Le département de la Charente est situé dans le Sud-Ouest de la France et appartient à la région Poitou-Charentes.
Traversé dans toute sa longueur d'est en ouest par le cours supérieur et moyen de la Charente, il doit son nom au fleuve lui-même comme la majorité des départements français.
Le département de la Charente fait partie de l'Académie de Poitiers et de la Cour d'Appel de Bordeaux.
L'Insee et La Poste lui attribuent le code 16.
La Charente est appelée Chérente en saintongeais, et Charanta dans le dialecte limousin de la langue occitane.
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Il a été formé autour de l'Angoumois et de son ancienne capitale, Angoulême, qui a été choisie pour être le chef-lieu d'un département qui intégra à l'ouest le Cognaçais (des limites de l'actuelle Charente-Maritime jusqu'à Bassac) et le Sud-Charente avec Barbezieux, qui faisaient partie de la Saintonge, et à l'est les terres limousines du Confolentais, ainsi que quelques communes du Poitou au nord et du Périgord au sud.
La Charente a été habitée dès le paléolithique moyen (sites de Vilhonneur, Gardes-le-Pontaroux, Sers, Mouthiers).
Au cours de l'Histoire, il n'a jamais vraiment existé d'unité, ni politique, ni religieuse, ni judiciaire. La coupure entre l'Angoumois, à l'est, centré sur Angoulême et la Saintonge, à l'ouest, centrée sur Saintes et englobant Cognac, qui existait déjà à l'époque celte a perduré jusqu'à la Révolution et n'a d'ailleurs pas totalement disparu.
La Saintonge est ainsi nommée car elle était le territoire des Santons, tandis que l'Angoumois aurait été le territoire d'une autre tribu, plus petite, les Agésinates. Pendant l'occupation romaine, toute la Charente est devenue une riche région gallo-romaine dont il reste en particulier les thermes de Chassenon et le théâtre des Bouchauds.
Suite aux grandes invasions et à l'effondrement de l'Empire romain, le département entre dans une période de léthargie comme l'ensemble de l'Aquitaine à laquelle il appartient.
A l'époque médiévale, des places fortes ont été érigées entre le Xe siècle et le XIIe siècle, période pendant laquelle chaque village a également construit son église romane. Villes et châteaux fortifiés (Cognac, Angoulême, Villebois-Lavalette…) ont été mis à mal durant la guerre de Cent Ans et l'occupation anglaise.
Reconstruits, ils ont souffert des Guerres de Religion, qui ont été un désastre pour ce département (départ de plus de 50% des artisans).
Les Charentais ont formé une partie importante des colons de la Nouvelle-France (Québec).
Durant la Révolution, peu d'évènements marquants sont à signaler - si ce n'est la création artificielle du département de la Charente - et la Terreur y a été très modérée.
Le commerce se faisait par le fleuve (sel, cognac, matériaux…) et diverses industries (papeteries, fonderies..) datent du XVIIe siècle.
Le XIXe siècle avec la révolution industrielle et le commerce du cognac a été une période de grande richesse. La crise engendrée par le phyloxera, qui a commencé à ruiner le vignoble charentais dès 1872, a provoqué un fort exode rural qui, cependant avait déjà commencé dès 1851, année où le département a atteint son record démographique. À cette baisse de population se sont ajoutées les saignées des guerres et la Charente n'a toujours pas retrouvé son niveau de population de 1851.
Durant la Seconde Guerre mondiale, sa position coupée en deux par la ligne de démarcation avec l'Ouest, zone occupée, et l'Est, zone libre, explique l'organisation rapide de réseaux de résistance.
Le département de la Charente fait administrativement partie de la région Poitou-Charentes dont il occupe le quart sud-est. Il en est à la fois le moins peuplé et le moins étendu.
Le département est limitrophe, au nord, des départements des Deux-Sèvres et de la Vienne, à l'est, de celui de la Haute-Vienne, au sud-est et au sud de celui de la Dordogne et, enfin, à l'ouest de celui de la Charente-Maritime, département avec lequel il partage la plus grande longueur de ses limites administratives.
La Charente est limitrophe de deux régions administratives. A l'est, elle est au contact avec la région Limousin et au sud et sud-est avec la région Aquitaine.
Avant sa formation lors des débats de la Constituante de 1790, le département, dénommé Angoumois de janvier à mars 1790, était composé très majoritairement des anciennes provinces de l'Angoumois, au centre, et de la Saintonge, à l'ouest et au sud-ouest, avec respectivement Angoulême et Saintes comme capitales historiques.
La géographie administrative de la Charente a subi beaucoup de modifications depuis sa création en 1790, à l'exception des limites départementales qui sont demeurées sans changement depuis le premier tracé.
Arrondissements et cantons de la Charente après la réforme de 2008Comme l'indique la carte administrative ci-contre, le département de la Charente est subdivisé aujourd'hui en trois arrondissements de taille à peu près comparable depuis la refonte de leurs limites administratives au 1er janvier 2008.
Le département est également subdivisé en 35 cantons qui ont subi de nombreuses modifications territoriales depuis leurs origines, surtout autour des deux principales villes que sont Angoulême et Cognac, et il regroupe aujourd'hui 404 communes, ces dernières ayant à leur tour beaucoup varié aussi bien par le nombre que par les remaniements (fusions, absorptions, annexions).
Les divisions administratives actuelles du département de la Charente sont les suivantes :
La Charente a voté massivement Bonapartiste à l'élection de 1848, par désir de paix. Vigny écrivait la Charente n'est qu'une Vendée Bonapartiste. Elle va le rester jusqu'à la fin du XIXe siècle et en 1889 seul le Confolentais vote Républicain alors qu'Angoulême élit Paul Déroulède, et ce n'est qu'après l'élection partielle de 1906 que le département devient totalement Républicain. Lors de l'élection partielle de 1939, Marcel Déat est élu en remplacement de René Gounin, USR comme lui, devenu sénateur.
Au sortir de la guerre, les quatre députés élus le 10 novembre 1946 sont 1 PC, 1 socialiste, 1 RGR (radical) le jeune Félix Gaillard et 1 MRP. Dans le même temps les deux sénateurs élus sont plus modérés, ce sont Guy Pascaud juste de retour de déportation et Pierre Marcilhacy qui seront ensuite réélus constamment jusqu'en 1980.
A partir de 1958 le scrutin devient majoritaire de circonscription, ce qui est très défavorable pour la gauche. Le PC entame une lente descente et malgré encore environ 23% des voix n'a plus de député. Les trois députés élus sont un UNR, Raymond Réthoré, un conservateur Républicain Indépendant, Jean Valentin, et un Radical Félix Gaillard. Ils seront réélus en 1962 et 1967.
À l’élection présidentielle le général De Gaulle obtient une large majorité : 53,12% en 1965, et aux élections législatives de juin 1968 ce sont deux UNR qui sont élus, Raymond Réthoré et Michel Alloncle. Félix Gaillard sauve son fauteuil mais après sa mort accidentelle en 1970 il est remplacé par un troisième député UNR, Francis Hardy.
L’élection présidentielle de 1974, et le score de 54,01% de François Mitterrand au second tour, marquent l'essor de la gauche : Jean-Michel Boucheron, PS, est élu maire d'Angoulême en 1977 et député en 1978. André Soury PC retrouve le siège de Confolens qu'il avait perdu en 1958, et si Francis Hardy garde le siège de Cognac, il va le perdre en 1981 au profit de Bernard Villette, PS. La Charente est passée de trois députés de droite en 1970 à trois députés de gauche en 1981.
Mais les électeurs ruraux restent conservateurs et en 1980 ce sont Pierre Lacour et Michel Alloncle qui sont élus sénateurs, et en 1982 le conseil général reste à droite avec 19 conseillers contre 16 et Pierre-Rémy Houssin, maire de Baignes-Sainte-Radegonde en prend la présidence.
Au législatives de 1986, les résultats s'équilibrent, Jean-Michel Boucheron et Jérôme Lambert pour le PS, Francis Hardy pour l'UNR et Georges Chavanes pour l'UDF. Georges Chavanes entre au Gouvernement, et c'est Pierre-Rémy Houssin qui devient député.
Georges Chavanes à Angoulême et le RPR Pierre-Rémy Houssin à Cognac sont élus députés en 1988 et réélus ensuite, Jean-Claude Beauchaud le suppléant de Jean-Michel Boucheron le remplace 1993, tandis que Jérôme Lambert est battu par le RPR Henri de Richemont mais récupère son siège en 1997.
En 1997, c'est donc le retour de Jérôme Lambert à Confolens, l'arrivée à Cognac de Marie-Line Reynaud, à Angoulême de Jean-Claude Viollet et la réélection de Jean-Claude Beauchaud avec 65 % au second tour.
En 2002, Jérôme Lambert, Jean-Claude Beauchaud et Jean-Claude Viollet sont réélus, mais Jacques Bobe, prend le siège de Marie-Line Reynaud qui le récupèrera en 2007 alors que Martine Pinville remplace Jean-Claude Beauchaud (Martine Pinville était la candidate des militants locaux, candidate dissidente se présentant contre Malek Boutih, candidat du PS imposé par le national).
Le conseil général voit une poussée de la gauche en 2001 (et l'élection du premier conseiller général vert, Patrik Fontanaud) et son basculement à gauche aux élections de 2004. Michel Boutant PS en devient le président.
Les deux grandes villes Angoulême et Cognac ont basculé dans l'escarcelle du PS aux élections municipales de 2008, ce qui confirme la poussée à gauche du département (après conseils régional et général en 2004 et 4 députés sur 4 à l'issue des législatives de 2007). Aujourd'hui, Soyaux, 3ème ville du département en banlieue d'Angoulême, reste la dernière ville importante dirigée par la droite. La plus grande partie des communes sont dirigées par des listes "d'intérêts communaux" sans tendance marquée.
La Charente appartient physiquement, géologiquement et climatiquement au Bassin aquitain dont elle constitue avec le département voisin de la Charente-Maritime l'extrémité septentrionale.
C'est également un département de contact puisqu'il confine d'une part, au nord, avec le Seuil du Poitou qui sépare le Bassin aquitain du Bassin parisien, et, à l'est, avec le Massif Central que délimitent les premières marches du plateau du Limousin.
C'est dans ce département que se trouve le point culminant de la région Poitou-Charentes avec le site de Montrollet qui atteint 368 mètres d'altitude.
Les limites du département de la Charente coïncident avec celles du bassin supérieur et moyen du fleuve Charente, qui prend sa source à quelques kilomètres dans le département voisin de la Haute-Vienne.
De son lieu de source jusqu'à Mansle, la pente de la Charente est forte et les méandres sont de faible développement.
Au nord d'Angoulême, où la vallée prend le nom du Val d'Angoumois, puis en Saintonge, la pente de la Charente est faible et régulière et le fleuve paresse dans de très larges et nombreux méandres.
Les affluents de la Charente sont de plusieurs types :
A chaque période hivernale, les crues sont habituelles où l'eau recouvre les vallées de la Charente et de ses affluents caractérisées par des marais et des prairies inondables, appelées localement "prées". Lors des crues exceptionnelles qui ont lieu environ tous les vingt ans, il n'est pas rare de voir les routes coupées, les bas quartiers des villes comme Angoulême, Jarnac et Cognac, complètement inondés. Ces crues peuvent parfois revêtir des aspects spectaculaires comme en 1960, ou encore en 1982, année considérée comme la "crue du siècle", où de Châteauneuf-sur-Charente à l'embouchure du fleuve la vallée de la Charente avec ses prairies fluviales ne forment plus qu'un immense lac.
D'Angoulême à Saintes de nombreux ouvrages, écluses, canaux, barrages, rendent le fleuve navigable, maintenant uniquement pour la navigation fluviale de plaisance.
D'est en ouest, le département fait apparaître une succession de paysages naturels conditionnés par la nature des sols, le relief et le climat et qui délimitent des terroirs agricoles et ruraux nettement différenciés.
Tout à l'est du département et en bordure du plateau du Limousin, la région du Confolentais ou Charente limousine se caractérise par des sols constitués de roches cristallines imperméables, parfois couverts d'argiles rouges, qui sont géographiquement et géologiquement situés en Limousin. Cette région semble avoir été le théâtre d'un évènement majeur où, dans un passé fort lointain, l'impact d'une météorite de plus d'un kilomètre de diamètre aurait heurté la région à Pressignac, à mi-chemin entre Chassenon et Rochechouart.
Les terres qui constituent la Charente limousine sont argileuses et imperméables, appelées aussi terres froides. Celles-ci sont particulièrement propices à l'élevage (vache limousine). L'occupation du sol se partage entre bocage et bois de châtaigniers et épicéas. Ici, le relief est plus vigoureux par les vallées profondes qui entaillent le plateau du Limousin et se distingue par les plus hautes altitudes de toute la région Poitou-Charentes, notamment au site de Montrollet qui culmine à 368 mètres.
Le nord du département, le Ruffécois, est occupé par de grandes plaines céréalières qui ne sont pas sans rappeler celles du Poitou.
Au centre du département, le fleuve joue un rôle considérable dans l'occupation de l'espace géographique. La Charente et ses affluents de rive gauche traversent en Angoumois des plateaux calcaires fissurés, générateurs de gouffres et de résurgences, et sur le reste de son bassin versant des terrains imperméables mais aussi des sols calcaires qui, une fois gorgés d'eau, se comportent comme des terrains imperméables. L'Angoumois porte de grandes et belles forêts comme celles de la Braconne.
Les terres à l'ouest, de part et d'autre de la vallée de la Charente, sont de nature calcaire et sont appelées terres chaudes étant propices à la culture de la vigne, des céréales ou à la polyculture. Ce sont également les terres de "champagne" qui portent le célèbre vignoble du cognac. Ces sols et ces paysages annoncent ceux du département voisin de la Charente-Maritime où les affinités y sont particulièrement nombreuses.
Enfin, tout au sud du département, de grandes chênaies, mêlées de châtaigniers et de pins maritimes, recouvrent les sommets décalcifiés de la Double saintongeaise, ce dernier constitue un grand massif forestier qui se prolonge en Charente-Maritime et en Dordogne. C'est le domaine des landes qui évoquent les grandes pinèdes des Landes de Gascogne.
Le département de la Charente comporte 24 zones Natura 2000 situées, certaines en totalité, d'autres en partie sur son territoire, vallée du fleuve Charente et de ses affluents, chaumes et autres types d'habitats pour oiseaux, chauves-souris, loutre et vison d'europe ou orchidées.
Le département de la Charente a un climat océanique de type aquitain de Cognac jusqu'à Angoulême qui se modifie en allant vers l'est en climat océanique dégradé.
Dans le Confolentais les précipitations sont plus importantes et, l'hiver, le froid est plus marqué.
Les orages sont habituels, sous forme de phénomènes localisés ou plus étendus.
Le vent est le plus souvent d'ouest-nord-ouest en particulier lors des tempêtes dont la plus violente a été la tempête Martin avec des vents de plus de 140 km/h sur l'ensemble du département. Moins fréquemment le département est soumis à des vents nord-est.
La population du département reste stable aux environs de 340 000 habitants, chiffre semblable à ceux observés avant la Révolution ou du début du XIXe siècle, mais les cantons ruraux de la partie orientale de la Charente ont subi un exode rural important alors que l'agglomération d'Angoulême a fortement augmenté jusqu'à représenter actuellement plus du tiers de la population départementale.
La Charente est avant tout un département industriel et il se positionne au tout premier rang régional en Poitou-Charentes dans ce domaine que ce soit sur le plan des effectifs que sur celui du nombre des activités. Il se singularise nettement des trois autres départements de cette région aussi bien par l'importance de son héritage industriel que par celle des ses entreprises.
En raison de cet héritage industriel conséquent, le département se caractérise par la présence de deux chambres consulaires que sont les chambres de commerce et d'industrie d'Angoulême et de Cognac. La différence des activités économiques qui distinguent ces deux organismes ne les incite pas à une coopération interconsulaire. Ainsi la CCI de Cognac envisage-t-elle de s'associer à celle de Rochefort plutôt qu'à celle d'Angoulême.
Le secteur industriel de la Charente se distingue notamment par la présence d'activités traditionnelles qui occupent encore aujourd'hui un grand nombre de personnes. Cette tradition industrielle est présente aussi bien dans l'industrie agro-alimentaire puissamment représentée par le cognac, que dans les industries de transformation des matières premières comme la papeterie, les tuileries et briqueteries ainsi que dans la métallurgie avec notamment les fonderies.
Les IAA
Le secteur des industries agro-alimentaires ou IAA est l'un des secteurs phares de l'industrie charentaise et il est largement dominé par la production des eaux-de-vie de cognac.
La zone d'appellation Cognac représente 47 131 ha de vignes en Charente, assurant 45% des revenus agricoles du département. Cette production viticole alimente de nombreuses distilleries, soit artisanales, soit industrielles, où les bouilleurs de cru et de profession et une centaine de négociants assurent 40 % des exportations du Poitou-Charentes.
Article détaillé : Cognac (eau-de-vie).Par contre, les laiteries pour la fabrication du beurre Charentes-Poitou et du fromage sont en net déclin, comme l'industrie de la viande bien que l'élevage reste une activité importante.
L'industrie lourde
L'industrie lourde est représentée par un puissant secteur des activités extractives qui alimente les usines de la région de Roumazières-Loubert où l'argile est employée pour la fabrication des briques et des tuiles. Cette industrie fournit le 1/6e de la fabrication des tuiles françaises, ces dernières étant produites principalement par Terreal, anciennement Tuileries et Briqueteries Françaises (TBF).
Près de Cognac, à Cherves-Richemont, le gypse est encore activement extrait en vue de la fabrication de plâtre dont la production est assurée par l'usine Placoplatre.
La pierre calcaire qui était exploitée pour la pierre de taille est toujours extraite et sa production est orientée vers celle des granulats.
La marne grise alimente la grosse cimenterie Lafarge SA de La Couronne, au sud d'Angoulême.
Dans la Double saintongaise, l'argile blanche est extraite à Oriolles et à Chantillac pour la fabrication de céramique sanitaire.
Les industries de transformation
Ce secteur économique fait cohabiter des industries traditionnelles qui ont du se moderniser pour s'adapter à la nouvelle donne économique et des industries modernes et performantes qui tirent le département vers l'innovation technologique.
Tout d'abord, le secteur des industries traditionnelles est représenté par la papeterie. Fort anciennement implantée dans la région d'Angoulême, elle est passée par une crise sévère qui a entamé durement et profondément ses activités. Bien qu'accusant un déclin presque irrémédiable, après la fermeture du Nil, elle demeure toujours en activité avec ICP (Industrie Papetière Charentaise).
La fonderie de Ruelle, créée par le marquis de Montalembert en 1750, est devenue fonderie royale en 1755. Ses activités ont elles aussi beaucoup décliné, elles sont orientées vers la production militaire.
La verrerie avec Saint-Gobain a repris l'usine de Claude Boucher.
Les autres industries sont liées au cognac (cartons, étiquettes, transport, matériel agricole, tonnelleries, matériel de distillation).
Les industries innovantes et modernes ou qui se sont modernisées en fonction de la demande actuelle sont représentées par deux secteurs industriels performants.
La poudrerie, devenue SNPE, est un secteur dynamique.
Les industries électriques sont surtout représentées par Leroy-Somer, grand fabricant de moteurs électriques.
La culture en Charente apparaît à la fois dans son patrimoine bâti (vestiges gallo-romains, églises, châteaux) et dans ses œuvres artistiques d'une étonnante floraison comme la faïencerie, la peinture, la sculpture, la poésie et la littérature, où l'empreinte laissée par la Renaissance depuis la "cour de Cognac" de Louise de Savoie y est profonde.
décor Renoleau traditionnelLe patrimoine départemental est d'une extrême richesse et se décline en plusieurs thèmes qui vont des vestiges de l'époque gallo-romaine comme le célèbre site de Chassenon aux nombreuses églises romanes comme celle d'Angoulême sans oublier les multiples châteaux et manoirs dont celui de La Rochefoucauld en est certainement le plus bel édifice.
Par ailleurs, des musées ruraux et urbains reflètent les nombreux aspects de l'histoire mouvementée de ce département et ne manquent pas d'intérêt. Parmi ceux-ci, le musée de la Faïence de Charente présente une collection rare et unique dans la région.
La culture artistique est représentée par des poètes (d'Alfred de Vigny à la Tour du Feu), des écrivains (de Jean-Louis Guez de Balzac, François de la Rochefoucauld et Jean-Baptiste de La Quintinie jusqu'à « l'École de Barbezieux »), des peintres et des faïenciers.
Enfin, cette richesse culturelle est complétée par les nombreux festivals (Festival de Confolens, Festival du film policier de Cognac, Festival Blues Passions de Cognac, Musiques Métisses, Festival international de la bande dessinée). Ce dernier qui a lieu annuellement à Angoulême dépasse très largement le cadre du département et a atteint une solide notoriété internationale.
Le département de la Charente est traversé du nord au sud par la frontière linguistique oc/oïl (enquête de Tourtoulon et Bringuier, 1873, rééditée en 2004).
Il donne lieu à une importante production littéraire et artistique, les derniers en date étant les Binuchards et leur rock charentais (Olà buffé est connu de tous)
La frontière linguistique oc/oïl a aussi été détaillée dans la Statistique monumentale de la Charente :
45°50′N 00°20′E / 45.833, 0.333
Services de mobilité locale :