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Draguignan est une commune française située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Dracénois.
Siège de la préfecture varoise jusqu'en 1974, elle est proclamée « capitale de l'Artillerie » et « Porte du Verdon ».
Alios nutrio, meos devoro (je nourris les autres, je dévore les miens)
Située à environ 200 m d'altitude. Le point culminant est le Malmont qui culmine à 604 m d'altitude. Se trouve à la limite du Haut-Var. La principale rivière est la Nartuby qui se jette ensuite dans l'Argens. La Nartuby, rivière à truite, s'assèche en été à partir du hameau de Rebouillon. La commune s'étend sur 5 370 hectares environ. Draguignan est situé dans un vallon d'orientation NO-SE, qui fait environ 2 km de large. La ville de Draguignan est la cinquième ville du département par sa population. Draguignan est aussi une sous-préfecture du Var, dont Toulon en est la préfecture. On y dénombre près de 40 000 habitants.
La ville de Draguignan n'est pas desservie par l'autoroute mais elle est reliée directement par la D1555 à l'A8 (échangeur n°36 au Muy situé à 13 km).
Un itinéraire de contournement permet d'éviter le centre-ville depuis le sud en arrivant de Trans et d'accéder plus rapidement au centre hospitalier situé au nord de l'agglomération.
La ville est située à 869 km de Paris, 141 km de Marseille, 89 km de Nice, 86 km de Toulon, 30 km de Fréjus, 105 km de Digne-les-Bains et à environ 35 km du Golfe de Saint-Tropez.
La ville était desservie par le train depuis la gare des Arcs-Draguignan mais la ligne a été fermée en 1980 suite à une décision administrative. La ligne a été démontée sur 7 km avec deux brèches suite à l'élargissement de la D1555. La ligne à voie unique et électrifiée est intacte jusqu'à la Motte et est aujourd'hui utilisée à des fins militaires (base militaire de Canjuers à proximité). Une association milite pour la réouverture de cette ligne.
La gare la plus proche est celle des Arcs-Draguignan desservie par le TGV située à 12 km. Des navettes en bus ont été mises à en place par la communauté d'agglomération.
Les transports urbains sont gérés par la communauté d'agglomération dracénoise (TED Bus) qui propose trois lignes urbaines ainsi que des lignes à destination de certaines communes de l'agglomération comme la gare de Les Arcs-Draguignan, Ampus, Flayosc, Le Muy et Lorgues et une autre qui relie les communes de l'agglomération dracénoise entre elles qui fonctionnent à la demande. Les bus du Conseil Général du Var desservent depuis Draguignan les villes de Toulon, Brignoles, Aups, Fayence, Fréjus ou encore Le Luc.
C'est à l'époque romaine que s'est formé le nom de Draguignan. Tous les textes médiévaux (le plus ancien connu date de l'an 909) donnent unanimement la forme latine Dragonianum ou Draguinianum avec des variantes mineures. Or, les noms de lieux terminés en -anum désignent un domaine rural gallo-romain dont l'appellation est tirée du nom du propriétaire suivi de la terminaison -anum. Dragonianum doit ainsi dériver du nom d'un Draconius. Les vocables pseudo-latins des guides ou dépliants touristiques : Griminum, Ingrimaldum, inventés jadis de toute pièce tout comme Dracenae, autre forme qui a donné l'adjectif d'appartenance « dracénois » sont fortement incertains, voire inventés de toutes pièces. Est à rejeter, également, tout rapprochement avec le nom d'Arquinaut, habitat médiéval proche du village de Tourtour.
Tant pis, donc, si le nom de Draguignan a une origine moins pittoresque que celle qui provient de la légende du Dragon
Vers 2500 avant JC, la Dracénie était peuplée d'une civilisation néolithique forgeant le cuivre et levant des menhirs et dolmens (dolmen de la Pierre de la Fée par exemple, près de l'hôpital). Le lieu de vie de cette civilisation n'est cependant pas connu. Sur les hauteurs ou dans le bassin ?
À l'Âge du fer, vers 700 avant J.-C., des villages fortifiés construits en pierre sèches s'installent sur les hauteurs de la future ville : notamment celui du Dragon (aujourd'hui près du domaine viticole du même nom) et celui du Seiran. Dans la ville-même, notamment dans le quartier de la Tour de l'horloge et des Négadis, ont été trouvés une cabane, ossements et poteries datant du Ve siècle av. J.-C. Cela suggère peut-être que la plaine était habitée mais rien n'est sûr.
Les historiens et archéologues n'en savent pas beaucoup plus sur cette période pré-romaine à Draguignan.
La Provence est annexée par Rome vers la fin du IIe siècle avant J.-C..
La Table de Peutinger montre qu'une voie romaine reliant l'Italie à l'Espagne, en passant par Fréjus, Ampus et Riez traversait le bassin de Draguignan. Son tracé exact n'est pas connu, mais on peut voir des fragments de la voie au quartier du Dragon, ainsi que les ruines du petit pont romain qui traversait la Nartuby entre Rebouillon et La Clappe. On sait qu'elle passait à peu près au pied du Malmont, pour ensuite gravir les collines et passer près du village d'Ampus.
Toujours grâce à la Table de Peutinger, nous savons qu'un relais routier nommé Anteae se situait dans le bassin de Draguignan. Cependant, son emplacement exact reste un mystère. Il serait possible qu'Anteae se soit trouvé dans la vieille ville où des ruines romaines ont été trouvées. Une autre hypothèse se base sur l'étymologie : il existe un hameau nommé Lentier entre Draguignan et Ampus : Antaea, Lentier, cela est proche, d'autant que la voie passait probablement par Lentier. Un bémol cependant : ce relais était indispensable avant de franchir les collines dracénoises, notamment pour prendre des chevaux frais. Or Lentier est dans la montée. Mais la "candidature" Lentier est sérieuse, et cette piste ne doit pas être négligée. Trouver l'emplacement exact d'Anteae est l'un des défis actuels de l'archéologie dracénoise.
Draguignan n'a pas accueilli de cité romaine, mais un groupement de villae (notamment celle du quartier Saint Hermentaire) et de fermes fondées par des colons romains. Un de ces colons était peut-être Draconius, Romain qui a probablement laissé son nom à un domaine agricole sous la forme Dragonianum qui donne Draguignan. Ces domaines agricoles cultivaient la vigne et l'olivier, les pressoirs retrouvés en témoignent. De petites fermes romaines ancêtres des "bastides" provençales ont été retrouvés aux alentours de la ville. Le bourg de Draguignan s'est probablement formé à la fin de cette période.
De la chute de l'Empire romain à l'an 1000, on sait peu de chose. Quelques tombes et vestiges, quelques chapelles, quelques noms d'évêques.
Draguignan est mentionné pour la première fois en 909 dans le cartulaire de Cluny. Il s'agit de l'inventaire des biens d'un certain Foucher, père de Maieul, futur abbé de Cluny : Fagentia cum ecclesia et apendiciis suis, Dragoniano similiter ce qui signifie à peu près : « Fayence avec son église et dépendances, Draguignan pareil ». Comme il y avait une villa avec église à Fayence, cela signifie probablement que ce Foucher possédait en outre une villa avec église à Draguignan, probablement celle de Saint-Hermentaire qui existe toujours.
Peu après l'an mil, une seigneurie est fondée à Draguignan, gouvernée collectivement par des chevaliers et des nobles. Une position fortifiée s'élevait sur le rocher où se trouve aujourd'hui la Tour de l'Horloge. La ville faisait partie du comté de Provence, qui était à l'époque indépendant. À cette époque fut créée la légende du dragon tué par saint Hermentaire, ce qui attira des pèlerins à l'église du même nom (seul chose restante de la villa). La population de la superficie de la ville augmenta beaucoup à l'époque. Trois officiers s'installèrent dans la ville, notamment le bayle, représentant du comte (qui s'associa aux nombreux nobles qui gouvernaient déjà la ville), et ce fut une période de prospérité. Au XIIIe siècle, les comtes de Barcelone deviennent suzerains de Draguignan, après l'union des deux comtés, et une grande muraille est construite autour de la ville. La ville était commerçante. De nombreux couvents sont construits.
Au XIVe siècle, la ville est durement touchée par la peste noire, la famine, la crise économique et le brigandage. En 1341 et 1357 notamment, la ville est attaquée par d'importantes bandes de pillards. La population passe de 3500 habitants environ en 1300 à 1800 en 1470. C'est cependant une période de grandes réformes administratives, et la seigneurie devint plus autonome.
Les XIVe et XVe siècles sont la grande période des comtes-rois de Provence, qui contrôlent en outre l'Anjou et Naples et qui font des entrées remarquées dans Draguignan, ville comtale.
En 1481, Draguignan comme le reste de la Provence est rattaché au royaume de France.
Le XVIe siècle est important : la ville prospère, devient chef-lieu de sénéchaussée, et avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts les délibérations communales sont rédigées en français. Cependant 80 % des Dracénois parlaient provençal, mais le bilinguisme s'impose peu à peu.
La Réforme touche peu la ville et les rares protestants sont souvent massacrés, comme Antoine de Mauvans. Draguignan reste une ville presque entièrement catholique. En représailles, Paulon de Mauvans pille durement la ville en 1560. En octobre 1590, le duc de Savoie prend la ville.
Le XVIIe siècle voit la fin de l'autonomie dracénoise et la destruction de la première Tour de l'Horloge par Louis XIV, pour punir la ville de s'être alliée avec les frondeurs. Il autorise cependant sa reconstruction quelques décennies plus tard.
Au XVIIIe siècle, la population passe de 4500 à 6500 habitants, après avoir culminé à presque 10 000 au milieu du XVIIe. La ville souffre de la guerre de Succession d'Espagne ainsi que de la guerre de Succession d'Autriche. Elle est victime de la peste de 1720.
Le début de la Révolution française fut peu troublé à Draguignan. Deux Dracénois furent élus aux États-Généraux : le vicomte de Rafelis-Broves pour la noblesse (qui sera tué en 1792 durant la prise des Tuileries par les Sans-Culottes) et le Lieutenant général Lombard-Taradeau pour le Tiers. La récolte de 1789 ayant été bonne, cette année ainsi que 1790 furent calmes. Deux députés dracénois furent envoyés à l'Assemblée législative de 1791 : Honoré Muraire (modéré) et Maximin Isnard (girondin). L'année 1792 fut en revanche moins calme, comme dans toute la France, avec le début des Guerres révolutionnaires et la proclamation de la République. Isnard fut élu à la Convention et Draguignan fut une ville girondine. Barras fut représentant en mission à Draguignan. La Terreur ne fit que 4 décapités à Draguignan. En 1795, l'inflation frappa durement la ville. Cette même année, Maximin Isnard arriva à faire désigner Draguignan comme préfecture du Var, après la trahison de Toulon. Le préfet Fauchet améliora la situation de la ville qui prospérera sous l'Empire.
Jusqu'en 1808 les récoltes fut bonnes et de nombreuses petites industries s'implantèrent. En 1805, Napoléon nomma le baron d'Azémar préfet du Var. Il marqua la ville de son empreinte. Il créa ce qu'on appela les "allées d'Azémar". Il fit agrandir la place du Marché et installer l'éclairage public.
À partir de 1808 les récoltes furent mauvaises, la conscription pour défendre la France lourde, et Azémar remplacé. En 1814, lassée de Napoléon, la ville fut heureuse d'apprendre l'accession au trône de Louis XVIII. En 1815, la ville fut occupée par l'armée autrichienne.
En 1834, la vocation militaire de Draguignan commença avec la construction d'une caserne.
Sous Charles X un nouveau palais de Justice fut construit. En 1836, ce fut le théâtre. La ville prospéra ensuite durant tout le siècle.
En 1848, Draguignan, ville devenue profondément républicaine au cours de la Monarchie de Juillet apprit avec enthousiasme le rétablissement de la Deuxième République et fut ensuite hostile au Second Empire. Des troubles importants eurent lieu quand les Dracénois apprirent le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851.
Draguignan se modernisa beaucoup lors du Second Empire, notamment avec l'arrivée du chemin de fer, et la scolarisation de plus en plus importante. En 1869, Draguignan élut Émile Ollivier pour député, qui deviendra chef du gouvernement en juin 1870. Au plébiscite de 1870, les Dracénois votèrent non massivement alors que la France votait oui à 85%.
Dans les années 1870, une épidémie de phylloxéra ruina le vignoble dracénois, qui mit du temps à s'en remettre et connut beaucoup de difficultés. Les vignerons créeront une coopérative en 1907.
Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, l'agriculture et l'industrie déclinèrent, et Draguignan devint une ville plus tertiaire, encouragé en cela par sa vocation administrative et militaire. La caserne Chabrand (qui existe toujours mais a été en partie transformée en résidence civile, le reste étant à l'abandon et servant officieusement de terrain de paint ball) fut construite en 1913 et reçut un bataillon de chasseurs alpins. On construisit aussi les Archives départementales, une nouvelle gendarmerie et la Poste (laquelle est toujours en activité), ainsi que le collège général Ferrié en 1911, lui aussi toujours en service). De nombreuses écoles, autant de filles que de garçons, ouvrirent leurs portes. En 1890 arriva la bibliothèque municipale, qui se trouve toujours au même endroit aujourd'hui. À cette époque la ville découvrit aussi l'éclairage électrique, l'eau courante à domicile, le cinéma, les égouts et le téléphone.
Politiquement, Draguignan était républicaine de centre-gauche et votait pour le parti radical. Félicien Clavier, radical, fut maire de la ville de 1881 à 1912 et Georges Clemenceau fut son député de 1885 à 1889 et son sénateur à partir de 1902. Cependant à partir de 1898, Draguignan passa au socialisme. Gustave Fourment devint maire et député de Draguignan.
La Première Guerre mondiale fut une période de pénurie et de marasme à Draguignan et plus de 200 habitants furent tués au front. Elle se rattrapa durant les années 20 et atteignit le cap des 10 000 habitants pour la première fois depuis le XVIIe siècle.
Politiquement, la ville fut gérée, après la Grande Guerre, par une coalition de droite et de radicaux centristes. Le maire est alors Achille Ditgès. Gustave Fourment, qui a perdu son siège de maire en 1919, devient sénateur en 1920. En 1924, avec le retour au scrutin uninominal, le siège de député revint à la SFIO, avec Auguste Reynaud. Il le demeura jusqu'en 1936, date à laquelle Joseph Collomp fut le candidat SFIO. Auguste Reynaud, comme Gustave Fourment, avaient suivi Pierre Renaudel et Marcel Déat - les néo-socialistes - dans une scission. Joseph Collomp était entre temps devenu maire en 1925.
En 1936, Joseph Collomp fut élu député-maire socialiste de Draguignan, et ce fut l'un des 80 démocrates qui votèrent contre l'attribution des pleins pouvoirs à Pétain en 1940, contrairement à de nombreux parlementaires varois (Gustave Fourment en tête).
Durant la Seconde Guerre mondiale, la mairie est dirigée par Fernand Escullier. La Résistance fut assez vive et plusieurs réseaux s'implantèrent à Draguignan. Le plus célèbre résistant dracénois, Georges Cisson, fut fusillé en 1944. En 1942, la ville fut occupé par les Italiens et en 1943 par les Allemands. Le général Neuling résida à Draguignan où il installa le PC du XIIe corps d'armée allemand. De nombreux dracénois partirent dans les zones sauvages du Haut-Var pour former des maquis. La Gestapo et la Milice furent actives à Draguignan.
Draguignan fut libéré par les FFI le 15 août 1944 lors de l'opération Anvil-Dragoon. Les parachutistes américains et anglais atterrirent au sud-est, à La Motte. Une plaque commémore l'endroit où les Résistants dracénois et les Alliées firent leur jonction.
Depuis 1945 la population dracénoise a été multiplié par 5. Cet essor est dû à l'arrivée massive de militaires (installation de l'École d'Artillerie, du régiment de soutien matériel en ville, du camp de Canjuers dans le Haut-Var), à l'arrivée de Pieds-Noirs en 1962 et aux nombreux retraités s'y installant.
En 1955, l'équipe de football de Draguignan parvint en quart de finale de la Coupe de France de football.
Le 25 septembre 1974, le gouvernement prit la décision de transférer la préfecture du Var à Toulon. Cela provoqua la colère de la population, il y eut des émeutes et les CRS durent intervenir pour rétablir l'ordre. En compensation, le conseil général du Var resta à Draguignan, ainsi que de nombreux services départementaux comme les Archives ou la Cour d'Assises. La préfecture fut changée en sous-préfecture. L'École d'Artillerie, qui forme tous les artilleurs de l'armée française, s'installa aussi en ville.
Depuis, la ville ne cesse de se développer.
L'Hôtel de ville est installé rue Georges Cisson
Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte deux blasonnements :
Draguignan est une cité essentiellement tertiaire, même si de nombreux Dracénois cultivent l'olivier et la vigne. On estime que près du tiers de sa population est de près ou de loin liée aux activités de l'armée. De ce fait, la population active est majoritairement constituée de fonctionnaires (armée, éducation, hôpital, centre pénitentiaire...) et l'influence touristique y reste modeste comparativement à ses voisines de la côte et ce, malgré une position favorable entre la mer et les gorges du Verdon. Elle possède aussi une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Var.
Le taux de chômage, bien qu'en baisse notable, reste supérieur à la moyenne nationale (de l'ordre de 11 % mi-2007) mais la ville fait preuve d'un indéniable dynamisme démographique et immobilier. Elle attire beaucoup de par la présence de nombreux équipements (proximité de l'autoroute, de la gare TGV des Arcs-Draguignan) ou d'un tissu commercial dynamique, tout en restant plus accessible que les villes du bord de mer handicapées par le manque de foncier disponible et la flambée immobilière. Plusieurs études ont récemment placé la zone d'emploi de Draguignan parmi celles qui connaissent la plus forte croissance au niveau national. La ville arrive même numéro deux dans le classement de L'Express (mai 2008), juste après Roissy, avec une croissance de plus de 30 % du nombre d'emplois depuis 2000.
Draguignan compte de nombreuses écoles. Il y a trois collèges : le collège Général Ferrié, le collège Jean Rostand, et le collège Émile Thomas ainsi que deux établissements privés: l'institution Sainte-Marthe (primaire et collège sous contrat) et l'institut Saint-Joseph (du primaire à la terminale hors contrat). Deux lycées : le lycée professionnel Léon Blum et le lycée d'enseignement général Jean Moulin. On y trouve aussi l'Institut universitaire de formation des maîtres, un Institut universitaire technologique et la faculté de droit François Mitterrand ( licence et master). L'armée est cependant fortement implantée à Draguignan qui est de fait la "capitale de l'artillerie" et la deuxième ville de garnison de France après Paris. La proximité de Canjuers, plus grand camp d'Europe, devrait garantir la pérennité de l'école.
Siège d'une sous-préfecture, Draguignan est aujourd'hui reléguée au rang de simple chef-lieu de l'arrondissement de Draguignan, après avoir longtemps été préfecture du département du Var (Haussmann en a été le préfet avant d'être appelé à Paris). Draguignan accueille les archives départementales et est le siège de la Cour d'Assises du Var.
Les monuments datant du néolithique que sont le dolmen « Pierre de la Fée » situé au lieu-dit Morgay de 40 tonnes étale ses 6 m de long sur 3 pierres levées de plus de 2 m a été classé monument historique par liste en 1889 et le menhir situé dans la cour du centre de documentation archéologique du Var classé monument historiquele 30 juillet 1969.
Les vestiges archéologiques du domaine de Saint-Hermentaire ont été inscrits monument historique le 16 novembre 1951. La Villa de St-Hermentaire est la plus célèbre de la région. Elle a été découverte au XIXe siècle et a été prise au début pour une école de gladiateurs par D'Agnel D'Acigné, car une gravure sur marbre du mot "ADIA…" a été retrouvée. Mais il n'en est rien. Elle aurait été fondée au Ier siècle av. J.-C., mais a été enrichie petit à petit. Comme toutes les villae romaines, elle se divise en pars urbana (résidence de l'exploitant et de sa famille) et en pars rustica (exploitation proprement dite). Une église de l'Antiquité tardive s'y élève, conservée intégralement. Des thermes faisaient aussi partie de la villa. On a retrouvé des poteries, pièces de monnaie, ossements, statues (notamment une statuette du dieu Mercure
Le bourg castral. Les maisons médiévales situées aux numéros 12 à 18 de la rue de la Juiverie, maisons de marchands ou d'artisans du XIIIe siècle au niveau de l'enceinte urbain de l'époque dont deux maisons ont été inscrites monument historique 17 juillet 1996.
La maison dite de la Reine Jeanne, du XVIe siècle a été inscrite monument historique le 27 janvier 1926
La tour de l'Horloge, édifice fortifié, datant du XVIIe siècle a été inscrit monument historique le 27 janvier 1926 puis classé le 30 juillet 1937.
Le château du Dragon, à 2,5 kilomètres à l'ouest de la ville, sur un promontoire rocheux, au-dessus du domaine viticole du même nom. Dans la légende de Saint Hermentaire, ce fut au lieu actuel de la chapelle Saint-Hermentaire que le saint tua le dragon qui terrorisait la ville. Le château occupe une position stratégique, car la voie romaine, toujours utilisée à l'époque, passait en contrebas. Sur les cartes romaines, le site de Draguignan était noté comme une "station" nommée "Anteae". Sur un seconde promontoire proche, se trouvent les ruines d'une ancienne chapelle (Saint-Michel) où vivait un ermite. Celui-ci était chargé de sonner la cloche quant l'orage menaçait, pour le conjurer. Il en este les ruines d'une tour rectangulaire percée au nord de deux archères en fente très courte et au sud, du côté de la cour, d'une porte.Les ruines de l'église Saint-Michel sont sur le promontoire voisin.
La chapelle Saint-Sauveur située montée de l'Horloge est une ancienne chapelle castrale datant de la fin du XIIe siècle inscrite monument historique le 29 avril 1993 alors que le site est classé depuis le 30 juillet 1937.
La chapelle de Saint-Hermentaire a été inscrite monument historique le 28 mars 1991
L'église Notre Dame du Peuple construite au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant fut agrandie par la suite et reçut sa facade au XIXe siècle. Dédiée à la Vierge qui aurait préservé la ville de la peste (pèlerinage le 8 septembre), elle renferme de nombreux ex-voto et le panneau central d'un retable de l'école niçoise des Brea (XVIe siècle) représentant une Vierge au rosaire.
Le jardin public dit jardin de la gare qui date de la fin du XIXe siècle, formé d'une terrasse en terre-plein a été inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.
Le square situé à l'emplacement de l'ancien jardin du palais d'été de Monseigneur Du Bellay, inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables mais qui ne représente qu'une petite partie du jardin d'origine. type d'étude ;
Le Musée de l'artillerie
Le Musée des arts et traditions populaires (plus communément appelé "Musée des ATP")
Le Cimetière américain de la Seconde Guerre mondiale (voir opération Anvil Dragoon). C'est un lieu unique dans le Sud Est de la France, car il honore le débarquement allié du 15 Août 1944 appelé « opération Dragoon ». Une impressionnante carte de bronze en relief relate les opérations militaires. Le cimetière renferme 861 sépultures où croix et étoiles en marbre blanc indiquent la confession des défunts. Appuyée sur le mur des disparus, une gigantesque sculpture, « l'ange de la paix » veille sur la chapelle qui abrite de splendides mosaïques élaborées par l'américain Austin Purve
Capitale de l'Artillerie, Porte du Verdon, ville du dragon
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