Coulounieix-Chamiers (Colonhés e Champs Niers en occitan) est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.
Ses habitants sont appelés les Colomnierois ou les Chamiérois.
Traversée au nord par la route départementale 6089 (l'ancienne nationale 89), limitée à l'est par la nationale 21 et au sud par l'autoroute A89 qui se croisent à l'échangeur de Périgueux-Centre, Coulounieix-Chamiers est l'un des plus importants nœuds routiers de la Dordogne. La commune est implantée sur la rive gauche de l'Isle qui la sépare de Périgueux au nord.
D'une superficie de 2 170 hectares, dont 1 800 d'espaces naturels, la commune culmine à 222 mètres d'altitude, au niveau du château d'eau implanté au sud du bourg de Coulounieix. Son point le plus bas se situe au nord, à 78 mètres d'altitude, là où l'Isle quitte la commune pour entrer sur celle de Marsac-sur-l'Isle. Coulounieix-Chamiers dispose de 86 km de voirie et 25 km de sentiers de randonnée.
L'histoire de Coulounieix-Chamiers remonte à la Préhistoire. La grotte sépulcrale de Campniac ou l'oppidum barré d'Escornebœuf témoignent de la présence des hommes du Néolithique sur les coteaux de la commune. Le site de la Curade nous amène à l'époque gauloise : ici, une vaste cité pétrocore fut érigée sur 35 hectares, un siècle avant JC et protégée par un imposant rempart de terre d'un kilomètre de longueur, au moment de la guerre des Gaules. C'est dans la boucle de l'Isle que les Romains construisirent, au Ier siècle, un sanctuaire rural accompagné de deux édifices thermaux. De nombreux chapiteaux et tambours de colonnes, trouvés près de Coulounieix, sont peut-être à l'origine du nom de la commune.
En 1286, la juridiction de Périgueux est étendue à la banlieue, balisée par différents repaires dont l'église Saint-Michel à Coulounieix, qui se trouvait probablement à l'emplacement de celle que nous connaissons aujourd'hui. La Maladrerie, qui fut un hôpital construit au XIIe siècle, révèle une valeur architecturale inédite. Du XVe au XVIIe siècle, les repaires nobles fleurirent : la Rolphie, Beaufort, Montgaillard, La Rampinsolle… Ce sont aujourd'hui des propriétés privées que l'on peut admirer au hasard de balades sur la commune.
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, on trouve la graphie Conlogners.
C'est en 1824 que les paroisses de la Cité ou Saint-Jean-de-la-Cité et de Coulounieix, devenues entretemps des communes, furent réunies en une seule. Après une tentative d'industrialisation dans la seconde moitié du XIXe siècle, Coulounieix deviendra plutôt un lieu de plaisir avec les guinguettes de Campniac, l'hippodrome de Chamiers qui servit parfois de terrain d'aviation et où eut lieu le premier meeting aérien de la Dordogne.
Ce n'est qu'après 1950 que la ville prit son essor avec une urbanisation importante, consécutive à l'implantation des ateliers SNCF, mais aussi au retour des rapatriés d'Afrique du Nord. La population s'accroît sans cesse au lieu-dit Chamiers. Compte tenu de sa proximité avec Périgueux, Chamiers était souvent considéré comme faisant partie de cette ville. Pour ces raisons, le conseil municipal a décidé en octobre 1957 que la commune de Coulounieix serait désormais dénommée Coulounieix-Chamiers.
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