillon se trouva impliqué dans la Croisade des Albigeois et passa aux mains du Saint-Siège au XIIIe.

Le nom de Cavallo est cité au XIIIe.

Renaissance

En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets.

Avant la Révolution française et l'annexion des États du Pape (Avignon et Comtat Venaissin) par la France, Cavaillon était l'une des quatre villes, avec Avignon, Carpentras et L'Isle-sur-la-Sorgue, où existait une « carrière », un quartier réservé aux Juifs du Pape, fermé durant la nuit.

Période moderne

Le 14 novembre 1887, un fort tremblement de terre est ressenti dans la ville.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Période contemporaine

Héraldique

Au moins deux blasonnements sont rapportés. Le premier d'entre eux est celui actuellement utilisé dans les documents officiels de la municipalité. Entre 1752 et le début du XIXe siècle, les tours y figurant furent abandonnées et remplacées par une pyramide.

Les deux blasonnements rapportés sont :

« D'azur, à une tour de clocher d'argent à dextre, et une tour crénelée de même, maçonnée de sable à sénestre, moins haute que la première, dont elle est séparée, le tout sur une terrasse de sinople. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)

« D'or, au lion de sable azuré et langué de gueules, la queue en forme de lame est tournée en dehors, de trois pièces. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884)

Administration

La commune est membre de la Communauté de communes Provence-Luberon-Durance, basée à Cavaillon.

listes des maires

Liste des maires de la Révolution française à la Libération La mairie de Cavaillon

Tendances politiques

Intercommunalité

Urbanisme

Le centre ville est située entre le Luberon et la colline Saint-Jacques, au pied de celle-ci.

Vue de Cavaillon depuis la colline Saint-Jacques avec le Luberon en fond, orientation plein est Vue de Cavaillon depuis la colline Saint-Jacques avec les Monts de Vaucluse en fond, orientation nord-est

Quelques barres d'immeubles.

Les Vignères

Les Vignères est un hameau important au nord de la commune.

Budget et fiscalité

Jumelages

La ville de Cavaillon est jumelée avec Weinheim (Allemagne) et Langhirano (Italie).

Démographie

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Économie

Immeubles récents en centre ville

Cavaillon est une petite ville comptant de nombreux commerces, plusieurs grandes surfaces spécialisées et supermarchés.

Agriculture

Le sol autour de Cavaillon est assez riche et l'eau fournie par l'irrigation est abondante, ce qui a favorisé un développement de l'agriculture maraîchère (melon, pommes, poires, cerises, etc.).

La ville compte un MIN (marché d'intérêt national) avec une halle (espace modulable de 1 000 à 5 000 m²). Elle possède également une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.

La vignes de commune produisent des vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée, ils peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues.

Tourisme

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs.

Elle a obtenu 2 fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Lieux et monuments

L'arc Romain et la colline Saint-Jacques

Riche en vestiges archéologiques, la ville a livré l'entrée des anciens thermes romains dont on peut admirer les arcs d'intersection (du Ier siècle, déplacés au XIXe et remontés sur la place principale de la ville).

Parmi les édifices remarquables, il faut mentionner l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran du XIe siècle, la chapelle d'ermitage (Chapelle Saint-Jacques du XIIe siècle), d'autres chapelles (dont la chapelle de l'Hôtel-Dieu de 1755), le Musée de l'Hôtel-Dieu et une synagogue. La synagogue de Cavaillon fut construite au XVe, puis reconstruite XVIIIe siècle.

La colline Saint-Jacques offre une vue surplombant la ville. De son sommet, la vue porte jusqu'aux Monts de Vaucluse, au Luberon, à la chaîne des Alpilles, à la vallée de la Durance, au Mont Ventoux et aux dentelles de Montmirail.

Le pont suspendu est construit en 1837.

Équipements ou services

Transports urbains

Éducation

Cavaillon bénéficie de 8 écoles maternelles (Marie Signoret, Louis Leprince-Ringuet, Camille Claudel, Jean Moulin, La Colline, Les Ratacans, Les Vignères, Saint Charles), de 8 écoles primaires (Castil-Blaze, Charles de Gaulle, Joliot-Curie, La Colline, Les Ratacans, Jean Moulin, Les Vignères, Saint Charles), de 4 collèges (Paul Gauthier, Clovis Hugues, Saint Charles et Rosa Parks) et de 2 lycées (Lycée Ismaël Dauphin et lycée d'enseignement professionnel Alexandre Dumas).

La ville compte également un Centre d'information et d'orientation (CIO).

Culture

Le théâtre de Cavaillon est un des 70 lieux en France labellisés scène nationale. La ville héberge également diverses structures culturelles : le Grenier à sons (scène de musiques actuelles), la médiathèque intercommunale la Durance, une école de musique agréée et une MJC.

Cavaillon compte aussi un groupe de danse folklorique : "L'Escandihado" créé en 1999.

Sport

Stade Elie Rey, les Vignères

Cavaillon est une ville possédant de nombreux clubs et équipements sportifs :

  • 2 piscines dont une couverte et une en plein air ;
  • 8 gymnases :
    • école primaire Jean Moulin (Type A) ;
    • centre de secours (Type A) ;
    • Paul Gauthier (Type B + Plateau) ;
    • CES Clovis Hugues(Type B + Plateau) ;
    • Condamines (Type C + Plateau) ;
    • Grenouillet (Sports martiaux) ;
    • Ismaël Dauphin conseil régional ;
    • Alexandre Dumas conseil régional/mairie ;
  • 15 terrains (football/rugby) :
    • stade Pagnetti : 1 terrain ;
    • stade hippodrome : 7 terrains ;
    • stade Jean Alessandri : 3 terrains ;
    • stade des Vignères (stade Elie Rey): 2 terrains ;
    • stade Paul Gauthier : 1 terrain ;
    • stade Jean Roman : 1 terrain ;
    • stade Lombard : 1 terrain ;
  • 12 courts de tennis (8 et 4 cours) répartis sur deux clubs (dont 4 éclairés et 6 cours en terre battue).

Il faut ajouter à cela une piste de bicross (niveau national), d'athlétisme, d'escalade (falaise à St Jacques), un boulodrome (27 jeux), un vélodrome et un hippodrome.

Santé

La ville compte de nombreux généralistes et spécialistes, plusieurs centres de soins dont un centre de radiographie, le centre chirurgical Saint Roch (clinique) et le centre hospitalier intercommunal (CHI).

Le CHI dans son unité de Cavaillon dispose de 252 lits répartis comme suit :

  • chirurgie : 45 lits
  • soins intensifs : 4 lits
  • médecine : hospitalisation complète : 53 lits

Alternatives à l'hospitalisation :

  • hospitalisation de jour : 3 places
  • hospitalisation à domicile : 4 places
  • gynécologie obstétrique : 26 lits
  • maison de retraite : 57 lits (dont 30 lits de cure médicale)
  • soins de longue durée : 60 lits

Vie locale

Les équipements éducatifs comptent crèches, écoles, collèges. Le marché a lieu le lundi matin.

Social

Quatre sociétés gèrent 2500 logements sociaux.

Cavaillon a une Maison de l'emploi et du développement économique, ainsi qu'un Centre communal d'action sociale (C.C.A.S.)

Culte

La commune compte une cathédrale, deux églises, plusieurs chapelles, une synagogue et une salle de prières musulmane.

Environnement

En 1973 a été créé le SIEUCEUTOM, le Syndicat intercommunal pour l'étude, la construction et l'exploitation d'une usine de traitement des ordures ménagères, qui regroupe aujourd'hui 7 communes.

La déchèterie intercommunale est gérée avec les communes des Taillades et de Cheval Blanc.

Les professionnels peuvent bénéficier des services (payants) d'un centre de traitement des déchets urbains.

Cavaillon dans la culture populaire

Cinéma

La ville a servi de décor pour différents films :

  • Heureux qui comme Ulysse avec Fernandel
  • La minisérie L'Amour en héritage (Mistral's Daughter) avec Stefanie Powers, Lee Remick, Stacy Keach et Robert Urich (1984)
  • L'Été meurtrier avec Isabelle Adjani et Alain Souchon
  • Gazon maudit de Josiane Balasko avec Alain Chabat, Victoria Abril et Josiane Balasko
  • Les Vacances de Mr. Bean (2006).

Personnalités liées à la commune

  • Philippe de Cabassolle (1305-1372) homme d'église et protecteur de Pétrarque
  • César de Bus (1544-1607) fondateur de la congrégation des Pères de la doctrine chrétienne
  • Jean-Charles comte Monnier (1758 à Cavaillon -1857) général d'Empire
  • Joseph Chabran (1763 à Cavaillon -1843), général d'Empire
  • Castil-Blaze, critique musical et compositeur, né à Cavaillon en 1784
  • Joseph d'Ortigue (1802-1866), critique musical et historien de la musique, né à Cavaillon en 1802
  • Pierre Salinger, journaliste américain, décédé à Cavaillon en 2004
  • Elzéar Blaze, ancien officier de la Grande Armée (1786-1848)
  • Alexandre Dumas a fait don en 1864 à la bibliothèque de la ville de la totalité de son oeuvre publiée, en échange d'une rente viagère de douze melons par an. Le Conseil Municipal prit un arrêté en ce sens et la rente fut servie au romancier jusqu'à sa mort en 1870.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0
  • Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière no 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7

Articles connexes

  • La Durance
  • Liste des communes de Vaucluse
  • Liste des évêques de Cavaillon

Liens externes

  • (fr) Site officiel
  • (fr) Cavaillon sur le site de l'Institut géographique national
  • (fr) Site officiel de l'Office de Tourisme Cavaillon-Luberon

Bibliographie

  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, A. Barthélemy, Avignon, 1986 (ISBN 2903044279)
  • Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0
  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Christian Lacour, Nîmes (réed.), 1997 (ISBN 284406051X)
  • Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière n° 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7

Notes et références

  1. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0, p 87
  2. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection Rivières et vallées de France, ISBN 2-70899503-0, p 92
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. Armorial des communes du Vaucluse
  5. (fr) Vexillologie Provencale - Provence-Luberon-Durance
  6. a et b (fr) Liste des maires de Cavaillon
  7. (fr) http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  8. (fr) INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  9. (fr) Recensement de 2006 des communes du Vaucluse
  10. L'irrigation du Comtat Venaissin commença dès le XIe siècle. Le terroir de Cavaillon était irrigué avec l'eau du canal Saint-Julien.
  11. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  12. Voir Massif du Luberon
  13. Guy Baruol et Philippe Autran, « Pour en savoir plus », in Autran, Barruol et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière no 153, Forcalquier, 2006. ISBN 2-906162-81-7, p 46
  14. (fr) Le centre d'information et d'orientation sur le site officiel de Cavaillon
  15. (fr) blog
  16. (fr) Les équipements sportifs sur le site officiel de Cavaillon
  17. (fr) Le centre hospitalier intercommunal Cavaillon-Lauris sur le site officiel de Cavaillon
  18. (fr) logements sociaux Sur le site officiel de Cavaillon
  19. (fr) annuaire-musulman.com, consultée le 27 août 2008
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