Cesson est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Cessonnais.
Cesson est une petite ville située à environ 45km au sud-est de Paris. Elle fait partie de l'arrondissement de Melun et du canton du Mée-sur-Seine. Cesson fait également partie du Syndicat d'agglomération nouvelle de Sénart-Ville Nouvelle.
Les archives départementales ne possèdent que très peu de données sur le passé du village ; tout juste lit-on que l'évêque Guillaume de Champagne transféra la qualité de paroisse à l'église Saint-Martin de Cesson, lorsqu'il autorisa la création d'un prieuré à Saint-Leu, en 1176, et qu'en 1285, un certain comte Guillaume de Cesson et sa femme, firent don d'un de leurs petits-fiefs, aux bénédictins des saints-pères de Melun.
L'Ancien Régime ne semble pas avoir marqué durablement le bourg et ses hameaux de Saint-Leu et Verneau. Après la révolution, la réunion pour le culte de Cesson à Vert-Saint-Denis, en 1809, suivie, 20 ans plus tard, de la démolition de l'église d'intercommunalité : avec cette paroisse unique, les enfants des deux villages fréquentèrent la même école, tandis que les deux communes achetaient ensemble un terrain où enterrer leurs morts.
Quais de la gare de Cesson.Village rural, vivant autour de ses fermes depuis des siècles, c'est l'ouverture de la station de chemin de fer sur son territoire qui amènera à partir de 1855, une extension du bourg du côté de la gare, tandis que de riches propriétaires préfèreront faire construire leurs villas du côté opposé. L'almanach historique de Seine-et-Marne note pour l'année 1866, 449 habitants pour Cesson, et 720 pour Vert-Saint-Denis : les citoyens ont élu à leur tête les deux plus importants fermiers et propriétaires terriens de leur localité respective.
A l'aube des temps modernes, alors que l'industrialisation gagne même les campagnes, la tuilerie et le moulin de Cesson, jugés peu rentables, doivent cesser leur activité après la guerre de 1870, tout comme les distilleries et l'usine de peignage de lin de Vert-Saint-Denis. Et si l'éclairage par la lumière électrique, voté dès 1894, et mis en place entre 1922 et 1956, a prolongé les journées des Cessonnais, leur vie a cessé d'être rythmée par le passage des troupeaux de la ferme de Verneau, tout au long de la grand-rue de Corbeil à Melun, l'ancienne route départementale n° 33, devenue avenue Charles-Monier en 1964. En 1909, Henri Geoffroy devient le maire de Cesson. Dès son arrivée il enrichit la ville grâce à ses relations étroites avec le maire de Paris. On lui doit notamment l'avenue de la gare. Riche fermier de la région, il repose aujourd'hui au cimetière de Saint-Germain-Laxis. Entre 1966 et 1967 est construit le Grand Village, construit sur Cesson et Vert-Saint-Denis, ayant pour modèle les cités-jardins anglaises. Il s’organise autour du ru de Balory. En 1967 est lancé le nouveau village, qui suit la même inspiration.
D'où vient le nom de Cesson :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La gare de Cesson est desservie par la Ligne D du RER d'Île-de-France
Cesson est desservie par le réseau de bus Sénart Bus
La ligne 41 relie la Gare de Cesson au quartier de Cesson la forêt.
La ligne 42 relie la gare de Cesson au quartier des Hautes Billes à Vert-Saint-Denis via les mairies de Cesson et de Vert-Saint-Denis Puis est prolongé par la ligne 43.
La ligne 43 relie le quartier des Hautes Billes à Vert-Saint-Denis à la gare de Cesson en passant par le collège Jean Vilar de Vert-Saint-Denis et le lycée Sonia Delaunay de Cesson-Vert-Saint-Denis.
La ligne 36 relie la Gare de Savigny-le-Temple - Nandy à la gare de Cesson.
La ligne RE B relie la gare de Savigny le temple à la gare de Cesson et dessert le centre commercial de Boissénart ainsi que les nouveaux quartiers de la plaine du moulin à vent.
La ligne SOL relie la gare de Combs la Ville à Melun en passant par Savigny le temple et la gare de Cesson.
La ligne SOL# relie Savigny-Bourg au collège de Voisenon en passant par la gare de Cesson.
La ligne FA Lycée (service scolaire) relie la Gare de Savigny-le-Temple - Nandy au lycée Sonia Delaunay de Cesson-Vert-Saint-Denis. Elle marque un arrêt à la gare de Cesson.
L'église Saint-Martin, détruite en 1836, se trouvait à l'emplacement de l'actuelle "rue de l'ancienne église". Il est possible de la situer assez précisément à l'aide d'une carte topographique : le prolongement en ligne droite d'un chemin de forêt encore appelé "chemin de la messe", qui la reliait au château de Saint-Leu - chemin aujourd'hui coupé par la ligne de chemin de fer.
Un fragment de cette ancienne église, une gargouille, a été incorporé dans un mur d'une ancienne villa de Cesson, au 96 avenue Charles-Monier, bâtiment appartenant actuellement à la ville.
Une nouvelle église Saint-Martin a été bâtie en 1936, dans un tout autre quartier, proche de l'actuelle mairie.
Charles Monier, dit "Popof" (c'est-à-dire "le Russe") ou "Trompe-la-mort", ancien pilote des forces aériennes libres Normandie-Niémen (Groupe de chasse Normandie-Niémen, volontaires français sur le front russe) durant la seconde guerre mondiale, puis pilote d'essai pour Dassault aviation.
Charles Monier n'était pas originaire de Cesson, et habitait à Paris, mais a acheté une propriété à Cesson en 1952, alors qu'il effectuait des essais à la base aérienne de Melun-Villaroche.
Il s'est tué le 3 mars 1953 au cours d'essais en vol du prototype 1 du Dassault Mystère II, entre Melun et la base d'Istres. Sa tombe est au cimetière de Cesson.
Par une délibération du 17 octobre 1959, le conseil municipal de Cesson a décidé que la rue principale (auparavant appelée "route de Corbeil") prendrait le nom d'"avenue Charles-Monier".
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