Châteauroux est une commune française située dans le département de l'Indre et la région Centre.
La commune est située dans le centre du département dans l'espace naturel de la Champagne berrichonne.
Les agglomérations voisines :
Les grandes communes :
La commune est desservie par la route nationale N143 ainsi que par les routes départementales D40 - D81 - D101 - D151 - D920 - D925 - D943 - D956 - D990.
La commune possède sa propre gare SNCF.
La commune est desservie par :
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre situé à environ 6 km.
La commune possède deux postes sources sur son territoire.
Le château de la ville n’est ni rouge ni roux. Cependant le Castellum Radulphi appartenait à Raoul le Large dont la famille le fit construire au Xe siècle. C’est un des hauts lieux touristiques de la ville.
Une catiche (du vieux verbe français « se catir », se coucher en rond) est un lieu où se tapissaient les loutres.
« Éraine » dériverait du patois berrichon et signifierait « araignée » ou « reinette ».
La Ville de Châteauroux a été précédée dans l’histoire par celle de Déols. La présence gallo-romaine y est attestée par des pierres sculptées, des monnaies de la céramique, des urnes. Vers 937, le seigneur Raoul le Large délaissa son palais de Déols, en raison de l’insécurité, ou pour doter l’abbaye fondée en 917. Il fit bâtir une forteresse sur un côteau de la rive gauche de l’Indre. À partir de 1112, ce château fut nommé « château Raoul », en raison du prénom fréquent chez les seigneurs de Déols. La période féodale vit naître à l’abri de cet emplacement fortifié une bourgade d’artisans et de commerçants.
À la fin du XIIIe siècle, le château fut l’un des enjeux de la lutte entre roi de France et roi d’Angleterre. Le dernier seigneur du nom de Déols était mort en 1176 en revenant de croisade. La « principauté » de Déols, qui s’étendait du Cher à la Gartempe, échouait à une fillette de cinq ans, Denise, laquelle fut menée en Angleterre. En 1188, Philippe Auguste put s’emparer par surprise du château Raoul, et il fallut attendre 1200 pour qu’un traité reconnût au roi la suzeraineté de la terre de Déols. Denise et son mari firent une entrée solennelle dans leur château.
La guerre de Cent Ans apporta l’insécurité. En 1356, le Prince Noir, fils du roi d’Angleterre, n’ayant pu prendre le château Raoul, fit brûler la ville. Des pillages eurent lieu en 1374. Il fallut fortifier la cité, ce qui fut autorisé par le roi en 1447. Le château Raoul fut reconstruit à cette époque. En 1498, la baronnie de Châteauroux devint comté. Mais en 1503 survint le décès d’André III de Chauvigny et la succession conduisit en 1519 à l’attribution du château Raoul à la Maison de Maillé, et du château du Parc à celle d’Aumont. Les contestations entre les héritiers ne prirent fin qu’en 1612 quand Henri de Bourbon, prince de Condé, acheta les deux lots. Il obtint en 1627 que la seigneurie fût duché-pairie. Son fils, le Grand Condé, ne s’occupa guère de son patrimoine, sauf pour y envoyer son épouse en résidence surveillée pendant vingt-quatre ans. Louis XV acquit le duché en 1737 et en fit don en 1743 à la marquise de Tournelle. Madame de Châteauroux mourut l’année suivante sans avoir pu faire son entrée solennelle dans sa ville. L’administration royale fut bénéfique pour Châteauroux avec la création, en 1751, de la Manufacture de draps et le nouveau tracé de la route Paris - Toulouse. Des promenades furent créées (actuelles places Gambetta et La Fayette). De belles demeures furent édifiées.
La Révolution fit de Châteauroux, qui comptait alors 8 000 habitants, le chef-lieu du département. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Indrelibre puis Indreville.
Au début du siècle dernier, la reprise de la manufacture de draps et la création d’ateliers des équipages militaires assurèrent du travail à une population ouvrière et militaire. En 1847, le chemin de fer arriva, et, avec lui, un nouvel essor de la cité. En 1851, la cité compte 15 921 habitants. Elle a rasé ses murs, ses portes et même le donjon du château et s'est dotée, aux limites de son octroi, d'une vaste ceinture de boulevards. Elle est encore bien loin d'occuper tout cet espace et l'hôtel de ville de 1821, néoclassique, contemplant le Châteauroux de l'époque, tourne aujourd'hui le dos à sa ville.
L'année 1856 est décisive à deux titres. Châteauroux inaugure alors des unités industrielles de production. Un député de l'Indre, le comte Eugène de Bryas, obtient l'ouverture à Châteauroux d'ateliers de cigares qui emploient huit cents personnes dès l'année suivante. En 1872, la population dépasse 18 000 habitants. Édifiée de 1858 à 1863, La Manufacture des Tabacs compte en 1873, 70 cadres, 82 ouvriers et … 1 580 ouvrières. La Manufacture des Tabacs achevée en 1863, les deux brasseries, les deux fonderies, des ateliers de confection faisaient déjà de Châteauroux une ville industrielle.
Un industriel de Lodève Jean Pierre Balsan, rachète le 10 avril 1856,la Manufacture du Parc et crée un ensemble parmi les plus importants - six hectares d'usine - et les plus modernes du pays. Renouvelant une industrie du drap aux fondations médiévales, il dote Châteauroux de son deuxième géant économique et emploie huit cents ouvriers en 1872. Sur une population de vingt-cinq mille habitants, trois mille sont employées en 1900 par le comte Eugène de Bryas et mille deux cents le sont par Pierre Balsan (chiffres de 1910).
Les deux dernières guerres ont précipité le développement de la cité. Une usine d’aviation installée en 1936 à Déols et une importante base américaine à la Martinerie, créée entre 1951 et 1967, ont entraîné la construction de cités, de résidences et de maisons individuelles. Aujourd’hui, la création de nouveaux quartiers et de zones de loisirs, la restructuration de la ville, le fleurissement confèrent à Châteauroux son caractère agréable et digne d'une ville de Préfecture.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Les données climatiques à Châteauroux de 1893 à 2005 (cliquer sur la carte de France).
Élue 3e ville la plus sportive de France lors du "Challenge l'Équipe" en 1997, Châteauroux offre la possibilité aux 12 500 licenciés des 137 associations sportives et sections omnisports de pratiquer 52 disciplines dans plus de 70 équipements sportifs mis à leur disposition.
Avec 52 disciplines et 137 associations, la population castelroussine n'a que l'embarras du choix en ce qui concerne les activités sportives amateurs ou professionnelles. Ce large éventail permet à plus de 12 500 licenciés d'exercer les activités de leur choix. Afin de soutenir la pratique sportive de haut niveau, la Ville signe tous les ans un « contrat d'objectifs » avec six grandes formations sportives. Au-delà du plaisir, du bien-être et de l'esprit de compétition qui en émanent, le sport est aussi synonyme d'image de marque d'une ville. L'organisation de rencontres sportives de renommée nationale est régulière à Châteauroux : Tournoi International Féminin de Basket de l'ASPTT tous les ans, Championnat de France de Tir à l'Arc en 1994, Ville-départ du Paris Nice en 1996, Tennis Tour et France Basket Tour en 1997, Ville-étape du Tour de France en 1998, Adidas Kid Foot en 1998, Championnats de France de Roller en 1999, Coupe de France de triathlon et de duathlon en 2004, 2005 et 2006 et tout dernièrement le Championnat de France de pétanque des pompiers et le Trophée Pétanque Canal Plus.
Les équipements traditionnels :
2 clubs de Basket évoluent au niveau National : la Berrichonne avec une équipe féminine en Nationale 2, le CBC 36 avec une équipe masculine en Nationale 3.
Un club de football évolue au niveau National avec 4 équipes à ce niveau : la Berrichonne, une équipe en Division 2 ( finaliste de le Coupe de France en 2004), une équipe en CFA2, une équipe de moins de 18 ans nationaux, une équipe de moins de 16 ans nationaux et une de 14 ans fédéraux. De nombreux joueurs issues du centre de formation de la LBC jouent actuellement en 1re division comme Razak Boukary, Sébastien Roudet ou même Florent Malouda actuel milieu latéral de Chelsea, et joueur titulaire de l'équipe de France. De jeunes pousses jouent actuellement en équipe de France dans les catégories de jeunes comme Lamine Koné et Bakary Sako qui évolue en équipe de France des moins de 19 ans, Gilles Sunu capitaine de l'équipe de France des moins de 16 ans partit finir sa formation à ARSENAL .
Les équipements spécifiques :
Juin
Tous les vendredis, concerts gratuits sur la Place de la République organisés sous l’égide de l’École Nationale de Musique et de Danse.
Festival inter-ethnies : expositions, soirées interculturelles, repas de quartiers, tournois sportifs, tremplin musique, théâtre, fête des associations. 30 associations de Châteauroux se réunissent avec l’envie de faire la fête ensemble et de partager avec tous, France, Portugal, Maroc, Turquie, Sénégal, Algérie, Antilles, Viêt Nam…
C’est l’occasion de se souvenir ou de s’initier aux danses traditionnelles, avec les costumes du Berry dans le Parc Balsan, avenue François Mitterrand.
Festival des musiques nouvelles, concerts gratuits offerts par la ville dans la plaine de Belle- Isle pour animer les soirées de l’été.
Août
Le stage Festival international fête son 30e anniversaire cet été. 30 disciplines enseignées et 8 spectacles La recette de sa longétivité : près de cinq cents stagiaires venus de tous les horizons, même au-delà de nos frontières, plus de vingt disciplines (danse classique, modern jazz, claquettes, danses de salon, hip hop …) enseignées par des professionnels ; un festival pour la plupart gratuits et en point d’orgue, un grand spectacle auquel participent tous les stagiaires en fin de stage.
L'un des derniers dimanche du mois d'août, chaque année, l'association de La Petite Reine Fenioux organise avec l'aide de plus de 800 bénévoles, une course cycliste professionnelle.
Tous les ans en août
Accueillie au Couvent des Cordeliers, cette exposition de renommée internationale présente, en juillet et en août tous les deux ans, de jeunes céramistes français et étrangers. En alternance avec la Biennale se tient une grande exposition d’art contemporain. La prochaine Biennale aura lieu en juillet-août 2001.
Novembre
Manifestation internationale de musique classique, elle réunit chaque année les adeptes du genre, au travers de concerts et de représentations se déroulant dans toute la ville.
La Ville de Châteauroux accueille tous les ans, plus d'une centaine d'auteurs dans le Hall des Expositions de Belle-Isle. Des expositions, des conférences, des animations autour du livre ont lieu durant ce week-end où se déroule la plus grande manifestation littéraire de l'Indre. En 2006, c'est Irène Frain qui était la marraine du salon.
Tous les 2 ans, 250 associations de l'Agglomération Castelroussin se réunissent dans le Hall des Expos de Belle-Isle pour présenter leurs activités.
Fils du procureur du roi au bailliage de Châteauroux, mort à Paris.
Né et mort à Paris (17 avril 1797 – 12 avril 1871). Journaliste et philosophe. En 1824, il fonda le journal « Le Globe », organe du Saint Simonisme. Il lança l'Encyclopédie Nouvelle (1836-1843) et la revue Indépendante (1841-1848) et il fut député en 1848 et 1849.
Né Place Lafayette en 1859 de parents aubergistes – décédé rue Lamartine en 1939. A la suite de ses nombreux voyages à l’étranger, il se consacra à la rédaction de ses souvenirs qui furent publiés dans de nombreux ouvrages au style assez percutant et tranché (!) : Au pays des coupeurs de tête - Mensonges et vautours coloniaux - Châteauroux pendant la guerre de 1870/71, etc.
Né à Mouhet (Indre) en 1862, décédé à Paris en 1948, inhumé à Guéret. À 25 ans, il se consacre à la peinture et commence d’être connu en 1894. Diverses expositions particulières en 1899-1900 consacrent la notoriété de cet artiste qui demeurera toujours attaché à sa terre natale.
Né le 11 novembre 1876, il grandit place Sainte – Hélène. Dessinateur, peinture et graveur il devint vite un artiste estimé et reconnu. Décédé en 1946 à Paris.
Curé de Saint - Christophe de 1919 à 1935, décédé avant la seconde guerre mondiale à l'âge de soixante-quinze ans. Fondateur de la Confrérie de St. Christophe.
Architecte de la « belle Époque » qui signa un grand nombre de constructions au style très marqué. Figure très connue dans le département de l'Indre. Il disparut dans les années 1957/58.
* Site officiel de la commune de Châteauroux
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