Crépy-en-Valois est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Les habitants sont appelés Crépynois et Crépynoises.
Située à 65 km au nord est de Paris, au cœur du Valois. Région d'openfield, le Valois est le domaine de la grande culture industrielle (céréales, betteraves, oléagineux, légumes de plein champs). La ville est correctement reliée à la capitale: ligne Paris-Laon, proximité RN2 et A1. L'aéroport de Roissy est à 25-30 minutes en voiture.
Limite sud du domaine linguistique picard (contrairement au Nord de la France, le picard n'est plus parlé dans le Valois).
Particularité: Crépy-en-Valois est la capitale française du tir à l'arc.
Le site de Crépy-en-Valois a été probablement occupé par les Romains.
À partir du Xe siècle, Crépy-en-Valois devient la résidence des comtes du Valois, puissants vassaux des rois de France jusqu'en 1213, date à laquelle le Valois est intégré au domaine de la Couronne. Donné en apanage, il revient ainsi à Louis d'Orléans qui le transforme en duché.
Crépy-en-Valois connaîtra une prospérité économique aux XIIe et XIIIe siècles avec les foires de Champagne, la ville se trouvant sur l'une des routes entre la Flandre et la Champagne.(cf. Louis Carolus-Barré, "Crépy-en-Valois, ville de commune" in Volum n°1, Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie du Valois, janvier 2007). Mais, la cité est touchée par la guerre de Cent Ans. Par ailleurs, dès le XVIe siècle, Villers-Cotterêts est préférée par les rois de France. La ville connaît alors un lent déclin jusqu'à la Révolution française.
Sous la Révolution française, la société populaire de Crépy est particulièrement active (cf Jacques Bernet, Annales Historiques Compiégnoises, n°31).
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Il faut attendre l'arrivée du chemin de fer en 1861 et de la construction de l'usine d'ameublement Clair en 1873 (cf. Jean-Marie Tomasini, 1987) pour que la ville retrouve une vitalité économique. La ville connaît un essor remarquable sous l'ère du maire Gustave Chopinet (mayorat,1888-1918). En 1902, le conseil municipal se divise sur fond de querelles religieuses au point qu'il est dissous en Conseil des ministres, le 29 juin 1902 (cf. Éric Dancoisne, Annales historiques compiégnoises N°103-104, automne 2006)
Gustave Chopinet est pris en otage avec une dizaine d'autres Crépynois le 2 septembre 1914 au moment de l'invasion allemande. Son acte de bravoure lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1917. La ville souffre particulièrement des bombardements allemands en 1918. L'usine Clair est en partie détruite. Les années d'après-guerre sont marquées par la cherté de la vie, une crise de logements sévère. Sous l'action de Jean Vassal (1919-1953) sont réalisées les premières HBM.
Le socialiste SFIO Jean Vassal est maintenu par Vichy sous l'Occupation nazie. En septembre 1944, il est déposé par les FFI locaux. Mais contre toute attente, c'est le préfet gaulliste Yves Pérony qui le maintient. En novembre 1944, Jean Vassal est exclu de la SFIO. Il rejoint le RPF en 1948. cf. Eric Dancoisne, Jean Vassal, député-maire de Crépy-en-Valois, 1870-1953. Du radical socialisme au gaullisme. Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, 2008, 253 pages.
Exploitant les divisions de la gauche crépynoise, le docteur Michel Dupuy remporte les élections municipales de 1953. Sous ses différents mandats, la ville passe de 5000 habitants à 14000 habitants à son départ en 1995.
Les enfants victimes de la catastrophe autoroutière de Beaune le 31 juillet 1982 habitaient ici. L'accident de Beaune fit 53 morts, dont 44 enfants de moins de 15 ans.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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