48°04′18″N 1°20′19″E / 48.07167, 1.33861
Châteaudun est une ville française du sud-ouest du Bassin parisien, arrosée par le Loir, chef-lieu d'arrondissement d'Eure-et-Loir, dans la région Centre.
Ses habitants sont appelés les Dunois et les Dunoises.
Aux confins de l'Orléanais, de la Beauce et du Perche, la cité, bâtie sur un éperon rocheux surplombant le Loir, est la capitale du Dunois. Cette configuration naturelle et sa situation à la croisée de deux voies romaines reliant Chartres à Tours et Orléans au Mans la destinent à être une place forte, probablement dès l'époque romaine, mentionnée par Grégoire de Tours à la fin du VIe siècle sous le toponyme de Castum-Dunense.
Le nom de Châteaudun est issu de deux éléments, l'un latin castellum, l'autre gaulois dunos, tous deux de même sens et qui désignent une forteresse.
Ce vieux mot gaulois dunon a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque leurs noms furent latinisés par les Romains. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Loudun, Verdun ou Meudon. Ou encore au nom de dieu celte le plus vénéré : Lug. C’est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de Lugduno. À Châteaudun, le nom de la ville dit donc effectivement deux fois la même chose !
À la Révolution, la Convention Nationale décida que toutes les communes ayant un nom rappelant l'Ancien Régime ou la religion devaient en changer et Châteaudun n'échappa pas à cette règle; ainsi, du 11 mars 1794 au 10 février 1795 (c'est-à-dire entre le 21 ventôse an II et le 22 pluviôse an III), soit 11 mois, Châteaudun s'appela Dun-sur-Loir. Ce changement n'aurait pu rester qu'anecdotique s'il n'avait permis à 12 personnes, emprisonnées à Châteaudun dans l'attente d'être jugées à Paris, de ne pas être guillotinées. En effet, en pleine terreur, le Comité de sûreté générale de Paris demanda par courrier le transfert de ces détenus mais consécutivement au changement du nom de la ville, la lettre parvint par erreur à Dun-sur-Auron dans le département du Cher et non à Dun-sur-Loir. Le temps qu'elle revienne à sa destination initiale, c'était la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794). Le régime de terreur s'adoucit et les 12 prisonniers eurent la vie sauve..
La station météorologique de Météo-France, implantée sur la base aérienne 279, à une altitude de 126 m, mesure journellement plusieurs paramètres.
Le climat à Châteaudun est un climat tempéré, de type océanique dégradé, soumis aux influences océaniques venant de l'ouest et continentales venant de l'est. Les épisodes orageux sont peu nombreux et majoritairement concentrés durant l'été. La pluviométrie est relative basse, très inférieure à la moyenne nationale avec, sur la période 1961-1990, une moyenne de précipitations annuelles de 662 mm ; les mois les plus pluvieux sont ceux de l'automne ainsi que mai. Sur cette même période, la température moyenne annuelle est de 10,3°C, le mois le plus froid est janvier, avec 3°C et le plus chaud est juillet, avec 18,2°C.
L'analyse des données de la décennie 1991-2000 par rapport aux trente années précédentes montre un net réchauffement et une baisse significative des précipitations. La température moyenne annuelle est de 11,2°C et tous les mois de l'année enregistre une augmentation. Quant à la moyenne des précipitations, elle est très inférieure avec 617 mm.
Sources : Internaute ,,,,,
À Châteaudun, les records de température maximale et minimale sont, respectivement de 39,3°C le 6 août 2003 et - 18,8°C le 17 janvier 1985. Le record de la vitesse du vent a été enregistré le 26 décembre 1999 lors de la tempête connue sous le nom d'ouragan Lothar, avec 144 km/h, et celui de la plus forte précipitation l'a été le 6 juillet 2001 avec 57,8 mm.
Châteaudun est accessible par six axes routiers, un majeur, la route nationale 10 qui la relie à la capitale française, au chef-lieu du département, à Tours et cinq secondaires, les routes départementales D 31 (vers Meung-sur-Loire), D 924 (vers Blois), D 925 (vers Beaugency), D 927 (vers Pithiviers et Le Mans) et D 955 (vers Orléans et Alençon).
La ville n'est pas située à proximité immédiate des axes autoroutiers, sans en être excessivement éloignée; ainsi, l'accès à l'Autoroute A11 est soit à 32 km ( 04 Brou), soit à 36 km ( 03 Chartres), tandis que celui à l'Autoroute A10 est soit à 46 km ( 12 Allaines), soit à 44 km ( 14 Orléans-Nord). L'autoroute A110, un projet de doublement, entre Ablis et Tours, de l'actuelle autoroute A 10, desservira Châteaudun, à l'horizon 2025-2030 quelle que soit la solution retenue (nouvelle autoroute concédée de Ablis à Sorigny ou aménagement à 2x2 voies de la N 10 du sud de Chartres à Vendôme ou autoroute concédée de Ablis à Châteaudun, N 10 aménagée jusqu'à Vendôme, puis autoroute concédée jusqu'à Sorigny).
Désiré et réclamé par les dunois depuis plus de vingt ans, le contournement de la ville, par l'est, est devenue réalité le 13 juillet 2007 avec l'inauguration et l'ouverture du tronçon sud, d'une longueur de 2,6 km, après celles de la section nord, le 8 juillet 2003. Longue de 7 km, curieusement réalisée à 2x1 voie et avec quatre giratoires, cette déviation assure la continuité du trafic de transit de la RN 10 qui supportait, dans la traversée de Châteaudun, un trafic de 16 000 véhicules/jour, dont 16,5 % de poids lourds, source indéniable de nuisances environnementales et de difficultés de circulation.
Châteaudun est desservie depuis 1865 par la ligne de chemin de fer Brétigny-Tours, assurée par les trains Ter Centre. Troisième axe ferroviaire reliant Tours à Paris, il fait figure de parent pauvre du réseau. Non électrifié, à voie unique, il a été si mal entretenu que, en raison du mauvais état des voies, les vitesses sont limitées à 50 km/h sur certaines portions. Inscrits au contrat de projets État-Région 2007-2013 et financés par la Région Centre, les travaux prévoient la régénération des voies entre Dourdan et Châteaudun en 2009-2010 et la modernisation des infrastructures entre la cité dunoise et Tours. À l'achèvement de la rénovation de la ligne, les trains circuleront à 140 km/heure et, de 1h35 actuellement, le trajet Châteaudun-Paris Austerlitz s'effectuera alors en 1h15.
La région Centre envisage de rouvrir au trafic voyageurs, au mieux en 2010, la ligne Chartres-Orléans, fermée depuis la Seconde Guerre mondiale et uniquement utilisée pour un trafic marchandises, principalement céréalier. Cette réouverture permettrait à Châteaudun d'être reliée, via Voves, aux préfectures départementale et régionale.
L'Eure-et-Loir est traversé par la LGV Atlantique, du nord-est (Auneau) au sud-ouest (Courtalain), mais aucun train ne s'y arrête. La création d'une gare TGV dans le sud du département est un vieux serpent de mer régulièrement évoqué, défendue par des élus locaux, en autres, le député de la quatrième circonscription et maire de Cloyes-sur-le-Loir, Philippe Vigier, le conseiller général et maire de Châtillon-en-Dunois, Claude Térouinard, le président du conseil général, Albéric de Montgolfier, le sénateur-maire de Bonneval, Joël Billard. Joël Billard, Albéric de Montgolfier et Philippe Vigier ont été reçus le 13 septembre 2007 par Dominique Bussereau, le secrétaire d'État aux transports, afin d'évoquer les grands dossiers départementaux relatifs aux transports et le président du conseil général a déclaré au début de l'année 2008, lors de la cérémonie des vœux de l'Assemblée départementale : « de très bonnes nouvelles devraient intervenir quant aux projets d'infrastructure », propos confirmés lors d'un entretien avec la radio locale Intensité, le 13 février 2008.
L'aéroport commercial le plus proche de Châteaudun est celui de Tours Val de Loire, à 95 km et le seul dont dispose la région Centre mais avec seulement 3 lignes régulières opérationnelles, à destination de Londres Stansted, de Figari et, depuis juin 2008, de Dublin, la desserte aérienne de Châteaudun est assurée par les deux aéroports parisiens, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle, situés, respectivement, à 125 et 157 km.
Châteaudun comptait en 1999 6 617 logements, dont 89 % soit 5 890 de résidences principales, répartis en 3 834 maisons individuelles (57,90 %) et 2 783 appartements (42,10 %), (respectivement 72,60 % et 27,40 % pour la région Centre).
Le parc immobilier, constitué des résidences principales, date de la période 1949-1974 pour presque la moitié (48,10 %) et a été construit avant 1949 pour 24,50 % (respectivement 30,70 % et 34,30 % pour la région); comparé aux tendances régionales, l'âge moyen est inférieur même si les constructions neuves (5,50 % contre 9,60 %) sont très inférieures aux moyennes de la région.
La taille des habitations de la ville est plutôt grande et peu différente de la moyenne régionale ; les 4 pièces et plus (59 %) sont majoritaires, suivis des 3 pièces (26,80 %), des 2 pièces (9,60 %) puis des studios (4,50 %).
Les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,20 % du parc régional, mais seulement 0,80 % à Châteaudun. Les logements de la commune sont plus équipés d'un chauffage central (95,70 % contre 83,90 % pour la région) mais ceux bénéficiant d'un garage, boxe ou place de stationnement sont moins nombreux (57,60 % contre 66,60 %).
À noter qu’avec 2 012 logements HLM, soit 34,16 % du parc en 1999 (16,70 % dans la région), la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes,.
Contrairement à la tendance régionale, les habitants sont majoritairement locataires de leur logement à 52,20 % contre 44,90 % qui en sont propriétaires (respectivement 36,10 % et 51,10 % dans la région) et 2,90 % sont logés à titre gratuit,.
Châteaudun compte suite aux recensements partiels de 2004, 2005, 2006 et 2007 une population estimée de 13 900 habitants (source : INSEE). À dater de celui de 1982, la commune de Lucé lui ravit le rang de la 3e ville du département, derrière Chartres et Dreux, qu'elle détenait jusqu'alors.
L'agglomération totalise 17 894 habitants et se classe au 12e rang régional et l'aire urbaine, avec 23 728 habitants, est la 232e au classement national.
L'analyse de la population de Châteaudun au cours des XIXe et XXe siècles permet de dégager quatre périodes. La première, le XIXe siècle, voit un essor modéré de la population, de 18,19 %, avec une baisse significative au recensement de 1872 due à une épidémie de typhoïde en 1866 et une hausse, au recensement de 1881, consécutive à la présente d'un régiment entier à dater de 1878. Les quatre premières décennies du XXe siècle sont caractérisées par une stabilisation, due en particulier à la Première Guerre mondiale. La période d'accroissement des Trente glorieuses permet à la ville de doubler sa population, avec un pic de 15 338 habitants atteint en 1975. Depuis, l'évolution démographique est stoppée et Châteaudun voit sa population régulièrement baisser. Les naissances sont pourtant beaucoup plus nombreuses que les décès, mais il existe un important déficit migratoire dû au départ des jeunes adultes, le plus souvent diplômés, qui quittent une ville et un bassin d'emploi peu attractifs, consécutivement à un contexte économique très dégradé. La pyramide des âges est très parlante et traduit parfaitement le vieillissement de la population dunoise.
La population au recensement de 1999 comptait 50,21 % d'hommes et 49,79 % de femmes..
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Châteaudun, comparaison entre l'année 1999 et 1990
Historique
Le 18 octobre 1870 eut lieu la bataille de Châteaudun.
Châteaudun est l'une des trois sous-préfectures du département d'Eure-et-Loir, le chef-lieu de l'arrondissement et du canton homonymes.
Elle est membre de la Communauté de communes du Dunois, dont elle accueille le siège.
Le conseil municipal de Châteaudun est composé de trente-trois élus, proportionnellement au nombre d'habitants, dont le maire et ses huit adjoints.
Les élections municipales de 2008 se sont traduites par une nette défaite de Alain Venot, le maire UMP en place depuis vingt-cinq années, qui briguait un 5e mandat, battu par Didier Huguet (Sans Étiquette), un pharmacien originaire de Châteaudun, installé dans cette ville mais inconnu dans le paysage politique local.
Au 1er tour, le 9 mars 2008, les dunois s'abstiennent à 36,14 % et les électeurs placent en tête la liste Ensemble pour Châteaudun conduite par le maire sortant, avec 44,01 %, suivie de celle, apolitique et de rassemblement, de Didier Huguet, Agir avec vous avec 39,53 % et Changeons avec la gauche de François Millien, avec 16,46 %. Peu de temps après la publication des résultats de ce 1er tour, François Millien annonce ne pas maintenir la liste de gauche pour le second tour.
La semaine suivante, le 16 mars 2008, le corps électoral se mobilise davantage, avec un taux d'abstentions inférieur de 2 points, à 34,09 %. Avec un très bon report des voix de gauche, la liste de Didier Huguet obtient une large majorité, avec 53,88 % des suffrages et 26 sièges, sur 33, de conseillers municipaux.
Les dépenses :
Les recettes :
Le taux de la taxe d'habitation pour la commune est relativement stable mais le plus élevé du département, à 22,10 % en 2003 et à 22,36 % en 2006, soit une augmentation de 1,18 %. Celui du département a subi une augmentation légèrement plus forte de 3,70 %, passant de 7,84 % en 2003 à 8,13 % en 2006.
La ville totalise 7 563 foyers fiscaux dont 3 835 sont imposables.
La ville fait partie de la quatrième circonscription d'Eure-et-Loir. Le député de cette circonscription, élu dès le 1er tour aux élections législatives de 2007, est Philippe Vigier et son suppléant Marc Guerrini est maire de Voves depuis mars 2008.
Au 1er tour de l'élection présidentielle de 1995, Édouard Balladur arrive en tête avec 22,12 % des suffrages exprimés, devant Lionel Jospin avec 21,34 %, Jean-Marie Le Pen avec 18,14 %, Jacques Chirac avec 17,77 %, Robert Hue avec 7,79 % et Philippe de Villiers avec 5,11 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.
Au second tour, les dunois ont voté majoritairement pour Jacques Chirac qui obtient 52,71 % des suffrages exprimés contre 47,29 % pour Lionel Jospin..
Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2002, les résultats donnent Jacques Chirac en tête avec 22,9 % des suffrages exprimés, devant Jean-Marie Le Pen avec 17,7 %, Lionel Jospin avec 16,3 %, François Bayrou avec 8,1 %, Arlette Laguiller avec 5 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %
Au second tour, les dunois, dont 22,5 % se sont abstenus, ont voté à 82,6 % pour Jacques Chirac contre 17,4 % à Jean-Marie Le Pen, résultat identique au vote national mais avec cependant un taux d'abstention supérieur de 2 % (respectivement, 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) .
Au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arrive largement en tête avec 31,44 % des suffrages exprimés, devant Ségolène Royal avec 24,01 %, François Bayrou avec 19,03 % et Jean-Marie Le Pen avec 11,55 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.
Au second tour, Nicolas Sarkozy remporte 54,66 % des suffrages des dunois contre 45,34 % à Ségolène Royal et un taux d'abstention de 18,02 %, résultat proche (écart de 1,6 %) du vote national (respectivement, 53,06 % et 46,94 % ; abstention de 16,03 %) .
Au référendum sur le traité de Maastricht du 20 septembre 1992, le Oui l'emporte à Châteaudun avec 51,91 % contre 48,09 % pour le Non et un taux d'abstention de 29,66 %. Ces chiffres sont très proches de ceux du votre national (respectivement, 51,04 % et 48,96 % ; abstention de 30,30 %) .
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Dunois ont voté contre la Constitution Européenne, avec 54,33 % de Non contre 45,67 % de Oui et un taux d’abstention de 33,87 %. Ces chiffres sont une nouvelle fois identiques à ceux du vote national, avec néanmoins un taux d'abstention plus élevé (respectivement, 54,67 % et 45,33 % ; abstention de 30,63 %) .
Châteaudun relève de l'académie d'Orléans-Tours et ses établissements sont gérés par l'inspection générale de l'inspection départementale de l'Éducation nationale à Chartres.
L'enseignement primaire est dispensé par neuf écoles maternelles (huit publiques et une privée) et dix écoles primaires (neuf publiques et une privée).
L'enseignement secondaire est assuré par quatre collèges (trois publics et un privé), un lycée général public et deux lycées professionnels (un public et un privé).
La ville accueille par ailleurs un Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier, un Institut médico-éducatif et un Centre de formation d'apprentis de la métallurgie.
Listes des établissements scolairesPrincipales entreprises de la ville :
Entreprises historiques :
La ville accueille trois services publics importants :
Elle dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir.
Le château de Châteaudun surplombe le Loir. Perché sur un piton calcaire, il s'agit à l'origine d'une forteresse du XIIe siècle. Remanié à la Renaissance pour en faire un logis confortable, l'important corps de bâtiment est surmonté de combles aménagés dans le style gothique. Il conserve notamment un escalier ouvragé de cette époque. Le château rénové depuis les années 1930 est classé monument historique depuis 1938.
Fontaine monumentale place du 18 octobre et, à l'arrière plan, façade de l'hôtel de villeLa visite de la ville est aussi intéressante. Certains quartiers anciens subsistent, épargnés de l'incendie de la ville en 1723.
Creusées dans une couche de craie datée de 85 millions d'années, les grottes furent occupées dès le Néolithique. Au Moyen Âge, on en a extrait les matériaux pour la construction du donjon du château. En 1723, pendant l'incendie de la ville, les habitants s'y réfugièrent. Utilisées ensuite comme champignonnières, elles servirent de dépôt de munitions pendant la Seconde Guerre mondiale. Les grottes tirent leur nom de la terre à foulon, une argile utilisée par les artisans locaux pour le tannage des peaux.
La ville de Châteaudun possédait 7 paroisses : Saint-Aignan, Saint-Jean-de-la-Chaîne, Saint-Lubin, La Madeleine, Saint-Médard, Saint-Pierre et Saint-Valérien. Au XIIIe s., il existait une 8e paroisse : Saint-Aubin.
Églises remarquables.
La ville abrite un musée municipal des Beaux-Arts et d'Histoire Naturelle, créé en 1864 par la Société dunoise d'archéologie, afin de conserver les objets archéologiques trouvés majoritairement dans le Dunois. Il rassemble les collections municipales constituées dès la fin du XIXe siècle, et le musée privé du Marquis de Tarragon légué à la Ville en 1897. Installé, depuis 1890, dans une ancienne école il est composé de neuf salles.
Outre l'intéressante collection archéologique initiale (de la Préhistoire au Moyen Âge), le musée s'est enrichi de plusieurs départements. Celui consacré à l'art égyptien expose des objets, en grande partie rapportés d'Égypte, à la fin du XIXe siècle, par des membres de la Société dunoise d'archéologie; parmi eux, Émile Amélineau qui a entrepris les fouilles à Abydos et fait don au musée d'une partie de ses collections, en septembre 1905 , ainsi qu'un dépôt très intéressant du musée des beaux-arts de Chartres.
Un important département d'histoire naturelle fait aujourd'hui la réputation du musée. Celui-ci est consacré à la collection de plus de 2 800 oiseaux léguée par le marquis Léonce de Tarragon à la fin du XIXe siècle.
Un département de peintures, principalement des paysages du XIXe siècle vous offrent un panorama de Châteaudun et ses environs.
Comme tableau ancien on notera un tableau de Jean Restout Les Noces de Cana.
Du XIX°:
Une salle dédiée à la Guerre franco-allemande de 1870.
Enfin, plusieurs salles sont consacrées aux arts orientaux avec une grande collection de porcelaines de la Compagnie des Indes, une collection d'armes orientales (collection Holstein) ainsi qu'une magnifique collection de bijoux chinois.
Implantée au cœur géographique de la ville depuis décembre 1999, la médiathèque met à la disposition du public un fonds de 91 000 ouvrages, ainsi que disques et DVD. Elle accueille également un espace public numérique et des lectures de contes, des expositions s'y tiennent régulièrement.
Situé dans le centre-ville, Le Dunois est un ensemble de 3 salles de cinéma.
La ville de Châteaudun est jumelée avec :
Le château a servi de décor pour certaines scènes de deux films français :
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