Dammarie-les-Lys est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France, appartenant à la Communauté d'agglomération Melun Val de Seine.
Les habitants de Dammarie-les-Lys sont appelés les Dammariens.
Le nom de la commune provient d'un oratoire dédié à la Vierge Marie. Le préfixe dam, similaire au titre dom, marque la sainteté, comme dans les nombreux lieux-dits Dammartin par exemple.
A Dammarie est accolé, à l'aide de la préposition lès, le nom de l'Abbaye du Lys, qui est située sur le territoire de la paroisse. Historiquement, on a donc Dammarie lès Lys, qui signifie l'oratoire de la Vierge situé à côté de l'Abbaye du Lys. De nos jours, on orthographie Dammarie les Lys (sans accent). Cette orthographe fautive est reprise par le Code officiel géographique français, et est donc la seule orthographe officielle.
Dammarie est située dans un méandre de la Seine, sur la rive sud, la ville de Melun occupant la rive nord et la pointe de la rive sud. Le Mée-sur-Seine borde l'autre rive (à l'est) mais n'a pas de frontière terrestre avec Dammarie. Elle est bordée par la forêt de Fontainebleau au sud. La commune est desservie par le RER et le Transilien à la gare de Vosves.
Dammarie est mentionnée dès le Xe siècle. Le village était formé de plusieurs hameaux : Dammarie lès Lys, Vosves et Farcy lès Lys. La ville comporte les ruines de l'abbaye royale du Lys, abbaye cistercienne pour femmes, fondée en 1251 par Blanche de Castille et Saint Louis. Sa construction débuta en 1244 et se termina vers 1253 sur une ancienne parcelle de vigne. En 1252 Blanche de Castille y fît sa dernière aumône. L'abbaye fut saccagée par les révolutionnaires vers 1793. Vendue en 1797, elle continua à se délabrer malgré les différentes restaurations entreprises.
Dammarie-les-Lys entrera définitivement dans le XXe siècle avec l'apparition de l'industrie sur ses terres.
La fonderie Delatre & Frouard fût édifiée en 1911 par Pierre Courtier et inaugurée en 1917. Elle se situait à l'emplacement de l'ancienne fonderie Frébault. En 1949 elle se changea en laminoir. Sa fermeture définitive intervînt en 1965. De cette société naîtra un ensemble de maisons individuelles construites après la Première Guerre mondiale en 1919.
La confiserie-chocolaterie Jacquin fut inaugurée en 1872. Elle se situait sur l'avenue de Chailly. L'entreprise fut cédée au groupe Perrier en 1962, puis une fusion d'entreprise s'opéra 1968 avec un déménagement sur Le Mée-sur-Seine en 1971. Sa fermeture définitive intervînt en 1980.
L'usine Everitube fut édifié en 1927. Sa fermeture définitive intervînt en 1996.
En 1959, un arrêté ministériel met en place la Zone à urbaniser en priorité (ZUP) de la Plaine du Lys : 2359 logements sont construits de 1965 à 1973. Louis Arretche, architecte ayant déjà officié dans les quartiers nord de Melun, en est l'urbaniste en chef. Elle regroupe de nos jours près de la moitié des habitants de la ville. Les premières constructions se cantonnèrent aux alentours de l'abbaye puis sur le site des anciennes cités de l'usine DELATTRE et FROUARD à partir de 1972. Plutôt que de réhabiliter le quartier le maire de l'époque a préféré y édifier un ensemble d'immeubles à l'image des villes voisines alors que le tissus industriel était déjà sur le déclin avec la fermeture définitive des fonderies DELATTRE et FROUARD (+/- 800 pers) en 1965, IDEAL STANDARD (+/- 1200 pers) en 1975 et le déménagement de la confiserie JACQUIN en 1971.
En 1997, le quartier de la Plaine du Lys connaît de violentes émeutes suite au décès d'un jeune de la cité (Abdelkader Bouziane) lors d'une intervention de police. En 2002, deux autres jeunes de la ville décédèrent à deux jours d'intervalle (Xavier Dem puis Mohamed Berrichi), toujours dans le cadre d'opérations de police. S'ensuit alors une longue bataille judiciaire et médiatique entre la municipalité et l'association Bouge qui bouge notamment, qui a fait l'objet d'un reportage sur Canal+, dans l'émission 90 minutes. Tour à tour, l'OPHLM puis la mairie et son maire Jean-Claude Mignon, sont condamnés à l'issue des actions en justice intentées par l'association Bouge qui bouge.
Article détaillé : Bavure policière en France.parti, au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or, au second de gueules semé de châteaux donjonnés de trois tours d'or maçonnées de sable.
Dans la ville sont implantées les Archives départementales de Seine-et-Marne
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