Clermont-Ferrand est une ville du centre-sud de la France, préfecture du département du Puy-de-Dôme et chef-lieu de la région d'Auvergne. En partie pour des raisons historiques, la ville est souvent appelée « Clermont ».
Elle est officiellement la 23e ville de France avec 138 992 habitants en 2006. Elle est au coeur d'une agglomération de près de 300 000 habitants. Avec 426 698 habitants en 2006 (selon l'Insee), elle possède la 17e aire urbaine de France.
La ville moderne est née d'une union de deux villes distinctes, Clairmont et Montferrand. Cette union a été imposée par Louis XIII en 1630 (édit de Troyes) et fut confirmée sous Louis XV.
Alors que Montferrand fut fondée au début du XIIe siècle par les comtes d'Auvergne sur le modèle des bastides du Sud-Ouest, Clairmont est beaucoup plus ancienne, puisqu'elle existait déjà à l'époque antique. La plus ancienne mention de l'existence de Clairmont figure dans l'oeuvre de Strabon, au début du Ier siècle. La ville est alors dénommée Nemossos et qualifiée de « métropole des Arvernes ». Elle prit par la suite la dénomination d'Augustonemetum, puis Arvernis.
Voici la liste des noms que prit la ville au cours du temps (voir précisions plus bas ou dans les articles détaillés) :
La ville est appelée en occitan : Clarmont-Ferrand ou Clarmont d'Auvèrnhe.
Clermont-Ferrand se situe au centre-sud de la France, au sein du Massif central, à 410 mètres d'altitude. À l'ouest, la ville est surplombée par le plateau basaltique (900 m en moyenne) sur lequel se trouve la chaîne des Puys, la plus grande chaîne de volcans (endormis) d'Europe, parmi lesquels se dresse le puy de Dôme, son plus célèbre volcan. À l'est de l'agglomération, s'étend la plaine de la Limagne baignée par l'Allier. La ville constitue ainsi un point de contact entre la plaine céréalière et la montagne d'élevage.
Clermont-Ferrand est à l'intersection des axes autoroutiers méridiens Paris-Béziers (A71 et A75) et transversal Lyon / Saint-Étienne-Bordeaux (A89 et A72).
Une vaste partie de la ville occupe une butte volcanique appelée le plateau central. Il s'agit, en fait, du bord est du cratère d'un maar (de la place de Jaude au carrefour Europe de Chamalières) âgé de cent cinquante six mille ans. Celui-ci mesure environ 1,5 km de diamètre et a été comblé par les alluvions de la Tiretaine, petit cours d'eau qui traverse la ville. Clermont est également bâtie à l'écart de la vallée inondable de l'Allier.
La ville s'est développée autour de ce plateau central sur lequel s'élève la cathédrale, s'étendant à l'est dans la plaine et, dans une moindre mesure, sur les coteaux à l'ouest.
La ville de Clermont vue depuis le lieu-dit de la Pierre carrée.Située à l'est de la chaîne des Puys, la ville est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L'été chaud est marqué par des orages tandis que l'hiver est froid et sec. La ville se situe en zone de rusticité 8a.
La pluviométrie est l'une des plus faibles de France avec 590 millimètres de précipitations par an ; les pluies provenant de l'ouest sont arrêtées par la chaîne des Puys (d'où les sources, comme celle de Volvic). L'ensoleillement est de 1 900 heures par an.
- Température la plus haute : 40.7°C le 31 juillet 1983 - Année la plus chaude : 2003 - Année la plus ensoleillée : 1949 (2383h) - Année la moins ensoleillée : 1965 (1564h)
- Température la plus basse : -29 °C le 14 février 1929 - Année la plus froide : 1956 - Année la plus sèche : 1991 (353mm ou l/m²) - Année la plus pluvieuse : 1927 (831 mm ou l/m²)
(Données fournies par Météo-France)
La devise de Clermont est Arverna Civitas Nobilissima (« La plus noble cité Arverne »). Elle est écrite dans plusieurs églises.
Les armes traditionnelles de la ville de Clermont-Ferrand se blasonnent ainsi : d'azur, à la croix pleine de gueules orlée d'or, cantonnée de quatre fleurs de lis aussi d'or
Blason sous le Premier EmpirePendant le Premier Empire, le blason de Clermont-Ferrand était différent : Sous le chef des bonnes villes de l'Empire : d'azur à une croix cousue de gueules cantonnée : aux I et IV d'un fer de lance d'or ; aux II et III d'un écu d'or chargé d'un gonfanon de gueules franché de sinople, qui est d'Auvergne.
La première mention de Clermont peut être accordée au géographe grec Strabon sous le nom de Nemossos. Le terme est gaulois et désigne un bois sacré. Elle y est qualifiée de « métropole des Arvernes » et sa population est située sur la butte actuelle de la cathédrale.
À proximité, lors du siège de Gergovie, l'armée gauloise repousse les légions romaines. Pendant la période gallo-romaine, la ville se développe sous le nom d'Augustonemetum, latinisation du nom gaulois formée à partir du nom de l'empereur Auguste. Sa population est alors estimée de 15 000 à 30 000 habitants au IIe siècle ce qui fait d'elle une grande ville de la Gaule romaine. Augustonemetum connaît une phase d'extension qui se termine au milieu du IIIe siècle. C'est alors que se développe le forum récemment mis au jour place de Jaude, en contrebas de l'oppidum.
Les Wisigoths assiègent plusieurs fois Clermont entre 471 et 475. Malgré la défense du patrice Ecdicius et de l'évêque Sidoine Apollinaire, la ville est cédée aux Wisigoths par l'empereur Julius Nepos, et fait partie du royaume wisigoth jusqu'en 507.
Clermont connaît après la disparition de l'Empire romain une période sombre, marquée par les pillages dont elle est l'objet de la part des peuples qui envahissent la Gaule et n'aurait pas été épargnée par les Vikings lors de l'affaiblissement de l'Empire carolingien.
En 848, la ville prend le nom de Clairmont par référence au château fort de Clarus Mons. Clermont aurait été ravagée par les Normands du chef Hasting en 862. L'évêque Sigon entreprend sa reconstruction, mais elle est de nouveau ravagée en 898 ou 910 (la date n'est pas connue avec précision) : seule la tradition moderne accorde crédit à ces hypothèses, tant les sources médiévales manquent et les chroniques carolingiennes ont donné lieu à surinterprétation.
L'évêque Étienne II fait bâtir une cathédrale romane; du moins la consacre-t-il à une date indéterminée mais que la tradition locale place en 946 à l'emplacement de la cathédrale actuelle. Elle sera détruite lors de la construction de la cathédrale gothique actuelle.
En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade. Aucune des chroniques relatives à la prédication et au concile ne fait état du lieu où il s'est réuni. Les différentes hypothèses (cathédrale romane, église Notre-Dame-du-Port, place de Jaude) ne sont pas autrement fondées.
En 1120, pour contrecarrer le pouvoir des évêques, les comtes d'Auvergne fondent à proximité de la ville épiscopale la cité de Montferrand selon un plan orthogonal qui n'est pas sans rappeler celui, ultérieur, des bastides du Sud-Ouest, ces villes nouvelles du Midi. Pendant tout le Moyen Âge et jusqu'à l'époque moderne, Clermont et l'actuel quartier de Montferrand sont deux villes distinctes : Clermont est la cité épiscopale, Montferrand, la ville comtale.
En 1202, le comte Guy II abandonne à l'évêque les droits qu'il possède sur la cité de Clermont. Désormais et jusqu'au milieu du XVIe siècle, l'évêque et le chapitre cathédral sont les maîtres de la ville. Les trois juridictions sont ecclésiastiques, entre les mains de l'évêque (justice correspondant approximativement à l'actuelle partie occidentale de la commune de Clermont-Ferrand), du chapitre cathédral (justice personnelle, non territoriale, exercée par les chanoines sur le chapitre et sur leurs dépendants) et de l'abbé de Saint-Alyre (petite justice abbatiale enclavée dans celle de l'évêque). À partir de 1248 commence le le chantier de la cathédrale gothique, qui se poursuit au siècle suivant.
En 1490, la ville de Clermont subit de gros dommages à cause d'un tremblement de terre. Douze tours de l'enceinte s'effondrent totalement ou partiellement ainsi qu'une tour de la basilique Notre-Dame-du-Port. La cathédrale subit également des dommages. (Une fissure sur le portail sud est toujours visible).
En 1551, Clermont devient ville royale, puis en 1610, propriété inséparable de la Couronne. Henri II transforme l'administration de Clermont en échevinage le 18 octobre 1556 (4 échevins puis 3 en 1559).
En 1557, Clermont reçoit le titre de Chef et ville capitale du pays d'Auvergne alors que Riom devient Chef du duché d'Auvergne et pays pour l'exercice de la justice prenant ainsi l'avantage pour les fonctions judiciaires. Cependant, la création, en 1582 à Clermont, d'un présidial de dix magistrats rétablit l'équilibre.
Blaise Pascal naît à Clermont en 1623 où il vit jusqu'en 1655.
Le 15 avril 1630, l'édit de Troyes (1er édit d'Union) rassemble autoritairement Clermont et Montferrand. Cette union est confirmée en 1731 par Louis XV avec le 2e édit d'Union.
En 1789, la région de Clermont est représentée aux États généraux par :
En 1832, Aristide Barbier et Édouard Daubrée fondent une usine de balles en caoutchouc et de machines agricoles. Cette usine sera à l'origine du groupe Michelin. La première usine, construite place des Carmes en 1889, fabrique des patins de frein pour vélo. Le premier brevet de pneu pour vélo est déposé en 1891. Le siège du groupe se trouve encore à cette adresse.
Les 9, 10 et 11 septembre 1841, Clermont fut en proie à de violentes émeutes provoquées par le recensement décidé en vue d'une réforme fiscale par le ministre Humann. Les émeutiers, auxquels s'étaient joints des habitants de localités rurales voisines (Aubière, Beaumont), manifestèrent leur colère à l'encontre des autorités municipales. Dépassée par l'ampleur de la révolte, la municipalité présidée par Hippolyte Conchon fut contrainte d'annoncer la suspension des opérations de recensement, qu'elle ne faisait pourtant qu'encadrer. En allant au-devant des insurgés réunis sur la place de Jaude, le maire fut agressé, on lui jeta des pierres et il dut fuir pour échapper au lynchage. La maison de Conchon, située sur cette même place, fut pillée et incendiée.
La première gare ferroviaire est construite entre 1855 et 1857.
L'expansion de Michelin provoque la création des cités Michelin où était logé le personnel. Ces cités répondent aux objectifs de paternalisme, marqué de catholicisme dans le cas de la famille Michelin, typique du patronat de l'époque, de contrôle social du personnel. Mais plus simplement, cela permet de faire face à la très forte augmentation de la population clermontoise liée à l'expansion de l'activité industrielle — elle passe de 52 000 en 1900 à 82 000 en 1921 — et aux très mauvaises conditions de logement des ouvriers qui viennent travailler à la « manufacture ». Il y a 3 000 logements Michelin pendant la décennie 1930. De nouveaux quartiers ouvriers sont donc entièrement construits, à l'instar du typique lieu qu'est la Plaine avec ses rues strictement symétriques et ses blocs de maisons divisés en quatre logements familiaux. Des rues qui ne portent pas le nom de personnages célèbres ou de lieux mais de qualité ou de vertus Rue de la Bonté ou la Rue de la Foi. Ces noms reflétaient les valeurs défendues par la famille Michelin à cette époque.
Le développement de ces cités s'accompagne de la création de cliniques, d'écoles, d'une église, de coopératives où le personnel va faire ses courses. Pierre-Jules Boulanger, PDG de Citroën et cogérant de Michelin, achète ses costumes à la coopérative Michelin. Le groupe finance un club omnisport : l'Association sportive Michelin. Une vie s'organise à l'intérieur de l'institution Michelin.
Le 29 juin 1940, le gouvernement, qui vient tout juste de signer l'armistice, se replie à Clermont. Pour quelques jours, la capitale de l'Auvergne est aussi la capitale de la France, avant qu'il ne se replie sur la ville voisine de Vichy. Plusieurs ministères restent néanmoins sur place.
Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand eut à juger quatre des hommes politiques, passagers du Massilia arrêtés le 31 août 1940 à Casablanca et accusés de désertion. Il condamna le 4 octobre 1940 Pierre Viénot, Alex Wiltzer et Jean Zay, puis le 9 mai 1941 Pierre Mendès France, alors lieutenant de l'armée de l'air française. Ce dernier, condamné à 6 ans de prison, s'évade le 21 juin 1941 de l'hôpital militaire pour rejoindre le général De Gaulle à Londres. Le même tribunal rapportera ces condamnations en 1946.
La Résistance à Clermont s'articule autour du quotidien La Montagne. Son fondateur, le socialiste Alexandre Varenne ayant déclaré qu'il « préférait briser sa plume » plutôt que de la mettre au service de l'ennemi. Le journal subit régulièrement la censure. Il est interdit de publication à plusieurs reprises. À la Libération, La Montagne aura le bonheur de pouvoir ressortir sous le même nom.
En 1944, le 92e régiment d'infanterie de ligne s'installe définitivement dans la ville.
L'entreprise Michelin perd de son poids en termes d'emplois. Clermont connaît ainsi un rééquilibrage au profit du secteur tertiaire.
Une politique de grands travaux est menée par la municipalité ; la place de Jaude est réaménagée, une ligne de tramway est inaugurée en octobre 2006. Le Conseil régional d'Auvergne construit dans l'agglomération clermontoise, une salle de spectacles de grande capacité, le Zénith d'Auvergne ainsi qu'une gigantesque halle d'exposition, la Grande Halle d'Auvergne, tous deux inaugurés en fin d'année 2003.
Au recensement de 2006, le dernier ayant valeur officielle (publié le 1er janvier 2009), la commune comptait 138 992 habitants (population municipale). La communauté d'agglomération de Clermont-Ferrand quant à elle, comptait 281 179 habitants (elle était alors composée de 21 communes : Aubière, Aulnat, Beaumont, Blanzat, Cébazat, Le Cendre, Ceyrat, Chamalières, Châteaugay, Cournon-d'Auvergne, Durtol, Gerzat, Lempdes, Nohanent, Orcines, Pérignat-lès-Sarliève, Pont-du-Château, Romagnat, Royat, Saint-Genès-Champanelle). La ville est au centre de la 17e aire urbaine française avec 426 698 habitants en 2006 (délimitation 1999).
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Depuis le milieu du XXe siècle, l'économie de Clermont est étroitement liée à la Manufacture française de pneumatiques Michelin qui a fortement influencé le développement de la ville. En effet, la famille Michelin, très paternaliste, a construit de nombreux bâtiments publics (écoles, crèches, stade, etc.). Dans les années 1910, l'entreprise est parmi les premières à verser des allocations familiales à ses employés, qui sont surnommés les Bibs (du nom de Bibendum, la mascotte de la société). En 1970, Michelin emploie 30 000 salariés. Aujourd'hui, le poids de la manufacture au sein de la ville a beaucoup diminué, et le nombre d'employés s'établit désormais à environ 14 000, principalement dans les services administratifs de l'entreprise. Michelin est la seule société cotée au CAC 40 qui a son siège en province.
Clermont est un centre administratif important. On retrouve donc de nombreux emplois liés aux collectivités locales (Région, Conseil général, municipalité...), au secteur hospitalier, aux services déconcentrés de l'État, ainsi que à l'École nationale des impôts. Les autres secteurs économiques développés sont :
Clermont est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Clermont-Ferrand / Issoire.
Les principaux employeurs de l'agglomération clermontoise sont :,
Il faut rajouter à cette liste les emplois publics compris avec les territoriaux, notamment de la ville de Clermont-Ferrand, et les fonctionnaires du Minefi (DGI, CDI, ENI...) ou encore de l'Éducation nationale.
Clermont est reliée par l'autoroute dans les quatre principales directions :
Ainsi, Clermont est reliée par l'autoroute à Saint-Étienne, aux Alpes, à Marseille par l'A72, à Limoges, Brive, Périgueux et Toulouse par l'A89, à Bourges, Montluçon, Nevers par l'A71, à Montpellier, Perpignan et l'Espagne par l'A75.
Les trains Corail Téoz relient Clermont à Paris en 2 h 59 (trajet sans arrêt) à 3h23/24 (trains avec arrêts intermédiaires à Riom, Vichy, Moulins et Nevers) depuis décembre 2008, grâce à des travaux de réfection et de sécurisation des voies (suppressions de passages à niveaux) qui ont permis d'élever la vitesse maximale de 160 à 200 km/h sur la portion de ligne située au sud de Saincaize jusqu'au nord de Varennes-sur-Allier. La ligne Clermont-Paris a été la première équipée des voitures Corail Téoz par la SNCF. La desserte de base en semaine comporte 8 aller-retour, intégralement assurée en Corail Téoz depuis 2008. Elle est bénéficie désormais d'un cadencement horaire incomplet : en dehors du seul train sans arrêt, les départs de Clermont se font à +29, de Paris à +01, mais sont inégalement répartis à travers la journée ; au départ de Paris, une importante lacune subsiste entre 9h01 et 13h01.
En direction de l'ouest ou de l'est, les liaisons sont peu développées, les temps de trajets élevés (plus de 6 heures pour rejoindre Bordeaux, 2 h 45 pour arriver à Lyon). Le temps de trajet vers Lyon a cependant été récemment réduit à 2 h 18 grâce à des travaux de réfection des voies et surtout au raccordement direct de Saint-Germain-des-Fossés, mis en service en décembre 2006, évitant ainsi le tête-à-queue qui pénalisait le temps de parcours de 10 à 20 minutes. Le renouvellement du matériel régional (automoteurs X72500, X73500 et AGC) explique aussi les gains obtenus sur ce parcours rendu difficile par le profil et par le tracé sinueux, surtout entre Roanne et Lozanne.
Aucune ligne à grande vitesse ne dessert la ville malgré de multiples pressions des élus et des habitants. Plusieurs projets ont été proposés dont une ligne à grande vitesse vers Paris, la LGV Massif Central (rejetée en 2005) ou la Transversale Alpes Auvergne Atlantique défendue par le conseil régional d'Auvergne. Si elle a lieu, la mise en service de ces lignes n'est pas attendue avant 2019. En 2008, le projet d'une LGV Paris-Lyon par Clermont a été relancé et est actuellement à l'étude.
L'aéroport international de Clermont-Ferrand se situe sur la commune d'Aulnat, à l'est de l'agglomération clermontoise. Il possède une piste d'une longueur de 3 015 m. Il a été géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Clermont-Ferrand / Issoire jusqu'en 2006, puis, actuellement par un syndicat mixte conduit par Clermont Communauté.
Des vols réguliers sont assurés à destination de Biarritz, Marseille, Nice, Mulhouse-Bâle, Lyon, Toulouse, Bastia (en été), Ajaccio (en été), Strasbourg, Paris (Orly et Charles de Gaulle), Lille et Nantes ainsi que vers Amsterdam et Bruxelles. Les liaisons de Porto (en été) et Lisbonne (hebdomadaires) sont assurées par PGA Portugalia Airlines. Une filiale d'Iberia a exploité de début 2008 jusqu'à l'été 2009 des vols vers Madrid (6 vols hebdomadaires). La création d'une ligne vers l'aéroport de Manchester est en cours d'étude.
L'aéroport de Clermont est un des rares au monde à avoir reçu le Concorde. Accueil rendu possible grâce à la pression de Michelin qui fournissait les pneumatiques du supersonique.
Il accueille le centre de maintenance de la compagnie aérienne « RÉGIONAL » filiale du groupe « AIR FRANCE ».
Le réseau de transports clermontois est géré par la T2C.
À terme la colonne vertébrale de ce réseau devrait être le tramway sur pneus de technologie Translohr, dont une première tranche a été mise en service le 13 novembre 2006 (un mois de réglages techniques étant nécessaire après l'inauguration officielle du 14 octobre). Depuis septembre 2007, l'intégralité de la ligne est ouverte sur 14 km et 31 stations, entre la Gare de la Pardieu, dans la technopole et le quartier populaire de Champratel. Cette ligne principale est complétée par des lignes de bus réorganisées pour l'occasion permettant la desserte de toute la communauté des communes.
Déjà, est évoquée la création d'une seconde ligne Est-Ouest entre le quartier de la Gare SNCF et la ville de Royat. Après des réticences de la municipalité de Chamalières, il semble qu'un certain consensus se soit dégagé pour entamer une réflexion sur cette seconde ligne.
Une première ligne de transport en commun en site propre avait été mise en service en 2001 (technologie Civis) mais les véhicules Civis ont été retirés du service en raison de nombreux problèmes et de coûts de fonctionnement élevés. Depuis septembre 2004, le service MooviCité, initié par le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération clermontoise (SMTC), propose des transports à la demande pour les personnes à mobilité réduite, ainsi que la location de vélos classiques et de vélos à assistance électrique (V.A.E.), pour tous à l'intérieur de l'agglomération.
Clermont-Ferrand est caractérisé par sa proximité avec des espaces naturels remarquables qui entourent l'agglomération :
De nombreux sites naturels situés sur le territoire de Clermont-Ferrand ou à proximité immédiate sont intégrés dans le réseau Natura 2000 et font à ce titre l'objet d'actions de préservation et de gestion.
Le territoire de Clermont-Ferrand abrite également la source de la Poix, une des dernières sources naturelles de bitume de France.
Le maire actuel de la ville est Serge Godard (PS), successeur de Roger Quilliot le 4 juillet 1997 et réélu en 2001 puis en 2008. C'est le troisième maire de la ville depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, après les socialistes Gabriel Montpied (de 1944 à 1973) et Roger Quilliot (de 1973 à 1997). Serge Godard est physicien de formation. Il a exercé les mandats de sénateur et de conseiller général précédemment à sa fonction de premier édile de la ville.
Le Conseil municipal compte 55 élus, répartis entre les 44 membres de la majorité, 4 membres de l'opposition de gauche, ainsi que 8 membres de l'opposition de droite. On retrouve les groupes politiques tels que : 1 LO, 4 LCR, 5 PCF, 2 PRG, 2 MDC, 28 PS, 3 MODEM, 6 UMP. En 2010, la commune de Clermont-Ferrand a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ ».
La ville est divisée en neuf cantons :
Clermont abrite 40 000 étudiants répartis dans deux universités, l'Université d'Auvergne (Clermont I, environ 14 500 étudiants) et l'Université Blaise-Pascal (Clermont II, environ 15 000 étudiants) ainsi que six écoles d'ingénieurs ou de management.
La ville se situe au 16e rang national pour l'enseignement supérieur.
Près de 13 % de la population estudiantine vient de l'étranger. On rencontre de nombreux européens accueillis grâce aux programmes d'échanges type Erasmus. Il y a aussi des Américains, des Chinois, et des étudiants venant de plusieurs pays d'Afrique (en particulier dans les cursus d'Économie du Développement). Enfin depuis quelques années, la population estudiantine chinoise est en pleine expansion grâce à des partenariats avec plusieurs campus chinois.
Les principales écoles :
Les universités et écoles sont dispersées dans différents sites en centre-ville ainsi que sur le campus universitaire des Cézeaux.
On retiendra le bâtiment de l'avenue Carnot, siège de l'Université Blaise-Pascal, qui a accueilli l'Université de Strasbourg pendant l'occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale, ou encore le pôle tertiaire de La Rotonde, où sont dispensés les cours de droit et de science politique, bâtiment d'architecture moderne.
Les universités de Clermont 1 et Clermont 2 ont le projet de constituer un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) avec l'ENITAC, l'IFMA et l'École nationale de chimie.
Les deux universités de Clermont ont été retenues pour faire partie des audits lancés par le gouvernement Fillon en 2008 en vue de l'autonomie des universités françaises.
Dans le cadre de l'adoption de ses nouveaux statuts, conformément à la loi LRU, l'Université d'Auvergne Clermont 1 a créé en avril 2008 la première fondation universitaire de France.
Les fêtes du Port (MAI), pèlerinage au coeur de la ville, attirent des pèlerins de tout le diocèse durant plusieurs jours. Chaque année, la procession (15h)se déroule entre Notre-Dame du Port et la Cathédrale.
Messe à la cathédrale chaque dimanche: à 10h (chants grégoriens) et à 18h30. La liturgie garde la présence d'enfants de choeur, thuriféraire, acolytes, porte croix.
Messe à Notre-dame du Port : 9h et 11h chaque dimanche.
Messe lundi/mardi:mercredi/jeudi/vendredi à Saint Pierre les Minimes: 18h30. Messe lundi/mardi:mercredi/jeudi/vendredi à la Cathédrale : 8h chaque matin.
http://catholique-clermont.cef.fr/sommaire.php3
L'Archevêque du diocèse est actuellement :
Monseigneur Hippolyte SIMON, né à St-Georges-de-Rouellay (Manche) le 25 février 1944, prêtre à la cathédrale de Coutances le 27 juin 1970, nommé évêque de Clermont le 22 février 1996, a reçu l'ordination épiscopale dans la cathédrale de Clermont, le 4 mai 1996.
Dans le Diocèse :
La vie religieuse féminine possède 9 congrégations, répartie en 42 maisons, 19 congrégations réparties en 26 maisons et 3 monastères de vie contemplative. Pour les hommes, il y a un monastère de vie contemplative et 4 congrégations de vie apostolique.
Le Centre Diocésain de Pastorale: Lieu de rencontre entre les responsables des nombreux Mouvements qui y tiennent leurs permanences et entre les nombreux chrétiens du diocèse qui s'y retrouvent à l'occasion de réunions de formation et d'échanges.
Depuis 1988, une Radio Chrétienne réseau RCF fonctionne sous la responsabilité d'un directeur nommé par l'Evêque.
Le Bulletin diocésain : « Les Nouvelles du Diocèse de Clermont » Un hebdomadaire chrétien d'actualité tire à 11 500 exemplaires : « le Semeur Hebdo ».
La ville compte neuf mosquées ou salles de prières. Une grande mosquée a été construite, 15, rue du docteur Nivet, dans un style architectural bien intégré à la cité.
La synagogue, datant de la deuxième moitié du XIXe siècle, est protégée auprès des Monuments Historiques. Elle est située rue des quatre Passeports et a récemment été rachetée par la communauté juive de Clermont-Ferrand.
Clermont est classée Ville d'Art et d'Histoire. Beaucoup de monuments peuvent déconcerter par leurs teintes sombres qui s'étendent du gris clair au noir intense. Le matériau de construction traditionnel est en effet la pierre de Volvic – issue des « cheyres » basaltiques de la chaîne des puys.
L'opéra de Clermont est fermé au public depuis le début de l'année 2007. À la suite de chutes de parties du plafond dans les couloirs, la municipalité a décidé de fermer par précaution le bâtiment. De gros travaux de rénovation vont être engagés. Ils permettront de remettre aux normes le bâtiment et de moderniser la machinerie scénique.
La ville est divisée en de nombreux quartiers, ayant chacun une âme et une identité propre.
Nombreux sont les quartiers réputés sensibles. Les plus connus sont Croix-de-Neyrat, Champratel, et les Vergnes. Il n'est pas rare d'entendre que les quartiers nord constituent un seul et unique quartier (Croix de Neyrat, Champratel, les Vergnes et la Z.U.P. la Gauthière).
A noter l'étonnant quartier de La Plaine, construit durant la première moitié du 20 e siècle, cité-jardin vaste et tranquille ,peuplée de retraités et de jeunes familles ,à l'entrée nord de la ville.
Le centre-ville de Clermont se concentre autour de la butte occupée par la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption. Une grande partie est constitué de bâti ancien desservi par des rues souvent piétonnes.
C'est là que l'on trouve le coeur commerçant de la ville, notamment sur la place de Jaude.
La plupart des administrations sont également situées dans ce secteur, notamment l'hôtel de ville, le Conseil Général du Puy-de-Dôme ainsi que la préfecture.
Plusieurs composantes des universités clermontoises sont installées dans le centre. L'UFR de Lettres, Langues et Sciences Humaines, l'UFR psychologie et la faculté de droit et de sciences économiques sont dans ce cas.
Cette partie de la ville compte une mosaïque de petits quartiers aux architectures disparates :
L'est de la ville compte de nombreux établissements industriels, notamment dans le quartier du Brézet. Le parc d'activités de la Pardieu accueille de nombreuses entreprises.
De nombreuses enseignes commerciales et plusieurs hypermarchés sont installées le long des grands boulevards qui traversent ces zones. Enfin, il faut noter la proximité du campus universitaire des Cézeaux.
Les quartiers du nord de Clermont-Ferrand rassemblent de gros complexes résidentiels de type HLM et un habitat individuel. Les quartiers nord souffrent d'une mauvaise réputation, en particulier Les Vergnes,quartier délaissé et pauvre en infrastructures. On y trouve les quartiers suivants :
Ces quartiers totalisent 25 000 habitants.
Champratel est situé exactement au nord-ouest de Clermont entre le quartier Croix-de-Neyrat et celui des Vergnes, près du stade Gabriel-Montpied. C'est l'actuel terminus nord de la ligne de tramway. Quartier en cours de rénovation avec démolition des deux plus gros immeubles et projet d'implantation d'un important centre d'activités avec multiplexe , bureaux et commerces (travaux préparatoires en cours). C'est un quartier qui est réputé pour être sensible. Il connaît un fort taux de chômage, et comprend une population hétérogène (une trentaine d'origines différentes). Un grand projet de renouvellement urbain a été mis en place afin d'effacer la misère, qui est la plus élevée de l'agglomération clermontoise, par la mixité sociale.
Ces quartiers essentiellement résidentiels jouxtent le parc Montjuzet et occupent le bas des côtes de Chanturgue.Ce quartier plutôt tranquille mêle résidences, villas et quelques bâtiments HLM qui font de la Glacière un quartier homogène au point de vue social.
Quartiers résidentiels proches du centre-ville. Le quartier des Salins abrite les sièges sociaux de grandes banques, un centre d'affaires, la gare routière, la mutuelle sociale agricole, la très grande librairie Les Volcans ( Privat) sise en face de la Maison de la Culture et, sur la place des Salins, un marché aux puces très prisé à lieu tous les dimanches matins.
A noter le "trou" correspondant au projet abandonné de Grande Bibliothèque.
Un rucher urbain est installé sur le toit de la Maison de la Culture.
Aux Salins, on trouve également le stade nautique Coubertin, piscine découvrable la plus vaste d'Europe en 2006.
Vers Vallières, le quartier se compose plutôt de pavillons et de petits immeubles d'habitation. Le stade Philippe Marcombes y est un pôle sportif fort.
Montferrand est un ancien site médiéval hautement mis en valeur (secteur sauvegardé). Ce quartier a longtemps été le concurrent historique de Clermont lorsque les deux cités n'étaient pas réunies.
Entre le nord et le centre, on rencontre deux gros types de quartiers avec pour l'essentiel les usines Michelin (Cataroux, Combaude, Carmes). À proximité immédiate des entrées, des quartiers populaires se dessinent, encore une fois avec des ouvriers et employés de la manufacture (Chanteranne) ou encore les « Bughes-Nord » se situant entre le boulevard Maurice-Pourchon et la maison des sports et connaissant l'influence architecturale des maisons Michelin mélés à des bâtiments de type HLM+Résidences et des commerces florissants.
Le quartier de la Gauthière est quant à lui constitué de grands ensembles HLM ,ce qui en fait un des quartiers populaires de Clermont. Il est assez enclavé en raison des grands axes de circulation qui le ceinturent,mais toutefois plus proche du centre ville que des quartiers comme Les Vergnes, qui reste lui très enclavé.
Le quartier Saint-Jacques est essentiellement constitué de grands ensembles dont la majorité sont de type HLM, il est de taille quasiment comparable à Croix de Neyrat même si ses limites sont moins faciles à définir et regroupe près de 15 000 habitants. Parmi eux, le bâtiment emblématique de cette zone : la muraille de Chine, immeuble qui doit son surnom à sa situation en hauteur et à sa très grande longueur. Le quartier est une Zone Urbaine sensible (délinquance marquée). Malgré une mixité globale au niveau du territoire, il existe des disparités selon les sites. Des zones de relégation (ensemble Winston Churchill, une barre d'immeuble située rue des plats...)jouxtent des zones pavillonnaires.
C'est là que l'on trouve le CHU Gabriel-Montpied.
Les unités militaires ayant tenu garnison à Clermont :
L'unité militaire actuellement stationnée à Clermont est le 92e régiment d'infanterie, depuis 1887.
Le nom de Clermont a été donné à la ville de Clermont au Québec, en hommage à Blaise Pascal.
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