48° 05′ N 4° 20′ W / 48.09, -4.33
Douarnenez est une commune française, située dans le département du Finistère et la région Bretagne.
Douarnenez garde encore la réputation d'un grand port sardinier, même si les caprices de la sardine, au fil du temps, ont entraîné une diversification des pêches autrefois saisonnières.
Port de pêche florissant jusqu'à la fin des années 1970 et début 1980, il a connu un très net déclin depuis. L'activité de la pêche y est aujourd'hui marginale mais de nombreux bateaux y débarquent leur pêche. C'est également un port de plaisance important du Finistère avec Tréboul et le Port-Rhu.
Ses habitants portent le nom de Douarnenistes ; leurs voisins les appellent parfois (notamment les femmes) Penn sardin, en référence à la coiffe que portaient les femmes et qui ressemble à la tête d'une sardine (penn signifiant tête en breton).La commune fut agrandie en 1945 en fusionnant avec les communes voisines de Ploaré, Pouldavid et Tréboul.
Douarnenez est situé à 600 km à l'ouest de Paris, 250 km au nord-ouest de Nantes et à 25 km au nord-ouest de Quimper, au fond de la Baie de Douarnenez.
Particularité de la ville, l'île Tristan qui se situe à 50 mètres environ de la côte. Elle est accessible à pied, uniquement durant les basses marées. Un phare s'y trouve.
La présence de cuves à garum aux Plomarc'h atteste de l'antiquité du site qui se trouve être un des sites les mieux conservés d'Europe. Le garum des Plomarc'h, condiment ressemblant à notre nuoc-mam, fut produit entre le premier siècle de notre ère et 276. Ces années virent la côte ouest de l'Armorique ravagée par de nombreux raids de pirates venant du nord de l'Europe. Le premier Douarneniste connu est d'ailleurs un romain, Caius Varénius Varus, probablement issu de la Narbonnaise. Son nom est inscrit sur une stèle votive conservée au Musée Départemental Breton de Quimper. C'est de Pouldavid que les toiles (appelées « Olonnes ») de Locronan partaient à l'exportation. Le nom de Pouldavid, écrit de diverses manières, figure d'ailleurs sur nombre de cartes marines médiévales. Il désignait le site où venaient s'approvisionner certains bâtiments.
Selon la légende de la ville d'Ys, une cité prospère et insoumise aurait été construite jadis dans la baie, avant d'être engloutie par l'océan en guise de punition divine. Cette légende, mise en forme au XIIe siècle, recrée un passé mythique à la Cornouaille en se basant sur des personnages historiques ayant marqué la région avant l'an mil et l'époque des invasions scandinaves.
Au début du XIIe siècle, l'évêque de Cornouaille, Robert, fait don de l'île de Saint Tutuarn au monastère de Marmoutier (près de Tours en Indre-et-Loire). Cette île a été identifiée avec l'île Tristan et son nom ancien, qui fait référence à saint Tudy, pourrait être à l'origine du nom de la ville. Une autre explication étymologique courante est que Douarnenez vienne de la déformation du breton « douar an enez » qui signifie « la terre de l'île ». L'acte de donation indique qu'une église existait déjà, plutôt un petit monastère qu'une église paroissiale. Quant au don, il semble avoir eu comme but un renouveau dans la vie religieuse du diocèse.
À l'époque des Guerres de Ligue (1576-1598), le bandit Guy Éder de La Fontenelle profite de la situation pour brigander la Bretagne et plus particulièrement la Cornouaille et la région de Douarnenez. L'ile Tristan est un moment sa base. Le consensus de mise à la fin des guerres de religion le voit même se faire confier la gouvernance de l'île. Finalement convaincu d'intelligence coupable avec les espagnols et sans que soit oublié le souvenir de ses massacres, il fut roué en place de Grève en septembre 1602. À l'époque de Louis XIV, la commune fut connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges(1675).
En 1902, le commandant Barthélemy-Emmanuel Le Roy Ladurie, grand-père de l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, fut destitué de son grade pour avoir refusé de fermer les écoles tenues par des congrégations catholiques à Douarnenez.
En 1921, Douarnenez devient la première municipalité communiste de France avec l'élection de Sébastien Velly.
En 1924, la grève des Penn Sardines, les sardinières de Douarnenez connu un retentissement national.
L'ancien blason a été dessiné par le Docteur Benoiston, de Quimper, membre de la société française d'héraldique et sigillographie et de la commission départementale d'héraldique du Finistère.
D'azur à la clé renversée et posée en pal d'or, l'anneau en losange pommeté, le panneton figurant une ancre. L'écu timbré d'une couronne murale d'or à la porte à deux battants du même, ferrés de sable ; soutenu aux cantons du chef et aux flancs d'un cordage entrelacé tressé d'argent et de sable ; supporté en baroque de deux fous de Bassan d'argent ailés de sable essorés, descendant et affrontés en chevron renversé sous la pointe de l'écu, tenant en leurs bec un listel d'or bordé et doublé d'azur chargé de la devise DALC'H MAD en lettre de sable.
La devise de la ville est :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le maire de la ville est Philippe Paul, élu dès le 1er tour en 2008, battant la maire sortante Monique Prévost.
La ville dispose de trois ports :
De nombreux chantiers navals restent en activité ; le Port-Rhu continue à produire des bateaux traditionnels en bois, tandis que le Rosmeur fabrique des bateux modernes de pêche.Si le port de pêche connaît une période de mutations, le port de plaisance de Tréboul, lui, accueille de nombreux bateaux de croisière. Les deux places de marché (Douarnenez Centre et Tréboul) sont très fréquentées par les touristes. Le marché de Tréboul borde le port de plaisance tandis que celui des Halles est au cœur de la vieille ville.
Douarnenez a été un haut lieu de la pêche à la sardine (3 714 tonnes en 2006). Ainsi, depuis le XIXe siècle, plusieurs conserveries se sont installées dans la ville, dont la plus ancienne au monde (1853), Chancerelle, est toujours en activité.
Face à la concurrence, la plupart des conserveries de la ville ont progressivement fermé leurs portes. Actuellement, il ne reste plus de ce passé que trois usines qui ont su se développer: Paulet (marque Petit Navire), COBRECO (marque Arok) et Chancerelle (marque Connétable). Douarnenez est toujours la capitale européenne de la conserve de poisson.
Le Port Musée au Port Rhu a récemment abrité une importante exposition de l'historien local Alain Le Doaré, relatant l'histoire des conserveries dans la ville des "Penn-sardin", mais aussi en Cornouaille et sur tout le littoral atlantique. Pointeuse, tables, sertisseuses, autoclaves, camion, coffre, boîtes, archives, photos, maquette et films… témoignent de cette activité industrielle.
La ville met à la disposition de ses habitants un réseau urbain de bus (TUD'bus),.La ville ne possède plus de gare routière depuis 1974, la gare SNCF et l'aéroport étant à Quimper.
Douarnenez est une ville à forte identité culturelle. Les équipements municipaux sont importants eu égard à la taille de la commune :
Le Port-musée, qui a la plus grande collection de bateaux des musées maritimes de France, présente, depuis l’été 2006, un nouveau visage. Une vingtaine d’embarcations, une centaine d’objets, des films y témoignent des activités maritimes. De la reconstitution d’un ancien « port-abri » breton à l’évocation du port de Douarnenez au XXe siècle, de la Norvège au Portugal, des rivages d’Afrique à ceux du Pacifique, de la pêche à la plaisance, les savoir-faire universels de chaque peuple sont mis en valeur.La visite se prolonge en plein air sur les bateaux à flot, où vous explorez vous-même ponts, cales, salles des machines des cinq unités de la collection sur l’eau, installées dans la ria du Port-Rhu…
Enfin, les artistes sont particulièrement nombreux dans la ville. De nombreux peintres comme Julien Thibaudeau et Alfred Marzin (1880-1943) ont peint la baie.
Douarnenez est célèbre pour son gâteau local, le kouign amann inventé par le boulanger Scordia vers 1860 ; son nom (« gâteau au beurre », en breton) est évocateur quant à la matière première utilisée pour sa confection.
La commune est connue pour son Jardin des plantes aromatiques (qui regroupe bon nombre de plantes médicinales), ses Jardins de la baie qui possèdent notamment un atelier d'insertion sociale, et Les Plomarc'h, un espace naturel protégé de 20 hectares, qui encercle la ferme des Plomarc'h, une exploitation municipale pour la sauvegarde des races anciennes.
D'autre part, la ville est une des étapes du circuit randonnée allant de la baie d'Audierne à la baie de Douarnenez, jusqu'à la pointe du Raz.
La commune met à la disposition des habitants un centre de loisirs, permettant d'accueillir des enfants de 3 à 12 ans hors des heures scolaires. Cet espace offre des jeux et des loisirs, qui favorisent l'éveil et la créativité des enfants.
La ville possède un centre hospitalier, un centre de Thalassothérapie et trois maisons de retraite. La ville regroupe dix-sept médecins généralistes, une cinquantaine de médecins spécialisés et plus d'une soixantaine d'auxiliaires médicaux.
Le film Microclimat de Marie Hélia sorti en 2007, est entièrement tourné dans la ville. De même, la ville fut le théâtre d'un film retraçant les événements de la grève des Penn sardines de 1924 : Penn-sardines, 2004 de Marc Rivière. La ville possède également 2 cinémas
La ville a un bagad et une école de musique.
La commune regroupe une piscine municipale, trois salles de sports, six stades, deux courts de tennis ainsi que 6 courts privés appartenant au club de tennis de la baie et un centre nautique fondé par Pierre Priol en 1961 ainsi que trois clubs nautiques: le Winches Club, la Société des Régates de Douarnenez (SRD) et Douarnenez Voile . Plusieurs grandes manifestations nautiques s'y déroulent chaque année comme le Grand Prix Petit Navire ou le Mini-Fastnet.Le Douarnenez Aqua Club est une institution de la plongée sous-marine bretonne; sur leur site on peut notamment admirer leur navire Reine de l'Arvor, dernière pinasse douarneniste navigante. De plus, la ville a un club de hand-ball , qui organise des tournois. On trouve aussi le club de Volley Ball, le DVBC, qui, malgré un jeune âge en comparaison avec les autres clubs de la ville est malgré tout reconnu dans la région, il organise chaque été un tournoi de Beach Volley. Douarnenez possède le meilleur club de Bretagne de Billard Français, le Douarnenez Sport Billard, avec plusieurs titres de Champion de France et des dizaines de titres régionaux chaque saison ! La ville compte aussi 3 clubs de football(la Stella-Maris, ;le FC Douarnenez et les Gars d'Ys de Tréboul) et un club de basket (Basket Club Douarnenez Tréboul).
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