50°46′N 3°01′E / 50.767, 3.017
Pour les articles homonymes, voir Comines.Comines (en néerlandais: (Frans-)Komen) est une commune française du département du Nord (59) et de la région Nord-Pas-de-Calais, située en Flandre Romane.
La ville de Comines est située à la frontière franco-belge, qui la divise en Comines (France) et Comines (Belgique).
De tout temps, ainsi qu’en témoignent les vestiges archéologiques, Comines a attiré les hommes. Son époque glorieuse se déroule au Moyen-Age, lorsque la cité est centre de commerce et d’échanges. A cette époque, sous la protection de son seigneur, Comines se fortifie pour se défendre des invasions. Dès le XI ème siècle, s’établit l’Eglise Saint Pierre. A cette même époque, la population s’étoffe et l’activité de la draperie voit le jour. Progressivement, la ville s’émancipe grâce à un échevinage issu de la bourgeoisie. En 1359 s’élève le premier beffroi.
De par sa position stratégique sur la lys, point de passage obligé et porte de la Flandre, Comines subit de nombreuses invasions barbares. Détruite, la ville sera reconstruire en 1384 par Colard de la Clyte qui rebâtit le château. Celui-ci devient l’un des plus beaux du pays et le beffroi lui aussi gagne en puissance .
Jusqu’aux règnes de Jean 1er et de Jean II, les malheurs ; les guerres, les disettes ou famines continuent à accabler la ville. En 1477, Jeanne de la Clyte, veuve de Jean de Halluin, est seigneur de Comines. En 1512 lui succède son fils, Georges d’Halluin, qui fait creuser une seconde écluse afin de faciliter le trafic fluvial. De nombreux conflits se déroulent jusqu’au début du XVII ème siècle.
Sous le règne de Charles de Croy, une fois de plus, Comines est reconstruite. Le château est réparé ainsi que les chapelles et les moulins. L’Eglise Saint Chrysole est terminée en 1615 et le beffroi est édifié dans sa forme originale en 1623.
En 1668 , à la suite d’une alliance matrimoniale avec l’Espagne , Comines change de royaume. La ville est coupée en deux par la frontière naturelle de la Lys, le Nord est laissé à l’Espagne.
Louis XIV fait fortifier le château par Vauban, mais en 1674, de crainte de le voir tomber aux mains des Espagnols, il le fait détruire par le maréchal d’Humières.
Le traité d’Utrecht de 1713 confirme la frontière sur la Lys. Deux Comines subsistent : Comines Autriche et Comines France. Au détriment du flamand, la langue devient officiellement le français. Profitant de la paix, des manufacturiers belges s’installent dans Comines Sud. Vers 1719, Philippe Hovyn fonde sa rubanerie .
De nouveau, durant la révolution de 1789, Comines change de statut. Avec la guerre (puis avec sa victoire sur l’Autriche et l’annexion de la Belgique, elle fait face aux nombreux problèmes dus aux partages des dépenses des lieux de cultes.
En 1830, avec la révolution en France et avec l’indépendance de la Belgique, le progrès amène la naissance des ateliers et des usines. A Comines France, l’industrie textile se développe fortement avec la rubanerie, le tissage et la filterie. La gare est ouverte en 1876 avec la ligne Lille-Comines. A partir de 1906, sous l‘influence du Maire Désiré Ducarin, un nouvel hôpital, un dispensaire et un orphelinat sont construits. Le jardin public, le piscine et l’abattoir sont bâtis à la même époque.
Le 1er août 1914, la mobilisation générale est décrétée. Très rapidement, Comines est occupée jusqu’à l’évacuation totale des civils le 28 mai 1917. Mais peu à peu, le front avance. Et enfin, en octobre 1918, Comines est libérée. Malheureusement la ville a été complètement détruite par les bombardements alliés et les dynamitages allemands.
La ville est rebâtie, dans les formes que nous lui connaissons actuellement. Le centre est modifié avec des rues plus droites et une place plus grande. Selon les plans de Maurice Storez et de Don Bellot, l’Eglise est reconstruite dans son style si particulier néo-byzantin. L’architecte Louis Cordonnier garde au beffroi ses traits de 1623 avec son bulbe caractéristique. En 1922, la centrale électrique est achevée mais de nombreuses usines ayant disparu, Comines ne retrouve pas toute son aura industrielle.
De nouveau, en septembre 1939, lors la « drôle de guerre », la ville est envahie puis occupée. Elle subit les bombardements alliés qui visent la centrale thermique. De nombreuses victimes sont à déplorer.
Enfin, le 6 septembre 1944 sonne la Libération. La ville, moins meurtrie durant ce second conflit, retrouve une certaine croissance, en particulier dans le textile, jusqu’à la crise de celui-ci. La concurrence mondiale, ainsi que la fin des centrales thermiques, mettent un terme à cette période d’expansion.
Aujourd’hui, Comines se tourne vers d’autres industries et services. Elle développe de nouvelles zones d'activités ou résidentielles pour faire face à l’accroissement constant de sa population.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
En 1925, on entreprend la construction d'une nouvelle église, la précédente ayant été détruite lors de la grande guerre. Le béton armé, matériel innovant à cette époque, est utilisé pour son ossature. Les parties ajourées du clocher de 51 m sont comblées avec des briques de sable et des parpaings de différentes couleurs. L'église, de style néo-byzantin, est inaugurée le 7 juillet 1928 mais n’est totalement achevée qu’en juin 1929. Elle est l’œuvre des architectes Maurice Storez et Dom Bellot. Elle dispose de nombreux vitraux œuvres de M. Hollart. Ses orgues, 30 jeux et 4 claviers, sont dus à la maison Grammet. L’église est maintenant classée monument historique depuis le 9 septembre 2002.
Construction de l'église Saint-Chrysole à CominesÀ partir du XIIe siècle, avec l’obtention par leur seigneur, du droit de s’administrer seules, les communes érigent leur premier Beffroi, signe de puissance, d’autonomie et de liberté. Il est le gardien des chartes et la cloche qui rythme l’organisation de la cité. En 1297, 1382, 1427, 1579 le feu détruit le Beffroi, du fait de guerres ou d’incendies, car à l’époque il était fait de bois ; à chaque fois il est reconstruit. En 1623, il prend globalement sa forme actuelle. Classique pour l’époque, il se compose d’une imposante tour carrée flanquée de tourelles en saillie et surmontée d’un bulbe à huit pans, égrenant l’heure aux quatre points cardinaux. Pendant près de trois siècles, ce Beffroi résiste à l’Histoire lorsque, fin mai 1918, l’armée allemande d’occupation le dynamite dans sa fuite. Il faut attendre 1924 pour commencer sa reconstruction quasi identique à celle de 1623, de l’autre côté de la place en vis-à-vis de l’église ; il est l’œuvre de l’architecte Louis Marie Cordonnier. Par la suite, il traverse sans encombre le second conflit mondial. En 2004, le Beffroi de Comines pose sa candidature avec 22 autres beffrois en vue d’une inscription au patrimoine de l'UNESCO. En Juin 2005 la réponse officielle est positive et ainsi sont classés 11 beffrois dans le nord, 6 dans le Pas de calais et 6 dans la Somme.
La Fête des Louches se déroule chaque 2e dimanche d'octobre. Des chars parcourent le centre de la ville et à cette occasion, des louches en bois sont lancées du haut de l'hôtel de ville par centaines. C'est un trophée très convoité.
Le char de la damoiselle des louches en Octobre 2006« Louche » en Wallon signifie « cuillère » en français.
Il existe beaucoup de légendes sur l'origine de la fête mais celle-ci est une des plus connues :
Il y a une foire le jour de la St Denis, le 9 octobre. Dans le même temps, on célèbre la fête des Louches, dont la tradition nous apprend l’origine : on avait enfermé un seigneur dans une tour pour le soustraire au reste de ses hommes et jouir de son bien. S’étant fait connaître par le moyen d’un couvreur travaillant au-dessous de son cachot, il jeta par la fenêtre tout son petit ménage de bois, avec quoi on lui servait à manger.
Chaque année, un thème différent, historique ou commémoratif, est choisi pour la fête ; il est illustré dans le défilé. Ce défilé est franco-belge ; de nos jours, il commence en Belgique et se termine sur la place de Comines en France. Ce défilé est l'occasion pour les sociétés sportives, associatives et les différents quartiers de créer un char et de participer ainsi à des tableaux historiques, à la fin de celui-ci se trouve « le char de la Damoiselle des louches et de ses dauphines » (ou plutôt la louche, car ce char à la forme d'une louche) ; puis, fermant la marche, le char du comité, depuis lequel les membres de la confrérie en habit jettent des louches. Le défilé terminé, la foule se rassemble au pied de l'hôtel de ville. Les louches sont lancées depuis le balcon et les fenêtres du salon d'honneur par les membres de la confrérie ainsi que par le maire de Comines France et le Bourgmestre de Comines Belgique. Attraper les louches enrubannées, dont l'imposante « Louche du maire ».
La fête dure trois jours : le samedi après midi, ouverture de la fête foraine ; le dimanche, le grand défilé ; et le lundi matin, le franc marché (une braderie commerçante) suivi l'après midi d'une course cycliste.
le jet des louches remonte à la coutume de la franche foire instaurée au 15ème siècle
La version "moderne de la fête des louches" remonte à 1884 avec la création de la ducasse du château et du "comité des louches et des fêtes du quartier du château"
Les géants accompagnent toutes les festivités de la ville et notamment la fête des Louches.
Pratiquement depuis l'origine de la fête en 1884, deux géants se distinguent : « Grande Gueuloute », une épeuleuse (de épeule, bobine utilisée dans le tissage) surnommée ainsi car elle a le verbe haut, et « P'tite Chorchire », un marchand de macarons (gateau traditionnel) en habit de rubannier, sarrau bleu portant un écheveau de rubans jaunes et rouges, il est surnommé P'tite Chorchire car la barque qui lui sert à frauder d'une rive à l'autre de la Lys porte ce nom.
En 1984 apparaît * Buchard de Comines en costume de croisé de 1099, en mémoire du célèbre seigneur de Comines parti aux croisades.
Puis vint * Messire de Comines, il a été baptisé en 1987 entouré d'une vingtaine de géants des environs, il porte le costume de la confrérie des louches aux couleurs rouge et or, il brandit fièrement sa louche lorsqu'il défile.
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