Le département de la Charente-Maritime (en saintongeais Chérente-Marine) est un département français situé au Sud-Ouest dans la région Poitou-Charentes.
Le département fait partie de l'Académie de Poitiers et de la Cour d'Appel de Poitiers et de la 18e région militaire dont le siège est situé à Bordeaux.
L'Insee et la Poste lui attribuent le code 17.
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir des anciennes provinces d'Aunis et de Saintonge, avec Saintes comme chef-lieu. Les habitants de la Saintonge et de l'Aunis ont fourni d'importants contingents d'émigrants qui se sont fixés en Nouvelle-France (Acadie et Québec). De nombreux mots du vocabulaire saintongeais subsistent dans le langage franco-canadien d'aujourd'hui.
En 1810, Napoléon à travers un décret impérial transféra le chef-lieu à La Rochelle.
Il porta le nom de Charente-Inférieure jusqu'au 4 septembre 1941. Ce sont les exportateurs de Cognac qui demandèrent le changement pour préserver la réputation de qualité de leurs produits.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le département fut envahi par l'armée allemande et intégré à la Zone occupée. Afin de se prémunir contre un éventuel débarquement, les occupants confièrent à l'organisation Todt la mission de fortifier le littoral, ce qui explique les nombreux vestiges de blockhaus qui parsèment les côtes charentaises, notamment sur les plages de la presqu'île d'Arvert ou de l'île d'Oléron.
À la fin du conflit, seules deux poches de résistance allemande subsistaient dans le département : les poches de La Rochelle, au nord, et de Royan, au sud.La ville de Royan fut presque entièrement détruite dans un bombardement de la Royal Air Force le 5 janvier 1945, mais ne fut libérée par les FFI qu'en avril de cette même année.La poche de La Rochelle fut réduite le 9 mai 1945, suite à un accord signé entre l'amiral allemand Schirlitz et le capitaine de frégate français Meyer.
Dans le domaine de l'administration territoriale, le département de la Charente-Maritime, qui résulte de la fusion des deux anciennes provinces de l'Aunis et de la Saintonge ainsi que d'une fraction du Poitou lors de la Constituante de 1790, est composé de la manière suivante :
La Charente-Maritime appartient administrativement à la région Poitou-Charentes. Située au cœur du littoral atlantique de la France, elle est limitrophe de cinq départements : la Vendée, les Deux-Sèvres, la Charente, la Dordogne et la Gironde. Deux régions bordent ses limites septentrionales et méridionales : les Pays de Loire et l'Aquitaine.
S'il est le deuxième département de Poitou-Charentes par sa superficie (6 864 km²), il en est cependant le plus peuplé avec, en 2006, 598 915 habitants.
Le département forme la partie septentrionale du Bassin aquitain. Il est séparé du Massif armoricain par le Marais poitevin, au nord-ouest, et du Bassin parisien par le Seuil du Poitou, au nord-est. Son point culminant (173 mètres) se situe dans le bois de Chantemerlière (commune de Contré) dans le Nord-Est du département.
La Charente-Maritime possède une large façade maritime, tant sur l'océan Atlantique que sur l'estuaire de la Gironde.
La longueur totale de son littoral est de 463 km dont 230 km proviennent des quatre îles de l'archipel charentais qui, du nord au sud (en longeant le littoral), sont les suivantes : Ré, Aix, Madame et Oléron.
Entre le Pertuis Breton, au nord, et le Pertuis d'Antioche, au sud, s'étend l'île de Ré qui, avec 85,32 km², est la quatrième île de la France métropolitaine. Elle est reliée au continent par le plus long viaduc de France depuis 1988.
Le Pertuis d'Antioche sépare l'île de Ré de l'île d'Oléron et forme une véritable petite mer intérieure. L'île d'Oléron est la deuxième île de France métropolitaine après la Corse, sa superficie est de 174,39 km². Elle est également reliée au continent par un viaduc depuis 1966. Cette île est séparée du continent au sud par le Pertuis de Maumusson.
Au cœur du Pertuis d'Antioche, deux très petites îles "gardent" l'entrée de la vaste embouchure de la Charente. Au sud, sur la rive gauche du fleuve, se situe l'Île Madame qui, avec une superficie de 0,78 km², est la plus petite île de l'archipel charentais. Au nord, sur la rive droite, l'île d'Aix est à peine plus étendue que sa voisine ayant une étendue de 1,19 km². Cette île, qui a longtemps joué un rôle stratégique pour la défense de l'arsenal de Rochefort, est située à l'ouest de la pointe de la Fumée, qui constitue l'extrémité septentrionale de la presqu'île de Fouras.
Ces quatre îles, qui forment l'archipel charentais, cumulent une surface totale de 261,68 km².
Quatre fleuves tributaires de l'océan Atlantique arrosent le département :
- La Sèvre Niortaise, tout au nord de la Charente-Maritime, sert de délimitation naturelle avec le département de la Vendée ;
- La Charente coule au centre du département, c'est l'artère fluviale maitresse de la Charente-Maritime ;
- La Seudre, qui est l'un des plus petits fleuves côtiers de France, se jette dans l'océan par un véritable bras de mer ;
- La Gironde, qui correspond à l'estuaire de la Garonne, marque la limite méridionale avec le département de la Gironde.
Les principaux affluents de la Charente - dans le département de la Charente-Maritime - sont la Boutonne, rive droite, et la Seugne, rive gauche.
Étant un département littoral dont les marais occupent 1/5e de l'espace départemental, la Charente-Maritime est parcourue de très nombreux canaux d'irrigation.
Certains canaux ont été creusés spécifiquement pour la navigation servant aux transports de marchandises par voie fluviale, notamment :
- Le canal de la Charente à la Seudre qui est le plus long émissaire du département, qui communique avec le canal de Brouage ;
- Le canal de Marans à La Rochelle qui relie la Sèvre niortaise à l'océan Atlantique par le célèbre site du Vieux-Port de La Rochelle ;
- Le canal maritime de Marans à la mer, canal de dérivation qui relie Marans à la Sèvre niortaise ;
- Le canal du Mignon qui relie Mauzé-sur-le-Mignon à la Sèvre niortaise ; il traverse le sud-ouest du département des Deux-Sèvres et le nord-est de la Charente-Maritime.
Le climat dont bénéficie la Charente-Maritime est un climat océanique tempéré de type aquitain, marqué par un ensoleillement moyen assez important. La pluviosité y est modérée, les précipitations ne dépassant pas 1200 mm par an. Les températures, quant à elles, varient en moyenne de +5 °C en hiver à +20 °C en été. Les hivers sont doux et pluvieux, mais en été, le climat peut être assez sec, si bien que des épisodes de sécheresse peuvent ponctuer certains étés.
Il existe toutefois un contraste entre le littoral, assez sec et ensoleillé et l'intérieur des terres, davantage pluvieux. La pluviométrie passe ainsi de 750 mm sur le littoral à 950 mm en Haute Saintonge.
La Charente-Maritime est un département caractérisé par une grande richesse floristique et faunistique. Cela est dû à plusieurs facteurs.
Le département de la Charente-Maritime recense 605 410 habitants en 2007, se classant au 38e rang des départements de la France métropolitaine, ce qui correspond à une position assez moyenne dans le territoire national. Cependant, il demeure de loin le plus peuplé des départements de la région Poitou-Charentes, rassemblant aujourd’hui plus de 34,8 % de la population régionale.
C’est un département moyennement peuplé, sa densité de population atteint 88 hab/km², contre 114 pour la France métropolitaine. Mais il est le plus densément peuplé des départements de la région Poitou-Charentes, dont la densité est nettement inférieure à celle de la Charente-Maritime (67 hab/km² en 2007).
Cependant, une analyse plus affinée de la répartition de la population sur le territoire départemental fait apparaître de fortes disparités de peuplement. Le littoral, densément peuplé et fortement urbanisé, supporte aisément la comparaison avec la moyenne nationale, tandis que la Saintonge continentale présente les mêmes caractéristiques de la France rurale et faiblement peuplée, à l’exception notable de la vallée centrale de la Charente, organisée autour de Saintes, et singularisée par un dynamisme démographique soutenu et régulier.
L’évolution démographique du département se définit en quatre grandes périodes historiques, depuis la mise en place des recensements intercensitaires de population.
De la période napoléonienne jusqu’au Second Empire, le département a enregistré une croissance démographique remarquable et son premier maximum démographique avec une population de 481 060 habitants en 1861. Ce chiffre record n’a été dépassé qu’un siècle plus tard, en 1968.
S’ensuit une longue période de déclin démographique, fortement marquée par l’exode rural, malgré la vitalité des villes du département. Deux phases assez dissemblables apparaissent, dont la première se caractérise par une forte décroissance démographique, depuis la chute du Second Empire et le début de la IIIe République jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, puis un temps de stagnation démographique est observé dans l’Entre-deux-Guerres.
La quatrième période démographique correspond à une reprise vigoureuse et régulière de la croissance de la population depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui s’est de nouveau accélérée depuis 1990.
Si le vieillissement de la population est un phénomène global bien réel, devenant particulièrement préoccupant dans des secteurs ruraux frappés depuis longtemps par l'exode rural (Haute-Saintonge, Double saintongeaise, Saintonge du nord-est), la Charente-Maritime affiche depuis 1975 un solde migratoire positif qui n'a cessé de se renforcer depuis cette date et est à l'origine d'une croissance démographique constante à laquelle les principales villes du département ont largement contribué.
Cependant, la répartition de la population par tranche d'âge est relativement inégale en Charente-Maritime et tend à accentuer les contrastes de peuplement. En effet, elle oppose des zones de peuplement caractérisées par une population encore jeune en milieu urbain et périurbain à d'autres de population majoritairement âgée en milieux littoral et rural profond.
Les moins de 25 ans en Poitou-Charentes en 1999De fait, trois secteurs de peuplement apparaissent en Charente-Maritime et se différencient nettement par leur démographie.
Les principaux pôles économiques et urbains - bipôle La Rochelle-Rochefort ; aire urbaine de Saintes et Pays d'Aunis autour de Surgères et d'Aigrefeuille-d'Aunis - tendent à concentrer une population jeune et de jeunes ménages (25 % de la population ayant moins de 20 ans). Le dynamisme démographique dans ces secteurs géographiques se caractérisent par un solde naturel encore positif et par un solde migratoire largement positif qui ne concerne pas seulement la résidence de personnes âgées mais aussi l'installation d'actifs souvent jeunes. Ces territoires géographiques sont les plus dynamiques et les plus attractifs du département.
Par contraste, la situation apparaît nettement moins favorable dans les secteurs du rural profond (Haute Saintonge et Saintonge du nord-est) laminés par de longues décennies d'exode rural et de déprise agricole. Ces deux micro-régions présentent les mêmes caractéristiques démographiques que la "diagonale du vide" (la France des Ardennes jusqu'au sud du Massif Central, avec faible densité de population, absence de centres urbains dynamiques, solde naturel négatif, solde migratoire positif mais caractérisé par l'installation de personnes âgées). Il s'agit de zones rurales en crise démographique profonde qu'aggrave une déprise économique de plus en plus préoccupante. Les petits centres urbains comme Saint-Jean-d'Angély, Jonzac ou Montendre sont en perte de vitesse et en crise urbaine, ils exercent une influence limitée sur leur propre région.
Malgré une forte attractivité démographique des stations balnéaires du littoral - notamment l'aire urbaine de Royan et l'archipel charentais (Oléron et Ré) -, le littoral charentais n'échappe pas au phénomène du vieillissement de la population où, dorénavant, la proportion de retraités, souvent supérieure à 40 % de la population totale, est de même ampleur que ce qui est observé sur le littoral méditerranéen (Côte d'Azur, côtes varoise et languedocienne notamment). Cependant, il s'agit d'une zone géographique qui s'urbanise rapidement et où la densité de population est élevée.
La Charente-Maritime est un département moyennement urbanisé. Son taux d’urbanisation approche les 60 % alors qu’il est des ¾ en France. Mais là encore, la distorsion entre le littoral et l’arrière-pays sur le plan de l’urbanisation est importante.
Ainsi, sur les quatre premières agglomérations urbaines du département, trois sont situées sur le littoral (La Rochelle, Rochefort et Royan). De même, sur les 18 villes de plus de 5 000 habitants que compte le département en 2007, 15 appartiennent au littoral et 47 communes de plus de 2 000 habitants sur 60 que compte la Charente-Maritime en 2007 font partie de la zone littorale.
Cependant, la trame urbaine du département est relativement bien équilibrée dans son ensemble, sauf à l'extrême sud-est (ou Double saintongeaise). A côté des quatre principales agglomérations urbaines qui sont La Rochelle, Rochefort, Royan et Saintes un réseau de petites villes est en place depuis longtemps et joue efficacement un rôle de relais entre le monde rural et les villes importantes du département. Cette situation particulière est due au fait qu’il n’existe pas de grande ville ou de métropole régionale qui polarise à elle seule tout l’espace géographique du département.
Si la Charente-Maritime ne compte pas de "grande ville", seule l’agglomération urbaine de La Rochelle dépasse les 100 000 habitants, avec 119 772 habitants en 2007. Elle demeure la seconde unité urbaine de la région Poitou-Charentes, étant de plus en plus distancée par la capitale régionale, Poitiers, caractérisée par un dynamisme urbain particulièrement soutenu et regroupant avec son agglomération 127 658 habitants en 2007. Elle devance Angoulême qui avec son agglomération occupe le troisième rang régional et rassemble 106 230 habitants en 2007.
Trois autres agglomérations urbaines moyennes, de taille relativement comparable, font partie de l’armature urbaine majeure du département :
Elles occupent respectivement les 5e, 7e et 8e rangs dans le classement régional (Châtellerault avec 35 815 habitants en 2007 occupe le 6e rang, Cognac se situe au 9e rang régional avec 27 203 habitants en 2007).
Saujon est la dixième ville de Charente-Maritime. Elle fait partie des villes les plus attractives du département.Ce maillage urbain est complété par huit autres unités urbaines de plus de 5 000 habitants qui exercent un rôle essentiel dans leur zone géographique immédiate, servant également de pôles intermédiaires entre les campagnes et les principales villes du département. Les six plus peuplées dans cette catégorie sont par ordre décroissant :
Cependant, la Charente-Maritime, comme l’ensemble du territoire national, n’échappe pas au mouvement de concentration de la population, où les aires urbaines de La Rochelle (184 889 habitants en 2006) et de Saintes (55 834 habitants en 2006) tendent à s’élargir de plus en plus. Leurs influences urbaines respectives sur leurs propres régions, où se concentrent les activités économiques et où se multiplient les échanges, font qu’apparaissent maintenant deux grands ensembles interurbains en Charente-Maritime.
Déjà, fonctionne le bipôle La Rochelle-Rochefort qui constitue aujourd’hui le second ensemble régional après l’espace urbain Poitiers-Châtellerault. Il rassemble le tiers de la population départementale, soit plus de 200 000 habitants.
L’axe interurbain Saintes-Royan, déjà annoncé dans des études urbaines des années 1980 , s’affirme comme le second ensemble de peuplement urbain du département. Il est de plus renforcé par la mise à 2X2 voies de la RN 150 entre Saintes et Saujon et la modernisation future de l'axe ferroviaire Saintes-Royan (électrification de la voie ferrée, TGV) favorisant l'augmentation des échanges interurbains. Ce nouvel espace dynamique inclut les aires urbaines de Saintes et de Royan ainsi que la ville de Saujon et une dizaine de communes péri-urbaines entre les deux zones. Ce qui en fait un ensemble de 120 000 habitants et le place au cinquième rang régional en Poitou-Charentes.
(Chiffres de population au dernier recensement de l'INSEE de 2007) :
Liste des unités urbaines en 2007
Cette liste comprend les douze agglomérations urbaines de la Charente-Maritime de plus de 5 000 habitants au recensement de 2007 , ainsi que les quatre aires urbaines que compte le département (toutefois définies dans les limites territoriales de 1999 précisées par l'INSEE)
Liste des aires urbaines et leur évolution démographique de 1982 à 2006
Le taux d'urbanisation est relativement moyen en Charente-Maritime, de l'ordre de 55% contre 74% au niveau national.
L'économie de la Charente-Maritime est en grande partie liée à son milieu naturel qui a favorisé une agriculture aux productions très variées (lait, céréales, vigne, fruits et légumes) et des activités maritimes aux ressources importantes (huîtres, moules , sel, poissons et crustacés). Un grand nombre de ces productions ont donné naissance à une industrie agro-alimentaire, mais le secteur industriel est peu développé, quoique modernisé et diversifié.
L'économie départementale est dominée par un puissant secteur commercial que renforce le tourisme qui est devenu l'activité majeure de la Charente-Maritime.
Mais il serait incomplet de ne pas mentionner l'importance du tertiaire supérieur, qui s'est considérablement renforcé pendant la dernière décennie, grâce à l'ouverture de l'Université de La Rochelle.
La Charente-Maritime est un département agricole dont une importante partie de ses productions est transformée sur place, ayant généré une industrie agro-alimentaire :
La Charente-Maritime dispose d'une importante façade maritime qui lui a permis depuis longtemps de produire des richesses locales encore en exploitation aujourd'hui.
Certes, le secteur industriel est peu développé en Charente-Maritime où il n'existe pas de grandes concentrations industrielles comme dans le Nord et l'Est de la France. Mais il s'est modernisé et diversifié, s'étendant sur une gamme assez variée d'activités qui sont concentrées essentiellement dans le quart Nord-Ouest du département (bipôle La Rochelle-Rochefort, axe Surgères-Aigrefeuille-d'Aunis) et est diffus dans quelques villes de la Saintonge (Saintes, Pons, Saint-Jean d'Angély) ainsi qu'en milieu rural.
Les entreprises industrielles sont majoritairement des PME qui ont su s'adapter aux exigences du monde moderne et de la mondialisation et nombre d'entre elles travaillent à l'exportation, d'autres cultivent l'innovation technologique dans des bureaux d'étude performants.
Trois secteurs de la production industrielle sont représentés majoritairement en Charente-Maritime.
Les bases d'une industrie lourde sont toujours présentes dans le département même si elles ne sont pas représentées par de grosses usines de production :
L'industrie des biens d'équipement est relativement bien représentée dans le département et elle constitue la branche industrielle la plus pourvoyeuse d'emplois. C'est dans ce secteur de l'industrie que se trouvent les plus grosses unités de production :
Le domaine de l'industrie légère qui réalise des biens de consommation courante et intermédiaires est un secteur où les activités sont diversifiées :
Grâce à sa large ouverture sur l'océan Atlantique et facilement accessible aux navires de commerce, le département de la Charente-Maritime dispose de trois ports de commerce par lesquels s'effectue l'essentiel du trafic maritime départemental et régional.
Les produits pétroliers, les bois tropicaux, les papiers et pâtes à papier, les produits phosphatés et bien d'autres marchandises sont importés majoritairement des pays de l'Europe et de l'Afrique tandis que les productions industrielles et agricoles régionales sont en partie exportées par voie maritime par les trois ports de commerce de Charente-Maritime qui, ensemble, totalisent un trafic portuaire annuel approchant les 8 millions de tonnes.
La Pallice est le huitième port de commerce de FranceLe secteur tertiaire est devenu prédominant d'une part en raison d'une tradition commerciale fort ancienne et d'autre part par l'importance de plus en plus accrue de l'économie touristique.
Le centre historique de Saintes. Saintes est une des principales villes commerciales la Charente-Maritime.Le secteur du tertiaire supérieur s'est beaucoup renforcé en Charente-Maritime depuis la fin du XXe siècle, il concerne trois domaines de compétence très élaborés.
Le taux de chômage du département est supérieur à la moyenne nationale, mais diminue plus fortement qu'à l'échelle nationale : de 11,1% en 2004, il est passé à 9,6 % en 2006, avec une baisse de 11,4 % entre 2005 et 2006, ce qui est supérieur à la baisse régionale (-11,1 %) et à la baisse nationale (-10 %).
Le département de la Charente-Maritime a de tout temps été un territoire de passage entre le Nord et le Sud, et ce, depuis ses origines antiques.
Aujourd'hui, le département a considérablement modernisé ses infrastructures de communication (voies ferrées, routes et autoroutes) et a accru son rôle de transit et d'échanges, appelé à se développer davantage encore avec les projets d'électrification des voies ferrées et de modernisation des routes.
Sur le plan des communications ferroviaires, la Charente-Maritime est relativement bien pourvue, où toutes les grandes villes du département La Rochelle, Saintes, Rochefort et Royan sont bien desservies, ainsi que quelques villes moyennes et petites (Surgères, Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Pons, Jonzac).
Le département est desservi depuis 1993 par le TGV à Surgères et La Rochelle.
Une autre artère ferroviaire d'importance régionale, la voie ferrée Nantes-Bordeaux, traverse la Charente-Maritime du nord au sud en desservant les gares principales de La Rochelle, Rochefort et Saintes.
Cette dernière ville est un important carrefour ferroviaire d'où partent des lignes en direction d'Angoulême, Bordeaux, Royan, La Rochelle et Niort. Ces voies ferrées font l'objet d'un important programme de modernisation ferroviaire pour accueillir prochainement le TGV en direction de Royan, d'une part, via Niort et Saintes et, d'autre part, via Angoulême et Saintes.
Deux autoroutes, l'A10 (Paris-Bordeaux via Saintes), dénommée "l'Aquitaine", et l'A837 (Saintes-Rochefort), desservent le département.
De plus, un projet de tronçon autoroutier qui devrait relier Rochefort à Fontenay-le-Comte est à l'étude. Il prolongerait l'actuelle A837 mise en service entre Saintes et Rochefort.
Le département de la Charente-Maritime a considérablement modernisé son réseau routier en aménageant des voies express - ou routes à 2x2 voies - entre La Rochelle et Niort (N 11), entre La Rochelle et Rochefort (D 137) et entre Saintes et Saujon (N 150), ainsi qu'entre Rochefort et Saint-Agnant (D 733).
De plus, un tronçon de la N 141 entre Saintes et Cognac est à 2x2 voies car elle s'inscrit dans le vaste projet de la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique) qui est de relier le littoral charentais à Lyon et l'Europe via le Massif Central. L'A837 entre Saintes et La Rochelle fait aussi partie de la RCEA.
Enfin, la RN10 parcourt du nord au sud la partie méridionale du département. Cet axe routier d'importance nationale, un des plus fréquentés de France, a nécessité une modernisation de son tracé qui s'est faite progressivement. Aujourd'hui, il est entièrement réalisé en 2X2 voies dans sa traversée de la Charente-Maritime.
La modernisation du réseau routier s'est également accomplie par la réalisation d'importantes rocades urbaines qui contournent les principales agglomérations du département que sont La Rochelle, Saintes, Royan et Rochefort, ainsi que les villes moyennes, dont quelques-unes sont de véritables carrefours routiers comme Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Surgères, Marennes et Pons.
Enfin, des ponts-viaducs relient les principales îles au continent et franchissent des fleuves qui ont longtemps constitué de sérieux obstacles aux communications routières :
La Charente-Maritime possède deux aéroports principaux :
La Charente-Maritime comprend plusieurs types de voies d'eaux intérieures, ayant permis ou permettant une navigation (principalement de plaisance).
Sur le département sont mis en place quatre bacs, dont deux sont des liaisons fluviales et les deux autres sont maritimes.
Les liaisons fluviales
Deux passages d'eau existent sur la Charente en amont de Saintes, entre les communes de Chaniers et Courcoury et entre celles de Dompierre-sur-Charente et Rouffiac. Ce dernier est dénommé le "Châ p'tit va loin".
Il s'agit d'une activité ancienne qui, par son caractère local, est fortement prisée par les touristes pendant la saison estivale, mais elle ne génère pas d'activités intenses comme sur le littoral où existent deux importantes liaisons maritimes.
Les liaisons maritimes
Une liaison quotidienne par bac est assurée entre Fouras, à la Pointe de la Fumée, et l'Île-d'Aix.
Une autre liaison par bac est située sur l'estuaire de la Gironde, reliant Royan et Le Verdon.
Ces liaisons maritimes transportent annuellement des centaines de milliers de passagers, dont une très grande part pendant la période estivale.
Avant la construction des viaducs d'Oléron et de Ré, des services de bacs reliaient ces deux îles au continent, l'un reliait l'île d'Oléron depuis Bourcefranc-le-Chapus et l'autre assurait la liaison entre l'île de Ré et La Rochelle.
Des conditions climatiques particulièrement clémentes, un important patrimoine architectural et environnemental, le tout conjugué à l'attractivité du littoral font du département un lieu de villégiature apprécié. Parmi les sites emblématiques du département, notons ainsi le vieux-port de La Rochelle, la cité de Brouage, les citadelles de Ré et d'Oléron, les stations balnéaires de Royan, Fouras et Châtelaillon ou les villages de Talmont-sur-Gironde, de Mornac-sur-Seudre, de La Flotte et d'Ars-en-Ré, lesquels ont obtenu le label des plus beaux villages de France. Enfin, Saintes et Rochefort sont toutes deux classées comme villes et pays d'art et d'histoire en raison de la concentration de monuments historiques que l'on peut y observer.
Le département compte également plusieurs pôles natures, un parc naturel interrégional, le Marais Poitevin (lequel s'étend également sur les départements de la Vendée et des Deux-Sèvres) et une réserve ornithologique, la Réserve naturelle du Marais d'Yves.
Plusieurs lieux du département sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco : la citadelle de Saint-Martin-de-Ré, la basilique Saint-Eutrope de Saintes, l'hospice des pèlerins de Pons et l'église Saint-Pierre-de-la-Tour d'Aulnay.
Le parler de la Charente-Maritime est le saintongeais, qui a été reconnu le 27 février 2007 par le ministère de la Culture, Langue régionale de France sous le terme de langue saintongeaise.
45°45′N 00°45′W / 45.75, -0.75
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