Commercy est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Les habitants de Commercy sont appelés les Commerciens.
Commercy se trouve dans la vallée de la Meuse, à mi-chemin entre Bar-le-Duc à l'ouest, et Nancy à l'est.
Les voies de communication desservant Commercy sont la RN4 qui passe à Void, à 9 km au sud de la ville.
La voie ferrée Paris-Strasbourg rejoint la vallée de la Meuse à Lérouville (où se trouvait la gare de triage) puis la remonte par Commercy jusqu'à Pagny-sur-Meuse. Depuis la mise en service de la LGV Est européenne, cette voie ferrée n'est plus empruntée que par les trains régionaux et les convois de marchandises. Commercy est desservie par la ligne 29 Nancy-Reims du TER Lorraine. Le 28 avril 2008, une liaison quotidienne en TGV vers Paris a été ouverte, puis supprimée le 12 décembre 2009 (cf. Gare de Commercy).
L'emplacement où est située Commercy a été occupé dès le paléolithique ancien (côte de Bussy). L'existence de la ville n'est pas attestée avant le IXe siècle. Le roi de France Louis le Débonnaire passe à Commercy vers 830. La ville a connu divers noms dont les principaux sont, Commarchia (qui signifie "sur la marche" c’est-à-dire la frontière) et Commercium (pendant le Moyen Âge).
Le seigneur de Commercy est à la fois le vassal de l'évèque de Metz, et donc de l'empereur, et des comtes de Champagne. A la suite du mariage de l'une des filles du comte de Sarrebrück avec Simon II de Commercy, la seigneurie de Commercy est rattachée au comté de Sarrebrück en 1247. En 1324, Jean de Sarrebrück octroie à la ville sa charte d’affranchissement, long document dont est extraite la devise de Commercy : "Qui mesure, dure". Jean Ier choisit de diviser ses possessions à Commercy et en Sarre entre ses fils. A sa mort en 1341, son fils cadet Jean II reçoit la seigneurie de Commercy. Son frère Jean IV, devenu quant à lui comte de Sarrebrück, fait usage de son droit d'édifier un dongeon à Commercy et bâtit en 1345 le Château-Bas à quelques centaines de mètres de celui de Jean II. Le Château-Bas reste possession des comtes de Sarrebrück jusqu'en 1444, date à laquelle il est revendu. Les seigneurs du Château-Haut, descendants en ligne directe de Jean II jusqu'en 1525, prennent le titre de damoiseau. La division entre Château-Bas et Château-Haut perdure jusqu'au XVIIIe siècle. 1653 après le siège en mars de Saint-Mihiel ,Commercy fût assiégé à son tour en juillet. En 1650, le cardinal de Retz reçoit en héritage la seigneurie du Château-Haut où il s'installe à partir de 1662. Endetté, il vend en 1665 ses droits de suzeraineté à Anne de Lorraine, princesse de Lillebonne et à son époux le duc de Lillebonne. A partir de 1670, la France, qui a mis la main sur les Trois-Évêchés, revendique la seigneurie de Commercy. Peu après la fin de l'invasion de la Lorraine par la France, en 1697, la princesse de Lillebonne fait don de ses droits sur Commercy à son fils Charles-François, qui, à son tour, les transmet au duc Léopold Ier en 1702. Cette passation, contestée par la France, est confirmée en 1707 par la chambre royale de Metz. Léopold Ier accorde l'usufruit de la seigneurie de Commercy à Charles Henri de Lorraine-Vaudémont. Ce dernier réalise d'importants travaux qui donnent à la ville son aspect actuel (avenue des Tilleuls, place du Fer à Cheval,...).
En 1722, le duc de Lorraine Léopold Ier acquiert la seigneurie du Château-Bas au terme d'un échange. Les deux seigneuries de Commercy sont alors finalement réunies. Léopold en cède l'usufruit à Charles Henri de Lorraine-Vaudémont mais le prince de Vaudémont décède quelques mois plus tard. La seigneurie retourne au duc de Lorraine.
La duchesse douairière Élisabeth-Charlotte, après la renonciation de son fils François III, reçoit la principauté de Commercy comme un demi-exil. À sa mort le 23 décembre 1744, le nouveau « duc », Stanislas, beau-père du roi de France Louis XV, ayant déjà reçu les duchés de Lorraine et de Bar, très impatient, prend possession de Commercy pour l’embellir et y créer d'extraordinaires jardins.
L'économie est soutenue par la professionalisation du 8e régiment d'artillerie, installée depuis 1963 dans la commune. La réforme de la carte de militaire présentée en 2008 prévoit son remplacement ou sa suppression.
La ville dispose également d'un industrie sidérurgique (tréfilerie), métallurgique (soudage à l'arc) et alimentaire comme la spécialité des madeleines de Commercy.
Comme plusieurs villes de Lorraine et de la Meuse, la prolifération des sangliers est un sujet de discorde entre les agriculteurs et les chasseurs .
Commercy, sous-préfecture de la Meuse, est aussi le chef-lieu de l'un des trois arrondissements de la Meuse, et le chef-lieu d'un canton.
Evolution de la population de la commune de 1794 à 2006 (Sources : INSEE - CassiniEHESS) :
Détail par années de recensementL'existence de la Rue des Juifs atteste d'une population juive installée de longue date dans la ville.
Durant la Seconde Guerre mondiale sous l'occupation allemande, les juifs de Commercy dès juillet 1940 doivent porter un carré de tissu jaune cousu dans le dos (l'étoile jaune ne fait son apparition en France que le 7 juin 1942).
Dans la ville, neuf monuments sont répertoriés au monuments historiques, cinq sont classés et quatre sont inscrits à l'inventaire supplémentaire.
Les monuments classés :
Les monuments inscrits:
Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 à Commercy. La sculpture de Gaston Broquet représente un groupe de mitrailleurs sortant d'une tranchée face à l'ennemi et transportant leur mitrailleuse.
Unités militaires ayant été en garnison à Commercy :
Services de mobilité locale :