Coulommiers est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne dans la région Île-de-France.
Les habitants sont appelés les columériens et columériennes.
Localisé au cœur de la Brie et sur les bords du Grand Morin, Coulommiers est situé à 60 km à l'est de Paris, à 20 km de l'autoroute A 4 et de la ville nouvelle de Marne-la-vallée (Disneyland Paris, Val d'Europe) et à 35 km de l'autoroute A5.
La ville est traversée par la route départementale 934 (ex nationale 34) de Paris à Esternay.
La commune dispose d'une gare, reliée à Paris-Est.
"Belle Croix" qui est situé à l'entrée de la commune de Coulommiers mais est sur celle de Mouroux.
Les communes limitrophes sont : Aulnoy, Boissy-le-Châtel, Chailly-en-Brie, Saints, Beautheil, Mouroux
La ville devrait son nom au latin columbo (colombe).
Les Romains lui auraient donné le nom de Columbarium qui signifie colombier. Le nom de la ville a donné aussi celui du coulommiers, fromage de Brie qu'elle produit traditionnellement.
Le blason de Coulommiers représentent un colombier surmonté d'une couronne d'épis qu'entoure la devise en latin : Prudentes ut serpentes, simplices ut columbae (Prudents comme des serpents, simples comme des colombes). Cette devise est tirée d'un passage de la Bible : "Voilà que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes" (Evangile selon Saint Matthieu, chapitre 10, verset 16).
Les armes de Coulommiers: elles sont d'azur au colombier d'argent rond de pierre de tailles a cinq assises, la porte de bois est ferrée;le toit d'ardoises avec une lanterneau dessus,surmontée d'une boule et d'une girouette d'or. autour du colombier des colombes d'argent volantes;quatre a dextre, dont deux viennent et deux fuient; a senestre,trois viennent et une fuit. Au dessous du colombier, deux serpents d'or dressés et entrelacés par la queue et langagés de gueules avec cette devise: prudentes ut serpentes,simplices ut colomboe prudents comme les serpents,simples comme les colombes. Depuis 1921, elles sont ornées de la croix de guerre.
Coulommiers fut réunie près de dix fois au domaine royal. Son histoire est aussi étonnante que mouvementée. Ses antiques remparts et son château furent reconstruits par Clovis ; en 1612, Catherine de Gonzagues y fit édifier un palais. Ernest Dessaint, Maire de Coulommiers (1923) : "L'origine de notre ville a de tout temps fait l'objet de controverses passionnées de la part des différents auteurs qui se sont occupés de notre histoire locale".
Les uns, tels le docteur Pascal, dans son Histoire de Seine-et-Marne, Achille Viré et Anatole Dauvergne, dans leurs études sur la ville, lui refusent une origine antérieure à la conquête de la Gaule par Jules César.
Les autres, au contraire, Michelin, Histoire du département de Seine-et-Marne, et Martial Cordier, Histoire manuscrite de Coulommiers, prétendent qu'elle existait lors du passage de César et de ses légions en Brie, et Cordier affirme même que son nom lui fut donné par les troupes du conquérant qui, de passage ici, dénommèrent Castrum Columbarium (château colombier), une tour garnie de nids de pigeons, d'où par la suite, Colombarius, Collomiers et Coulommiers.
Martial Cordier qui, en sa qualité d'archiviste feudiste du comte de Montesquiou de Fesenzac, dernier seigneur de la ville, eut en sa possession des documents qui furent détruits ou dispersés lors de la Révolution, admet l'hypothèse d'une enceinte construite sous l'empereur Antonin. Il étaye son opinion, sur une inscription gravée sur un grès de démolition de la porte qui clôturait la partie sud à l'époque, ou simple bourgade enclose dans l'île formée par le Grand Morin et le brasset des Religieuses, Coulommiers n'était encore qu'aux premiers temps de son enfance. C. M. V. I. dont voici la traduction : Antonius Imperator Romanorum edificavit 906, édifiée par Antonin, empereur des Romains en 906, date qui part de la Fondation de Rome et correspond ainsi à l'an 155 de l'ère chrétienne.
La seconde clôture, qui serait due à Clovis, est tout aussi problématique. D'ailleurs, jusqu'à sa possession par les comtes de Champagne et de Brie en 920, une obscurité complète s'étend sur le passé de la cité.
À dater de cette époque, au contraire, l'histoire enregistre les modifications successives qu'elle a subies et qui par apports successifs, l'ont faite, à travers les siècles, devenir la coquette sous-préfecture seine-et-marnaise qu'elle resta jusqu'en 1926.
Thibault ler, en 1080, la dota d'un prieuré qui eut son heure de célébrité puisque des Juvénal des Ursins en furent les prieurs, et qui eut surtout pour heureux résultat d'étendre vers l'est la ville naissante. Ce prieuré occupait toute la partie dite du Montcel, emplacement où se trouvent aujourd'hui le palais de justice, la gendarmerie, l'ex sous-préfecture et la place Beaurepaire.
Un siècle plus tard, en 1172, Thibault II étendait à son tour les limites de son domaine dans la partie sud en faisant creuser un canal qui fut appelé le brasset des Tanneurs, du nom des ouvriers qui installèrent leur industrie sur ses rives. Cette industrie devait prendre ici une extension considérable et constituer pendant près de sept siècles la seule richesse commerciale du pays.
Il y est dit notamment : et si est à scavoir que moi ou aultres de mes gens esliront chacun an XIII preud hommes de la commune de Collomiers à bonne foi et eux XIII estiront l'un d'eux major chaque an.
Les bienfaits d'une tranquillité relative et l'indéniable prospérité dont elle profita durant sa possession par les comtes de Champagne et de Brie furent malheureusement annihilés par la Guerre de Cent Ans, au cours de laquelle elle fut prise et reprise par les Anglais.
À la mort de son mari, tué d'un coup d'arquebuse en entrant dans Doullens, le 20 avril 1595, la Duchesse de Longueville entreprit la construction du château dont nous voyons encore les ruines et dont il subsiste les deux pavillons de gardes précédant le pont-levis.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le marché a lieu chaque mercredi et dimanche matin.
La ville dispose d'un service public complet grâce notamment à :
Cette église de style néo-roman est située au départ de l'avenue de Rebais. Construite d'après les plans de l'architecte E.Brunet, elle fut consacrée par l'évêque de Meaux le 16 juillet 1911. Sa construction fut décidée par la municipalité afin de remplacer l'ancienne église Saint-Denys, un édifice roman datant du XIIe siècle qui, mal entretenu, menaçait de s'effondrer : devenue dangereuse, cette dernière fut d'ailleurs démolie en 1968. La nouvelle église est basée sur un plan en forme de croix latine, comprenant une nef d'une longueur de 47 mètres 30 pour une largeur de 10 mètres entre les colonnes du vaisseau principal, lequel est bordé de collatéraux. De larges baies en plein cintre sont ornées de vitraux, compositions modernes dans lesquelles sont insérées des fragments des vitraux de l'ancienne église Saint-Denys. Une tour-lanterne couvre la croisée du transept : sa hauteur s'élève à 22 mètres. La façade de l'église est dominée par un clocher trapu surmonté par une flèche octogonale en pierre. La croix qui se trouve à son sommet atteint la hauteur de 50 mètres.Le clocher abrite un bourdon de 1500 kilos, baptisé « Louise-Élizabeth » : celui-ci fut transférée de l'ancienne église Saint-Denys en 1911.
Si la première pierre de cet édifice fut posée le 19 avril 1617 en présence de Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville, sa consécration n'intervint que le 13 juillet 1625. Elle se compose d'une nef unique voûtée en lattes revêtues de plâtre, et est éclairée de chaque côté par quatre fenêtres cintrées, tandis qu'un oculus s'ouvre à l'ouest. La longueur totale du sanctuaire est de 33 mètres, la hauteur sous voûte atteint les 16 mètres. Une grotte artificielle, ou chapelle basse, est célèbre pour ses sculptures représentant des coquillages. L'ancienne église des Capucins abrite désormais les collections archéologiques du musée municipal de Coulommiers.
La Commanderie des Templiers, fut construite à partir de 1173, suite à une donation du comte Henri palatin de Troyes. Endommagée durant la période révolutionnaire, vendue comme bien national en 1791, elle est transformée en exploitation agricole par son propriétaire d'alors, le fermier Pierre Josse. Elle gardera cette affectation pendant plus d'un siècle et demi, sous le nom de « Ferme de l'Hôpital » en référence aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.Sauvée de la démolition en 1966, une campagne de restauration en fait désormais l'un des site templiers les mieux conservés du nord de la France. On peut y voir une grange aux dîmes, un colombier, le logis du Commandeur, la chapelle Sainte-Anne, la salle du chapitre et la cave, ainsi qu'un jardin d'inspiration médiévale d'une surface de 4 000 m2.Le site est classé Monument historique depuis 1994.
Le temple de l'Église réformée, rue Patras, a été construit en 1966.
Le parc des Capucins est le plus célèbre jardin public de la ville. Parc fleuri parmi les plus beaux d'Ile de France. Le château fort joua un rôle important au cours des guerres de Cent Ans et de religions. Le château fut reconstruit au XVII° par Catherine de Gonzague duchesse de Longueville, et détruit au XVIII° par le Duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une partie de l'aile du château. Dans le parc, la Chapelle des Capucins (à l'intérieur de L'Eglise Notre-Dame des Anges), construite en même temps que le château, abrite le Musée Municipal où sont exposées des collections historiques, archéologiques ou des œuvre d'artsIl abrite les vestiges du château de la Duchesse de Longueville, Catherine de Gonzagues, ainsi que des plans d'eau autour des anciennes douves et quelques essences rares. Il fut sévèrement touché durant les tempêtes de 1999.
Cet édifice, conçu au XIXe siècle, est dû aux architectes parisiens Duval et Rodiba. Il possède une façade monumentale en pierre de taille, percée d'une verrière et surmontée d'un fronton d'inspiration baroque. Le théâtre conserve toujours sa machinerie d'origine.
Son nom résulte des marchés qui s'y déroulaient et qui étaient principalement destinés aux fromages de la Brie dont le Coulommiers. La construction de ce bâtiment fut décidée par la municipalité le 24 juin 1887. En 1960, une campagne de restauration la dota de murs en béton, afin de prémunir les exposants contre le vent et le froid. En 1999, il fut décidé de supprimer cette adjonction très critiquée, et de redonner à la halle son allure d'origine.
Ce monument représentatif du XIXe siècle fut construit à partir de 1851, sur les plans de l'architecte Mangeon. Sa structure s'inspire des prisons de Meaux et de Fontainebleau. La prison s'établit sur cinq niveaux, comptant trente-trois cellules individuelles, dont trois cachots de punition. Utilisée comme lieu d'internement des résistants par l'occupant durant la seconde guerre mondiale, elle servit ensuite de maison d'arrêt jusqu'en 1958, puis de maison de correction jusqu'en 1969. Désaffectés, les bâtiments furent ensuite utilisés pour le tournage de plusieurs films et téléfilms, avant que le ministère de la justice ne décide de la vente de l'ensemble en 1978. La ville fit valoir son droit de préemption et acquit l'ancienne prison pour la somme de 180 000 Francs. Située au cœur de la ville et isolée sur une île délimitée par le brasset des Religieuses et le Grand Morin, elle est depuis peu aménagée en bibliothèque municipale.
Située près du Palais de Justice, cette maison est la maison natale du peintre Valentin de Boulogne (1591-1634), célèbre au XVIIe siècle pour la qualité de ses clairs obscurs et ses scènes de la vie quotidienne.
Au cours de son histoire, la ville a perdu par destruction un certain nombre de monuments du Patrimoine. Aucune destruction n'a été le fait des guerres mondiales.
Coulommiers possède deux églises catholiques, une salle pour le culte musulman, un temple protestant et une salle du royaume des témoins de Jéhovah.
La ville de Coulommiers et les communes environnantes ( Mouroux, Boissy-le-Châtel, Aulnoy, Chailly-en-Brie, Chauffry, Faremoutiers, Pommeuse, Giremoutiers, Saint-Germain-sous-Doue ) ont été choisies pour être les premières à être privées de la transmission analogique et à ne recevoir que la transmission numérique nécessitant un décodeur pour la diffusion de la télévision hertzienne. Depuis le 8 novembre 2008, l'émetteur de Mouroux, site des Parrichets, diffuse la TNT qui existait déjà ailleurs en France depuis 2005. L'extinction du signal analogique a eu lieu le 5 février 2009.
Créée à l'initiative de Pierre Aubert (alors président du comité des foires et expositions) et de Pierre Jacotin dans le cadre des célébrations du millénaire des fromages de Brie, elle réunit quatre exposants et la confrérie du Beaujolais lors de sa première édition en 1967. Celle-ci se tient sur le parvis du théâtre municipal à partir du 7 mai 1967 et se clôture par un « mariage » entre le brie et le beaujolais, sous les auspices du préfet de Seine-et-Marne de l'époque, Jean Verdier, le tout aux accents de la « Marche des fromages de Brie » composée pour l'occasion par Paulette Lauxerrois et Étienne Lorin.
Le nombre d'exposants croît au fil des ans, passant de sept en 1968 à vingt en 1970 et près d'une centaine en 1972 ! Devant l'ampleur prise par la manifestation, la foire est transportée de la place de l'hôtel de ville à l'avenue Gambetta (sous la halle aux fromages), puis au foirail de la Sucrerie à partir de 1989. Après ces modestes débuts de 1967, ce ne sont pas moins de 60 à 65 000 visiteurs qui sont attendus autour des quelques 350 exposants présents lors de l'édition 2010.
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