Château-Thierry est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.Ses habitants sont des Castrothéodoriciens, Castrothéodoriciennes ou Castelthéodoriciens, Castelthéodoriciennes.Pendant la Terreur (23 oct 1793), la ville fut appelée Égalité sur Marne.
La ville doit son nom à Thierry IV, avant-dernier roi mérovingien, qui y fut enfermé par Charles Martel, marquant ainsi l'avènement de la dynastie Carolingienne. Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine et est située dans la région des batailles de la Marne.
La région de Château-Thierry (l'arrondissement plus exactement) est appelée le pays de l'Omois.
Château-Thierry est l'une des très rares villes françaises à avoir reçu la légion d'honneur.
Château-Thierry se situe dans un vallon de la vallée de la Marne. Dans ce secteur, l'urbanisation s'étale sur toute la vallée depuis le lit de la rivière, jusqu'en haut des coteaux.
La ville est donc en dénivelé, son altitude étant de 59 mètres au-dessus du niveau de la mer pour son point le plus bas, et de 222 mètres pour son point le plus haut.
La ville se situe aux confins de trois régions qui sont :
Située administrativement dans le département de l'Aisne donc dans la région Picardie, Château-Thierry appartenait à la Champagne jusqu'à la Révolution française. Il est vrai que le paysage de la ville fait vraiment penser à une ville champenoise, avec ses coteaux et ses vignes. Sa situation dans la vallée de la Marne comme son réseau de transports (autoroute et voie ferrée de Paris à Strasbourg) font de Château-Thierry une ville de l'est de la France, dans la grande banlieue parisienne.
Voici quelques distances avec des villes voisines :
La gare de Château-Thierry est le terminus d'une ligne de Transilien - le Transilien Paris Est, mais est aussi une des gares de la ligne inter-régionale (Lorraine, Picardie, Champagne) de la ligne TER Vallée de la Marne. La gare est l'une des plus fréquentées du département. Ceci est dû à la proximité de Paris, ce qui engendre d'importants flux journaliers entre le sud de l'Aisne et la capitale.
La ville de Château-Thierry regroupe 15 239 habitants en 2008. Mais la ville est entourée d'une agglomération de de 27 000 habitants et une aire urbaine de 32 200 habitants. L'agglomération est composée des communes suivantes :
L'ensemble de ces communes forme le périmètre de la Communauté de communes de la Région de Château-Thierry, ou CCRCT, quatrième agglomération du département après celles de Saint-Quentin, Soissons, et Laon.
Le premier nom connu de la ville est Otmus, datant du Ve siècle. Ce nom vient sans doute du nom donné au pays sud de l'Aisne : « le Pays de l'Omois ». En 718, la ville se développe autour du château et prend alors le nom de Castrum Tiderici ou Castrum Theodorici avant de prendre le nom de Château-Thierry. Pendant la période de la terreur (29 octobre 1793), son nom fut changé et devint Égalité-sur-Marne. Après cette période, Château-Thierry reprit son nom.
Les premières traces de civilisation datent de l'Âge du Fer avec des traces de sépultures. A l'époque romaine, une agglomération secondaire est venue s'y implanter profitant de son emplacement sur le croisement de la Marne et de la route Soissons-Troyes. Vers le VIIIe siècle, Charles Martel, celui qui allait vaincre les Berbères à la bataille de Poitiers (732), vint s'installer sur la montagne des Chesneaux qui domine la vallée. Il s'y fit construire un palais et une métairie. En 721, il imagina de faire bâtir un château fort dans la dépendance immédiate du sien, sur une importante position qui dominait une chaussée romaine réparée par la reine Brunehilde. Il alla chercher dans l'abbaye de Chelles un jeune prince, fils de Dagobert III, qui portait le nom de Thierry. Couronné, ce fut Thierry IV. Voulant que ce jeune prince reste étranger au gouvernement du royaume, il le confina dans la forteresse. Ce fut l'origine de la ville qui s'étendit sur l'emplacement actuel des Vaucrises. Thierry IV mourut en 737, à l'âge de 23 ans.
Ayant succédé à son père Charles Martel, mort en 741 à Quierzy-sur-Oise, Pépin le Bref fut oint en 754 par le pape Étienne II, dans la basilique de Saint-Denis. Le pape, qui avait besoin d'un appui militaire contre ses voisins, accepta de légitimer alors un changement de dynastie : aux Mérovingiens succédèrent alors les Carolingiens.
En 1544 la ville est prise et pillée par Charles Quint. Jusqu'à la Révolution française, elle appartient à la Champagne.
Elle devient chef-lieu de district en 1790. En 1800, elle devient chef-lieu d'arrondissement qui est supprimé en 1926 et restauré en 1942.
Château-Thierry a été le site d'une importante bataille en 1814.Le 12 février,les armées russes et prussiennes qui ont été repoussées par Napoléon à Montmirail,effectuent leur retraite vers le nord, tentent d'empêcher les troupes françaises de franchir le pont sur la Marne. Les combats se déroulent dans les rues de la ville , les Russes et les Prussiens sont repoussés vers Soissons.Au matin du 13 février, Napoléon établit son logement à l'auberge de la poste qu'il quitte dans la nuit.
Château-Thierry a été le site d'une importante bataille de la Première Guerre mondiale en 1918, entre les troupes américaines et les troupes allemandes. Le peintre officiel de armées françaises: François Flameng y a réalisé de nombreux croquis et dessins sur ces douloureux événements qui seront publiés dans la revue L'Illustration.
La ville a aussi été le théâtre de combats lors de la campagne de France (1940) durant la Deuxième Guerre Mondiale. Le pont principal de Château-Thierry a été défendu par les hommes de l'Aspirant de Rougé. Le nouveau pont construit à la place porte son nom.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
De 1950 à 1990, la population de Château-Thierry a fortement augmenté, depuis elle en baisse. La ville de Château-Thierry comptait en 2008 15 239 habitants. Mais il ne faut pas oublier que Château-Thierry se trouve au centre d'une aire urbaine de 32 200 habitants, composée des communes suivantes : Château-Thierry, Brasles, Essômes-sur-Marne, Etampes-sur-Marne, Chierry, Nogentel, Nesles-la-Montagne, Verdilly, Gland, Blesmes et Fossoy. C'est la quatrième aire urbaine du département, après Saint-Quentin, Soissons et Laon.
De plus, l'arrondissement de Château-Thierry regroupe environ 70 000 habitants pour quelques 28 000 foyers. Selon des études d'INSEE Picardie, l'arrondissement de Château-Thierry devrait être le plus dynamique dans les prochaines années et le seul à voir sa population augmenter (jusqu'à 25%), ceci en raison de sa proximité avec l'Île-de-France.
Depuis toujours, la ville est divisée en différents quartiers, dont la création est plus ou moins récente. Nous avons fait un classement des différents quartiers, du nord au sud de la ville :
C'est un des quartiers les plus récents de la ville, qui s'est véritablement développé à l'aube des années 1960. Il se situe à l'extrême nord de la ville, en haut de coteaux de la Marne. Ce quartier est une réelle porte d'entrée de la ville car il est installé près de l'échangeur de l'autoroute A4 et est traversé par l'une des principales voies de communication du département, la D1 qui relie le nord du département au sud. Blanchards est constitué d'immeubles et de lotissements construits dans les années 1960 et 1970. C'est dans ce quartier que se trouve l'une des principales salles de spectacle de la ville, le palais des rencontres. Mais le quartier est assez isolé du reste de la ville, en raison de sa situation (en haut des coteaux). Deux petit bois y sont enclavés, ainsi qu'un coteau planté de vignes. Il abrite le nouveau cimetière de la ville.
Ce quartier se situe au nord-est de la ville. Il est constitué des Chesnaux, de la Charité (où se situe le pôle santé) et des Chopinettes (enclavé entre Château-Thierry et Brasles). Il est en partie installé sur les coteaux de la vallée. C'est l'un des quartiers les plus calmes de la ville, excentré du centre-ville, constitué de vieilles demeures en pierres meulières, de résidences HLM et de pavillons récents. Le vieux cimetière de la ville, qui inclut la Nécropole Nationale "Chesnaux", y est installé.
C'est un quartier constitué d'anciens hameaux de caractère qui ont été rejoints par la ville avec l'urbanisation croissante. C'est le quartier où l'on trouve les vignes de la ville, et la maison de Champagne la plus célèbre de la ville, la maison Champagne Pannier, maison créée en 1889 et abritant les caves médiévales de la ville. Le Buisson a su se moderniser en accueillant l'un des lycées de la ville.
C'est bien sûr le quartier le plus animé de la ville, lui-même constitué de sous-quartiers :
C'est le cœur historique et touristique de la ville, abritant presque tous les musées et monuments de la ville. C'est aussi un vaste espace commerçant. Ce quartier fut partiellement détruit lors de la Première Guerre mondiale.
Malgré son apparence, le quartier des Vaucrises est le quartier le plus ancien de la ville, c'est le berceau de Château-Thierry. Ce quartier était une ville à l'époque gallo-romaine. Ce site est appelé le site d'Otmus, on y a par exemple retrouvé les restes d'un théâtre. Mais ce quartier s'est vraiment développé en 1967, date de la construction de grands ensembles immobiliers et de lotissements. C'est l'un des quartiers les plus denses de la ville.
C'est l'un des plus pittoresque de la ville ; c'est un vrai village dans la ville. Sa place et ses petites rues lui donnent vraiment un caractère campagnard. Mais ce village est en pleine restructuration avec de nombreuses constructions de lotissements.
Ce quartier est très apprécié pour son calme et ses conditions de vie. Il est exclusivement constitué de maisons et de lotissements. Courteau a été divisé en deux (Courteau et Bas-Courteau) lors de la construction de la Voie Express et la Mare-Aubry s'est modernisée en accueillant l'hypermarché Carrefour. Ce quartier est aussi composé de deux grandes avenues : l'avenue d'Essômes et l'avenue de Paris.
Un passage obligé pour la ville qui est divisée en trois parties :
L'Île a été créée au XVIIIe siècle, avec le creusement de la Fausse Marne. L'Île est constituée de constructions anciennes, de constructions datant de l'après-guerre (la rue Carnot), de pavillons et d'immeubles. C'est un haut-lieu du commerce castel qui jouit d'une jeunesse due à de nombreux infrastructures scolaires. C'est le passage obligé pour passer de la rive droite de la Marne à la rive gauche.
C'est un quartier à la fois ancien pour ces grandes demeures bourgeoises en pierres-meulières et à la fois un quartier récent pour sa gare (l'une des plus actives du département). C'est dans ce quartier que se situe l'une des plus belles avenues de la ville : l'avenue de la République.
C'est le quartier le plus récent de la ville, il s'agit exclusivement d'une zone industrielle et commerciale.
La liste de Jacques Krabal (PRG, divers-gauche) est arrivée première aux municipales de 2008 à Château-Thierry, avec près de 52% des voix, devançant la liste du PS, menée par le maire sortant Dominique Jourdain (près de 34% des voix) et celle de l'UMP, dirigée par Robert Djellal (sous-préfet de Château-Thierry en 2006 qui entre ensuite au cabinet ministériel d'Azouz Begag puis d'Eric Besson), qui n'obtenait que 11,94% des voix.
Liste des monuments de Château-Thierry classés aux monuments historiques :
Ville fleurie : 3 fleurs attribuée en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.
De plus, le nouveau rond-point construit en 2007 à l'entrée nord de la ville a gagné en 2008 le titre de plus beau rond-point de France Ce rond-point est composé au milieu d'une reproduction miniature du vieux-château avec autour des pieds de vignes représentant les coteaux alentours.
L'église Saint-Crépin est la seule église de Château-Thierry, qui en comptait pourtant trois sous l'ancien régime (détruites après la vente des biens nationaux, en 1793). Elle était initialement (au XVe siècle) implantée hors des murs de l'enceinte, mais est maintenant située un peu à l'est du centre-ville. La tour du clocher, haute de 36 m, reste visible depuis les rives de la Marne.
L’église Saint-Crépin a été construite très probablement (à l'emplacement d'une ancienne chapelle du Xe siècle) à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. Elle était dénommée Saint-Crépin « hors les murs » et n'est devenue église paroissiale qu'après la disparition de Notre-Dame du Château (dont il reste encore la crypte, en très mauvais état). Il semble toutefois qu'avant la disparition de Notre-Dame du Château, il y eut tout d'abord comme première église paroissiale, celle dénommée de la Benoîte Madeleine (XIIIe siècle), actuellement bâtiment municipal.
À l'extérieur se situent le portail principal avec sa porte sculptée de l'époque Louis XIII et le portail secondaire au midi.
À l'intérieur, le buffet d'orgue du XVe siècle a été remanié, mais on peut observer la balustrade du XVIe siècle, ornée de 19 statuettes occupant des niches avec des coquilles et représentant des femmes : les unes sont des vertus, les autres des sibylles païennes, car celles-ci ont été admises dans l'art sacré de la Renaissance, parce que les théologiens affirmaient qu'elles avaient annoncé un messie. On trouve des sibylles à Rome parmi les fresques du Vatican, à la chapelle Sixtine (sur la voûte peinte par Michel-Ange) et dans quelques rares églises ; c'est dire que la balustrade du buffet d'orgue de Saint Crépin, présente un intérêt particulier aux yeux de ceux qui étudient l'art religieux sous toutes formes. Les principales sibylles sont les suivantes :
Outre les sibylles, on peut remarquer : la Foi avec une croix ; la Force portant une colonne brisée ; la Justice avec une épée et une balance ; une femme tenant une bourse, sans doute la Charité ; une autre femme avec une horloge personnifiant la Tempérance.
La tribune d'orgue était supportée par d'élégantes colonnes très finement sculptées qui, fléchissant, ont dû être remplacées par des piliers de fonte, ces colonnes se trouvent actuellement au musée principal.
La chaire est du XVIIIe siècle : elle constitue un travail très soigné de cette époque.
Autour du chœur se trouvent plusieurs statues de pierre qui sont l'œuvre d'un artiste local : Gauthier. Celui-ci est venu se fixer à Château-Thierry lors de la Restauration, on ne sait rien de son passé, il a exécuté les statues du chœur vers 1824, celles-ci représentent les Évangélistes, saint Crépin et saint Martin.
Deux sont à signaler : celle de Saint Crépin dont l'expression est simple et naturelle et celle de Saint Jean dont l'expression est extatique. On raconte que Gauthier aurait reçu pour ce travail important trois petits écus. Peu satisfait de ce maigre salaire, il aurait modelé son propre portrait en pied, la mine piteuse et montrant sa poche vide, afin que les fidèles déposent leur obole dans ce tronc original qui se trouvait exposé près de la porte d'entrée.
Certains historiens locaux prétendent que le bénitier se trouvant à l'entrée de l'église, contre le premier pilier de droite, serait l'ancienne cuve baptismale ayant servi au baptême de Jean de La Fontaine. Cette assertion ne s’appuie sur aucun document, mais elle est vraisemblable, car la cuve baptismale actuelle n'est certainement pas du XVe ou du XVIe siècle.
Saint-Crépin possédait un jubé qui a été détruit, comme beaucoup d'autres au XVIIIe siècle, car on accusait ces portiques monumentaux de priver le chœur de l'église de trop de lumière. Sous le jubé de Saint-Crépin se trouvait le banc de la famille de Jean de La Fontaine.
La statue de saint Cénéric et le petit reliquaire évoquent une page de l'histoire locale : au Xe siècle, les moines du monastère de Hyesine (Sarthe) fuyant devant les barbares, avaient emporté avec eux les reliques de leur fondateur : saint Cénéric (né à Spolète). Arrivés devant Château-Thierry, ces moines, à la vue du château bâti sur un roc eurent l'idée de demander au seigneur de l'époque (Herbert de Vermandois) l'autorisation de déposer lesdites reliques à Notre-Dame du Château où elles restèrent pendant de longues années, puis furent transportées à Saint Crépin après la disparition de Notre-Dame du Château.
Des tableaux garnissent les murs de Saint-Crépin : un inventaire dressé en 1891 constate l'existence de 21 tableaux. Il n'en reste plus qu'une dizaine, de valeurs très inégales. Quelques-uns doivent attirer l'attention du visiteur pour des raisons particulières, souvent indépendantes de l'intérêt de l'œuvre :
Enfin la pièce principale qui est placée au-dessus de la porte au midi : le baptême du Christ de Vivien, est de beaucoup la plus belle toile que possède Saint-Crépin. Vivien était élève de Le Brun (1657–1734), sa biographie figure au Grand Larousse et le musée du Louvre possède deux œuvres de lui.
La tour Balhan est un vestige d'un hôtel urbain : l'hôtel du mouton d'or (construit par Jean Balhan en 1480). Elle est classée monument historique depuis 1926. La tour renferme une cage d'escalier à vis, une ancienne chapelle et une salle de guet.
Ce qui reste, ou ce qui a été restauré du Fort Saint-Jacques, résidence des comtes de Champagne qui le préféraient au château lorsqu'ils venaient, de Provins, passer quelques jours chez nous.
Une tour carrée de 33 mètres de haut, surmontée d'un toit en forme de flèche octogonale couvert d'ardoises. À l'est, deux tourelles rondes, pourvues de toits hexagonaux. À l'ouest, deux petites pyramides triangulaires fixées sur la tour.
Un escalier intérieur bien conservé conduit à une chapelle gothique puis à l'ancienne chambre du guet et enfin, au pied de l'échelle qui permet d'accéder à la plate-forme du campanile.
On célébra la messe dans la chapelle jusqu'à la Révolution. La tour Balhan, qui tient son nom de Balchan ou Balhan, maître du grenier à sel de Château-Thierry à la fin du XVe siècle et sans doute, donateur d'une cloche, a joué dans l'histoire de la ville bien plus le rôle d'un beffroi que celui d'un poste de défense.
Depuis 1874, deux cadrans extérieurs complètent bien l'ensemble « horloge communale » dont la tour s'est acquise le privilège au cours des siècles.
L’hôpital de Château-Thierry a été fondé en 1304 par Jeanne de Navarre, épouse du roi Philippe IV le Bel.
L'établissement fut très modeste jusqu'en 1698, date à laquelle le roi Louis XIV lui rattacha vingt huit maladreries (petits hôpitaux soignant les lépreux) de la région environnante.
Au cours des siècles, les bâtiments furent agrandis jusqu'à leur démolition (après 1870). Un nouvel hôpital fut construit dès 1876 et inauguré en 1879. Durant les travaux, les malades étaient soignés à La Charité (aujourd'hui Bellevue).
En 1890, les vieilles murailles de la ville qui clôturaient l'hôpital au midi, furent démolies à l'exception de la tour d'angle qui sert de tombeau aux religieuses de l'établissement (la tour des Augustines).
Il n'est guère possible de parler de l'Hôtel-Dieu sans évoquer la mémoire de Madame de la Bretonière qui à la fin du XVIIe siècle fit adopter l'ordre de Saint Augustin, et dont les oncle et tante, Monsieur et Madame de Stoppa, furent les bienfaiteurs et restaurateurs de l'hôpital. On voit leur mausolée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu.
L'institution de Jeanne de Navarre, reine de France, semble avoir fait son temps. Elle ne répond plus aux exigences de la vie moderne. Un autre établissement hospitalier a vu le jour sur les hauteurs. Seul subsiste le souvenir d'un dévouement huit fois séculaire, aujourd'hui préservé par une association locale, qui organise des visites du musée de l'Hôtel-Dieu sur réservation.
Construit en 1933 sur la Cote 204, à 3 km à l'ouest de Château-Thierry, ce monument domine la ville et la vallée, et offre une vue étendue de celle-ci.
Le musée Jean de La Fontaine est consacré au fabuliste et situé dans sa maison natale. L'auteur de La cigale et la fourmi y naquit en 1621.
Pendant la Première Guerre mondiale, une Église méthodiste américaine a créé un fonds pour le soutien moral des soldats engagés sous la bannière étoilée. Le solde des sommes récoltées a servi à construire ce temple inauguré en 1924. L'un des vitraux du temple représente la Fayette, Foch, Joffre, Pétain et Nivelle.
Cette porte construite dans la première moitié du XIIIe siècle est la seule rescapée d'une série de quatre qui était incluses dans les fortifications de la ville. Les autres furent détruites pendant la Révolution.
vallée de la Marne reliant Chateau-Thierry à Épernay. Ce circuit à une distance de 90km.
La vallée de la Marne et ses plantations de champagne.Nous retrouvons à Château-Thierry la présence des trois secteurs d'activités :
Son bassin d'emplois regroupe 135 entreprises de plus de 10 salariés dont 25 de plus de 100 salariés. De plus, la ville compte 220 commerçants et artisans. La ville possède 4 zones d'activités, ce qui représente 150 ha aménageables, 60 entreprises et plus de 2000 emplois. Aujourd'hui la ville se développe dans la logistique (dans la ZID de l'Omois, à la sortie de la A4) avec l'arrivée du groupe FM logistics.
La ville a créée 2 grandes associations:
Château-Thierry compte parmi ses entreprises célèbres :
Elle comprend un centre consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Aisne au 1, Avenue de l'Europe.
Château-Thierry dépend de l'académie d'Amiens.
Au premier degré d'éducation, la ville dispose de neuf écoles maternelles (dont une privée) et également de neuf écoles élémentaires (même remarque). Pour le secteur secondaire, la ville possède deux collèges publics (collège Jean Rostand au nord de la ville et Jean Racine sur l'Ile) et un collège privé (également sur l'Ile). La ville dispose aussi de deux lycées publics (lycée polyvalent Jean de la Fontaine et la cité technique Jules Verne) ainsi qu'un lycée privé (lycée général et hôtelier Saint Joseph) et un lycée agricole et viticole (à Crézancy).
Cinq Brevets de Technicien Supérieur (BTS) sont présents à Château-Thierry :
La ville dispose aussi d'un institut de formation de soins infirmiers, d'un Centre de Formation des Apprentis (CFA) et d'un Centre de Formation Professionnelle de Promotion Agricole.
Enfin, la ville dispose d'une inspection primaire de l'Éducation Nationale, d'un Centre de Formation et d'Information et d'un relais information de l'INSEE.
L’hôpital de Château-Thierry a été fondé en 1304 par Jeanne de Navarre, qui est actuellement l'Hôtel-Dieu (pour voir l'histoire de l'Hôtel-Dieu, cf. supra).
Aujourd'hui, la ville est équipée d'un centre hospitalier général qui se situe dans un pôle santé. Ledit pôle est constitué du centre hospitalier, des urgences, d'une maternité, d'une maison de retraite ainsi que d'une halte-garderie actuellement en construction. Un centre de secours ainsi que d'autres infrastructures devrait compléter ce pôle santé. L'hôpital de Château-Thierry, selon l'hebdomadaire l'Express, est l'un des meilleurs établissements de soins français inférieurs à 300 lits. Sur le classement, il se situe en effet à la 59ème place, sur 326. De plus, l'hôpital de Château-Thierry est de très loin le mieux placé dans l'Aisne pour les établissements inférieurs à 300 lits.
Un autre hôpital se situe à proximité de Château-Thierry, il s'agit de l'hôpital de Villiers-Saint-Denis, la Renaissance Sanitaire. Cet hôpital fut créé en 1930 par Almire Breteau et avait à l'époque une capacité de 742 lits, réservés aux hommes. Aujourd'hui sa capacité est de 405 lits. Cet hôpital est spécialisé dans la réadaptation cardiaque, la réhabilitation pneumologique (étude du sommeil), les soins palliatifs, accidents vasculaire et problèmes liés au diabète, la médecine physique et réadaptation, les consultations anti-douleur et anti-tabac et les hospitalisations de jour.
Aujourd'hui, il existe une vraie coopération entre le centre hospitalier général et la Renaissance Sanitaire.
La ville dispose également d'une clinique.
La ville de Château-Thierry possède un service et un office municipal des sports ainsi que plusieurs stades municipaux, quatre grands gymnases, un palais des sports situé près du mémorial Jean Moulin, un centre d'activités, une piscine (datant de 1970, une autre est à prévoir), un skatepark, un gymnase nautique et un centre d'activités.
De nombreux clubs de sports sont présents à Château-Thierry (une cinquantaine) qui regroupent environ cinq mille licenciés.
Voici quelques clubs castels :
La ville de Château-Thierry possède de bonnes infrastructures routières :
La circulation routière est proche de la saturation à Château-Thierry. Voici les problèmes de transport dans la ville:
La ville de Château-Thierry possède une gare. La gare de Château-Thierry est le terminus d'une ligne de Transilien - Transilien Paris-Est -, mais c'est aussi une des gares de la ligne inter-régionale (Lorraine, Picardie, Champagne) de la ligne TER Vallée de la Marne. C'est l'une des gares les plus importantes du département par son trafic voyageurs. Ceci est dû à la proximité de Paris, ce qui engendre d'importants flux journaliers entre le sud de l'Aisne et la capitale.
Un petit aérodrome, situé à 4 km au nord-ouest du centre ville, dessert la ville. Cependant, le trafic de cet aérodrome est restreint aux appareils de tourisme en provenance des aérodromes et aéroports voisins. Il est possible de se rendre en avion taxi de Reims à Château-Thierry
Château-Thierry est le lieu de naissance de Jean de La Fontaine.
Autres personnalités :
Services de mobilité locale :