Concarneau (Konk-Kerne en breton), est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Concarneau est située dans le sud du département du Finistère, dans une région appelée la Cornouaille (Pays de Bretagne sous l'Ancien Régime).
La ville de Concarneau est centrée autour de sa Ville-close et de son port, pendant longtemps son port de pêche a été la principale activité de la ville. Aujourd'hui, la ville vit toujours autour de ses remparts, mais le tourisme et la construction navale sont devenus des activités importantes dans la ville.
Le nom Concarneau, Konk-Kerne en breton semble provenir de l'assemblage des mots suivants :
Ainsi, selon les traductions Concarneau signifie "abri, anse ou baie de Cornouaille" qui peut être comparé à Konk-Leon (Le Conquet) signifiant donc anse ou baie du Léon. Le toponyme correspond bien à la situation de la ville, bâtie dès son origine sur une île au milieu d'une ria.
Concarneau vu par le satellite SpotAu fil des époques le nom évolue et on retrouve des noms différents selon les documents. Ainsi, selon les époques on trouve :
Le nom Lanriec, ancienne commune rattachée à Concarneau en 1959, tire son origine dans lan, ermitage et riog, probable fondateur de cet ermitage. Au cours des siècles on trouve les déclinaisons suivantes :
La ville de Concarneau est construite autour de la Ville-Close. La ville de Concarneau est longtemps restée à l'intérieur de ses remparts. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette île-cité. Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.
Les premières traces de civilisation à Concarneau n'ont pas été retrouvées dans la Ville-Close mais autour de la baie. La densité de l'habitat et les profonds remaniements de sols crées par les différentes constructions peuvent expliquer cette absence d'artéfacts.
Tout autour de Concarneau, on peut trouver des mégalithes attestant de la présence de civilisation au néolithique.
L'acte le plus ancien, dans lequel est fait mention de Concarneau est le carticulaire de l'abbaye de Landévennec. Cet acte écrit aux alentours de 1050 ne cite pas directement Concarneau (ou tout autre nom désignant Concarneau), on y lit : Ego Gradlonus do sanclo Uuingualeo..., locum sancli Uuingualet in Buduc, V villas Traduit en Moi, Gradhlon, je donne à St Guénolé, le lieu de Saint Guénolé, en la paroisse de Beuzec, cinq maisons..
Saint Guénolé (461 - 532) est le fondateur de l'abbaye de Landévennec. À l'époque, la paroisse de Beuzec regroupe l'actuel quartier de Beuzec et l'îlot de Conq. Les maisons dont il est fait référence furent constituées en prieuré sur la partie la plus haute de l'île. Aujourd'hui on peut situer cet endroit sur la place Saint-Guénolé. Les moines de Landévennec vont donc construire leur prieuré, et aider au développement de la cité.
Selon d'autre sources, Concarneau aurait été fondée par Concar fils d'Urbien et petit-fils du roi Judicaël. Il aurait chassé les pictes présent et se serait donc installé sur l'îlot rocheux de Concarneau. Concar baptise en 692 la ville Concar-Keroneos ou Conkerneos qui se traduirait par Concar, fils d'Urbien. Concar meurt en 725. Concarneau est pris par les Francs en 799, mais reprise par les bretons en 809.
La population a beaucoup augmenté. Une église est construite, la chapelle du prieuré étant devenue trop petite. Cette église étant toujours dans la paroisse de Beuzec. Conc est chef lieu d'une châtellerie ducale. Le duc Jean II fait construire un auditoire pour la cour ducale.
A cette époque il y a un sénéchal et les officiers ordinaires d'une justice, procureurs, sergents, notaires, etc. Une communauté constitué de bourgeois, de négociants et de pêcheurs vit dans la cité protégé semble-t-il par un donjon ou une tour fortifiée.
Au XIIe siècle, seulement cinq villes de Bretagne (Rennes, Nantes, Vannes, Aleth et Dinan) sont ceinturées par un mur en pierre, le plus souvent il s'agit des fortifications gallo-romaine.
Il ne paraît pas possible de dater exactement la première ceinture murale en pierre, mais la période du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle est la plus probable.
Vers 1680, Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Ces travaux sont achevés en 1694, Vauban vient les inspecter le 7 juin de la même année.
Fondation de la Station biologique de Concarneau par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.
En 1945, le 19 septembre, la commune de Beuzec Conq, qui comptait 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau.
En 1959, la commune de Lanriec , qui comptait 3 079 habitants, est rattachée à celle de Concarneau
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Chiffres tenant compte de la population respective des communes de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec avant leur fusion.
La pêche a longtemps été l'activité économique principale de Concarneau. Mais depuis le milieu des années 80 et le ralentissement de la pêche, d'autres activités se sont développées. 1er Port de pêche thonier Français, Concarneau est le 6ème en débarquement de pêche fraîche. Le Conseil général du Finistère est propriétaire du port dont il concède la gestion à la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.
La construction navale joue aujourd'hui un rôle important. Les Chantiers PIRIOU construisent de nombreux navires de pêche et de commerce (bateaux d'assistance pour les plate-formes pétrolières, bateaux à passagers,...). Le chantier JFA est quant à lui placé sur le marché de la plaisance haut de gamme.
Le tourisme représente une activité importante surtout de début juin à fin septembre. Le port de pêche est d'ailleurs le point de départ vers l'Archipel des Glénan et, durant la saison estivale, les vedettes Glenn effectuent des liaisons régulières entre l'île principale de Saint Nicolas et le continent.
Au cours du 20e siècles des ateliers de vannerie se développent (principalement autour de la gare) pour faire face à la demandes des conserveries en paniers pour la manutention et le nettoyage des sardines et du thon. A partir des années 50 ce sont surtout la confection de "mannes à chalut" pour les pêcheurs qui occuperont ces ateliers. Aujourd'hui, ces produits sont importés d'Indonésie. Le dernier atelier (l'atelier Roger Le Gall) a fermé en 1991.
pour en savoir plus : HERISSET Roger « Les vanniers en basse Cornouaille : des paniers pour les pêcheurs et les conserveries » 6 p. Ar Men N°143, novembre - décembre 2004
Deux bacs font la navette toute l'année entre le quartier du passage et la ville close.
L'été, les vedettes Glenn et les vedettes de l'Odet rejoignent les îles Glénan et proposent des visites de l'Odet, également surnommée "plus jolie rivière de France".
La navette Jeanne-Yvonne effectue quant à elle, la liaison Concarneau-Beg Meil.
La Santa Maria propose des promenades et de la pêche en mer.
La ville n'est plus desservie par le train depuis 1952 :
La liaison avec Rosporden au départ de Concarneau a été remplacée par une navette autocar le 4 octobre 1959. La ligne de fret est encore très active dans les années 70 avec 76 000 tonnes transportées par an, avant de perdre de la vitesse et de s'éteindre définitivement en septembre 1998 avec un dernier trajet transportant du matériel pour GDF.
La ville de Concarneau et Réseau ferré de France ont passé une convention pour aménager l'ancienne voie pour les piétons et les cyclistes.
La voie express RN165, passe à quelques kilomètres au nord de Concarneau ; deux échangeurs permettent de rejoindre la ville.
Concarneau ne dispose pas d'aéroport. Les aéroports les plus proches sont ceux de Lorient et Quimper.
En 2010, la commune de Concarneau a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».
Tous les ans, traditionnellement l'avant dernier dimanche d'août se déroule un festival, les Filets Bleus.
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