Déols est une commune française située dans le département de l'Indre et la région Centre.
La commune est située dans le centre du département dans l'espace naturel de la Champagne berrichonne.
La commune est bordée par l'Indre.
Déols est situé à environ 2 km de Châteauroux.
La commune est située près de l'autoroute A20.
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La commune est desservie par les lignes 4, 5, 7, A et F2 du réseau de bus Horizon et par la ligne Ter Centre : Châteauroux ↔ Bourges.
La commune possède sur son territoire communale un aéroport.
La commune possède un poste source sur son territoire.
C’est aux environs de 469 que Déols rentre l'histoire en étant le lieu de la bataille de Déols, qui opposa les Bretons du roi Riothamus, alliés d’un Empire romain d'Occident en pleine déliquescence, aux Wisigoths d'Euric qui menaçaient l'Aquitaine restée romaine, et qui terminent vainqueurs de l'affrontement.
La famille des Ebbes de Déols apparaît dans les décennies 920-930 : ils s’implantent d’abord à Déols au voisinage duquel ils construisent un château. Ils fondent l’abbaye de Déols en 917, donnée à Cluny, et fondent le château de Châteauroux, qui devient leur résidence principale et le centre de leur « principauté ». Ils s’appuient également sur l’abbaye de Déols, puissante à cette époque. À la fin du XIIe siècle, cette principauté s’étend sur les deux tiers sud de l’actuel département de l’Indre. Les seigneurs de Déols-Châteauroux deviennent vassaux du comte Alphonse de Poitiers (prince apanagiste) au début du XIIIe siècle. Bourg-de-Dieu prospère néanmoins, avec la création de trois paroisses.
Déols décline après 1790, qui voit Châteauroux choisi pour être le chef-lieu du département de l'Indre. Toujours durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Céréale.
Déols s’industrialise suite au plan de nationalisation de l’industrie aéronautique française. Afin de garantir la production en cas de guerre contre l’Allemagne, les usines sont réparties sur le territoire. La SNCASO choisit Déols, loin des frontières, pour fabriquer le Bloch MB.150. L’usine est construite de 1936 à 1939 le long de la RN 20, au milieu des champs, sous la direction de Marcel Bloch et sur les plans de Georges Hennequin. Détruite par un bombardement dans la nuit du 10 au 11 mars 1944, elle est reconstruite quasiment à l’identique par Hennequin en 1945-1946.
L’usine Marcel-Bloch est louée à l’US Air Force de 1951 à 1967, dans le cadre des activités de l'OTAN. Dans ce cadre, est créé Brassioux, cité de la commune de Déols, construite en 1957 pour les officiers américains de la base de l’OTAN.
Les Américains quittent la base aérienne de Déols en 1967, après la décision du général de Gaulle de quitter le commandement intégré de l’OTAN. Les Américains laissent et transfèrent les installations aux autorités civiles du département et de la ville.
Politiquement, la ville fut un bastion communiste avant de passer à droite en 1989 avec l'élection de Michel Blondeau.
Le miracle de Notre Dame de Déols eut lieu le 31 mai 1187 et fit grand bruit à l'époque. En cette époque troublée, un soldat fou furieux d'avoir perdu au jeu, lança une pierre contre une statue de la vierge à l'enfant dont il rompit le bras. "De la statue sortit une grande abondance de sang et le malheureux soldat tomba tout roide mort". Ce miracle donna lieu à une grande dévotion envers Notre Dame de Déols, qui se perpétua jusqu'au XXe siècle.
Voici ce qu'en dit Jacques des Gachons dans son livre Le Berry (1936) : « Un des cottereaux du roi Richard, qui jouait aux dés devant une des chapelles, furieux de perdre, lança une pierre contre la statue de la Vierge sculptée au tympan d'un portail de la basilique et cassa un bras à l'enfant Jésus. Du sang jaillit de la pierre et le misérable mourut dans la journée.... La statue miraculeuse se trouve à l'église Saint-Étienne et près d'elle on peut voir quatre tableaux du XVIIe siècle siècle qui représentent cette légende. »
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