Colombes est une commune française du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France.
Située dans la banlieue nord-ouest de Paris, avec ses 82 552 habitants au 1er janvier 2007, Colombes est la septième commune d'Île-de-France et la troisième ville des Hauts-de-Seine. Plus grande cité pavillonnaire de la petite couronne parisienne, elle demeure néanmoins un territoire diversifié.
La commune de Colombes est située dans le Nord-Ouest de la petite couronne parisienne, sur la « boucle nord » des Hauts-de-Seine.
Le territoire est composé de deux grands ensembles géologiques. Le grand sud de la commune se situe sur un plateau calcaire, les bords de Seine au nord ont une géologie de type alluviale de basse altitude.
Le dénivelé entre ces deux espaces a donné lieu à des exploitations de carrières (carrière des Côtes d'Auty) et de l'exploitation sablière, jusqu'au début du XXe siècle. Certains toponymes se réfèrent à cette activité (Cité des Grèves, rue des Côtes d'Auty…).
Le nord de la commune se situe en zone inondable.
Climat de type tempéré
111 kilomètres de voirie traversent Colombes, dont 15% de routes nationales et départementales et 23% de voies privées. On compte 70 carrefours à feux.
Le réseau routier de la ville comprend 12% de « zones 30 » à la suite de l'élaboration d'un schéma directeur « zones 30 » en 1999.
Le territoire est traversé par deux axes d'importance régionale : au nord, l’A86 et à l'ouest, la RD 992.
Le réseau routier comprend 2,5 kilomètres de pistes cyclables, 12 kilomètres de contre-sens cyclables, et 13 kilomètres d'itinéraires jalonnés. Il existe 27 sites de stationnement cyclable pour 177 places de stationnement.
Un Plan de Déplacements des Etablissements Scolaires (PDES) a été mis en place. Il concerne 2 écoles.
Sous l'impulsion du Conseil régional d'Île-de-France, le tramway T2 sera prolongé depuis La Défense jusqu'à Bezons, traversant le boulevard Charles de Gaulle (RD 992) et le desservant sur 3 stations: Jacqueline Auriol, Victor Basch, et Parc Pierre Lagravère. La mise en service est programmée pour l'année 2012.
Colombes est la première commune pavillonnaire de la petite couronne parisienne. D'une superficie de 7,8 kilomètres carrés, elle est urbanisée sur 86 % de sa surface (6,7 km²).
L'arrivée des voies ferrées et l'essor industriel constituent deux des étapes clés dans l'urbanisation de la ville. Le développement des aires d'attraction de La Défense et de Paris depuis la fin des années 1990 tendent à placer Colombes dans une nouvelle dynamique sur laquelle les politiques d'urbanisme se sont orientées, à l'image de l'immeuble du boulevard Charles-de-Gaulle Sud qui accueille le siège social de l'entreprise Oracle depuis 2001. Colombes est l'un des sites de production de la Snecma. Elle a accueilli par le passé les usines Guerlain, Kleber et Facel. Elle abrite également certains sites d'Alcatel, de Thales communication et depuis quelques années le siège d'Oracle France. Le virage tertiaire entamé sous la mandature de Dominique Frelaut, maire de 1965 à 2001, puis repris par Nicole Gouéta, s'inscrit dans les dynamiques régionales consécutives à l'expansion du pôle d'activité de La Défense dans les années 1990 (1er pôle d'emploi français).
Bénéficiant au long du XXe siècle de la vitalité des industries, le nord de Colombes, intégré dans « la Boucle d'Or » des Hauts-de-Seine, s'affronte aujourd'hui à la crise industrielle. Conséquence, les taux de chômage sont beaucoup plus élevés dans les grands ensembles de bords de Seine, à l'image du mauvais niveau des indicateurs socio-économiques plus généralement. Les écarts de revenus au sein de la commune sont importants : alors qu'une unité de consommation du ménage le plus riche du quartier des Vallées touche jusqu'à 4000 euros par mois, l'unité de consommation du ménage le plus modeste habitant le nord du boulevard Charles-de-Gaulle ne bénéficiera que de 280 euros par mois.
De nombreux projets sont en cours : sous l'impulsion de la région Île-de-France, le prolongement de la ligne de tramway T2 () entre La Défense et Bezons, devrait passer par Colombes en empruntant le boulevard Charles-de-Gaulle. La prévision de l'arrivée du tramway a provoqué, outre les retards successifs, le lancement du renouvellement des rives du boulevard Charles-de-Gaulle. La construction d'immeubles de bureaux a été impulsée en ce sens à partir des années 1990. Achevé en 2001, un immeuble du boulevard Charles-de-Gaulle accueille le siège social de l'entreprise Oracle. Par synergie, le nouvel immeuble La Défense Ouest a été inauguré en 2007. Outre ces aménagements, le « périmètre d'étude Charles de Gaulle » prévoit la préemption de pavillons à l'intérieur des espaces pavillonnaires de l'est du boulevard Charles-de-Gaulle. Source de rejet des habitants, l'érosion du tissu pavillonnaire à l'ouest de Colombes a provoqué la création d'une association de quartier de défense des habitants.
La politique foncière menée depuis le tournant politique de 2001 provoque de nombreux débats. L'acteur promoteur immobilier a acquis une place centrale dans la fabrique de la ville, et les compétences d'urbanisme dont disposent la ville participent à cette rupture libérale dans la gestion municipale du stock foncier (modifications du P.O.S, droit de préemption). La concession d'un programme de logements situé Pont de la Puce en 2001 à un promoteur immobilier, originellement prévu pour accueillir des logements étudiants, ou encore l'élargissement du périmètre d'étude « Charles-de-Gaulle/Colbert » entre 2001 et 2006, marquent une nouvelle politique municipale en matière d'urbanisme.
La ville de Colombes bénéficie de la délégation de compétences relative à l'attribution de logements du contingent préfectoral.
Le parc de logement de Colombes se compose de plusieurs formes d'habitat :
La rénovation du site de « La Marine », ancien siège de l'usine aéronautique de l'ingénieur Félix Amiot puis de bâtiments de l'armée, accueillera un « éco-quartier ». Il sera notamment composé de nouveaux logements, d'un parc ouvert sur le boulevard, et d'un centre de remisage de tramways.
Trois projets financés par l'ANRU entraîneront dans les prochaines années la réhabilitation de deux grands ensembles situés en bord de Seine (Les Grèves et le quartier Fossés-Jean), ainsi que la destruction d'un autre grand ensemble d'habitat collectif, Europe-Ile-Marante.
Réaménagement de la gare de Colombes
L'origine du nom « Colombes » n'est pas certaine et deux hypothèses existent sur son étymologie. La première explication justifie le nom de Colombes, « Coulombe » en vieux français signifiant « colonne », du fait de la présence d'une colonne située jusqu'au 4 août 1789 à l'intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard de Valmy. Celle-ci pouvait être une pierre sacrée ou un monument mégalithique. La deuxième hypothèse justifie ce nom du fait de la présence ancienne d'une maison à « atrium » aux toits inclinés vers la cour intérieure, dont les pans étaient soutenus soit par des colonnes, soit par des colombages provenant de troncs d'arbres équarris.
La majorité au conseil municipal est composée de quatre groupes : Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Les Verts, Citoyens autrement (dans l'ordre d'importance, en nombre d'élus). La tête de l'exécutif municipal est dirigée par le socialiste Philippe Sarre. Élue en mars 2008, la liste « Gauche rassemblée » a obtenu 53,60% des suffrages contre 46,40% pour la liste conduite par Nicole Gouéta, maire sortante élue en 2001 sous l'étiquette RPF, rassemblant l'UMP, le Nouveau Centre et le Modem au 2nd tour (le Modem rassemble 8,60% des suffrages au 1er tour).
Déjà au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2007, Ségolène Royal (PS) avait obtenu 53,97 % des suffrages face à Nicolas Sarkozy (UMP) à Colombes.
L'opposition est composée d'un groupe UMP - Nouveau Centre et d'un groupe MoDem.
Colombes fut amputée de certains quartiers pour former les communes de Bois-Colombes en 1896 et La Garenne-Colombes en 1910.
La ville est divisée en trois cantons :
…et en deux circonscriptions législatives, circonscriptions partagées avec les villes voisines :
La ville de Colombes était équipée dans l'ensemble de ses bureaux de votes de machines de vote électronique (Nedap) lors des élections de 2007.
La dernière révision du Plan local d’urbanisme date de l'année 2003. La partie nord de Colombes, inondée lors de la crue centennale au début du XXe siècle, est classée au Plan de Prévention des Risques (PPR). Les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat (OPAH) tendent à équiper les derniers logements du sud de la commune encore peu équipés en équipements « de confort » (douches, wc,…). Trois quartiers de la commune bénéficient des aides de l'ANRU en matière de renouvellement urbain. Il s'agit des quartiers « Grèves », « Fossés-Jean », et « Europe-Ile-Marante ». 2 bâtiments sont classés au Patrimoine historique; l'usine d'épuration des eaux et le clocher de la vieille église.
Un conseil communal des jeunes se réunit régulièrement et propose de nouvelles idées et projets pour la ville.
La politique menée en matière d'urbanisme depuis 2002 par la majorité municipale de Colombes consiste pour beaucoup en la gestion de stock foncier. La préemption consiste en un outil destiné à une revente quasi immédiate du foncier aux promoteurs immobiliers par la mairie. Les projets entamés depuis 2006 commencent à présenter une certaine réflexion en matière d'urbanisme, et peuvent se voir attribuer le terme de "projet urbain".
En 2007, Colombes a reçu le label « Ville Internet @@ » .
Tribunal d'Instance de Colombes
La ville a lancé des Assises pour une ville écologique en décembre 2008. L'objectif est de parvenir à la rédaction, avec la participation des habitants, d'un « Agenda 21 » local. Cinq ateliers thématiques (mobilité, urbanisme, environnement, économie responsable et solidarités) se sont réunis pour travailler à des propositions concrètes d'actions à mener. La municipalité a ouvert un blog dédié à cet Agenda 21, afin de permettre aux habitants d'exprimer leur avis et de faire des propositions.
Démarche éco-quartier engagée dans le cadre de la rénovation du site de la ZAC de la Marine.
La ville est jumelée avec la ville de Frankenthal (Allemagne).
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Clamart depuis cette date.
La structure démographique de Colombes est marquée, comme de nombreuses villes de banlieue, par un héritage industriel. Si la ville n'a cessé de s'accroître au rythme de l'économie, « la population n'a pas toujours suivi l'économie ». Symptomatique de la « crise post-industrielle », le peuplement des cités de bords de Seine, marqué par le chômage, le faible niveau de scolarité et cumulant toutes sortes de difficultés. « Spécialisés » dans les emplois industriels, ces populations ont été les premières touchées par la crise lors de la fermeture ou le départ des usines, alors que les « promus » des 30 glorieuses poursuivaient leur trajectoire de vie ailleurs, parfois dans la commune même. Les grands ensembles accueillent aujourd'hui les populations les plus en difficulté.
Le nombre d'habitants à Colombes était d'environ 83 000 personnes en 2004. Le nombre moyen d'individu par ménage est de 2,53.
Les communes d'origine des Colombiens :
Les lieux de travail des Colombiens:
Dans le territoire colombien, les inégalités socio-économiques sont fortes : chaque mois, il reste à disposition du ménage le plus pauvre de Colombes 280 euros par individu impôts exclus, ce chiffre s'élève à 4 000 euros pour le ménage le plus riche. La population de la ville reste jeune, la tranche d'âge la plus représentée étant celle des 39-59 ans, puis celle des 29-59 ans. Le nombre total d'emploi salarié privé à Colombes à baissé entre 2002 et 2004.
Les politiques de renouvellement du peuplement sont aujourd'hui au cœur de l'action municipale. Il s'agit d'attirer des ménages solvables afin de tirer de nouvelles sources de revenus pour alimenter le budget de la ville. Une telle politique engagerait la ville vers des « investissements » indispensables : crèches, écoles, équipements publics... Cette nouvelle politique de peuplement s'accorde avec une politique en matière d'urbanisme, faisant la part belle à la densification du bâti.
Colombes est située dans l'académie de Versailles.
La ville administre 7 crèches, 20 écoles maternelles et 18 écoles élémentaires communales.
Le département gère 5 collèges et la région Île-de-France 3 lycées généraux et professionnels :
Colombes dispose par ailleurs d'un établissement privé : l'Institution Jeanne d'Arc, et de deux établissements d'enseignements spécialisés.
Fête des cerises et du terroir
La ville possède un stade, le stade olympique Yves-du-Manoir, inauguré en 1907, qui accueillit les Jeux olympiques de 1924 (voir le film Les Chariots de feu), la Coupe du monde de football en 1938, et de nombreuses autres rencontres sportives internationales. Des titres de presses datant de 1923, à propos du choix de Colombes comme site olympique, font état de la compétition Paris-Banlieue qui existait alors: "Verra-t-on la ville de Paris battue par sa banlieue?" ou encore "Aujourd'hui doit se disputer dans la salle du conseil municipal à l'Hôtel de Ville la match Colombes contre Paris". Le stade Yves du Manoir perdit de son importance après la rénovation d'un autre grand stade de la région parisienne, le parc des Princes, dans les années 1970. Il put accueillir jusqu'à 60 000 spectateurs, mais sa capacité a été largement réduite, les tribunes les plus vétustes ayant été détruites.
Colombes fut candidate avec Paris à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2012. La ville aurait accueilli les épreuves de base-ball et softball sur le site de l'actuel stade Yves-du-Manoir (sports qui, de toute manière, ne feront finalement pas partie de ceux qui se dérouleront aux JO de 2012…).
Concernant les équipes fanions de la ville, on peut en compter deux :
- Tout d'abord le rugby. Le Racing Métro 92 évolue au stade olympique Yves-du-Manoir, et participe au championnat de Top 14 qui est la première division en rugby. Le club a terminé en tête du championnat pro D2 de la saison 2008-2009 et a ainsi accédé au Top 14. Avec une équipe dirigeante ambitieuse, et un stade dont la capacité d'accueil a été portée à 14 000 places, les affluences devraient tourner autour de 5 000 à 14 000 spectateurs.
- Mais également le football. Le Racing club de France évolue quant à lui en 4ème division : le CFA. Le club s'appelle désormais le RCF-Levallois 92 puisqu'il s'est rapproché de la ville de Levallois qui lui donne une subvention conséquente, mais également par le rapprochement avec le Levallois Sporting Club qui n'existe plus dans les catégories séniors. Ce club historique, est retombé dans l'oubli depuis les années 1990 après le retrait de son sponsor le Matra. Le club espère trouver des repreneurs sérieux afin de retrouver le haut niveau. Le club évolue au complexe Yves-du-Manoir, mais joue dans le petit stade annexe qui se nomme Lucien Choine pour plus de convivialité. Le club a un avenir très incertain à Colombes s'il souhaite se développer. Depuis l'annonce du conseil général du 92 qui souhaite créer une salle de 15 000 places pour le Handball, le RCF-Levallois 92 devra alors s'exiler dans une autre ville s'il veut monter dans les sphères professionnelles.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 17 634 €, ce qui place Colombes au 8 675e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole.
Deux bâtiments colombiens sont classés au titre des monuments historiques: la vieille église du centre-ville, et l'usine d'épuration des eaux SIAAP à côté du pont d'Argenteuil entre la A 86 et la Seine.
Le stade Yves-du-Manoir, ancien champ de course hippique, est inauguré en 1907 et accueille les Jeux Olympiques de 1924 puis la Coupe du Monde de football de 1938. Pendant la seconde guerre mondiale, le lieu sert de camp d'internement dans le cadre du système concentrationnaire nazi, sous l'autorité de Vichy.
Le territoire colombien est riche d'un passé industriel. Il accueille des vestiges d'établissements et d'activités liées à l'industrie.
La devise de Colombes est : « Dulcis ascendo pertinax volo » : Je vole avec persévérance et monte avec douceur.
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