48°42′59″N 02°27′29″E / 48.71639, 2.45806
Crosne (prononcé [kʁon] ) est une commune française située à dix-sept kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Crosnois.
Crosne est située au nord-est du département de l'Essonne, à la limite avec le Val-de-Marne ; elle est traversée par l'Yerres, une rivière affluente de la Seine. Elle touche les villes d'Yerres (à l'est), Montgeron (au sud), Valenton et Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne, au nord et à l'ouest). Elle fait partie de l'agglomération parisienne.
Cent-quatre-vingt-onzième dans le classement par superficie des communes de l'Essonne, avec une surface de deux cent quarante-huit hectares, Crosne est une commune relativement peu étendue. Sa plus grande dimension, du nord-est au sud-ouest, est de 2,3 km. Urbanisé aux deux-tiers, son territoire ne comporte que 13 % de paysage rural, constitué pour une partie de la forêt de la Grange et pour l'autre des espaces naturels situés le long des bords de l'Yerres.
Elle est située à dix-sept kilomètres de Paris-Notre-Dame (point zéro des routes de France), dans la banlieue Sud-Est, sur l’axe Paris/Melun-Sénart, à onze kilomètres au nord-est d'Évry, chef-lieu de la préfecture de l'Essonne, à quinze kilomètres à l'est de Palaiseau, à trente-huit kilomètres au nord-est d'Étampes, à douze kilomètres au nord de Corbeil-Essonnes, à trente-neuf kilomètres au nord-est de Dourdan, à vingt-et-un kilomètres au nord-est d'Arpajon, à seize kilomètres au nord-est de Montlhéry, à trente-cinq kilomètres au nord de Milly-la-Forêt et à vingt-sept kilomètres au nord-nord-est de La Ferté-Alais. Elle est de plus située à sept kilomètres à l'est de l'aéroport de Paris-Orly et à trente-trois kilomètres au sud-sud-ouest de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
Selon l'Institut géographique national, les coordonnées géographiques de la commune au point central de son territoire valent respectivement 48° 42' 59" N et 2° 27' 29" E.
Crosne, vue panoramique.La rivière l'Yerres, un affluent de la Seine, traverse le sud de Crosne d'est en ouest avant de rejoindre son embouchure dans la Seine à Villeneuve-Saint-Georges. À son entrée dans Crosne, elle se sépare en deux bras parallèles, le Bras Vif et le Bras Bordier, donnant naissance à deux « îlots », le Pré des Corvées et surtout l'Île des Prévots, classée site remarquable depuis 1930. La rivière retrouve son cours unique avant de quitter la ville.
L'Yerres est une rivière dont le débit est très irrégulier. L'importante crue de 1978 a entraîné la construction de huit ouvrages régulateurs le long de son cours, dont un situé à Crosne : le barrage Suzanne. La gestion de l'Yerres et du barrage est confiée à un syndicat intercommunal, le SIARV.
Le relief de Crosne, façonné par l’érosion et l’hydrographie, présente l'aspect classique d'une vallée fluviale : un plateau (le plateau de la Brie), cédant la place à un coteau assez doux, se terminant par la vallée proprement dite, le tout le long du cours droit de l'Yerres.
L'altitude varie entre trente mètres au sud du territoire le long du cours de l'Yerres et quatre-vingt-douze mètres au nord, sur le plateau de la Plaine-Haute.
La géologie de la ville est celle de la Brie, constitutif du bassin parisien et caractérisée par sa nature sédimentaire. Le sous-sol comprend des formations de calcaire, d’argile, de limon et de meulière.
Crosne est bordée de l'ouest au nord-est par les villes val-de-marnaises de Villeneuve-Saint-Georges et, dans une moindre mesure, de Valenton. Cette frontière forme ainsi une partie de la limite entre les départements de l'Essonne et du Val-de-Marne. À l'est, Crosne est bordée par la ville d'Yerres ; leur frontière commune traverse, dans sa moitié nord, la forêt de la Grange. Au sud, Crosne partage sa frontière avec la ville de Montgeron, le cours de l'Yerres matérialisant la majeure partie de la limite entre ces deux villes.
Crosne est située en Île-de-France et bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002,.Suivant le cours de l'Yerres depuis son confluent avec la Seine jusqu'à Brunoy, la route départementale 32 traverse de part et d'autre le territoire de Crosne, lui donnant accès, côté ouest, à la route nationale 6, et côté est, à la route nationale 19. Au niveau plus local, la RD 32 assure la liaison de la commune avec les villes voisines de Villeneuve-Saint-Georges et Yerres.
La route départementale 324, une bifurcation de la RD 32 à l'extrémité est du territoire communal, relie entre elles Crosne et Montgeron.
Une autre voie d'importance, courant au nord de la ville, sur le plateau, et constituée des avenues de l'abbé Siéyès, du président François Mitterrand et du président Allendé, permet de relier Villeneuve-Saint-Georges à l'ouest et Yerres à l'est ; au droit de cette voie, démarrant par l'avenue Léon Jouhaux, la route départementale 94 ouvre l'accès de Valenton et, au-delà, de rejoindre la route nationale 6.
La gare de Montgeron-Crosne.Crosne est desservie par deux gares de la ligne du RER D2 : la gare de Montgeron - Crosne et la gare de Villeneuve-Saint-Georges. La première gare dessert la ville via la ligne E du réseau de bus STRAV (principalement la partie basse de la ville) et la seconde via trois lignes du même réseau de bus (la ligne B pour le bas de Crosne et les deux lignes G et H pour sa partie haute).
Les transports urbains de la commune sont assurés par les lignes suivantes du réseau de bus STRAV :
Les lignes Noctilien N132, N134 et N135, dont les stations sont situées aux gares de Villeneuve-Saint-Georges ou Montgeron - Crosne, permettent la desserte nocturne de Crosne.
La commune est située à sept kilomètres à l'est de l'aéroport Paris-Orly et trente-trois kilomètres au sud de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. À terme, l'aviation d'affaires et de tourisme sera possible sur la base aérienne de Melun-Villaroche située à dix-neuf kilomètres au sud-est de la commune.
La faible superficie territoriale et l'important développement immobilier de Crosne ont favorisé la jonction des différents îlots immobiliers constituant le village d'antan (le Village, le Petit-Crosne, le Château-Gaillard, etc.). Le tissu urbain continu de la ville actuelle ne comprend plus aucun lieu-dit ni écart. La mémoire collective a perdu le souvenir des noms de quartiers, à tel point que Crosne, de nos jours, est administrativement découpée en quatre quartiers qui, dans les faits, englobent divers quartiers historiques.
Les deux premiers quartiers administratifs, dits Est et Ouest, se partagent l'ensemble formé par les bords de l'Yerres et le coteau : le centre-ville (le Village), la Glacière et le Pré des Corvées d'une part, le Maroc (Pampelune), le Petit-Crosne et les Gironvilles, d'autre part. Le quartier du Plateau comprend la partie haute du coteau et le plateau (les Vingt Arpents, le Château Gaillard, la Plaine Haute, les Uselles), et enfin le quartier de la ZAC concerne, comme son nom l'indique, la zone d'activité de la Plaine Haute.
De nombreuses résidences ont été nommées en souvenir d'anciens lieux-dits, telles les résidences du Petit-Crosne ou des Vingt-Arpents.
Du Cange, dans son « Glossaire », évoque l'existence de titres latins rattachant le nom de Crosne aux mots crona ou crosna, issus de l'altération du mot gronna, signifiant marécage ou terrain humide et marécageux. D'après le Littré, le mot crosne (ou crône) est un « terme de pêche » désignant un « endroit garni d'herbage et de racines dans lesquels se retire le poisson » ; ce mot viendrait de l'agglutination de deux mots gaulois : « croso » (signifiant trou, vallon profond) et « onna » (signifiant source).
Le site de Crosne est peuplé dès le néolithique, comme l'attestent les découvertes sur son territoire de vestiges datant de cette époque : une herminette vers 1947 et une hache polie en 1977. D'autres vestiges découverts à Villeneuve-Saint-Georges ou à Montgeron concourent à confirmer le fréquentation de cet endroit.
Imposé par la géographie des lisières de l'Yerres, le tracé du chemin courant le long de la rive droite de la rivière (correspondant peu ou prou à la départementale 32 de nos jours), se perd dans la nuit des temps ; par sa situation, il a certainement été à l'origine du peuplement définitif de ces lieux.
La voie romaine d'Auxerre au Havre qui relie Villeneuve-Saint-Georges à Montgeron passe par Crosne, ainsi que l'indique la table de Peutinger et les vestiges de cette route découverts en 1892 au Petit-Crosne, sur le site de l'ancienne propriété Baille-Lemaire ; la traversée de l'Yerres se faisant par un gué situé à l'endroit du moulin de Senlis.
Crosne fait partie des biens de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dès le IXe siècle ; il n'est à cette époque qu'un simple écart de Villeneuve-Saint-Georges, doté cependant d'une chapelle, comme l'indique la Bulle de confirmation du pape Alexandre III de 1177,,. Pour l'anecdote, le petit village de vignerons d'alors est dit produire un vin qui passe pour être le meilleur de la région.
Le passage du XIIe au XIIIe siècles voit la cession par l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés de la suzeraineté de Crosne, et ainsi apparaît au début du XIIIe siècle le fief de Crosne, seigneurie mouvante de l'abbaye, dont les premiers maîtres connus sont Ferric d'Anet et sa femme, la comtesse Christienne.
En considération d'un don important fait en 1219 par la comtesse Christienne à la modeste chapelle du village, celle-ci est érigée quelques années plus tard en cure indépendante par Guillaume d'Auvergne, soixante-dix-huitième évêque de Paris, avec le consentement de Eudes, abbé de Saint-Germain-des-Prés, de Jean, archidiacre de Brie et de Raoul, curé de Villeneuve-Saint-Georges. Cet acte signe la naissance, en ce mois de juillet 1234, de Crosne.
Dans les années qui suivent, une église vient remplacer la chapelle ; elle est dédiée à Notre-Dame de la Compassion et son second patron est saint Eutrope, réputé pour « la guérison des maux de tête et surtout des estropiés ». En 1249, les habitants de Crosne, de Villeneuve-Saint-Georges et de Valenton acquièrent de Thomas de Mauléon, Abbé de Saint-Germain-des-Prés, au prix de 1 400 livres, l'exemption des impôts de taille et de formariage.
En 1277, le chevalier Jehan de Crosne devient le premier seigneur laïc de Crosne.
Il apparaît, au début du XIVe siècle, le nom d'Adam de Crosne, chevalier : il est très probablement le fils de Jehan de Crosne.
La seigneurie échoit par la suite au chambellan du roi Charles V de France, Philippe de Savoisy, seigneur de Seignelay, à qui le roi, en récompense de ses services, et en sus de la somme de 3 000 livres déjà offerts pour l'acquisition de Crosne, fait don en 1379 de la haute justice, en complément des moyenne et basse justices en franc-alleu sans fief dont il jouissait déjà.
En 1397 ou 1398, Pierre de Savoisy, évêque de Beauvais et second fils de Philippe de Savoisy, hérite du domaine.
En 1412, la seigneurie est aux mains de Pierre Le Verrat (ou Le Veirrat), premier écuyer du roi, prévôt de Paris. L'aveu et dénombrement qu'il en fait au roi, fait état d'« une fort-maison, assise au lieu de Crosne, close de murs et de fossés à eau, et les jardins près les fossés de la dite fort-maison », ainsi qu'« un hôtel couvert de chaume, à demeurer un laboureur ». Telle est la première mention connue du château seigneurial de Crosne et de ses dépendances.
Le XVe siècle voit également la seigneurie passer entre les mains d'Olivier Le Daim, premier valet de chambre de Louis XI, ainsi que celles de plusieurs membres de la famille Chaligaut. Le domaine s'est agrandi et enrichi, ainsi que l'attestent l'« hôtel » qui a gagné une couverture en tuiles ou la présence nouvelle d'un moulin.
En 1509, un clocher est adjoint à l'église, et il en est fait état sur un des piliers de cette dernière, par une inscription en gothique sur une plaque en terre, aujourd'hui abîmée :
Durant ce XVIe siècle, la seigneurie est notablement la propriété, de par son mariage avec Jeanne Chaligaut, de Jacques de Ligneris, président du parlement de Paris ou de plusieurs membres de la famille Brûlart, dont Noël Brûlart, Procureur général au parlement de Paris, ou Pierre Brûlart, Secrétaire d'État sous Charles IX et Henri III.
Le 7 juillet 1589, les troupes de la Ligue catholique, qui font le siège de Paris, occupent Villeneuve-Saint-Georges et ses alentours, et font subir aux habitants de terribles exactions ; Crosne connaît alors des jours sombres.
En décembre 1626, la maison de Brûlart est toujours en possession de la seigneurie de Crosne quand Louis XIII, de passage à Crosne, loge en son château,. De fait, il semble que c'est en familier des lieux que le roi y fait halte, y ayant déjà séjourné en plusieurs occasions dans sa jeunesse (1604, 1607, 1608, etc.),.
En 1636, naît Nicolas Boileau Despréaux, le « législateur du Parnasse ». Au-delà de la polémique sur son lieu de naissance, Crosne et Paris s'en disputant l'honneur (étant communément admis que c'est bien à Paris qu'il naquit), il est indéniable que l'enfance de ce grand poète s'est faite à Crosne, dans la propriété de son père, située en face de l'église, rue Simon (rebaptisée depuis rue Boileau). Le porche de cette maison est surmonté d'une plaque de marbre noir comportant l'inscription suivante :
« Ici naquit Boileau, ce maître en l'art d'écrireIl arma la raison des traits de la satire,Et, donnant le précepte et l'exemple à la fois,Du goût il établit et pratiqua les lois. »
En 1652, Crosne subit les durs ravages de la guerre pendant la Fronde, lorsque les troupes de Turenne s'y heurtent à celles des ducs de Lorraine et de Condé.
Enfin, au siècle finissant, le duc Henry d'Harcourt, maréchal de France, devient propriétaire de Crosne à raison de l'héritage de sa femme, Marie-Anne-Claude Brûlart.
Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, la seigneurie est successivement possédée par la maréchal d'Harcourt (jusqu'en 1706) ; par Jean-Martial de Jancen, écuyer et secrétaire du roi ; par Pierre Larcher, président de la chambre des comptes, époux de Marie de Jancen, fille de Jean-Marial de Jancen, et enfin par André-Guillaume Darlus, fermier général, qui acquiert le domaine le 5 octobre 1739, au décès de Pierre Larcher, pour 440 000 livres. En 1745, un recensement du village y dénombre 52 foyers.
En 1747, comme l'atteste la date inscrite sur sa toiture, sur des terres attenantes au château, est construite la ferme dite de la seignerie ; plus tard, elle prendra également le nom de la ferme de Seignelay.
En cette même année 1747, survient le décès d'André-Guillaume Darlus ; le domaine revient alors à Louis-Lazare Thiroux d'Arconville, président de la Première chambre des enquêtes du Parlement, du fait de son mariage avec Geneviève-Catherine Darlus, dite présidente Thiroux d’Arconville. C'est ainsi que leur fils, Louis Thiroux de Crosne, dernier lieutenant général de police de Paris, hérite du titre de la seigneurie.
Plan de Crosne en 1766.Le 18 août 1766, le domaine est vendu à Pierre Nicolas Caulet d'Hauteville, fermier général des messageries et entrepreneur en vivres. Il ne tarde cependant pas à départir le domaine : le 3 janvier 1772, il en cède l'usufruit au duc de Brancas-Cereste pour la somme de 230 000 livres, et le 12 avril 1785, il en vend la nue-propriété à Antoine-Jean-François Mégret de Sérilly, trésorier de l'extraordinaire de la guerre,.
Ce dernier étant débiteur envers l'état et ayant failli dans ses remboursements, ses biens lui sont confisqués en juin 1787. Mis en vente aux enchères publiques le 5 septembre 1791, le domaine de Crosne échoit de nouveau à Caulet d'Hauteville, au prix de 615 000 livres. Cependant, du fait de la situation troublée née de la Révolution, il rencontre des difficultés pour reprendre possession de ce bien ; malgré la pétition qu'il adresse le 14 fructidor an III (correspondant au 31 août 1795) à la Convention nationale pour s'en plaindre, il décédera sans avoir jamais récupéré son bien.
En tout état de cause, le domaine est intégré aux biens nationaux et c'est à ce titre que le 30 frimaire an VIII (soit le 21 décembre 1799), il est proposé à l'abbé Sieyès « à titre de récompense nationale » ; mais le véritable propriétaire des lieux, le duc de Brancas-Cereste, parvient en tant qu'usufruitier à prouver qu'il n'est point bien national et ainsi en récupère la jouissance. En fin de compte, le domaine de Crosne n'étant pas disponible, c'est la ménagerie de Versailles qui échoit à Sieyès.
Dezallier d'Argenville donne une description très élogieuse du château et plus particulièrement de ses jardins de Flore « ajustés dans le goût le plus mignon », et comprenant une figure de la Mélancolie exécutée par le sculpteur Falconet.
Dulaure, pour sa part, note que « le village est plein de jolies maisons bourgeoises, habitées dans la belle saison par des Parisiens qui y sont attirés par la beauté du lieu et par la commodité de s'y transporter par les coches d'eau ».
Enfin, en cette fin de siècle, Crosne et Villeneuve-Saint-Georges connaissent un bref épisode de réunification. Le 8 novembre 1791, la municipalité de Crosne demande à s'associer à celle de Villeneuve-Saint-Georges, et la demande en est transmise au directoire du district dès le 23 janvier 1792. Cependant, rivalités et incompréhensions font qu'en juillet 1792, les Crosnois demandent par pétition à recouvrer leur indépendance. Le 30 septembre 1793, constatant que la réunification n'a jamais été ratifiée par la Convention nationale, le directoire du département déclare celle-ci nulle et non avenue,.
Crosne est ravagé par la guerre pendant l'hiver 1870-1871, alors que Paris était assiégé par les troupes allemandes.
La forme de la pyramide des âges de la ville de Crosne présente une grande similitude avec celle du département de l'Essonne, les différences entre deux mêmes classes d'âges ne dépassant jamais le point de pourcentage. La lecture des données nous indique que nous sommes globalement en présence d'une population relativement jeune : certes, la natalité semble s'être stabilisée, mais la classe d'âge de 75 ans et plus ne dépasse pas le seuil fatidique des 6 %, à partir duquel une population est qualifiée d'« âgée ».
Le maire actuel de Crosne est Alain Girard (PG). La commune est rattachée administrativement au canton d'Yerres, représenté par le conseiller général Nicole Lamoth (DVD) et à la huitième circonscription de l'Essonne représentée par le député Nicolas Dupont-Aignan (DLR). Elle est sous la juridiction des tribunaux d'instance, de grande instance, de commerce et de prud'hommes d'Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris. L'Insee lui attribue le code 91 2 36 191.
En 2008, la commune disposait d'un budget de 14 087 000 euros dont 10 498 000 euros de fonctionnement et 3 589 000 euros d'investissement, financés à 35,62 % par les impôts locaux ; la dette municipale s'élevait la même année à 4 952 000 euros. En 2008, les taux d'imposition fixés par la commune s'élevaient à 15.91 % pour la taxe d'habitation, 17.71 % et 72.28 % pour la taxe foncière (bâtie et non bâtie). Le produit de la taxe professionnelle (1 880 516 € en 2008) est intégralement perçu par la communauté d’agglomération du Val d’Yerres à laquelle elle adhère avec cinq autres communes.
La commune dispose d'un centre communal d'action sociale. En 2008, elle comptait trois-cent quarante-deux logements sociaux, possédés par six bailleurs sociaux.
Trente-six maires se sont succédé à la tête de l'administration municipale de Crosne depuis l'élection du premier en 1790.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :
Élections référendaires :
Les élèves de Crosne sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles Joliot-Curie et Émile Boyer et des écoles élémentaires Georges Brassens et George Sand. Le premier niveau de l'enseignement secondaire est assuré par le collège Bellevue, commun aux deux villes de Crosne et de Yerres et implanté à cheval sur les territoires des deux communes,. Le deuxième niveau d'enseignement secondaire est assuré par le lycée Weiler de Montgeron (Enseignement général public) ou au lycée Louis Armand à Yerres (Enseignement professionnel public).
Crosne ne dispose pas, stricto sensu, d'hôpital sur son territoire ; elle est cependant avantageusement desservie par le centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges. L'établissement est dirigé par un syndicat intercommunal regroupant une trentaine de communes du sud-est parisien, au nombre desquelles on compte Crosne.
Deux cliniques spécialisées privées sont installées à Crosne, la clinique du Château du Bel Air et la clinique de l'Isle, toutes les deux spécialisée dans les soins des troubles psychologiques et psychiatriques, auxquelles s'ajoute une maison de retraite médicalisée privée, la résidence du Vieux Château.
Dix-huit médecins (dont cinq généralistes), cinq chirurgiens-dentistes et quatre pharmacies sont implantés sur la commune.
Les services d'urgences médicales sont du ressort du SMUR de Corbeil-Essonnes.
Situé sur le plateau, le foyer Coquerel est une structure d'accueil à caractère social, recevant dans le cadre de la protection de l'enfance, des enfants âgées de 7 à 18 ans.
Football :
Ce club est né de la fusion, en avril 2009, de deux clubs crosnois et yerrois : le Crosne FC et l'AS Yerres.Les installations sportives du stade crosnois Henri Hurt comprennent 1 terrain « honneur » en pelouse et 1 terrain d'entraînement sur stabilisé.
Tennis :
Le club comporte au total 6 courts de tennis : 2 courts couverts (en résine) et 4 courts extérieurs (3 en béton poreux et 1 en terre battue synthétique). En 2010, son effectif est de 342 affiliés (soit 192 jeunes et 150 adultes).
Omnisports :
La paroisse catholique de Crosne est rattachée au secteur pastoral de La Forêt-Montgeron et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge.
Une église évangélique (la Mission mondiale d'évangélisation Béthel Paris) a également établi son lieu de culte sur le plateau de Crosne.
L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
L'information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : Crosne Info, mensuel diffusé par la ville ; le Val d'Yerres Magazine, mensuel diffusé par la Communauté d'agglomération du Val d'Yerres ; le Magazine de l'Essonne, mensuel diffusé par le Conseil général de l'Essonne et enfin le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le Conseil régional d'Île-de-France.
Crosne est intégrée par l'Insee à la zone d'emploi de Créteil qui rassemblait soixante-seize communes et 852 425 habitants en 1999, les Crosnois représentant 0,96 % du total. 392 entreprises étaient installées à Crosne au 31 décembre 2005. Il y avait 1 700 emplois salariés à Crosne en 2006. Un marché bihebdomadaire se tient en centre-ville. Un office de tourisme a été mis en place pour promouvoir la commune.
La population active de la commune était estimée à 6 146 personnes en 2006 avec un taux de chômage fixé à 7,9 % ; 69,8 % des actifs occupant un emploi exerçaient dans le secteur tertiaire, 17,1 % dans la construction, 13,2 % dans l'industrie et aucune personne dans l'agriculture. En 2006, le revenu net imposable moyen des ménages crosnois s'élevait à 27 411 euros, 73 % des ménages étant imposés sur le revenu. En 2004, le prix moyen de vente au mètre carré d'un logement s'élevait à 2 814 euros, 96,6 % étant des résidences principales, pour 47,6 % en pavillon individuel et habité à 72,1 % par leur propriétaire. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 22 680 euros, ce qui plaçait Crosne au mille cent vingt-sixième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au soixante-quinzième rang départemental.
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Crosne :
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