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Décines-Charpieu est une commune française, située dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes.
Les habitants de Décines-Charpieu sont appelés les Décinois.
La ville est située au bord du réservoir du Grand-Large, dans l'est Lyonnais
La commune de Décines-Charpieu est membre du Grand Lyon (Communauté Urbaine de Lyon, créée en 1969).
La ville est voisines des communes suivantes :
Autrefois desservie par le Chemin de fer de l'Est de Lyon et les tramways de l'OTL, la ville est désormais desservie par le réseau de transports en commun lyonnais, les lignes de bus 7, 16, 67, 79, 85 et 95 et notamment, depuis le 4 Décembre 2006, par le tramway T3.
Le 29 décembre 1967 Décines-Charpieu ( Isère) est rattachée au département du Rhône.
La commune de Décines-Charpieu est située au coeur de l'ancien pays du Velin, dans l'ensemble appelé "plaine de Lyon", qui appartient géographiquement au Bas-Dauphiné. Son relief a été modelé par les glaciations de l'ère quaternaire, qui ont recouvert toute la région comprise entre les Alpes et le confluent du Rhône et de la Saône, laissant des traces dans le paysage, sous forme de moraines (buttes de Charpieu, du Mollard) et de dépôts de sables et de graviers. Le bloc de granit de Pierre-Frite, long d'environ quatre mètres, qui se trouve maintenant sur la place de Stepanavan, à la Soie-Montaberlet, constitue un des témoins de ces glaciations, qui ont vraisemblablement effacé toute trace d'une hypothétique présence antérieure.
Cette présence ne semble pas pouvoir être repérable avant le néolithique final (2 500 avant J.C.) ou à partir du bronze ancien (1 800 avant J.C.).
Ce n'est toutefois qu'à partir de l'implantation gallo-romaine qu'un habitat relativement important voit le jour à Décines.
A la fin du XIXe siècle, Décines est un bourg rural, en marge de la révolution industrielle. En 1876, la commune compte 1 047 habitants et 60% de la population active travaille la terre. L'économie locale s'oriente vers le développement des cultures maraîchères et l'avenir de Décines semble devoir être celui d'une commune résidentielle pour bourgeois lyonnais en villégiature.
Cependant, l'arrivée du chemin de fer (ligne de l'Est de Lyon) en 1881, et la construction du canal de Jonage (1895), qui scinde le territoire communal en deux parties reliées par un seul pont, apportent une vie nouvelle à la cité, les chantiers ayant attiré de nombreux travailleurs venus de loin. Ces changements entraînent la création de nouveaux équipements : compagnie des sapeurs-pompiers et bureau de poste.
Au début du XXe siècle, l'industrie lyonnaise poursuit son extension vers l'Est et atteint Décines. En 1907, la Société des Films s'établit à Décines ; cet établissement est acquis, en 1912, par la Société Gifrer, qui depuis lors, y fabrique essentiellement des produits pharmaceutiques.
De 1922 à 1925, la Société Lyonnaise de Soie Artificielle (S.L.S.A.) s'installe à Décines, où elle construit une très grande usine, mais aussi une cité ouvrière permettant de loger un millier de personnes, ainsi qu'une école, une église... De 1921 à 1931, la population augmente de 328 % et atteint 6 842 habitants. Cette augmentation s'effectue en marge de l'agglomération traditionnelle, la colline et le vieux noyau villageois. Elle est en grande partie due à l'arrivée massive de populations immigrées, notamment de rescapés du génocide des Arméniens, de Russes blancs, de Polonais et d'Italiens fuyant le fascisme. Plus tard cet apport immigré sera complété par les républicains espagnols ayant fui le régime franquiste.
Le nouvel axe de la commune est désormais l'avenue Jean Jaurès. La mairie "descend" de la colline (construction de la nouvelle mairie en 1932). Le passage d'un centre historique à un centre économique s'accompagne d'une croissance hâtive et d'implantations humaines parfois dispersées et désordonnées. La crise économique des années trente interrompt la croissance, la population baisse légèrement (6 078 habitants au recensement de 1936), mais la municipalité doit poursuivre l'aménagement communal, que l'extension des années précédentes a rendu nécessaire.
Deux importantes usines s'implantent en 1957 et 1958 (NORMACEM et SARB), alors que la Société Lyonnaise de Textiles (nouvelle appellation de S.L.S.A.) ferme ses portes en 1959. Quelques années plus tard, ses bâtiments, ainsi que ceux des cités ouvrières, sont acquis par la Société Rhône-Poulenc.
De 1954 à 1962, la population augmente de 5 à 6% par an. En 1965, Décines compte 12 849 habitants. Dans les années soixante, apparaissent les premiers immeubles collectifs.
En 1968, Décines quitte le département de l'Isère pour celui du Rhône, avant de devenir, en 1969, membre de la Communauté urbaine de Lyon.
Dans les années 70 et 80, au fil des constructions, Décines a vu apparaître plusieurs quartiers : Prainet II et ses immeubles collectifs ; Champ-Blanc, Bonneveau, le nouveau quartier de Montaberlet et leurs pavillons, Cornavent, ainsi que Les Sablons et La Berthaudière.
Au cours des années 90, le centre-ville s'est renforcé avec la construction d'immeubles sur la rue de la République et sur la place François Mitterrand. En 1999, la population de Décines s'élève à 24 193 habitants.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
En 2007, la commune a été proposée comme lieu pouvant accueillir le nouveau stade de l'Olympique lyonnais, le projet OL Land, sur le site du Montout. Ce projet divise les habitants et les commerçants de la commune. Des associations ont été crées pour soutenir le projet, mais aussi pour dénoncer un projet urbanistiquement et environnementalement hors la loi. Par ailleurs, de nombreux opposants s'interrogent quant au bien fondé de mobiliser des finances publiques dans le but premier de favoriser les intérêts privés des actionnaires de la holding OL groupe présidée par M. Jean-Michel Aulas.
Le 11 juillet 2008, le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable à la révision du plan local d'urbanisme et à l'implantation du projet de la holding OL groupe. Fin septembre 2008, le commissaire enquêteur a rendu un nouvel avis, cette fois-ci « favorable sous réserves ». Il convient de noter que ce revirement constitue une première vis-à-vis du droit des communes. De nombreux élus et citoyens se sont étonnés de cette pratique.
Initialement envisagé pour une ouverture en 2010, M. Aulas semble désormais persuadé que le stade pourra voir le jour d'ici 2012-1013.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Décines-Charpieu / Cet article est sous CC-BY-SA
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