Châteaubriant (Chatiaubriant ou Chateauberriant en gallo, Kastell-Briant en breton) est une commune française, située dans le département de Loire-Atlantique et la région administrative Pays de Loire.
Elle fait partie des Marches de Bretagne et du pays de la Mée.
Les habitants de Châteaubriant s'appellent les Castelbriantais et les Castelbriantaises.
Châteaubriant est situé au nord du département de la Loire-Atlantique à 55 km au sud de Rennes, 70 km au nord-est de Nantes, 50 km au nord d'Ancenis et 73 km au nord-ouest d'Angers.
Les communes limitrophes de Châteaubriant sont (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre) Rougé au nord-ouest, Saint-Aubin-des-Châteaux, Louisfert, Erbray et Soudan.
Selon le classement établi par l'INSEE, Châteaubriant est une commune urbaine, la seule commune de son unité urbaine. Elle forme le pôle de l'aire urbaine de Châteaubriant, qui fait partie de l'espace urbain de Rennes (cf. Communes de Loire-Atlantique)
Elle s'est construite dans une cuvette par laquelle passe la rivière, la Chère. Le reste du paysage est constitué de collines constituant les restes de l'axe central des reliefs du Massif armoricain breton.
Le climat est de type océanique. Il est caractéristique des départements de l'ouest de la France situé en bordure Atlantique. Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les températures sont douces avec des variations relativement modérées. Les températures maximales moyennes annuelles sont voisines de 16°C tandis que les températures minimales moyennes annuelles sont entre 6 et 7°C.
Le paysage est à dominante rurale propice à la culture fourragère (herbe, céréalière (blé, orge, colza, pois) sur la grande partie nord de la commune grâce à une bonne qualité des sols. La plupart de ces exploitations agricoles sont spécialisés dans l'élevage bovin et la production laitière.
Le nom de Châteaubriant vient de Brient, fils de Dame Innogwen, envoyé construire, auprès du petit bourg de Béré, un château destiné à poursuivre la fortification de la frontière des Marches de Bretagne. Il a construit le couvent Saint-Sauveur, l'église Saint-Jean-de-Béré, et le premier château en 1015.
L'histoire de Châteaubriant commence au début du XIe siècle quand Brient (envoyé du comte de Rennes) édifia une forteresse sur une motte au confluent de la Chère et du Rollard, celle-ci faisait partie des Marches de Bretagne avec Vitré, Fougères, Ancenis, Clisson, Machecoul, frontière chargée de défendre la Bretagne face au royaume de France. Il fonda plus tard le prieuré Saint-Sauveur à Béré, qui fut d'ailleurs le premier noyau de la cité, étendue vers le sud-est par la création de la paroisse Saint-Jean-Baptiste au XIe siècle et du couvent Saint-Michel au XIIIe siècle. La paroisse Saint-Pierre est plus ancienne puisqu'elle remonte au Xe siècle.
La ville de Châteaubriant s'est développée par la suite au XIIe siècle sur le flanc ouest du château.
Le 3 mars 1223, Béré est le théâtre d'une bataille qui opposa le duc de Bretagne Pierre Ier à des barons insurgés, conduits par Amaury de Craon, sénéchal d'Anjou.
Le château étant une place stratégique, la ville est soumise aux combats et aux invasions. Le siège le plus important est sûrement celui commandé par le roi de France Louis IX en 1235. L'insécurité conduira les seigneurs à faire élever des remparts, construits du XIIIe siècle au XVe siècle.
Entre le XIIIe siècle et le XVe siècle, la ville médiévale est protégée par un mur de défense entouré de douves alimentées au nord par la Chère et au sud par le Rollard dont le cours principal traverse la cité dans sa moitié orientale. Les murs étaient percées de cinq portes : la « porte Saint-Jean » au nord-ouest, la « porte de la Torche » au nord-est, la « porte de la Poterne » au sud, la « porte Neuve » et la « porte Saint-Michel » au sud-est. Deux axes principaux se croisaient : la rue de Couéré et la Grande Rue.
Plusieurs faubourgs entouraient Châteaubriant. Au nord-ouest, celui de Couéré la reliait à Béré qui formait le noyau primitif de la ville. Au sud-ouest, se trouvait celui de la Barre, tandis que le sud-est était occupé par celui de Saint-Michel. Enfin, au nord-est, se trouvait le faubourg de la Torche.
La ville médiévale était parcourue par la rue de Couéré et la Grand-Rue, entourée de plusieurs faubourgs. Le cœur de la ville était marqué par une halle en bois, détruite en 1865.
La famille Briant, qui fonda Châteaubriant puis l'éleva au rang de baronnie, s'éteint au XIVe siècle. Elle est aussitôt remplacée par la famille de Dinan, à laquelle succéda la famille de Laval.
Les Français commandés par Louis II de la Trémoille assiègent Châteaubriant à partir du 15 avril 1488. Le Château de Châteaubriant est alors démantelé et Jean de Laval est gardé en otage. C'est le début d'une campagne militaire qui verra successivement tomber différentes places fortes bretonnes comme Ancenis, Clisson, Redon ou encore Guingamp, et qui finira par la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier (pour plus de détails voir l'article Siège de Châteaubriant).
Le XVIe siècle est marqué par les actions de Jean de Laval, gouverneur de Bretagne de 1531 à 1542, qui fit construire les ailes Renaissance du château pour sa femme Françoise de Foix. Jean de Laval lègue sa baronnie à Anne de Montmorency.
Les barons de la Renaissance accueillirent successivement François Ier, Henri II et Charles IX.
La fin du siècle est marqué par la prise de la ville par la Ligue de 1590 à 1597, dirigée par le duc de Mercoeur. Au XVIIe siècle la famille Condé obtient Châteaubriant, mais n'y réside pas. À la même époque, en 1680, est construit l'hôpital.
Durant la Révolution, Châteaubriant devient en 1790, chef-lieu de district, et devient le théâtre, surtout à partir de 1793, de violents affrontements entre Républicains et Royalistes. En 1800, la ville de chef-lieu de district à celui de sous-préfecture.
C'est à cette époque que Joseph Léopold Sigisbert Hugo rencontre Sophie Trébuchet, nantaise exilée depuis la Terreur, dans la ville chez sa tante Françoise Trébuchet. Ils eurent un fils : Victor Hugo. La maison de Sophie Trébuchet, existe encore, elle est située à proximité de la Maison de l'Ange qui abrite maintenant l'Office de tourisme.
Au cours du XIXe siècle, Châteaubriant se modernise avec la démolition des moulins et du mur d'enceinte (quelques tronçons du rempart au nord et au sud de la ville, sont conservés au niveau de la porte Neuve, de la tour du Four à Ban à l'angle sud-ouest et de la tour de Couéré à l' angle nord-ouest), des boulevards sont percés (tel l'actuelle rue Aristide Briand entre 1845 et 1871), l'Hôtel-de-Ville élevé, l'hôpital et l'église Saint-Nicolas (devenue siège de la paroisse) sont reconstruits. Dans le château, alors inoccupé, sont installés la sous-préfecture et le tribunal.
Les faubourgs, qui s'étendent de plus en plus, reçoivent les premières usines, il s'agit d'une fonderie (datant de 1856), localisée rue Armand Franco, et d'une fabrique d'outils agricoles (la société Huard), située rue des Vauzelles. Le fer est extrait dans les mines proches de Rougé, Teillay ou Sion.
De 1877 à 1887 sont inaugurées trois lignes de chemin de fer, elles relient Châteaubriant à Nantes, Sablé-sur-Sarthe, Redon, Rennes et Ancenis.
La ville est alimentée en gaz dès 1876 et en eau courante en 1928.
En octobre 1941, 27 otages (internés sous la IIIème République durant la drôle de guerre ou par la police de Vichy à l'automne 1940) dans le camp de Châteaubriant sont livrés aux nazis et fusillés, en représailles de l'exécution du Feldkommandant de Nantes le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel allemand Karl Hotz. Le plus jeune des 27 otages, Guy Môquet, avait 17 ans. Le lieu de l'exécution, connu depuis sous le nom de « Carrière des Fusillés » ou « La Sablière », est l'un des principaux lieux de mémoire de l'occupation nazie dans la région.
En 1944, la ville est bombardée par les Alliés ; l'opération visait les fonderies, mais toucha également une partie du château et du centre-ville.
La reconstruction d'après guerre permit la création dans les années 1960 d'une zone industrielle le long de la route nationale 775 (l'actuelle RD771) allant vers Saint-Nazaire, grâce à laquelle l'agglomération continua son expansion vers le sud.
L'écusson de gueules semé de fleurs de lys d'or représente les armes originelles des seigneurs de Châteaubriant (et de la ville), concédées par le roi de France Louis IX (Saint Louis). À l'origine, Les Châteaubriant portaient soit de gueules semé de pommes de pin d'or, soit papelonné d'or. Après la bataille de Mansourah (1250), le seigneur Chotard de Châteaubriant sauva Saint Louis d'un dard et répandit son sang sur les armes du monarque. Pour le remercier, le roi de France l'autorisa à transformer les pommes de pin d'or des armes de Chotard de Châteaubriant en fleurs de lys, et le blason de la ville devint ainsi de gueules semé de fleurs de lys d'or.
Châteaubriant est jumelée avec plusieurs villes :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Châteaubriant comptait 5 181 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 7,3 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 29,2 % du parc. La plupart des habitations ont été construites entre 1949 et 1974 (39,6 %). Ces habitations se répartissent sur plusieurs quartiers résidentiels tels que le Domaine du lac, la Hulotte, le secteur de Deil ou celui de la route de St Aubin-des-Châteaux. La commune a fait construire plusieurs lotissements comme la Ville-aux-Roses ou Renac.
92,9 % des logements sont des résidences principales, réparties à 66,3 % en maisons individuelles et à 33,7 % en appartements (respectivement 73,3 % et 26,7 % dans la région). 55,7 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 42,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 61,1 % et 36,3 % dans la région),.
À noter qu’avec 949 logements HLM soit 18,3 % du parc en 1999 (13,9% dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. La ville dispose d'un parc de logements sociaux (immeubles et pavillons locatifs), gérés par le service logement du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale).
La plupart des habitations possèdent 4 pièces (58,8 %), ou 3 pièces (23,3 %), puis 2 pièces (13,3 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 4,6 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements,. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 93,9 % ont le chauffage central et 57,6 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 86,8 % et 67,6 % pour la région). En outre le nombre de logements vacants était peu important en 1999 avec 5,7 % du parc contre seulement 5 % dans la région.
La ville de Châteaubriant est desservie par plusieurs routes départementales :
Le « Castelbus » est le moyen de transport urbain composé de minibus de la ville de Châteaubriant desservant 30 arrêts répartis dans l'agglomération. Ce service est géré par le Conseil général de la Loire-Atlantique, dans le cadre du réseau Lila (réseau d'autocars départementaux), lequel permet également de relier Châteaubriant au reste de la Loire-Atlantique.
La gare de Châteaubriant est située sur la ligne de chemin de fer reliant Nantes à Rennes, cette dernière liaison étant quotidiennement desservie par plusieurs TER. Elle a été construite par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans en décembre 1877.Depuis 1980, l'essentiel de la ligne Nantes - Châteaubriant est fermée au trafic (voyageur et fret). Cependant, un projet de réouverture exploitée sous la forme d'un tram-train et prolongeant la ligne 1 du tramway nantais, est envisagé par le Conseil régional. Il est prévue dans un premier temps d'ouvrir cette liaison à partir de Nantes en deux phases :
Châteaubriant ne possède pas d'aéroport, mais les plus proches sont ceux de Rennes - Saint-Jacques et de Nantes Atlantique qui proposent des vols réguliers intérieurs et internationaux.
Il existe trois Lycées à Chateaubriant :
Les arts du spectacle bénéficient à Châteaubriant du « Théâtre de Verre » et d'un cinéma de quatre salles.
La ville est animée par la Foire de Béré, en septembre, mais également par la fête de la Musique, les rando-rollers, le trophée « éclat sportif » en novembre, les illuminations de Noël. Le Festival Anne de Bretagne, itinérant dans une ville différente de Loire-Atlantique chaque année, s'est déroulé à Châteaubriant en 1998 et en 2004.
Châteaubriant possède également un cercle celtique pour apprendre à danser les danses traditionnelles, ainsi qu'un bagad.
En plus des journaux régionaux (Ouest-France et Presse-Océan), les informations locales sont diffusées sur Châteaubriant Actualités CLA9, chaîne cablée municipale et par le bulletin Mairie-Infos.
Il existe aussi deux hebdomadaires : L'Éclaireur et La Mée
Il existe enfin une radio locale, Radio Atlantis, sur le 107 FM et www.radioatlantis.fr
Une radio locale située à 20km au nord de la ville, émet également sur Châteaubriant, il s'agit de Zénith FM sur le 87.7 MHz et sur zenithfm.fr et laisse la part belle à l'information locale de Châteaubriant et de ses environs.
Depuis le 13 septembre 2008, une web télé de pays a été mise en place : Pulceo
Châteaubriant possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire. La ville concentre de nombreux services, commerces, etc. L'industrie est dominée par l'agroalimentaire (abattoirs, marché aux bovins, etc.), la métallurgie (charrue Kuhn, fonderie) et la plasturgie.
Le foirail de Châteaubriant est le deuxième marché bovin national.
La foire, créée en 1050, est l'une des plus vieilles foires de France et encore aujourd'hui un grand événement pour la région. Elle réunit, durant quatre jours au mois de septembre, des exposants de matériel agricole, d'électroménager, d'automobile, etc. La foire est toujours accompagnée d'une grande fête foraine et accueille chaque année près de 50 000 visiteurs.
La légende la plus connue de Châteaubriant est sans doute celle de la « Bête de Béré ». En effet, une bête étrange roderait la nuit dans le quartier, parfois décrite comme un loup, un porc ou encore un gros chat. Cette bête protégerait une jeune fille qui serait enfermée depuis des siècles sous le prieuré.
Services de mobilité locale :