47°19′18″N 5°02′29″E / 47.32167, 5.04139
Dijon (prononcé [di.ʒɔ̃]) est une ville de France qui fait partie de la métropole Rhin-Rhône, c'est la préfecture du département de la Côte-d'Or et le chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Dijonnais.
En 2007, la population de Dijon intra-muros était de 155 384 habitants, ce qui en fait la 18e ville la plus peuplée de France. L'agglomération dijonnaise, qui a pris en 2000 la forme d'une structure intercommunale nommée le « Grand Dijon », compte quant à elle environ 260 000 habitants.
Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, ancienne capitale du Duché de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, Dijon est une ville touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, vraie capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif qui assurent une tradition de vie culturelle forte. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et Kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.
Lieu de passage et de rencontre – Dijon est une ville de congrès –, la capitale de la Région Bourgogne veut profiter de sa situation géographique sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée et au cœur du réseau de communication de l'Europe de l'Ouest comme la LGV Rhin-Rhône pour s'adapter aux évolutions économiques et poursuivre son développement commencé à l'époque moderne avec l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle ; Dijon comptait en effet moins de 35 000 habitants en 1850.
Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée Route des Grands Crus (qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne). La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon qui la traverse du nord au sud et l'Ouche au sud de la ville ; à l'ouest s'étend la « côte » de vignobles qui donne son nom au département. Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon. Devenue depuis la fin du XIXe siècle l’un des plus grands centres ferroviaires du pays (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le Mont-Cenis et le Simplon), elle est aujourd'hui desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A39 et A36.
« Dijon prend naissance dans la plaine alluviale du Suzon, creusée dans les argiles tertiaires de la « Plaine » qui s'étend largement à l'est », suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de 100 mètres à Dijon.
Dijon et sa périphérie, formant le Grand Dijon, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés de l'ouest d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône). Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de 100 à 150 mètres d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest.
L'altitude varie de 350 à 500 mètres NGF. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » aménagés souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon qui surplombent la ville.
Dijon est donc à la conjonction de trois reliefs principaux :
Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon, ce dernier étant aujourd'hui souterrain en zone urbaine. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ 732 mm de pluie par an et ce, pendant 164 jours en moyenne.
La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne qui relie la Saône et l’Yonne et n'est plus guère utilisé que pour la plaisance.
L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est. Elle comprend 527 kilomètres de canalisations. Les nappes phréatiques, exploitées depuis l'Antiquité, sont au nombre de trois : la nappe alluviale de l’Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon Sud. Ce sont les principales réserves d’alimentation en eau du Grand Dijon. Elles sont relayées par quatre réservoirs principaux d'une capacité totale de près de 95 000 m³.
Les inondations constituent le seul risque naturel majeur (avec les tremblements de terre, très rares). Huit des vingt-deux communes du Grand Dijon (notamment le centre ville de Plombières-lès-Dijon ainsi qu'Ahuy, Chenôve et Marsannay-la-Côte) sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche. Des Plans de prévisions des risques naturels ont été mis au point pour maîtriser ces aléas. Une politique d’amélioration de la qualité des eaux est également déployée. Elle repose sur deux stations d’épuration, l'une, récente, située à Chevigny-Saint-Sauveur, l'autre, plus ancienne, à Longvic, et vise une mise en conformité aux normes écologiques en vigueur. Un programme, nommé « Eauvitale », a été lancé en 2005. Outre la suppression des canalisations en plomb, il vise la réduction des fuites et la modération des prix modiques aux consommateurs. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à 24 millions de m3.
L'agglomération dijonnaise fait partie du détroit morvano-vosgien, entre Bassin parisien et Bassin rhôdanien; à l'ère secondaire (de -265 à -65 millions d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de -65 à -1,8 millions d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et à formée une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture a aussi été constituée, s'étendant selon une direction Nord-Est/Sud-Ouest accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône.
À l'ère quaternaire (environ -1,8 millions d'années) l'érosion a constitué des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine.
Dijon et son agglomération abrite trois grandes classes principales de sols :
Le climat de Dijon est de type océanique à tendance semi-continentale mais également de type méditerranéen. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18 °C contre 15 °C à Paris), des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or. La façade ouest de Dijon, donnant sur la côte, est ainsi la zone la plus exposée à l'ensoleillement. Enfin, le brouillard est particulièrement présent à Dijon d'autant plus que l'humidité du lac Kir en accentue la formation.
Les températures se situent dans les normales saisonnières pour la plupart. Pour la période de mesure allant de 1961 à 1991, les données montrent une variabilité très faible d'une année sur l'autre. La température moyenne la plus basse est ainsi mesurée en janvier (- 16 °C en 1962) alors que celle la plus élevée est mesurée en juillet avec 19,7 °C en 1990. Néanmoins les dernières années ont confirmé une hausse constante des températures, en moyenne de + 2,05 °C à Dijon. Enfin, l'insolation moyenne annuelle est de 1.831 heures.
La rose des vents de Dijon montre une prédominance des vents assez fort de Nord à Nord-Est caractéristiques de la bise d'hiver. Les vents sont pourtant relativement faibles : les vitesses maximales ne concernant en moyenne que 4 jours par an, pour des vitesses de 80 km/h, en moyenne toujours.
La ville de Dijon est l'une des premières en France à avoir fait de son centre-ville médiéval un secteur sauvegardé. La politique décidée se traduisit par une série de mesures telles que le renoncement aux percées planifiées dans les années 1960, qui auraient sacrifié une partie du patrimoine urbain, le développement des voies piétonnes, la protection des immeubles anciens, le ravalement des façades, la restauration des monuments historiques et des bâtiments publics.
On distingue à Dijon le centre (ou hypercentre) historique, délimité par les boulevards centraux reliant les six places principales (place Darcy, place St-Bernard, place de la République, place du 30 octobre et place du Premier Mai), et les autres quartiers de la municipalité. Seul le centre est déclaré secteur sauvegardé. Une deuxième ceinture de boulevards entoure la ville en reliant les quartiers périphériques, et les deux ceintures de boulevards sont reliés par de grandes avenues, dont les Allées du Parc ou l'Avenue Victor Hugo.
La ville de Dijon est composée de quartiers résidentiels anciens, situés au centre ville et à proximité du centre, de quartiers plus commerçants et de quartiers périphériques constitués de lotissements de maisons individuelles et de grands ensembles collectifs (barres d'immmeubles en cours de rénovation). Les ZUP des Grésilles et de Fontaine-d’Ouche, ainsi que celles des communes avoisinantes Chenôve, Quetigny et Longvic sont actuellement redessinées. Le quartier Junot, ancienne base militaire, accueille aujourd'hui 600 nouveaux logements après une longue phase de remodelage.
La diversité architecturale de Dijon est le fruit d'une longue histoire. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux ayant évolué au sein des anciennes limites du castrum d'héritage romain. La ville a ensuite manqué d'espace et, après la destruction des remparts, de nouveaux quartiers sont apparus.
L’architecture religieuse est également très représentée. Le monument le plus représentatif du Moyen Âge à Dijon était l’abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De cet ensemble roman, il ne subsiste plus que l’étage inférieur de sa rotonde ainsi que les souterrains de la crypte. L'unique édifice roman, demeuré intact depuis, conservé dans son intégralité à Dijon est l’église Saint-Philibert. L’église Notre-Dame du XIIIe siècle est représentative du gothique bourguignon. Une œuvre plus tardive du gothique est celle réalisée par Claus Sluter au portail de l’église de la chartreuse de Champmol et au puits de Moïse. L’architecture civile du Moyen Âge est représentée par l'ancien palais des ducs, reconstruit par Philippe le Bon, dominé par la tour Philippe le Bon, et par les nombreuses maisons médiévales à colombages et les hôtels particuliers de riches bourgeois.
L'architecture flamande et italienne inspire ensuite les artistes dijonnais. Hugues Sambin interprète à Dijon le style de la Renaissance italienne. L’église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499 et sa façade est typique du style Renaissance. Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, deux grands architectes de cour, Jules Hardouin-Mansart, puis Jacques V Gabriel, redessinent une partie du centre de la ville. Le premier crée la place Royale, devant l'ancien palais des ducs, qu'il remodèle. Gabriel poursuit cette œuvre. Les hôtels privés témoignent de l'architecture du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle, comme l’hôtel de Vogüé (1610), l’hôtel Chartraire de Montigny ou l’hôtel Bouhier de Lantenay (actuellement la préfecture).
Dijon a été profondément marqué par l'architecture du XIXe siècle. Le néoclassicisme est représenté par le théâtre, commencé sous l'Empire et achevé en 1828, d'après les plans de Jacques Cellerier. Le marché couvert à charpente métallique, datant de 1873, a été créé par Ballard. Des quartiers présentent une architecture « hausmannienne », comme la place Darcy et les rues adjacentes, ou ceux longés par les grands boulevards comme le boulevard de Brosses, la rue Devosge, le boulevard Carnot, la place Wilson. La synagogue date de 1879 ; le temple protestant de 1898. Enfin, Dijon possède des édifices notables récents, comme l’église du Sacré-Cœur, de style gréco-byzantin qui date de 1933, l’église Sainte-Bernadette, bâtie en béton, plastique et aluminium de 1959 à 1964, le palais des congrès et le palais des sports.
En 2005, le label « Patrimoine du XXe siècle » a été attribué à 10 édifices bourguignons dont 2 à Dijon : la villa Messner datant de 1912 - 1913 réalisée rue Parmentier par R. J. Jardel., et l’église Sainte-Bernadette datant de 1960 - 1964 dont l'architecte est Joseph Belmont. Enfin, Dijon possède des bâtiments modernes construits par des architectes de renom. Le Palais des Congrès et des Expositions en 1955, l'Auditorium en 1998 réalisé par l'Arquitectonica Miami et, actuellement, la tour Elithis par Arte-Charpentier. Des projets futurs, concernant surtout le quartier Clemenceau, sont également marqués par l'architecture moderne. Le siège du nouveau rectorat (Marbotte Plaza) est signé Rudy Ricciotti. Ces réalisations sont avant tout écologiques et utilisent des matériaux durables.
À partir du XIXe siècle l'extension de la ville fut assez anarchique, se faisant par adjonction de lotissements privés, sans coordination entre eux. La mairie se contenta en 1884 de fixer à 12 mètres la largeur des rues nouvelles. En définitive, les quartiers bien tracés sont rares, hormis celui des boulevards de la Fontaine des Suisses et de la Défense édifié en 1882-1883 et celui du Parc des Sports bâti en 1932-1933. Un plan d'aménagement fut esquissé en 1890 mais il fallut attendre les lois de 1929 et de 1924, relatives aux villes de plus de 10 000 habitants pour que celui-ci débouche sur la création d'un Office public d'HBM devenu HLM en 1926. La cité-jardin des Bourroches édifiée en 1935 en est une des réalisations.
Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Dijon a dû mettre en place, conformément aux directives de l'État, des Zones à Urbaniser en Priorité ou ZUP, au nombre de deux : le quartier des Grésilles a été entrepris en 1949. Il réunit de manière confuse des immeubles et « barres » de types variés. Délaissé par les services publics, le quartier est réhabilité sous le mandat de François Rebsamen, dès 2005. Les anciennes « barres » dont la célèbre « Billardon » sont détruites et 660 nouveaux logements sont construits, dont 105 en accession à la propriété, sur un modèle de maisons pavillonnaires. La ZUP de la Fontaine d'Ouche a été construite en 1967 sur les coteaux plantés des dernières vignes dijonnaises, sur un plan plus rigoureux, incluant les services publics et de proximité (écoles maternelles, crèches, bibliothèque de quartier, centre commercial), aux abords du lac Kir artificiel, creusé en 1963-1964.
Localement, au centre ville, des quartiers ont été réaménagés dans les années 1970 et 1980, dans des styles architecturaux différents. C'est le cas des résidences de la montée de Guise, au bout de la rue Berbisey, de celles boulevard Voltaire et des quartiers autour de l'université.
La ville a mis en place depuis 2005 un programme local de l'habitat (PLH), renforcé par une charte, et planifiant la restructuration ou extension urbaines de la ville. De nouveaux quartiers sont actuellement en cours d’aménagement au sein de l’agglomération comme le quartier Junot, ancienne enclave militaire, réhabilité en une zone d'habitations et de commerces. Le parc des logements à loyer modéré s'élève ainsi à 23.200 en 2008. La ville a ainsi mobilisé 17,8 millions d'euros sur ses fonds propres pour le PLH.
Les projets d'aménagements dijonnais concernent essentiellement le transport et la rénovation de quartiers anciens. Un réseau de tramway va être mis en place en 2013 ; celui-ci comptera 2 lignes principales à son lancement. Le tramway puis le trolleys existaient pourtant au début du siècle, jusqu'en 1966. Pour connecter la ligne du TGV est Paris-Rhin-Rhône, la ville projette d'étendre et de moderniser la gare SNCF Porte Neuve située à la périphérie de l'hypercentre et notamment proche des facultés. La gare ferroviaire et routière du centre ville a fait l'objet d'un réaménagement en 2008.
Les zones anciennes seront également réaménagées, notamment celle dite du Parc d'activité de l'est dijonnais (« PAED »). La Cité des Affaires Clemenceau, située sur le pourtour est de l'hypercentre de Dijon, a été mise en valeur par l'édification de l'Auditorium et par la restauration du parc des Expositions et du palais des Congrès, exclusivement dédié au tertiaire. La tour Elithis, à énergie positive, se veut la première réalisation totalement écologique de la ville. Le quartier des Tanneries situé entre l’Ouche, le pont des tanneries et la voie ferrée, fera l'objet, dans le cadre du concours européen d'architecture « Europan » d'un réaménagement total.
La plupart des zones économiques datent des années 1960 mais, depuis quelques années, le Grand Dijon a décidé de programmer la création de nouvelles « zones d'activité » comme celles du Parc Valmy, qui accueillera de nouvelles entreprises dont les futurs bâtiments de l'ESC Dijon, celle de la ZAE Cap Nord, du parc d'activités Cap Nord (qui a accueilli, en 2005, l'entreprise Ikea, en en redynamisant le quartier), ainsi que le Parc d'activités Mazen-Sully qui abritera le nouvel hôpital de Dijon.
Enfin, la ville a lancé la destruction de bâtiments anciens, qui seront remplacés par des écoquartiers. Le quartier Hyacinthe Vincent à l’emplacement de l’ancien hôpital militaire, celui d'Épirey sur le site de l’ancien collège et les quartiers sud, avenue Jean Jaurès vers le port du Canal sont en cours d'aménagement. L'objectif est de proposer aux Dijonnais des logements économes en énergie.
La ville de Dijon mène depuis 2002 une politique d'intégration de l'écologie au sein de l'urbanisme. La ville a ainsi remporté en 2007 la « Marianne d'Or de l’environnement » avec pour titre « la ville anti CO2 », délivrée par le Sénat pour « La politique des transports comprenant, par exemple, les navettes en centre ville, les bus au gaz naturel, les pistes cyclables, la politique énergétique, avec l'incinération des déchets entre autres, notamment ceux qui proviennent du CHU, la géothermie, la politique de l'eau avec le traitement des boues par la station d'épuration qui sera inaugurée mi-décembre, sans oublier la sensibilisation des citoyens » selon les mots du maire François Rebsamen. Néanmoins, des associations locales en faveur de l'écologie relativisent ce constat, pointant la volonté de la ville de développer l'aéroport commercial, générateur de pollution au dioxyde de carbone. Le plan d'urbanisme dénommé « Écoplus » est ainsi destiné à faire de Dijon une ville à la pointe de l'intégration écologique et évolutive, dans le cadre du développement durable.
Depuis 2002, le Grand Dijon a en effet consacré 100 millions d’euros au développement durable, sans augmenter pour autant la taxe sur les ordures ménagères, tout en abaissant le prix de l’eau.
Plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a provoqué le développement industriel de Dijon. « La deuxième moitié du XIXe siècle va imposer Dijon comme un carrefour ferroviaire de premier ordre ». Pendant la première moitié du XXe siècle, le rôle de la route a grandi, en particulier celui de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 1930, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et selon les mots d'André Gamblin, « Dijon devient la ville des bretelles ». Ce n'est que depuis les années 1990 que Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. Enfin, la ligne du TGV Est Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en cours de construction depuis 2006 et s'achèvera en 2011.
Dijon au centre du réseau ferroviaire françaisA31 Beaune - Dijon - Nancy - Luxembourg
A38 Dijon - A6 à Pouilly-en-Auxois
A39 Dijon - Dole - Bourg-en-Bresse
Deux lignes de TGV : le TGV Sud-Est et le TGV Méditerranée mettent Dijon à portée de Paris (1 heure 37), de Roissy (1 heure 51), de Marseille (3 heures 22), de Lille (2 heures 45) et de Montpellier (3 heures 33).
La ville et son agglomération disposent du Boulevard périphérique de Dijon, ou rocade-est, long de 12 km en 2x2 voies, et qui sera prolongé de 6,5 km en 2012 pour en faire quasiment le tour. Actuellement il relie la zone de la Toison d'or au nord, jusqu'à Chenôve au sud, permettant de se connecter à l'A31. À l'ouest, l'A38 arrive à Plombières-lès-Dijon, au niveau du lac Kir.
La construction de la Lino (Liaison Intercommunale Nord-Ouest) assurera une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'Ouest, pour lier l'autoroute A38 à la zone de la Toison d'or. La LINO permettra de décongestionner les boulevards intérieurs de la ville et également assurera la continuité du réseau national en reliant les autoroutes A38 et A31. Longue de 6,5 km elle sera dans une première phase en 2x1 voie (2012), puis dans un second temps en 2x2 voies. La longueur totale du périphérique de Dijon sera de 18,5 km.
Dijon souffre, en matière d'infrastructure aérienne civile, d'une position géographique trop proche des grandes villes de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse. De plus, la ligne de TGV Paris-Méditerranée ne permet pas à la ville de disposer d'un aérodrome de taille suffisante. L'infrastructure civile actuelle accueille en effet une trentaine de milliers de passagers.
La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte Neuve devrait permettre à terme de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre ville.
La ville se dotera d'ici 2013, d'un réseau de tramway en Site propre. Le réseau sera constitué de deux lignes avec un tronc commun entre la gare et la place de la République. Il s'agit d'un retour à un mode de déplacement collectif pour lequel Dijon était à la pointe. En effet les premiers projets de tramways à Dijon remontent à 1876, gérés par la Compagnie des tramways de Dijon. Le réseau comptait en 1911 cinq lignes et en 1950, il était couplé par des trolleybus. Les bus sont apparus en 1966. Au début des années 1970 fut créée la STRD, devenue Divia en 2004. Le réseau de bus « Divia » comporte 28 lignes intercommunales en service de 5h30 à 20h30 et 7 lignes de soirées de 20h30 à 0h30 ainsi que 15 lignes scolaires « Bus Class' ». La fréquentation était de 37,3 millions de voyages en 2008 (+6,6% par rapport à 2007) soit 148 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires.
En outre, il existe un service de navettes gratuites en centre-ville (« Diviaciti ») avec une fréquentation supérieure à 1.000 voyages par jour, ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé « Velodi », dont l'opérateur est Clear Channel Communications, sur le modèle des services similaires parisiens et lyonnais. Lancé le 29 février 2008, il comptera à terme 400 vélos répartis dans 40 stations.
La CCI de Dijon est en charge du déploiement du projet « Renaissance » qui consiste à implanter durablement un aéroport civil digne d'une ville d'importance, sur l'actuel site Dijon-Longvic. Financé par le Grand Dijon à hauteur d'un tiers, ce projet comprend l’ouverture de plusieurs lignes « low cost » pour le trajet Dijon-Londres, le développement de l’activité charters, le développement de l’aviation d’affaires et privée, l’ouverture d’une ou deux lignes sous obligation de service public, en priorité vers Toulouse, Bordeaux, Nantes et/ou Rennes.
Ce projet rencontre cependant une opposition des autochtones, à cause notamment de l'absence de consultation citoyenne sur le sujet et des nuisances sonores Les nuisances de la base aérienne 102. Une association, baptisée « Quétigny Environnement », milite depuis les années 1990 contre ces nuisances, aujourd'hui occasionnée par la Base Aérienne 102 basée à Longvic.
Le Grand Dijon cumule 250 516 habitants dont environ 155 340 habitants pour Dijon seul, qui s’étend sur 42 km². La ville exerce son influence sur un vaste espace rural qui s'étend sur la Côte-d'Or et la Saône-et-Loire. Elle évolue et se développe au cœur d'une agglomération de 262 598 habitants et d'un bassin de vie et d'emploi de 370 000 personnes.
Evolution de la population depuis 1793 :
La croissance démographique dijonnaise a été continue ; néanmoins, sur les dix dernières années, elle est de 0,24% alors que la moyenne nationale est de 0,41%. Le nombre d'actifs par sexe est de 58 000 hommes pour 55 100 femmes, soit un total, en 1999, de 113 100 actifs.
Le bassin d'emploi dijonnais est de 350 000 personnes. Dijon est une ville principalement tertiaire, avec près de 3/4 des actifs occupés dans ce secteur en 1994, soit sensiblement plus que dans les agglomérations équivalentes. Dijon est aussi une ville administrative, où la fonction publique occupe à elle seule le quart des actifs en 1994. Les plus gros employeurs sont en effet les centres hospitaliers, la SNCF et la ville de Dijon, l'université aussi. Le tertiaire supérieur est quant à lui insuffisant pour rivaliser avec Paris ou Lyon.
L'agglomération souffre de sa position excentrée et d'une concurrence des grands centres urbains proches comme Lyon, le nord de l'Yonne et le sud de la Saône-et-Loire. Néanmoins, le Grand Dijon est le premier centre industriel de Bourgogne, regroupant une trentaine de milliers d'emplois. L'agglomération a en effet beaucoup profité dans les années 1950 et 1960 de la décentralisation d'entreprises parisiennes et étrangères (Thomson, Philips, Hoover) qui ont pourtant aujourd'hui pratiquement toutes fermées. Comme toutes les grandes villes de province, Dijon est particulièrement concerné par les plans sociaux et les fermetures économiques.
En termes de données quantitatives, Dijon possède un taux d'activité de 73,4% en 2006 pour un taux de chômage de 11,98%. Par ailleurs, Dijon est classé 19ème ville étudiante de France.
Armes actuelles :
« De gueules, au chef parti : au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or et à une bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces et à une bordure de gueules. »
Les armes de la ville étaient « de gueules plain » jusqu'en 1391, date à laquelle fut ajouté le chef aux couleurs du duc de Bourgogne Philippe II le Hardi.
Pendant le Premier Empire, « parti, au 1er d'azur, au cep de vigne d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules; au 2, bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire »
Lorsque la ville reçut la Légion d'honneur en 1899, la croix, sans ruban, fut placée dans le champ de gueules. Depuis 1962, la décoration est placée sous le blason.
Il n'y eut jamais de véritables travaux de fouilles archéologiques. Aucun document néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles, du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches ont été retrouvés. Quelques menus objets domestiques, fragment d'assiette décoré d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III, ont été mis au jour en plein centre ville (rue du Tillot et rue du Château). Deux ouvrages compilent les découvertes : le Recueil d'Esperandieu (1911) et les Inscriptions antiques de la Côte-d'Or de Pierre Lejay (1889).
Les premières traces d'habitat remonteraient au Néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village.
De toutes les localités antiques sur l'axe nord-sud français, établies sur le revers du plateau bourguignon, seules Beaune et Dijon ont pris de l'importance. Une route romaine passait de l'axe sud-ouest-nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre allait du sud-est-nord-ouest, de l'Italie vers le Bassin parisien. Dijon fut fortifié au Bas-Empire, le castrum étant selon les spécialistes un marché sacré que désignerait le nom de « Divio ». Ce nom apparaît en effet pour la première fois sur des monnaies mérovingienne et carolingienne, sous la forme « Divione », « Digum » au XIIIe siècle, puis chez Grégoire de Tours qui parle du « divionense castrum ». C'est au Moyen Âge que le nom latin sera Divio (génitif Divionis). Selon Pierre Gras, Dijon pourrait venir de la forme « Devomagus » ou « Diviomagus » composée du celte « magos », latinisé en « magus » signifiant « champ de foire » et de « divio », signifiant « sacré ». Ce nom d'allure celtique daterait seulement de l'époque romaine, de la même manière qu'Autun prit sous l'invasion latine, le nom d'« Augustodunum ». D'autres explications existent : le nom « Divio » (ou « Dibio » parfois) renverrait, selon Gérard Taverdet, professeur de linguistique à l'Université de Bourgogne, à l'expression « la ville du Suzon », rivière locale qui signifie « la rivière claire » ou « la rivière sacrée » et qui serait à la base étymologique du nom de la capitale bourguignonne. Deux autres hypothèses expliquent ce nom : « Divio » pourrait ainsi renvoyer à « divin » car Dijon semble avoir été un important lieu de culte des Lingons. L'autre conjecture est que le nom est en fait l'amalgame de deux mots latins: « Di » et « Vio » signifiant « deux voies », allusion à la voie romaine et à l'Ouche qui traversaient la ville.
Le tracé reconstitué du castrum romain, qui exista avec l'emplacement des vestiges encore visibles.Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de ce castrum ; ils datent du Bas-Empire. La voie romaine Chalon-Langres a été retrouvée par endroits (au Parc de la Colombière où elle est visible) à l'écart de laquelle le castrum fut construit. Cette voie fut souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs (comme l'Abbé Claude Courtépée, auteur de Description générale et particulière du duché de Bourgogne), à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon). Un camp romain, celui de la 8e légion Augusta envoyée en Gaule en -70 pour mater la révolte des Civilis et des Sabinus fut également mis au jour au lieu-dit La Noue, près de Chenôve, ce qui confirma la place stratégique de Dijon à l'époque du Bas-Empire. Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres objets témoignant de la présence d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque. Quelques voies traversaient ce castrum, dont l'une au niveau de l'actuelle rue Berbisey. Ce castrum possédait trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli. Ce nouveau castrum gallo-romain de onze hectares protégeait sans doute certains édifices publics. On retrouva également les traces d'une fortification sur l'actuel Mont Afrique.
Un reste du castrum de Dijon, rue Berlier.Le Dijon romain possédait deux nécropoles, l'une s'étendant le long de la voie Chalon-Langres, sur les quartiers actuels des Cours du Parc jusqu'à la rue de Gray, la seconde à l'ouest sur les positions des édifices de Saint-Bénigne, Saint-Philibert et Saint-Jean. Cette dernière nécropole fut réutilisée comme cimetière dès le IIe siècle et ce jusqu'à Louis XVI. Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des romains : des stèles votives dédiées à Epona et Sucellos furent retrouvées, au côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque disparue depuis, semble attester qu'un culte était rendu à Mithra.
Le castrum abritait ainsi des thermes, des commerces (commerce du vin, des objets religieux, de la farine notamment) et un temple. Le négoce du vin était déjà très vivace : les échoppes des détaillants étaient alors bâties de manière uniques. Juché au premier étage, le vendeur présentait des amphores de tailles différentes, puis le client amenait sa jarre sous un entonnoir, et le détaillant l'approvisionnait de la quantité demandée. Les habitants de Divio n'étaient pas seulement commerçants mais aussi agriculteurs et bûcherons.
La muraille romaine devint inutile lors de l'édification d'une enceinte au XIIe siècle, mais le tracé du castrum a toujours été conservé et connu. Il fut peut-être construit par Aurélien en 270-275, contemporain du martyr de saint Bénigne, selon Grégoire de Tours qui décrit Divio et le castrum ainsi :
« À cette époque, le bienheureux Grégoire résidait dans la ville de Langres ; c'était un grand évêque de Dieu, célèbre par ses miracles et ses vertus. Mais puisque nous faisons allusion à ce pontife, j'ai pensé qu'on me saura gré d'insérer dans ce chapitre une description de la localité de Dijon où il résidait le plus souvent. C'est une place forte munie de murs très puissants, au milieu d'une plaine très agréable ; les terres y sont fertiles et fécondes si bien qu'avoir passé la charrue dans les champs une seule fois, on jette les semences et qu'une grande et opulente récolte vient ensuite. Au midi, il y a la rivière de l'Ouche, qui est très riche en poissons ; du côté de l'aquilon pénètre une autre petite rivière qui, entrant par une porte et coulant sous un pont, ressort par une autre porte ; après avoir arrosé le tour et l'enceinte de son onde placide, elle fait tourner, devant la porte, des moulins avec une prodigieuse vélocité. Quatre portes ont été placées aux quatre coins du monde et trente-trois tours ornent toute l'enceinte ; le mur de celle-ci a été édifié avec des pierres de taille jusqu'à une hauteur de vingt pieds et au-dessus en pierraille ; il a trente pieds de hauteur et quinze pieds de largeur. J'ignore pourquoi cette localité n'a pas été qualifiée de cité. Elle a autour d'elle des sources précieuses. Du côté de l'occident, il y a des collines très fertiles et remplies de vignes qui fournssent un si noble falerne aux habitants qu'ils dédaignent l'ascalon. Les anciens racontent que la localité a été édifiée par l'empereur Aurélien, »Cette enceinte composée de trente-trois tours et quatre portes est reproduite dans les plans du XVIIe siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne est située aujourd'hui entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue. Elle devint au XVe siècle un lieu de culte au saint, qui était supposé y avoir été emprisonné.
On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) fut mis au jour lors de la destruction, au début du XIXe siècle, de la Sainte-Chapelle qui jouxtait le Palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle).
Au Ve siècle, Dijon devient le séjour des évêques de Langres, après la mise à sac de la cité en 407, et ce durant quatre siècles. Leur influence permit l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Deux basiliques furent ensuite élevées dès le XIe siècle par saint Urbain (actuel Saint-Jean) notamment.
Dijon fut ensuite occupé par les Burgondes qui furent défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parvinnent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et les bâtiments monastiques annexes (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, saint Bénigne, qui suscite un pèlerinage important. Il n'en reste aujourd'hui que l'étage inférieur, dit crypte de Saint-Bénigne.
Au début du XIe siècle Dijon est composé d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert Ier essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon. Mais devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. Dès 1017 le roi Robert vint à Dijon y affirmer ses droits et annonça la nomination de son fils cadet Henri, âgé de 9 ans, à la dignité de duc de Bourgogne. En 1026, le fils aîné du roi meurt et Henri devient l'héritier de la couronne royale. Roi à la mort de son père en 1031 il entre en lutte contre son frère Robert qu'il finit par vaincre. Il lui pardonne alors son insoumission et lui donne en apanage Dijon et le duché de Bourgogne en 1034. L'arrivée du duc Robert Ier, dit le « Vieux », installe durablement la famille des Capétiens à Dijon où elle va régner sans discontinuité pendant trois siècles.
Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abritera la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte. Les ducs de Dijon possèdent un château (actuelle mairie de Dijon) et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune qui permet l'entraide entre le duc et les habitants. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichirent.
Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, Comté de Flandre et Suisse.
Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean Ier sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies elle ne compte que 13 000 habitants en 1474. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477) qui ne vit pas à Dijon échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt en 1477 à la bataille de Nancy contre le duc René II de Lorraine, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 1er février 1477.
En dépit de quelques révoltes contre l'autorité du roi, Dijon s'est soumis à son autorité. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne, qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de 20 ans et fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14 000 hommes des corps francs suisses, 5 000 Allemands et 2 000 Francs-Comtois assiéger Dijon. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé por défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissenssions entre Suisses et Allemands et en promettant 400000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France. Après cet événement, l’enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin.
Le parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1590. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement). Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. Sous l'administration des princes de Condé, gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme : une place Royale (actuelle place de la Libération) est aménagée devant l'ancien palais des ducs, qui est lui-même remanié et agrandi. La rue Condé, actuelle rue de la Liberté, est percée. Les princes de Condé créent le vaste parc de la Colombière, relié à la ville par une avenue plantée d'arbres, le cours du Parc.
Cette prospérité se poursuit au XVIIIe siècle, Dijon accueillant en 1722 une faculté de droit, puis l'Académie en 1725 (qui remettra à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750). Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755. La ville compte 22-23 000 habitants et a le statut d'une grande ville de province, derrière Lyon et Strasbourg néanmoins. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre ; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répond positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon. De 1754 à 1757, de nombreux aménagement modernisent Dijon. Le premier jardin botanique est créé en 1760. En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui deviendra musée des Beaux-Arts. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement.
La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le 15 juillet 1789, les patriotes dijonnais prennent le château de Dijon. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne ; d'autres sont endommagés, comme Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons.
En 1804, le Lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les Facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814 les Alliés qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville.
L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé en dehors des remparts. En 1840, le réseau d’alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l’ingénieur Henry Darcy pour lutter contre l’insalubrité est achevé ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage. En 1851 est inaugurée par le prince Louis Napoléon Bonaparte la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille, projet du maire Victor Dumay et de l’ingénieur Henri Darcy. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les divers faubourgs alentours se construisent. En 1867, sur concours, un projet de plan d’urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris, est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré des réticences.
Durant la guerre de 1870, trois batailles se déroulent à Dijon . Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands, et un drapeau poméranien est même conquis. La place du Trente-Octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes.
Article détaillé : Bataille de Dijon (1870).Malgré tout, Dijon est occupée par l’armée allemande, pendant environ huit mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance.
Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. En quelques cinquante ans (de 1850 à 1900), grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30 000 à 70 000 habitants. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Après de nombreuses polémiques, le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De multiples équipements publics et privés sont réalisés : lycée Carnot, École normale, groupe scolaire, cimetière, grands magasins comme la « Ménagère » rue de la Liberté, qui ouvre en 1897, grands hôtels, lieux de culte. Dans les faubourgs s'élèvent des usines : Pernot, Lachèze…
La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des Sports à Montmuzard. Occupée dès le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.
Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100 000 habitants. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est dominé par les cadres moyens et les employés. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. Sous son mandat se crée également à partir de 1957 un vaste campus universitaire à Montmuzard, sur près de cent hectares. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. Avec l'essor économique des Trente glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Le quartier des Grésilles, la ZUP de la Fontaine-d'Ouche sont aménagés et les municipalités satellites comme Quétigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. Après la mort de Félix Kir en 1968, le docteur Veillet assure quelques années sa succession, jusqu'en 1971. À cette date est élu le gaulliste Robert Poujade, qui devait assumer le plus long mandat de maire dans l'histoire de Dijon : trente ans, de 1971 à 2001. Robert Poujade s'attache à la protection et à la mise en valeur du secteur sauvegardé de Dijon, où les monuments sont restaurés. Renonçant à la construction de grandes barres, il aménage de nouveaux quartiers -Petit-Cîteaux, Port du canal, Hauts de Montchapet, Mansart- avec des immeubles à taille plus humaine. De nombreuses bibliothèques sont créées dans les quartiers, ainsi que des jardins publics. La construction de l'auditorium est une des dernières grandes réalisations de la période Robert Poujade. En 1977, Dijon emporta le titre envié de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville.
Le 18 mars 2001, le candidat de gauche François Rebsamen est élu maire de Dijon, pourtant de tradition conservatrice. Sous son mandat, l'expansion culturelle et industrielle de la ville continue.
La croissance de Dijon au XXe siècle est liée à sa situation de nœud ferroviaire sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, au départ des lignes menant vers Besançon, Belfort, Nancy, l'Italie et la Suisse. L'essor des échanges a favorisé une industrie qui, rétrospectivement, paraît étonnamment variée au milieu du siècle : métallurgie (tréfileries et laminoirs, matériel de chemins de fer, cycles et motocycles, machines outils, mécanique de précision, matériel de laiterie et de boucherie), industrie alimentaire (moutarde, biscuits, chocolat, pain d’épices, cassis), travail du cuir (chaussures, sacoches), confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique. Comme ailleurs, la route a depuis détrôné le chemin de fer, l'industrie est en régression et c'est plutôt le secteur tertiaire qui se développe aujourd'hui.
Dijon a été classée trois années durant « cité la plus attractive de France » par le magazine L’Entreprise dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants. 40 % des flux autoroutiers européens et 65 % des flux français passent par le corridor dijonnais, passage obligé vers le reste de l'Europe du Sud et du centre. La main-d’œuvre dijonnaise est en moyenne plus qualifiée que celle de la plupart des autres régions. Les zones économiques dijonnaises sont principalement la ZI de Longvic et la ZAE Cap-Nord Toison d'Or/Saint-Apollinaire. Dijon seul compte 11 ZA toutes en voie de développement immobilier.
Quatre secteurs sont particulièrement bien représentés à Dijon, l’électrique-électronique, la mécanique, l’agro-alimentaire, et la chimie-pharmacie. La création du pôle de compétitivité Vitagora autour du goût, de la nutrition, de l’innovation alimentaire et de la santé, souligne la propension de Dijon à mettre en place des projets aux débouchés réels par une démarche dynamique et stratégique, issue d’un partenariat fort entre tous les acteurs économiques, la ville, le Grand Dijon et l’université.
L'université de Bourgogne regroupe près de 30 000 étudiants. C’est le premier employeur en recherche de la région, qui, avec ses 1 900 enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs et techniciens, est capable d'intervenir dans les secteurs les plus divers. D'autres écoles implantées au cœur de la ville disposent d'une bonne réputation nationale, Sciences Po Dijon (antenne de la prestigieuse école parisienne), l’Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon (ENESAD), l’École nationale supérieure de biologie appliquée à la nutrition et à l’alimentation (ENSBANA), l'École supérieure de commerce de Dijon (ESC) et l'École supérieure d'ingénieurs de recherche en matériaux (ESIREM), toutes quatre membres de la Conférence des grandes écoles, l’École nationale supérieure des arts et métiers, l’École nationale des greffes, l’école de notariat, l’école nationale des Beaux-Arts ou encore le conservatoire national de musique, de danse et d'art dramatique.
Ces atouts font de la métropole dijonnaise le premier bassin de vie et d'emploi en Bourgogne. Le mensuel L'Entreprise a ainsi classé le Grand Dijon en troisième position des villes françaises les plus attractives pour entreprendre. Dijon avait été lauréat de ce palmarès pendant deux années consécutives en 2004 et 2005.
Le premier secteur industriel dijonnais en termes d'emplois est celui de la construction électrique et de l'électronique, qui compte en 2003 quelque 3200 salariés. Vient ensuite l'industrie mécanique, qui occupe environ 3000 salariés, auxquels on peut ajouter de l'ordre de 1200 personnes travaillant dans la métallurgie (dont SEB) et 1200 autres dans les industries du plastique et du caoutchouc. Autrefois riche et diversifiée (cycles Terrot, Lapierre, dérailleurs Simplex…), la mécanique dijonnaise est surtout axée aujourd'hui sur la sous-traitance automobile, touchée par les délocalisations, mais pas exclusivement, comme en témoignent les activités du Centre technique des industries mécaniques de Dijon. L'agglomération bénéficie également de la présence de laboratoires et unités de production de la pharmacie industrielle, en premier lieu Sanofi-Aventis, Urgo et Fournier, qui emploient un total de 2100 personnes, avec une activité de recherche et développement impliquant des laboratoires de l'Université de Bourgogne et des acteurs plus petits, tels qu'Oncodesign (recherche de traitements contre le cancer). Le secteur de l'optique, historiquement important (avec notamment Hermagis-SOM-Berthiot), est encore représenté par Essilor (verres correcteurs), Nachet (microscopes) et la Sagem (viseurs, périscopes).
Le secteur de l’alimentation et du goût s'est récemment organisé autour du « pôle de compétitivité » Vitagora, profitant de l'image gastronomique internationale de la Bourgogne et de Dijon, historiquement à la pointe de l'industrie agro-alimentaire. Le pôle regroupe des « plates-formes de compétences » centrées sur l’agronomie, la pédologie et les plantes, l’emballage, la chimie et la logistique. Deux entreprises emblématiques de ce secteur à Dijon sont le chocolatier Lanvin, absorbé par Nestlé, et le moutardier Amora, absorbé en 2000 par Unilever, dont l'usine historique est liquidée en juillet 2009.
Dijon est le siège des maisons mères de plusieurs grands groupes (lesquels ?). Tetra Pak y a une grosse unité de conditionnement depuis 1971, l’une des plus importantes et innovantes du groupe en Europe.
Le siège d'Autoroutes Paris Rhin Rhône est situé à Saint-Appolinaire, dans la banlieue de Dijon
Le tourisme occupe une place non négligeable dans l'économie de Dijon. L'intérêt touristique de la ville repose principalement sur la richesse de son patrimoine historique et sur la proximité de la côte viticole. Ainsi, la vieille ville possède trois des dix monuments les plus visités en Côte-d'Or et le musée des Beaux-Arts de Dijon a été fréquenté par plus de 210 000 visiteurs en 2004. L'agglomération compte près de 500 restaurants et plusieurs zones hôtelières (Toison d'Or, quartier de la gare centrale…). Comme dans beaucoup de villes de moyenne importance, on peut distinguer à Dijon trois grands secteurs : le tourisme culturel (musées, monuments, fêtes et manifestations culturelles), le tourisme gastronomique et vini-viticole (quoique moins développé qu'à Beaune), et le tourisme d'affaires (palais des congrès et hôtels-restaurants adaptés).
Néanmoins, les chiffres de 2008 relevés par l'Insee montrent un recul de 0,5 % de l'activité touristique, avec un taux d'occupation des lits d'hôtel inférieur de 7 points au taux moyen national. La clientèle étrangère ferait particulièrement défaut (- 1,6 %).
Avant la Seconde Guerre mondiale, la gauche progressait, avec Claude Guyot ou Jean Bouhey. Par ailleurs la collusion de la droite avec le régime de Vichy fait que ses représentants ne peuvent être éligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien Public, Félix Kir va occuper la scène politique. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et qu'il s'oppose même au général de Gaulle. Il lui nie même son statut de premier résistant, le chanoine Kir s'étant opposé en personne aux Allemands dès le 17 juin 1940. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de sénateurs, ma présidence du conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est souvent faible, même dans le milieu rural.
En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1967 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade qui remporte néanmoins celles de mars 1971. Félix Kir meurt en effet en 1968. La gauche dès lors existe réellement, renforcée par les événements de mai 1968, qui sont sans violence à Dijon, en dépit d'une grève historique. En 1973, la gauche atteint ainsi 42,2% des votes alors que les « indépendants » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte d'or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections nationales, à Dijon comme en Côte-d'Or en majorité, la droite est toujours très implantée.
Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil Général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9% des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après le renoncement de Robert Poujade, il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin.
En 2010, la commune de Dijon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ ».
Le Grand Dijon est divisé en 8 cantons :
La Communauté de l'agglomération dijonnaise (COMADI), devenu en 2005 le « Grand Dijon », couvre 22 communes. Dijon est ainsi le centre d'une communauté d'agglomération qui n'a cessé de s'étendre, formée théoriquement de 116 municipalités appartenant au périmètre du « Schéma de Cohérence Territoriale » (SCOT). En 2009, le Grand Dijon rassemble 22 communes. Le nombre d'habitants est ainsi de 251 802 habitants en 2009 (soit 49% de la Côte-d'Or) dont 155 340 habitants à Dijon même, en en faisant la 18ème communauté d'agglomération de France.
Les communes composant l'agglomération du Grand Dijon en 2009.Les 22 communes signataires du contrat d'agglomération de 2002 sont :
La ville de Dijon possédait un maire et en général vingt magistrats municipaux, ou échevins, dès l’époque de la naissance de la féodalité. Ces magistrats sont confirmés en 1187, lorsqu’une charte de commune est accordée par le duc Hugues III. En 1192, pour la première fois, le maire dijonnais est élu. À la fin du XIIIe siècle, ce maire prend le titre de vicomte maïeur, confirmé en 1477-1479 par Louis XI ; ce titre demeurera jusqu’en 1789. Depuis la fin du XVe siècle (1491), la charge de vicomte maïeur est anoblissante ainsi que celle d’échevin à compter du XVIe siècle. Le vicomte maïeur avait le droit de haute, moyenne et basse justice, le droit de scel et de visite. Les clés de la ville lui sont confiées et il dirige les archers ainsi que les compagnies des sept quartiers, cette fonction militaire étant importante jusqu’au XVIIe siècle. Le vicomte maïeur est élu par les habitants, ni mendiants, ni étrangers, qui payent la taille, en général la veille de la Saint-Jean. Cette élection a lieu sur le parvis de l'église Saint-Philibert. À partir de 1669, il est permis au maire de porter « une robe longue de satin plein, de couleur violet, doublée de satin rouge cramoisi, comme le prévôt des marchands de Lyon, avec chaperon de même étoffe et couleur bordée d’hermine » afin de se distinguer des habitants. En 1692, la fonction de vicomte maïeur est transformée en office héréditaire tandis que l’élection n’est plus alors qu’une confirmation du choix royal fait par le gouverneur au nom du roi.
François Rebsamen, actuel maire de Dijon.Parmi les maires ayant marqué l'histoire de la ville quelques personnalités se sont remarquées :
La Communauté de l’Agglomération dijonnaise applique un taux de Taxe professionnelle de 16,90% en 2009, soit légèrement inférieur à la moyenne de 18,40% des agglomérations françaises de même taille.
Lors de la dernière étude sur les effectifs scolaires effectuée en 2002 et 2003, la ville de Dijon comptait 14 lycées publics et privés, dont un lycée européen (lycée Charles-de-Gaule) cumulant 16.423 élèves, 24 collèges publics et privés, de 13.581 élèves, ainsi que 173 écoles primaires et maternelles soit 21.429 élèves. Avec ceux proposés par l'agglomération et l'université, la ville possède toutes les structures d'enseignements, de tous niveaux, d'une grande municipalité.
15 établissements de tous domaines forment avec l'université de Bourgogne le réseau d'enseignement supérieur comme Sciences Po Dijon, l'École supérieure de commerce de Dijon, l'ENESAD, l'École nationale des Greffes, l'École inter-régionale d'avocats, l'Institut de formation des cadres de la santé, l'École nationale des beaux-arts entre autres.
L'université compte en 2008-2009 27 000 étudiants. La grand emajorité de ses bâtiments et effectifs concernent Dijon, aux côtés des antennes de Chalon-sur-Saône, Auxerre, Le Creusot et Nevers. En plus des UFRs traditionnels, elle a mis en place 36 Unités de Recherche labellisées dont certaines uniques à la région comme Agrosup Dijon ou l'Institut universitaire de la vigne et du vin Jules Guyot d'œnologie. Le campus, d'inspiration nord-américaine a été créé en 1957 et s'étend sur 150 hectares dans le quartier Montmuzard. La ville prévoit d'inclure l'université et ses zones de résidences au projet 2025 de la future gare tramway. Dès 2013 le « Grand Campus » devrait multiplier les logements étudiants et les instituts de recherche et de coopération avec les universités étrangères.
Dijon accueille un SAMU, un centre hospitalier universitaire et plusieurs cliniques : clinique Sainte-Marthe, clinique Drevon, et d'autres dans la proche agglomération. On trouve aussi dans les nouveaux quartiers un pôle médical comme le Point médical, en attendant le futur centre de Valmy.
Le CHU de Dijon, première entreprise du département avec 6300 employés, est éclaté en trois pôles : l'Hôpital du Bocage, situé dans des bâtiments récents dans l'est de la ville, l'Hôpital Général en bordure du centre-ville près de la place du Premier Mai et le Centre gériatrique de Champmaillot à proximité du creux d'Enfer. L'hôpital général a été crée en 1204 par Eudes III, septième duc de Bourgogne. Il est doté de bâtiments inscrits aux Monuments Historiques.
En 2002, Dijon a adhéré au réseau des villes santé de l'OMS, grâce à la mise en place de divers programmes, notamment dans la prévention des addictions et des IST.
Dijon possède de plus un pôle de recherche médicale composé de 15 chercheurs et 96 médecins, ainsi qu'un centre de lutte contre le cancer, le centre Georges-François Leclerc en collaboration avec l'université de médecine.
Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire aujourd'hui avec des édifices publics comme le Zénith ou l'Auditorium ou à travers des bâtiments de haute-technologie comme la tour Elithis. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, hôtels parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes, qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations modernes, datant du XIXe siècle, de type « hausmannien », complètent ce patrimoine dijonnais.
La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aujourd'hui aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine qui s'intègre dans un tourisme départemental et régional, autour du vin et de l'héritage médiéval.
Dijon aurait été surnommée la « ville aux cent clochers » par Henri IV ou François Ier. En effet, les édifices religieux, témoins d'un passé religieux et architectural, ponctuent le centre ville.
Le palais des ducs et des États de Bourgogne abrite aujourd'hui le musée des Beaux-Arts et la mairie. Face au palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680. Les pavés ont été retirés en 2008 et la place accueille aujourd'hui des jets d'eau et de lumière mettant en valeur son architecture. Le palais témoigne du passé de Dijon sous les ducs. Il comprend : la tour de Bar, ancienne tour de Brancion construite par Philippe le Hardi en 1365 ; les cuisines ducales, construites par Philippe le Bon en 1433 ; la tour Philippe le Bon, initialement tour de la Terrasse, qui date de 1455, qui servait de tour de guet et d’habitation, et qui compte 316 marches.
La cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIIIe et XIVe siècles, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve maintenant le musée archéologique.
L'église Saint-Philibert de Dijon, aujourd'hui en très mauvais état structurel et interdite à la visite, est située à quelques pas au sud-est de la cathédrale Saint-Bénigne. Elle est reconnaissable par son clocher en pierre.
L'église Notre-Dame, du XIIIe siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIXe siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates. La chapelle de l'Assomption toute proche s'orne de l'Assomption de Jean Dubois, mais n'est pas ouverte au public. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle de Notre-Dame. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur à qui la touche.
La maison Millière et l'hôtel de Vogüe s'élèvent derrière l'église, rue de la Chouette.
L'église Saint-Étienne de Dijon est le plus ancien lieu de culte du castrum dijonnais. D'abord église romane (les fondations sont encore visibles), abbaye de chanoines réguliers au Moyen Âge, cathédrale en 1731, désaffectée à la Révolution, elle a abrité jusqu'en 2007 la chambre de commerce. Le musée Rude occupe toujours le chœur, mais pour encore peu de temps. En effet, le musée des Beaux-Arts faisant l'objet de travaux importants et d'une restructuration, la conservation et les services administratifs de ce musée, après travaux, doivent s'installer dans cet édifice.
L'église Saint-Jean, qui date du IVe siècle, a été reconstruite en 1448, en gothique flamboyant.
La chapelle de l'hospice de la charité possède un autel à dais de présentation qui est une composition baroque en bois doré due au sculpteur Jehan Maitrier.
Le couvent des Carmélites est le premier monastère de femmes à Dijon et date de 1608.
De l'ancienne Chartreuse de Champmol, sur le site de laquelle est aujourd'hui construit un hôpital psychiatrique, subsistent le puits de Moïse, sculpté par Claus Sluter à la fin du XIVe siècle, et le portail de la chapelle.
Le palais de justice a été construit à la fin du XVe et au début du XVIe siècle pour abriter le parlement ; il est toujours le siège de tribunaux. Le charpentier Antoine Galley en a bâti le plafond en 1522 alors que la grande porte est de l'artiste Hugues Sambin.
La porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle fut érigée en 1788 par Caristie en l'honneur du prince de Condé. Elle est parfois nommée « Arc de Triomphe dijonnais », en raison de sa situation au sommet de la Rue de la Liberté, appelée « Champs-Élysées Dijonnais » en référence à son caractère commerçant, comme la célèbre avenue parisienne.
Un vestige du castrum rue BerlierLes remparts de Dijon ont laissé malheureusement peu de traces : la voie ferrée passe sur l'ancien rempart dit « de la Miséricorde ». Rue de l'Hôpital, il subsiste des vestiges du bastion de Guise, qui constituait l'angle sud-ouest du rempart ; rue de Tivoli et rue Berlier, deux pans de murs sont également encore préservés. Un panneau a été mis en place rue Vaillant, signalant la fin de l'ancien Castrum dijonnais.
L'église du Sacré-Cœur de Dijon date quant à elle des années 1930.
Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, ils se découvrent sur quelques bâtiments du centre ville comme l'hôtel de Vogüé, la maison Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne…
Les méridiennes, indiquant le midi solaire vrai, sont mises en valeur. L'une se trouve rue de la Liberté, une autre sur la façade du palais des ducs, une troisième à l'intérieur de la tour Philippe le Bon. On peut observer le midi solaire vrai sur ces méridiennes aux heures légales données par le tableau ci-dessous :
La ville de Dijon fait partie de l'aire de locution des langues gallo-romanes. Cependant, le français a totalement remplacé la déclinaison locale qui se maintient néanmoins jusqu'au XIXe siècle dans les faubourgs et surtout en zone rurale à travers un patois se reconnaissant à ses deux spécificités. D'une part, ce parler lyonnais conserve un vocabulaire caractéristique encore employé en Côte-d'Or et lié à la culture du vin comme « bareuzai » désignant le vigneron. L'accent est également reconnaissable, notamment par le roulement de « r » et par l'allongement de certaines phonèmes comme le « eu » et le « a ». L'ellipse de certaines syllabes est aussi très employée comme dans « le chenil », prononcé « le chnil ».
Dijon œuvre à la valorisation et à l’enrichissement de son patrimoine. La ville a consacré en 2007 environ 54 millions d'euros à la culture, sur un budget total avoisinant 250 millions d'euros. L’auditorium à l'acoustique exceptionnelle, les huit musées – entièrement gratuits – dont celui des Beaux-Arts, qui se classe parmi les premiers de France par l'importance de ses collections, les théâtres et salles de spectacle, les structures comme La Vapeur, dénicheuse de nouveaux talents, les galeries d'art, les cinémas – bientôt un nouveau multiplexe –, les bibliothèques municipales, le conservatoire national de musique, les parcs et jardins – 745 ha de verdure soit 49 m² par habitant –, un planétarium et une nouvelle médiathèque interquartiers sont autant d’éléments qui participent à la mise en valeur et à la richesse de la cité.
Dijon possède de nombreux musées disposant de collections régionales importantes, tous installés dans de prestigieux monuments historiques.
Dortoir des moines, ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne, transformé en salle d'exposition du musée archéologiqueLe musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans le Palais des ducs de Bourgogne. Dans la « salle des gardes » sont exposés les tombeaux des ducs Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, provenant de la chartreuse de Champmol. Les autres salles renferment des collections de peinture et de sculpture allant du Moyen Âge à l'époque contemporaine. Le musée est gratuit depuis 2004.
Le musée archéologique occupe une partie des anciens bâtiments de l'abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales. La collection lapidaire gallo-romaine et les bois provenant du sanctuaire des sources de la Seine sont de tout premier ordre.
Le musée de la vie bourguignonne Perrin de Puycousin renferme des reconstitutions de scènes quotidiennes et d'anciens magasins dijonnais. Une partie est réservée aux enfants célèbres de Dijon.
Le musée d'art sacré de Dijon, installé dans l'ancienne église des Bernardines, présente d'intéressantes collections liturgiques et un morceau de sculpture magistrale : la Visitation, provenant du couvent du même nom, aujourd'hui détruit.
Le musée Magnin occupe l'ancien hôtel Lantin, rue des Bons-Enfants. Il renferme une magnifique collection de tableaux et de meubles réunie par les Magnin, une famille d'amateurs.
Le musée François Rude, situé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite les moulages de diverses statues de François Rude, et donne accès à l'abside de l'église ; on peut y observer des restes de l'ancien castrum, enceinte gallo-romaine de Dijon.
Les bâtiments du Muséum d'Histoire Naturelle - Planétarium - Jardin des Sciences se trouvent parmi les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse.
Le musée de la moutarde de Dijon, situé sous l'usine Amora, appartient au groupe Unilever. Il a fermé ses portes en 2006.
Les principales salles de spectacle de Dijon sont un Zénith jaugeant 7 800 places au maximum, l'auditorium, qui compte 1 600 places assises et le grand théâtre, construit au début du XIXe siècle sur l'emplacement de la Sainte-Chapelle. De nombreuses salles de moindre taille existent, comme la Vapeur (600 places environ), le Parvis Saint-Jean qui occupe l'église Saint-Jean désaffectée, le théâtre Mansart près du campus universitaire, l'Atheneum au cœur du campus ou encore le théâtre des Feuillants. De petites structures privées couvrent en outre de nombreux styles de théâtre et de musique. L'Espace Autogéré des Tanneries, un centre social, culturel et politique, occupe une friche industrielle depuis octobre 1998 .
La ville de Dijon compte quatre cinémas, plus deux multiplexe dans l'agglomération, à Quetigny (12 salles)à Dijon (10 salles).
À signaler tous les ans, chaque octobre, le festival du film les « Écrans de l'Aventure » qui présente une large sélection de films d'explorateurs à l'Auditorium.
La ville de Dijon accueille les sièges de deux principaux médias écrits et d'un média télévisuel :
Divers autres médias écrits et gratuits sont publiés à Dijon, traitant surtout de l'actualité culturelle :
Le Grand Dijon comporte 8 bibliothèques principales :
Dijon possède aussi un bibliobus qui se déplace tous les jours de la semaine dans la ville. La médiathèque Champollion, située au sein du quartier réhabilité des Grésilles est la plus récente et la plus moderne.
Spécialités gastronomiques :
Contrairement à une idée reçue, la fondue bourguignonne est d'origine suisse. Ce nom fait référence d'une part à la fondue au fromage et d'autre part à l'origine de la viande charolaise, la Bourgogne.
En raison de sa situation de point de passage en France, Dijon bénéficie d’une tradition d’échanges, qui s'est concrétisée par des jumelages avec les villes suivantes :
Les sportifs disposent de nombreuses infrastructures, stades, gymnases, courts de tennis, piscines, patinoire, bowlings, parcours de santé dans les parcs péri-urbains, circuit automobile de Dijon-Prenois, le golf Dijon-Bourgogne installé à Norges-la-Ville ou encore centres hippiques. La ville de Dijon se démarque dans de multiples sports : en football avec le DFCO, en basket avec la JDA, en rugby avec le Stade dijonnais (SDCO), en handball avec le CDB mais également en gymmnastique artistique, en hockey avec le CPHD, en athlétisme avec le DUC, en badminton avec le BCD, en judo avec l'ADJ principalement. La ville entend aménager les équipements existant afin de devenir une référence régionale et même nationale. Le projet de piscine olympique, initié en 2009, permettra d'accueillir des compétitions de haut niveau. Une fosse de plongée permettra d'entraîner les champions locaux.
La ville a obtenu la troisième place au classement des villes les plus sportives de France, établi par L'Équipe magazine, dans son supplément du 6 octobre 2007, après Toulouse et Montpellier. Les cinq thèmes qui ont prévalu au classement étaient le haut niveau, le sport accessible à tous, les équipements, la volonté et le budget.
Sur le modèle de Paris Plage, la mairie de Dijon a aménagé une plage et des équipements de loisirs balnéaires autour du lac Kir. « Dijon plage » a accueilli 100 000 visiteurs en 2008. Ce dispositif complète les 3 piscines publiques, celles du Carrousel, des Grésilles et de Fontaine-d'Ouche.
La place de Dijon
Au lendemain de la défaite de 1870-1871, la ville de Dijon est choisie pour constituer une place militaire de deuxième ligne dans le système défensif "Séré de Rivières", entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de celle de Besançon. Un ensemble de 6 forts ceinture donc l'agglomération dijonnaise entre 1875 à 1883, auxquels s’ajoutent quelques redoutes et batteries mais aussi, à l’intérieur même des limites communales, un arsenal et des poudrières. Jamais véritablement étoffée, cette position n'a pas servie comme elle le devait lors des deux derniers conflits mondiaux. Aujourd’hui, les différents sites de cet ensemble ont perdu leur usage militaire : ils sont pour la plupart en cours de réhabilitation.
Article détaillé : Place fortifiée de Dijon.Les casernements et autres bâtiments militaires
Au cours des deux derniers siècles, Dijon a abrité plusieurs casernements, dénommés « quartiers » ou « casernes » selon les unités militaires occupantes. Souvent installée à l'origine dans d'anciens monastères du vieux Dijon, puis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans des lieux édifiés spécifiquement (« Avenue du Drapeau »), la garnison dijonnaise a été touchée par la réorganisation contemporaine des armées. Aujourd'hui, la plupart des bâtiments ont été réaffectés à un autre usage. Seule la caserne Vaillant conserve une activité conséquente. L'état-major, lui, a longtemps été logé dans un ancien hôtel particulier du centre-ville : l'hôtel d'Esterno, rue Monge. L'arsenal, les subsistances (Manutention) et des poudrières intégrées au système défensif de la ville (cf. « Place de Dijon ») étendaient l'emprise militaire au sud de la commune. La gendarmerie, autrefois hébergée au centre, occupe maintenant le quartier Joffre au nord-est de la commune. Enfin, on signalera l'ancienne présence de l'hôpital militaire Hyacinthe-Vincent.
Unités ayant tenu garnison à Dijon :
Plusieurs films ont été tournés en partie à Dijon.
Le Repos du guerrier (1962) de Roger Vadim avec Brigitte Bardot et Robert Hossein est tourné en partie à la gare de Dijon.
Les bidasses s’en vont en guerre (1974) de Claude Zidi et avec les Charlots est tourné en partie au Lycée Saint-Joseph à Dijon.
Une séquence du film La carapate (1978) de Gérard Oury avec Pierre Richard et Victor Lanoux est tournée place de la Libération et fait référence aux événements de mai 1968.
Quelques séquences du film L’étudiante de Claude Pinoteau, produit en 1988, avec Sophie Marceau et Vincent Lindon, ont été réalisées à la gare de Dijon et place François-Rude.
Le film de Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac (1990) avec Gérard Depardieu et Vincent Perez, qui reçut un César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Jean-Paul Rappeneau, et celui du meilleur acteur pour Gérard Depardieu. Il représente le mieux Dijon au cinéma, quoique les scènes tournées dans la ville ne durent que cinq minutes. Il a été tourné rue de la Chouette, devant la maison Millière et dans la cour de l’hôtel de Vogüé.
Enfin, La cuisine américaine (1998) de Jean-Yves Pitoun avec Eddy Mitchell prend place au marché des Halles.
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