Deuil-la-Barre est une commune du département du Val-d'Oise, région Île-de-France, dépendant de la préfecture de Pontoise et de la sous-préfecture de Sarcelles.
Deuil-la-Barre se situe à environ neuf kilomètres au Nord des portes de Paris, à flanc de coteau de la butte-témoin portant la forêt de Montmorency. Au carrefour des départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, la ville, essentiellement pavillonnaire, a su conserver pour l'essentiel un certain charme de village avec ses vergers et son coteau boisé. Un de ses quartiers, la Galathée, est néanmoins classé zone urbaine sensible. Deuil-la-Barre est bordée par la route départementale 311 au nord, par la 928 au sud et desservie par deux gares : la gare de Deuil - Montmagny au nord et la gare de La Barre - Ormesson au sud de la ville.
La commune est limitrophe de Montmorency, Groslay, Montmagny et Enghien-les-Bains dans le Val-d'Oise ainsi qu'Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.
L'archéologie démontre que le site était peuplé dès l'époque gallo-romaine. Le nom de la ville pourrait dériver d'un mot celte, sa forme ancienne, « Diogilo », signifie lieu bas et évoque une clairière avec des sources et des étangs.
La création du village et de son église relèvent du mystique, c'est du moins la manière dont les moines de Saint-Denis l'ont raconté, vers le IXe siècle. Le seigneur Ercolde, propriétaire de la villa Diogilo, à l'époque mérovingienne, aurait été mystérieusement averti dans son sommeil que saint Eugène, archevêque de Tolède et compagnon de saint Denis avait été martyrisé à Deuil par les Romains, et que son corps avait été jeté dans le lac. On découvrit, intact, le corps du saint, qui fut ensuite placé dans un lourd sarcophage attelé à des bœufs qu'on laissa libres de porter le corps : là où ils s'arrêtèrent fut décidé la construction de l'église. De là sans doute le nom Divolaïlum — lieu saint — parfois donné à Deuil.
Diogilum, c’est-à-dire Deuil, a ensuite appartenu à la famille des Montmorency, fondée par Bouchard le Barbu. Le premier seigneur de Deuil a été Hervé de Montmorency, dans la seconde moitié du XIe siècle.Pendant des siècles, Deuil La Barre a été un petit bourg agricole — vignoble, principalement.
Avec la Révolution, la paroisse de Deuil devient une municipalité.En 1952, le nom de « La Barre », un quartier de Deuil qui avait appartenu au chancelier Séguier, était ajouté à celui de Deuil.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Deuil-la-Barre fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,.
En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ » et @@@ en 2010.
Le budget total de la Ville pour 2006 s’élèvait à 31 997 275,63 €
Il était réparti comme suit :
Jean-Claude Noyer a été réélu pour un troisième mandat au premier tour des élections municipales de mars 2008 en totalisant un peu plus de 52 % des suffrages exprimés (résultat à comparer à celui de 2001 ou il avait été élu au 1er tour avec 65% des voix).
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Deuil-la-Barre (incluant Montmagny et Groslay) est de 81,11 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe sous les moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police n'est en revanche que de 28,06%, sous la moyenne du département de 28,83%.
Deuil-la-Barre possède deux gares, actuellement desservies par le Transilien Paris-Nord, branches Paris-Nord — Pontoise/Persan-Beaumont et Paris-Nord — Luzarches/Persan-Beaumont (via Montsoult - Maffliers). La gare de Deuil - Montmagny est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure toute la journée. Il faut de 13 à 15 mn de trajet de la gare du Nord. Il y a deux arrêts entre la gare du Nord et la gare de Deuil - Montmagny : les gare de Saint-Denis et gare d'Épinay-Villetaneuse.
La gare de La Barre - Ormesson, située au sud-est de la commune en limite d'Enghien-les-Bains, est desservie à raison d'un train omnibus au 1/4 d'heure en heures creuses et huit en heures de pointes : quatre directs Gare du Nord et quatre omnibus desservant Épinay — Villetaneuse et Saint-Denis. Le temps de parcours varie de 9 à 13 mn.
L'église Notre-Dame, (anciennement Saint-Eugène) fût érigée aux XIe siècle et XIIe siècles, à l'emplacement d'un édifice antérieur, probablement d'époque mérovingienne, détruit par les normands. D'importants travaux furent effectués au XIIIe siècle : l'église romane fut remaniée et un chœur gothique avec déambulatoire bâti vers 1220 à l'emplacement du chœur roman. La voûte d'ogive fut détruite et remplacée au XVIIe siècle par une voûte en berceau. Une nouvelle vague de travaux eût lieu au XIXe siècle, une fausses voûtes gothiques en brique et des peinture sur certains bas-relief dénaturèrent partiellement l'édifice. L'église fut gravement endommagée le 4 octobre 1944 par la chute d'un V2 et restaurée entre 1949 et 1955. Les murs extérieurs sont soutenus par des contreforts massifs en pierre. À l'intérieur, la nef romane est couverte par une voûte de bois en berceau. L'église possède une importante série de chapiteaux historiés romans datant du XIIe siècle ; l'autel moderne, en pierre de Bourgogne, contient une relique de saint Eugène, un crucifix et des candélabres de Lambert-Rucki ; les vitraux modernes furent réalisés par Gaudin. Des fouilles archéologiques ont mis au jour des sarcophages mérovingiens en plâtre à proximité de l'église.
Le château de La Chevrette, demeure de Madame d'Épinay a malheureusement été détruit en 1786. Il n'en subsiste dans un petit parc public que la conciergerie du XVIIe siècle ainsi que la grille d'entrée encadrée de piliers ornés de consoles renversées ainsi que les écuries .
La conciergerie (rue Jean-Bouin), édifiée entre 1757 et 1759, abrite depuis le 26 mai 1984 le musée d'histoire locale qui expose des objets trouvés lors de fouilles archéologiques dans la ville, le reliquaire de saint Eugène (1761), réalise par l'abbé Martin, curé de Deuil au XVIIIe siècle, la châsse de saint Eugène (1868), portée lors des processions jusqu'en 1895, ou encore le buste du docteur Martin, surnommé par les villageois « le médecin des pauvres » car il ne faisait pas payer les consultations aux plus modestes. Le bâtiment accueille également l'école municipale de musique.
Le lac Marchais (ruelle du lac-Marchais) est un petit étang situé à proximité de Groslay. Il fut sans doute au cœur d'un culte païen à l'époque gauloise.
Marie-Dominique Roche dans son livre Dans les coulisses du Musée Fesch, chronique d'une résurrection, Gap, 2006, raconte son opiniâtre et courageux combat pour la renaissance de ce musée d'Ajaccio. Elle évoque le séjour nocturne, à la caserne des C.R.S de Bar-le-Deuil (sic),des camions rapportant à Ajaccio les tableaux restaurés à Versailles .
Deuil possède une spécialité gastronomique, les « serrures à bosses », sorte de pâtisserie à base de viande hachée.
Sept écoles maternelles, cinq écoles primaires, un collège (un second est en construction pour une ouverture en septembre 2010), un lycée et un établissement privé catholique dispensent l'enseignement à Deuil-la-Barre.
Culte catholique : église Notre-Dame (Rue de l'église), (presbytère : place des victimes du V2) ; église Saint-Louis (8-10, rue du château).
Culte protestant : église Réformée d'Enghien-Montmorency et environs (155, avenue de la Division-Leclerc Enghien-les-Bains), (pasteur : 171, avenue de la Division-Leclerc) ; église évangélique (37, rue Haute).
Culte Orthodoxe: Eglise Copte Orthodoxe: église Saint Moïse le Noir et Saint Samuel Le Confesseur (17, rue Cauchoix)
Services de mobilité locale :